Constitutionnalité de l’IVG entre joie, émotion et hypocrisie politique

L’avortement est un droit humain. Cette phrase complète ne sera pas trahie. 

L’IVG inscrit dans la Constitution, en première mondiale, la France cultive la safe image quand tant de défaillances demeurent au cœur de son système où les violences faites aux femmes sont ancrées dans la culture, où le patriarcat demeure puissant. 

La lumière, le phare de la paix éclairant les rivages et ayant pour devoir d’accueillir la liberté, sera-t-il toujours en détresse ? 

Le monde des hommes se privant de leur liberté exacte en la coulant dans le marbre du patriarcat, viennent-ils d’un coup, recevoir la puissance de son souffle par l’inscription de l’IVG dans la Constitution, alors que dans le monde les droits des femmes sont en souffrance, que la porte des libertés se referme, et que tout n’est pas encore gagné.

Des femmes témoignent que ce grand jour laisse en souffrance le manque d’ouverture de centres, les délais d’attente trop longs, et elles soulignent la persistance de la clause de conscience que des médecins peuvent toujours invoquer.

Le chemin est devant nous, les femmes l’ont emprunté depuis des générations, et à chacun de leur pas, elles sèment des actes généreux, audacieux et ce jour revient à toutes les femmes dans le monde qui se sont battues pour les droits des femmes, que cela soit par le militantisme, par leur courage de dépasser les violences subies, de témoigner, de transmettre la valeur essentielle de la liberté, de résister, d’être une lueur d’espoir dans le plus profond de la nuit. Je pense à toutes les femmes et les filles à travers le monde qui n’auront pas accès à ce nouveau progrès, à celles qui peuvent être condamnées pour avoir avorté.

Ce pas fait aujourd’hui, les femmes montant à la tribune ont dit à leur mère, à leur grand-mère, aux femmes à qui un avortement clandestin a couté la vie, à celles rejetées, humiliées, condamnées, injuriées car elles ont avorté : la souffrance prend fin, aujourd’hui ce qui est juste est rendu à la justice universelle. Toutes ces femmes reçoivent aujourd’hui une juste reconnaissance de la part de toutes les femmes luttant pour la réalisation des droits des femmes.  

Il était temps, si temps d’apaiser les traumatismes, de mettre fin à une injustice créée par le patriarcat persistant et le combat pour les droits des femmes continue.

Un droit humain inscrit dans la Constitution, un moment historique, Emmanuel Macron a annoncé que la cérémonie de scellement aura lieu le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et qu’elle sera publique.

Un droit humain, celui du consentement, du droit de choisir, le respect du corps humain, du choix des femmes pour leur corps, le consentement est un droit humain fondamental, exprimant la liberté première, et il sera toujours regrettable qu’Emmanuel Macron est refusé la valeur du consentement pour lutter contre les violences sexuelles au niveau européen.

Emmanuel Macron, la blessure faite à un droit humain, le consentement

À travers l’Europe, des femmes ayant été violées et tombant enceinte de leur agresseur, ne peuvent pas avorter car le droit à l’IVG a été restreint. Si les violences sexuelles ne sont pas reconnues, comment le droit d’accéder à l’IVG pourrait-il l’être par ces femmes ? En Pologne, où le droit à l’IVG est très restreint, des femmes réfugiées Ukrainiennes n’ont pas pu accéder à leurs droits humains, au droit à l’avortement, même en cas de viol.

La valeur du consentement inscrit dans une loi européenne pour définir le viol comme un crime au niveau européen est essentielle pour établir à la suite de l’adoption d’une loi européenne pour lutter contre les violences sexuelles, le droit à l’avortement pour toutes les femmes de l’Union européenne.  

Le non-consentement nié, des femmes victimes de violences sexuelles sont déshumanisées. La valeur de leur choix pour leur vie, leur corps, n’est alors pas reconnu, ce qui est destructeur pour les victimes. Comment toutes ces femmes pourront-elles faire entendre leur voix pour le droit à l’avortement, puisque leur parole n’est pas reconnue, que leur droit de dire non, non aux violences sexuelles, est bafoué ?

Des femmes Ukrainiennes ont pu subir des violences sexuelles commises par des soldats russes, par un partenaire, ou en Pologne, et elles n’ont pu avoir recours à l’IVG en Pologne, pays où le droit à l’avortement est restreint, où le conservatisme domine.

De la même manière les femmes polonaises ont du mal à accéder à l’IVG en cas de viol, même si l’avortement est autorisé en cas de viol, ou si la vie de la mère est en danger, tant l’accès y est entravé à cause de la culture patriarcale dévastatrice.

En France, où 80 % des plaintes pour violences sexuelles sont classées sans suite, en sachant que la moitié des viols sont des viols conjugaux, combien de femmes sont-elles tombées enceintes de leur conjoint, agresseur ? Combien d’entre elles subissant des violences intrafamiliales, l’emprise de l’agresseur présent au domicile, le chaos des violences et donnant leur force pour survivre, ont-elles pu dénoncer ces violences, porter plainte pour viol et être entendue, avoir réellement le choix, la liberté du consentement, et accès de ce fait à l’IVG ?

La prison patriarcale condamne des millions de femmes innocentes à travers le monde, y compris en Europe.

Les entraves au consentement se lèvent également par les violences économiques touchant en premier les femmes au niveau mondial. Le système financier meurtrit autant la nature que l’humain, blesse profondément la liberté, donc la valeur de consentement, des femmes subissent les pressions, harcèlements des diktats sociaux-économiques, religieux et culturels.

Une crise économique, une grave inflation, les pressions constantes du gouvernement d’Emmanuel Macron sur les femmes les plus précaires, l’absence de politique de soutien de l’entrepreneuriat féminin, des femmes précaires, ne peut respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, fêtant ses 75 ans, et l’ONU lance à cette occasion, un appel fort pour le respect des droits humains, alors que le monde bascule dans la douleur des crises humanitaires, de l’augmentation de la pauvreté, de politiques conservatrices et autoritaires, de conflits armés et dans un effondrement climatique.  

Des mesures concrètes et efficaces devraient être prises par tous les gouvernements, par l’Union européenne dans l’esprit de l’universalité, disant que les droits humains ne peuvent être séparés, qu’ils sont un comme l’humanité est une sur une Terre.

Ainsi, le droit au consentement, l’accès sans entrave à l’avortement, est possible dans une société luttant contre la pauvreté, les discriminations, les violences sexuelles, intrafamiliales, économiques, et respectant plus que tout la valeur de liberté, car elle est valeur de vie, de la vie de chacun d’entre nous, de notre droit de réaliser notre vie sans qu’elle soit niée par un système dominant, capitaliste, effaçant le droit au consentement, au rêves, projets et choix.

Des femmes subissent l’effacement de leur vie tant leurs choix et opinions sont contraintes, sont enfermées dans le silence. Des murs contre la liberté imposent à l’humanité une obscurité persistante, par l’ombre qu’ils projettent constamment.

Les femmes victimes de violences sexuelles liées aux conflits armés, ne peuvent accéder à l’IVG quand elle tombe enceinte d’un agresseur, les services à la santé sexuelle et reproductive deviennent inaccessibles, et les souffrances ne cessent de se multiplier.

Le droit à l’avortement inscrit dans la Constitution est un pas historique qui demande de rester vigilant, de savoir que les entraves demeurent au pluriel, que le patriarcat domine toujours, qu’il recule d’un pas pour avancer de deux, un bâton à la main contre les femmes.

La lumière émane de l’amour, de sa paix, scelle la sincérité de la vie, la fraternité et la sororité, toutes deux en peine, et la joie, l’émotion ressenties à l’annonce de l’adoption du droit à l’avortement dans la Constitution en première mondiale, demeurent teintée de tristesse, et d’hypocrisie politique.

Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, est à l’origine de la proposition de loi sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution, et soutenue par la sénatrice écologiste engagée pour les droits des femmes, Mélanie Vogel. Mathilde Panot est oubliée par le gouvernement d’Emmanuel Macron ayant repris cette initiative et laissant le discours de Gabriel Attal vide de reconnaissance envers une femme, une députée.

Puis, c’ est la polémique du tract diffusé par LFI et représentant Mathilde Panot face à Simone Veil avec ce message : « On l’a fait ». Cette image choque le petit-fils de l’ancienne ministre de la Santé, Aurélien Veil, écrivant sur X/Twitter, « Ce rapprochement, quelle indignité. »

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, réagit au discours de Gabriel Attal au Congrès, et déclare, « Attal, minable petit, invisibilise le rôle des insoumis et de la présidente Mathilde Panot dans la décision d’aujourd’hui. »

Une proposition de loi pour l’inscription du droit à l’avortement et à la contraception avait été déposée en juillet 2018 par des députés LFI et UDI-Agir. 

Proposition qui n’a pas été jugée utile par plusieurs politiques dont Yaël Braun-Pivet avant qu’elle ne change d’avis. 

Culture politique et bipolarité

La Gauche a initié le projet de loi pour l’inscription de l’IVG dans la Constitution, et Gabriel Attal entouré  par un gouvernement de ministres de droite conservatrice ayant soutenu la Manif pour tous, et cultivant un capitalisme mettant à terre les droits des femmes en faisant de la pauvreté une arme de violence que subissent chaque jour des millions de femmes en France, a omis que le combat pour le droit à l’avortement est celui de femmes durant des décennies, de chacune d’elle, de leur paix pour arme de vie dépassant les souffrances, et portée par la merveilleuse Simone Veil devant une Assemblée masculine.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron initiant et trahissant la cause nationale de lutte contre les violences faites aux femmes, et violences conjugales, et Emmanuel Macron choisissant pour conseiller Jérôme Peyrat, ancien du RPR conservateur, très sexiste et patriarcal, devenu LR et condamné pour violences conjugales.

Les réseaux du RPR devenus LR et si proches du pouvoir, comme depuis des décennies, parti très sexiste, dénoncé par le HCE, et ce sont des sénateurs conservateurs LR et RN ayant voté contre l’inscription de l’IVG dans la Constitution et démontrant ainsi leur irrespect pour les droits humains fondamentaux. Ceux proches d’Emmanuel Macron et Gérard Larcher se posant en sauveur de la République au moment des Gilets Jaunes par son soutien et celui des réseaux politiques dans les arcanes du pouvoir, notamment au niveau de certains donneurs d’ordre police liés au pouvoir chiraquien et sarkoziste.

Le très droitier Gabriel Attal en héritier d’un système politique qui a abandonné les droits des femmes à vivre et non à survivre. Le droit à l’avortement entravé par le mouvement conservateur, le patriarcat s’invitant jusqu’à certains cabinets médicaux, où le médecin fait entendre le cœur du fœtus à la femme demandant un avortement. Des générations de femmes traumatisées, enfermées dans la culpabilité, la honte, et cela bien après la loi Veil.

Puis, l’inégalité des territoires, le manque de centres pour la santé des femmes, des services de santé sexuelle et reproductive et nous pourrions nous interrogez par la volonté politique de certains opposants au droit de l’avortement de nuire au développement d’infrastructures pluridisciplinaires de santé féminine, pour l’égalité de genre.

Le droit de choisir d’avorter ou de ne pas avorter, le droit de choisir pour son corps, sa vie, est continuellement entravé dans nos sociétés violentes ne mettant pas en leur cœur le respect véritable et entier pour les droits humains.

La France est le premier pays de l’Union européenne à légaliser l’avortement le 17 janvier 1975 par la loi Veil. Un droit qui progresse en 2001 en passant de 10 à 12 semaines, en 2014 avec la suppression de la notion de détresse, en 2016 par l’autorisation donnée aux sage-femmes à pratiquer des IVG médicamenteux, puis en 2022 pour l’allongement du délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines.

Grâce à Simone Veil alors ministre de la Santé du gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing allant contre le mouvement conservateur de son camp politique et confiant à Simone Veil le soin de défendre la proposition de loi devant l’Assemblée Nationale et le Sénat.

Le 4 mars 2024 est la continuité de l’esprit des droits des femmes, qui avant tout se libère du politique et Simone Veil a défendu ce qui est profondément juste, humain, ce qui éclot de la liberté. Simone Veil a été la voix magnifique de la liberté des femmes qu’elle a portée devant les Assemblées.

L’avortement, une histoire millénaire

Le droit à l’avortement est légalisé pour la première fois dans le monde en 1920 en Union soviétique par Lénine. C’est le premier décret adopté le 18 novembre 1920 qui a permis la légalisation de l’IVG. Une adoption s’inscrivant dans le cadre de mesures prises pour les droits des femmes.

Au contraire en France, à la même époque, l’avortement est interdit et condamné car considéré comme un crime. Les méthodes de contraception sont réprimées, comprises comme de la propagande contre la natalité. Les droits des femmes sont anéantis.

La première guerre mondiale, la Révolution de 1917, la progression de la révolution industrielle, les graves crises économiques, n’ont pas épargné les femmes qui ont participé activement à l’évolution de leur pays. Elles ont travaillé durement dans les usines en tant qu’ouvrières, métallurgistes, secrétaires, téléphonistes, en tant que couturière. Elles ont intégré le monde de l’industrie, de la santé, de l’éducation, des services, comme elles ont cultivé la terre, et pour des salaires de misère, sans droit, tenant l’économie pendant que les hommes étaient au front.

Des femmes ouvrières manifestent, font grèves, participent à la vie politique, font entendre leurs voix, choix, opinions et droits dans l’Union soviétique d’alors qui permettra aux droits des femmes de devenir une première réalité, comme le droit de divorcer dès 1920.

Un combat pour le droit à l’avortement mené par Alexandra Kollontaï, militante révolutionnaire, politicienne et première femme nommée « ambassadeur ». Elle devient en 1923, ambassadrice de l’URSS en Norvège.

 Engagée pour les droits des femmes, elle joue un rôle important pour le progrès des droits des femmes comme le droit de vote et d’être élue, le congé maternité de seize semaines, la création de maternités, le droit de divorce, le droit à un salaire égal à celui des hommes, entre autres mesures innovantes et concrètes.

Le droit à l’avortement coule de source et participe à l’émancipation des femmes, et à la lutte contre le mariage patriarcal, la tyrannie du « mari » pouvant être l’homme le plus dangereux pour une femme qui devient à ses yeux sa propriété par l’autoritarisme religieux, politique persistant jusqu’à nos jours.

Le mal être des puissants concevant la liberté en premier ennemi capable d’anéantir leur pouvoir d’oppresseurs se voulant divin, et soumettant par leurs mensonges devenant la règle, la norme sociétale les autres en inventant la pauvreté, l’esclavage, et l’anéantissement des droits humains pour les femmes, considérées comme des objets.

La femme est celle qui donne au chef de famille un fils qui sera l’hériter. Le pouvoir absolu et divin s’étant en modèle à la bourgeoisie, et en conditionnement à toute un peuple, où l’homme est le chef de famille, ce despote ordonnant et à qui l’épouse et les enfants appartiennent. Les sociétés conservatrices et le catholicisme d’extrême droite imposent toujours une vision archaïque et primitive de la société car elles possèdent les richesses, et le pouvoir politique.

Depuis plus de 100 ans, les différents partis politiques de droite conservatrice, bourgeoise savent très bien qu’ils soumettent à leurs conditions d’enrichissement et de possession du pouvoir des populations qu’ils appauvrissent au grès de leurs désirs et manipulations, comme ils le font avec les droits des femmes, qui comme hier, sont les premières à subir leur violence polie se dressant dans les Assemblées et ordonnant la violence économique, l’ordre financier. Des politiques accablant la liberté et trahissant leurs discours qu’hier ils ont rendu féministe.

Gabriel Attal n’hésitera pas à traumatiser par un système financier destructeur, des femmes précaires. Les droites au socialisme bourgeois réservent à la bourgeoisie, aux oppresseurs les droits que confèrent le pouvoir de l’argent. La valeur humaine soumise à ce qui n’existe pas, l’argent. Dans le système prôné par Emmanuel Macron, une femme riche n’a pas les mêmes droits qu’une femme pauvre qui subira de plein fouet et sans pouvoir se défendre, se protéger, la violence politique des puissants.

L’inscription de l’IVG dans la Constitution ne peut être le combat de ceux qui prennent, mais de ceux qui reçoivent les droits humains en promesse de liberté, les droits des femmes en témoins d’universalité.

Dès l’Antiquité, les politiques et religieux conditionnent, interdisent le droit à l’avortement

L’entrave au droit à l’avortement vient du « mari », de la puissance paternelle et du mariage émergeant à l’Antiquité. Ainsi, dans la Rome et la Grèce antiques, l’avortement est soumis au droit du père qui décide et dispose de l’enfant selon son bon vouloir.

Chez les Hébreux, l’avortement est interdit et condamné.

En Mésopotamie antique, les politiques mettent leur grain de sel et l’avortement est interdit selon le « Code de Hammurabi » daté vers 1750 av J.C.

La progression du christianisme commande dès le III -ème siècle l’interdiction de l’avortement et les empereurs romains punissent l’avortement. Des lois qui continueront au Moyen-âge par le pouvoir de l’Église chrétienne. Cependant la condamnation de l’avortement dépend de la date à laquelle il est pensé que l’âme a intégré le fœtus.

Les théologiens chrétiens considèrent au XII -ème siècle que pour les garçons, le fœtus reçoit son âme à 40 jours et que pour les filles cela se produit à 80 jours. Un peu plus les filles n’avaient pas d’âmes ! Ces hommes sans aucune connaissance médicale, et dictés par la culture patriarcale déjà bien présente vont provoquer par l’interdiction de l’avortement, un drame tragique : les avortements clandestins mettant la vie des femmes en péril.

Des pratiques douloureuses et dangereuses comme celle dite des « tricoteuses » utilisant des aiguilles à tricoter, ou des cintres métalliques, persistent toujours dans les pays où les femmes n’ont pas accès à l’avortement, où elles risquent d’être condamnées. Dans le monde, des femmes meurent toujours au 21ème siècle des suites d’un avortement clandestin, et non pas accès à leurs droits à la santé, et à des services de santé sexuelle et reproductive, ni à l’information.

Les faiseuses d’anges apparaissent dès le XVIII -ème siècle, tandis qu’à l’époque de l’Antiquité différentes plantes étaient utilisées pour avorter, et ce n’était pas toujours efficaces. Ils étaient également pratiqués d’autres méthodes inefficaces, dangereuses et violentes, comme frapper le ventre de la femme enceinte. 

L’interdiction du droit de l’avortement met en danger la vie de femmes 

Le vatican fustige la constitutionnalité de l’IVG qu’il considère comme un « droit à supprimer une vie humaine ». Désespérant, et donnant à l’extrême droite, au conservatisme la légitimité de restreindre le droit à l’avortement, ou à des pays de le criminaliser. 

L’ignorance doit rester maître pour que les pouvoirs dominent et l’extrême droite catholique s’impose toujours, faisant de son ordre la règle à suivre, la vérité absolue, en pouvoir politique et monarchique. 

Mais, qu’ils ne s’inquiètent pas, les violences faites aux femmes perdurent, les systèmes garantissent l’autorité du patriarcat, du chef de famille tyrannique, et les femmes mises en état de survie, de précarité, soumises n’ont toujours pas accès à la justice. Et, laquelle puisqu’elle appartient à la politique issue de la monarchie, et gardant précieusement ses trésors financiers pendant qu’il est servi aux pauvres qu’ils seront les premiers une fois morts. 

Dans le monde, 25 millions d’avortement sont non-sécuriés chaque année, soit 45 % des avortements sont pratiqués dans des conditions dangerueses pour la santé des femmes, et constituent la principale cause de décès maternelle, selon UNFPA 2022.

Des conditions dangereuses supportées à 97 % par les pays en voie de développement, où il est 220 décès pour 100 000 avortements non sécurisés, un chiffre qui s’élève à 30 décès pour 100 000 avortements non sécuritsés pour les pays développés. 

D’autre part, les estimations de 2012 ont évalué que dans les pays en développement, 7 millions de femmes par an sont hospitalisées pour complications après avoir subi un avortement non sécurisé. 

Les avortements non sécurisés peuvent provoquer des handicaps de longue durée, alertent les études.

Le Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles a établie en 2021 qu’environ 47 000 femmes meurent chaque année à la suite d’un avortement non sécurisé principalement dans les pays en développement et parmi les femmes subissant la pauvreté. 

D’autre part, dans le monde plus de 200 millions de femmes souhaitant éviter une grossesse n’ont pas accès à une contraception moderne. 

L’étude a établi les principales causes de ce dramatique bilan et il figure en première ligne les politiques, lois et discriminations brimant les droits des femmes, le sous-investissement pour les services de santé sexuelle et procréative, et l’opposition religieuse aux droits des femmes, aux droits à la santé sexuelle et procréative. 

L’étude a recommandé de lutter contre les politiques de violation des droits humains, et conservatrices et demande la reconnaissance des traumatismes cachés, ainsi que les conséquences à vie subies par des femmes à cause du non-respect des droits des femmes et des filles à un accès à la santé, au droit de vivre en paix et sécurité.

Le religion peut être instrumentalisée pour légitimer la violence envers les femmes, pour opprimer et renforcer les systèmes patriarcaux de privilèges et de pouvoir. Dominer par la maltraitance, en assommant des vies innocentes, un système politique en continuité et la religion est souvent un instrument politique.

Ne pas croire, mais faire croire pour dominer par les manipulations, les peurs, la culpabilisation, les discriminations. 

Un monde politique religieux qui a divisé l’humanité continue inlassablement et l’IVG inscrit dans la Constitution n’appartient pas au narcissisme politique voulant briller dans le monde, mais forme un espoir pour les femmes vivant chaque jour sous l’orage des violences et lui opposant la paix, la force de la liberté. 

 

 Fédora Hélène

 

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