France – Un viol ou une tentative de viol toutes les moins de 6 minutes – Je te crois, appel en souffrance

France – Un viol ou une tentative de viol toutes les moins de 6 minutes

« Pourquoi ne l’avez-vous pas griffé, mordu ? » Puis, disant « Il ne pourra pas nier », dit un policier à une victime en recevant sa plainte. Oubliant que c’est le prédateur qui a mordu à la lèvre sa victime en l’embrassant de force.

Un agresseur des milieux politiques bordelais. Celui connu pour n’avoir aucun respect des femmes. Je me suis demandé si son entourage jouait à la roulette russe : alors cette fois-ci : il agresse ou pas ? Tous savaient sa prédation et c’est pour sa capacité à manipuler qu’il a été politiquement interessant pour des partis, pour l’institution politique publique, outre le fait qu’il soit le fils de famille de la bourgeoisie locale.

Agresser une mère isolée ne connaissant pas son milieu, qui il est véritablement, c’était pour lui s’assurer qu’elle n’aurait pas la possibilité de parler. Le traumatisme était de toutes les manières suffisant, selon lui, complice de l’ex-mari condamné pour violences conjugales, et commettant ces actes cruels que l’on appelle : viols conjugaux. Ce que le système judiciaire ne condamne pas, jugeant qu’une femme est la propriété de son « mari ».

Une justice qui nie le rapport inédit de l’OMS révélant le chiffre glaçant de : 641 millions de femmes subissant chaque année des violences sexuelles commises par leur compagnon.

Le «  mari » et son acolyte agresseur sexuel, bien qu’il soit des témoignages et plaintes, ne seront jamais inquiétés, car en France, le viol est considéré comme légitime. L’État n’aura pas la dignité de reconnaître l’incompréhensible cruauté siégeant au cœur de la culture du viol intégrant le système politique et donc judiciaire.

Des violences évitables que le système ne veut pas éviter. Être un prédateur, c’est le mental de la société de l’argent, du pouvoir. Il y a quelque chose d’extrêmement malsain au royaume de France, la perversité narcissique et l’omerta.

Le prédateur bordelais, en col blanc, qu’a-t-il mis dans le thé ? Pourquoi la victime a-t-elle perdu connaissance ? Pourquoi s’est il couché sur le corps inerte d’une femme en l’étouffant de tout son poids ?

« C’est bien d’avoir porté plainte, les juges sont plus compréhensifs maintenant », répond une association féministe, à la victime.

Une femme jugée, car elle a subi des violences sexuelles, et sa vie est suspendue au bon vouloir des juges, comme un prédateur a décidé de détruire. Il sait que la société le considère dans son droit légitime. Ils appellent cela des «  jeux sexuels ». En France, violer est un jeu masculin. Cela leur évite de reconnaître la toxicité de la culture française. On reste à regarder des vitrines luxueuses, le pays des marchands devenu puissant par l’esclavagisme.

Le viol, c’est le droit de vie ou de mort sur un être humain. C’est bien ce qui a fondé la puissance de l’empire, dont le système judiciaire est une entité. Protéger l’Etat, la puissance de prédateurs, est ce qui compte.

Les coffres remplis d’or, faire la guerre. La politique est primitive et la justice véritable est cette femme qu’ils ont maltraitée, brisée.

Le prédateur bordelais, il n’a jamais nié une agression qu’il a voulue et conçue conscient et responsable. Il n’a pas besoin de le faire, le système d’impunité le fait pour lui, le système politique aussi.

Il agresse car il sait qu’il ne risque rien. Il connaît très bien le système. Un prédateur calcule toujours en 1er son impunité.

Ce n’est pas une scène de film, mais les questions réelles d’un policier face à une femme en état de choc.

Le résultat de l’autre violence, celle du système judiciaire, aura des conséquences dramatiques sur la santé de la victime.

Le prédateur bordelais tranquillement assis dans son canapé et exerçant des pressions avec son complice. Plainte en 2016.

Des plaintes déposées dont pour viols en 2019. Nous sommes en 2024, et l’agresseur, puis l’autre se baladent.

Témoigner encore et encore dans un système obsolète, injuste, pervers.



Il n’y a pas que Depardieu, PPDA et  actuellement, il est contre PPDA une enquête ouverte et élargie à la suite de trois nouvelles plaintes pour  viols et agression sexuelle … C’est dans tous les milieux et d’autant plus dans les milieux de pouvoir.

Les deux prédateurs évoqués appartiennent au monde politique – dont un est un escroc-faussaire multiricidiviste, barbouze – sa violence inouïe et ce n’est pas un hasard si depuis des décennies, les politiques n’ont rien fait pour mettre fin aux violences sexuelles. Ils ne respectent pas la justice.

Les violences sexuelles sont des violences politiques et systémiques. Des politiques, des hommes imbus de pouvoir, perdant tout sens de la vie, de l’humain. Leur dangerosité fait les guerres, la pauvreté, l’effondrement climatique, et la négation de la moitié de l’humanité, les femmes.

Comment auraient-ils pu vouloir protéger la vie, respecter les femmes, ainsi que des mères ?

La culture du viol en loi du plus fort, les héritiers de la culture de l’esclavagisme, la culture des maltraitances envers les femmes est ancrée dans la culture de manière sournoise. L’apparence et l’être sont séparés.

La violence, c’est elle qui assure une continuité des traumatismes, maintient une peur, une emprise sociétale.

Des hommes font fortune grâce à ce système. Certains deviennent conseillers proches du pouvoir, chargé de mission, ministres et ainsi de suite.

Un système patriarcal et d’héritage puissant et 0,6 % des agresseurs sont condamnés après des années de procédures éprouvantes pour uniquement les victimes.

Le déni ? En 2001, un rapport scientifique sur les conséquences tragiques des violences sexuelles a été remis au gouvernement. Isabelle Rome était alors conseillère auprès du Garde des Sceaux, Marylise Lebranchu.

Violences sexuelles  – le fléau de la société

Le 1er février 2001 est remis au ministère de la Santé, le rapport Henrion, dont la préface a été signée par Bernard Kouchner soulignant, « Parallèlement à la notion d’ingérence humanitaire désormais reconnue dans les conflits entre nations, le médecin doit aussi se sentir investi d’un « devoir d’ingérence » dans ce qui peut paraître relever du privé mais représente un danger vital si l’on ne s’engage pas pour protéger les victimes ».

Les violences sexuelles sont une arme de guerre, utilisée également en tant de paix et à travers le monde, chaque année 641 millions de femmes sont victimes de violences sexuelles commises par leur partenaire intime, a alerté un rapport inédit de l’OMS. (Article LiberTerra – Le chiffre glaçant – 641 millions de femmes victimes de violences sexuelles exercées par leur partenaire)

En France, la moitié des viols sont des viols conjugaux, et près de 80 % des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite, et à l’intérieur de ces violences multidimensionnelles, des femmes subissent des violences sexuelles, un crime d’autant plus destructeur par la récidive, l’anéantissement de la victime qu’opère le « mari » ce prédateur redoutable, jouant avec la vie de sa compagne, qu’il conçoit comme étant sa propriété par la conception patriarcale du mariage, du couple, et la garantie de l’impunité en violation sans précédent des droits humains de la victime, de la Convention d’Istanbul, du droit humanitaire international qui condamne les violences sexuelles, et des rapports de haut niveau des Nations Unis, ainsi que de ceux établis comme le rapport Henrion.

Les violences sexuelles sont des violences évitables, des violences dont la communauté scientifique a alerté sur leurs conséquences tragiques pour la santé des femmes, et pouvant traumatiser toute une vie.

« La violence s’impose comme faisant partie intégrante de la santé publique, impliquant de plus en plus de médecins et tous les personnels de santé », indique le rapport Henrion, rappelant que « la prise en charge des victimes de violences a longtemps été considérée comme un problème social et judiciaire, le rôle des médecins se limitant à la rédaction de certificats médicaux et aux soins d’urgence ». Un constat qui est toujours d’actualité dans de nombreux cas.

La société n’investissant pas dans la culture agissant en transmetteur des savoirs, des connaissances, la culture patriarcale et la culture du viol persistent et s’amplifie par la violence de la société, l’augmentation de la pauvreté, mettant toujours plus des femmes en situation de précarité.

Une recommandation faite en 2001 n’est toujours pas appliquée véritablement et tous les soignants ne sont pas formés pour répondre au mieux aux besoins des victimes. Ainsi la justice réparatrice n’est pas encore priorisée, puisque la santé dans sa globalité ne priorise pas toujours les victimes de violences.

Cependant, des efforts ont permis grâce à l’initiative du Conseil national de l’Ordre des médecins, la création en avril 2020 du Comité national des violences intrafamiliales (CNVIF) présidée par Marie-Pierre Glaviano-Ceccaldi, déclarant, « chaque année, notre pays, terre des droits de l’Homme, est frappé par le sinistre bilan des violences conjugales et des violences faites aux enfants. Ces chiffres cachent une terrible réalité, celle d’un fléau de notre société. Nous, professionnels de santé, du droit, de la justice, du monde associatif, ne pouvons nous y résigner ».

L’Assemblée générale du CNVIF se réunissant le 19 novembre 2020 en présence de Marlène Schiappa et Élisabeth Moreno pour définir sa feuille de route 2021 a pu établir des projets à mener pour renforcer la lutte contre les violences conjugales, et rappelant notamment l’importance du rôle des médecins et des soignants dans le repérage des violences et la prise en charge des victimes.

L’Assemblée se tenant à une semaine du premier anniversaire du Grenelle des violences conjugales, ayant œuvré pour mettre au cœur de la société l’objectif de l’ONU pour l’élimination de la violence faite aux femmes d’ici 2030. Mais, les efforts entrepris sont freinés par une culture très sexiste s’imposant dans la société. Elle est toujours en vigueur dans des partis politiques de droite conservatrice, d’extrême droite catholique dans un système fondé par le patriarcat politique ancré dans l’esprit de la monarchie et de l’empire perdurant par les fortes inégalités, la division de la société en puissants et pauvres, par les systèmes de l’héritage.

Ainsi, la violence sexuelle ne diminue pas et se trouve en constante augmentation par l’accélération du système politique et financier aggravant les crises humanitaires, un déséquilibre international et les conflits armés à travers le monde.

Lors de l’Assemblée générale, le Dr Glaviano-Ceccaldi a déclaré, « au lendemain de l’annonce par le ministère de l’intérieur de la forte hausse des violences conjugales en 2019, soit + 16 % par rapport à 2018, le CNVIF est plus que jamais mobilisé. C’est d’autant plus important que la crise sanitaire s’installe et que les violences augmentent en cette période de confinement. Nous devons agir, agir vite ! »

Une augmentation des violences conjugales et sexuelles toujours en 2024 par l’économie de guerre mise en place et donnant une puissance de facto à un mouvement destructeur.

Nos sociétés politiques ont occulté les droits des femmes, c’est-à-dire la moitié de l’humanité, en aucun cas elles ne peuvent porter la paix, et signer l’élimination des violences faites aux femmes, puisque le fondement de la violence envers les femmes est par la conception d’une civilisation guerrière. Les puissants le sont par les maltraitances qu’ils sont capables de faire subir. Les dirigeants des empires se sont fixés cette règle de dominer le peuple qu’ils ont divisé en pauvres et riches, mais aussi par la guerre elle-même en une hiérarchie de dominants et de dominés, d’une économie basée sur la prospérité du commerce dont la propriété sur les ressources naturelles et humaines.

Et, plus la puissance économique domine, plus il est un investissement pour une armée puissante, et c’est dans le cercle infernal que s’inscrivent la continuité des guerres, de l’exploitation et des violences sexuelles dont sont issues directement les violences conjugales. On ne peut lutter contre les violences conjugales sont en ne met pas fin aux violences sexuelles.

Quand il est le respect du consentement, donc de la liberté de l’être, des droits humains, et la conscience que sa vie est précieuse, la violence est considérée comme un acte barbare, criminel et primitif, ce qu’elle représente. En anéantissant la loi européenne sur la définition du viol, sur la reconnaissance de la valeur de consentement, Emmanuel Macron a ouvert la boîte de Pandore des violences conjugales et des violences sexuelles qui dans un climat de guerre risquent fortement d’augmenter.

Ce sont les violences sexuelles liées aux conflits et commises par l’ennemi pour détruire les femmes, et toute leur communauté, comme ce sont également les violences exercées par un conjoint ou ex-conjoint.

Une économie appauvrissant les femmes mises en situation de précarité par le système provoquant une grave inflation, de fortes inégalités et une économie de guerre subie par en premier les plus vulnérables, le gouvernement d’Emmanuel Macron s’éloigne des futurs en paix possibles.

 

Le déni – Le système judiciaire et politique ne peut plus se cacher derrière pour conserver un système d’impunité

En 1993-1994, une enquête a été menée en France dans le cadre des violences conjugales subies après une naissance. Le conjoint devenant toujours plus violent quand sa victime se trouve en grande vulnérabilité, et qu’il est le moyen d’exercer une forte emprise en provoquant un choc émotionnel en maltraitant une mère devant son bébé. L’agresseur déshumanise une mère et son enfant, privant son propre enfant de sérénité dès sa naissance en instaurant un climat de terreur, et en traumatisant sa mère.

De la même manière, les conjoints violents exercent des violences durant la grossesse, s’attaquant toujours à une femme en grande vulnérabilité et sans aucun respect pour leur enfant. Sans scrupule, ils calculent la violence qu’ils font endurer à une femme enceinte.

En 1993, l’enquête souligne que 31 % femmes victimes de violences ont plus souvent déclaré des fausses couches antérieures, contre 17 % n’ayant pas subi de violences. Des graves conséquences de la violence sur une femmes enceinte n’était pas prise en compte, et les femmes se trouvaient sans protection. Une absence de reconnaissance, de protection de la mère et de l’enfant à naître, de repérage des signes de violences, et des médecins prescrivant aux femmes victimes de violences des anti-dépresseurs dans 69 % des cas, de hypnotiques à 63 %.

Une approche qui définit que la victime n’est pas secourue, est laissée entre les mains de son bourreau, mais traitée avec des traitements non sans conséquences pour la santé, mais pour mieux supporter la violence ! Puis, on note que les femmes dénonçant les violences se retrouvent avec des traitements fidèles à l’historique des placements en hôpital psychiatrique.

Le rapport énonce la violence psychologique dévastatrice qu’inflige un conjoint violent, et par sa présence quotidienne auprès de sa victime, et les conséquences qui sont également envers les enfants, car la violence est globale, et non divisée, et pourtant le système judiciaire continue à confier des enfants au parent violent, ce qui est la définition d’une culture primitive et guerrière, où la violence est partie intégrante de sa réalité.

Les victimes souffrent de troubles émotionnels tels que des états d’anxiété, de panique, de culpabilité, de honte, de troubles du sommeil, de l’alimentation, de troubles cognitifs comme la perte de mémoire, et il s’agit plus exactement de la mémoire traumatique.

La mémoire traumatique est une souffrance incommensurable, et qui définit le fait qu’un agresseur est un voleur de vie dans son entier. Se souvenir c’est franchir la mémoire traumatique, revivre des événements tragiques, une douleur morale et physique, car le corps est intelligent, possède une mémoire et il revit la douleur intense des violences sexuelles et/ou conjugales qu’il a subi. Ainsi, une femme victime de violences durant sa grossesse pourrait éprouver une souffrance en évoquant ce souvenir précieux fait de bonheur, et volé par la violence de l’agresseur qui détruit la vie.

Si la politique pensait la vie en valeur suprême, il serait zéro tolérance envers les agresseurs, ce qu’exige les objectifs de développement durable des Nations Unies.

Mais dans le système présent, en aucun cas, le coupable est mis face à ses responsabilités. Et, ce n’est pas à une femme de devoir prendre des médicaments pour « supporter » une terrible violence, c’est aux coupables d’assumer leurs actes. C’est la prédation qu’il faut traiter, mettre fin à la culture de la perversion narcissique qui est un fléau. Un système d’inversion ne fait qu’encourager les agresseurs.

Un pays à la culture ambivalente, on sait et on laisse faire, perpétue une culture patriarcale, un système d’impunité conçu et voulu entretenant la perversité des lois.

En 2024, les violences continuent, et une prise en charge des victimes n’est toujours par à la hauteur des traumatismes subis, qui exigent des victimes de dépasser chaque jour leur liberté traumatisée, en sachant que la non reconnaissance, le non accès à une justice réparatrice fait perpétuer la souffrance, laisse la violence être un harcèlement lancinant, et d’autant plus frappant qu’une société qui accepte que des hommes violents puissent infliger des violences marquant le cerveau de leur victime, et par les neurosciences nous en connaissons l’impact, ne peut être inspirée par la paix, mais elle-même d’une violence inouïe, ce qui provoque les violences intrafamiliales, des violences globales, le prédateur s’alignant sur le fonctionnement de la société.

Pour concevoir une prise en charge de haute qualité de la santé des victimes, il faut une approche profondément humaine s’inscrivant au cœur de la société. Une femme victime de violences sexuelles au sein du couple subit des viols, et doit dès le lendemain assumer une journée comme si de rien n’était, souffrir en silence, supporter l’indifférence morbide.

L’emprise par un climat de terreur que met en place l’agresseur, et plus il sera violent, plus il achète son impunité, puisqu’il sait que sa victime utilise ses forces pour survivre, que le système judicaire envoie une image de peur, d’humiliation et de culpabilisation des victimes, ce qu’il fait subir à sa proie.

Nombreux agresseurs menacent leur victime, font du chantage, et l’image déplorable du système judicaire leur donne le bâton pour battre leur victime, comme le prédateur véhicule l’idée que la victime ne sera pas entendue, prise pour une « folle » dans un « délit imaginaire » et qu’elle sera enfermée en psychiatrie. Un agresseur pratique une technique de manipulation très violente pouvant conduire au suicide forcé et appelée : glaslighting – des manipulations verbales, gestuelles, expressions faciales, intonation de la voix, une mise sous emprise harcelante, violente exercée sur une personne que l’agresseur aura mise en état de choc. 

C’est un agresseur forçant son regard de haine, devenant terrifiant par tous les traits de son visage et hurlant armé d’un couteau « je vais te tuer » – violence envers sa conjointe et devant les enfants. Puis, il harcelle sa victime témoignant devant la police en lui répondant qu’elle est « folle », qu’elle sera enfermée en psychiatrie pour « délit imaginaire », etc … – Une plainte en 2019 enfin prise dont pour viols conjugaux, violences, et en 2024, l’agresseur se balade.  

Il devrait être envoyé aux agresseurs un message fort suivi d’actes concrets leur signifiant que l’impunité c’est fini et que la peur change de camp. Pour ce faire, il est nécessaire d’avoir un engagement politique réel, et non un Grenelle des violences conjugales usant de l’espoir et le transformant en désespoir.

De la même manière, on continue à procéder en nommant des commissions sur les violences sexuelles, alors que depuis des décennies, les gouvernements ont été alertés, que des propositions de lois ont été formées, telles que la proposition de loi renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple, déposée le 9 mars 2005, et affirmant que les violences conjugales et sexuelles sont « un fléau de société à combattre avec plus de détermination », près de 20 ans après, il n’en est toujours rien.

Un rapport de haute qualité élaboré par M. Jean-Guy Branger, sénateur, et indiquant que l’enquête nationale de 2000 sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF) avait démontré que 10 % des femmes subiraient des violences qu’elles soient verbales, psychologiques, sexuelles au sein de leur couple. Une enquête révélant aussi les féminicides, et déclarant qu’au moins 29 femmes auraient été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint entre le 29 juin et le 29 août 2004, soit une femme tous les deux jours.

En 2024, selon IOF, 31 femmes ont été tuées entre le 1er janvier et le 26 février 2024, parmi les victimes, 25 femmes ont été tuées par leur conjoint, ex-conjoint, ou compagnon. On observe donc une augmentation des féminicides, alors que la Convention d’Istanbul exhorte les gouvernements à respecter les droits des femmes, qui ne peuvent l’être dans une société enregistrant chaque année une augmentation des violences sexuelles, conjugales et des féminicides.

©️ LiberTerra

Une augmentation qui est bien au-delà des statistiques car nombreuses femmes subissent toujours l’omerta, et la parole, lorsqu’elle quitte les cercles médiatiques et politiques, elle est étouffée.

Des propositions de lois pour protéger les femmes, et le rapport indique, « il est essentiel que le domicile conjugale n’échappe plus à la loi et qu’il ne soit plus un lieu de non-droit, en particulier pour les femmes », fait établi par d’anciennes propositions de loi classées sans suite comme les plaintes  pour violences conjugales et sexuelles, comme les propositions élaborées par Ségolène Royale et les membres du groupe socialiste, par aussi Mme Muguette Jacquaint et le groupe communiste et républicain.

De la même manière, il a été le plan global de lutte contre les violences et comportant « Dix mesures pour l’autonomie des femmes », présenté au Conseil des ministres le 24 novembre 2004, par la ministre de la parité et de l’égalité professionnelle, Mme Nicole Ameline, et pourtant en 2024, il n’est toujours pas en application des mesures significatives, efficaces, innovantes mises en place pour l’entrepreneuriat féminin des survivantes de violences.

Des femmes qui ont la force de dépasser des violences graves subies, l’indicible indifférence, la non-reconnaissance, qui œuvre par la paix, qui conçoivent des projets professionnels tout en portant seule leur famille, et affrontant la précarité, sont laissées sur le bord de la route, dans une société qui sur traumatise, laisse dans un état de survie, culpabilise, ne donne aucun temps de repos, applique le principe de « marche ou crève », se prive d’un élan économique féminin, d’ambitions audacieuses, pour continuer à protéger des prédateurs, qui eux sont valorisés, et non à subir la précarité et l’isolement.

Les femmes en France représentent 85 % des familles monoparentales, 53 % des pauvres, 57 % des bénéficiaires du RSA, 70 % des travailleurs pauvres, 62 % des emplois non qualifiés, 82 % des emplois à temps partiel, selon le Haut Conseil à l’Égalité.

Une évaluation qui ne cesse d’établir une augmentation de la pauvreté des femmes, de mères isolées, d’enfants laissés de côté par des politiques gouvernementales s’inscrivant dans une quête de pérennisation des grandes fortunes, dans une bourgeoise en système monarchique, d’ordres de privilèges, où le peuple est un exécutant, la démocratie affaiblie.

Une économie de guerre mettra toujours plus de femmes et de filles en danger. Il est important pour lutter contre les violences sexuelles de donner à la voix de la paix la liberté de vivre et à la liberté la possibilité de vivre.

Une civilisation née de la guerre, périt par la violence. Les violences sexuelles sont causées par le mental de la guerre, où tuer devient un ordre. Les différentes Conventions luttant contre les violences sexuelles et conjugales, les propositions de lois vertueuses font face à un système où l’arme de la violence est dominante, où le mental fondateur inscrit ce qui détruit en valeur de continuité, d’existence de la société.

Ce qui détruit ne peut sauver. Insuffler la paix comme air respiré. La liberté construit la vie quand les murs la retiennent à l’ombre de l’obscurité, au néant sans lumière des hommes de violences inventant le noir, et tout alors laisse la douleur aux yeux rouges par trop de souffrances, quand les femmes transforment le sombre en voile blanc volant tel une colombe de la paix.

M. Darmanin, très occupé à faire la chasse au cannabis et à traquer les « écoterroristes », la justice ayant là les moyens, la priorisation est l’écho du système destructeur. 

Fédora Hélène

Art – Je suis libre, mon âme aussi, c’est par elle, liberté que je vis le monde, le peint, l’ancre à ma terre, ma vie.

Collectif les colleuses – Bordeaux

Collectif les colleuses – Bordeaux

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