ONU Femmes – Un engagement au plus près des survivantes

La force d’ONU Femmes s’est d’être sur le terrain au plus près des femmes qui en ont le plus besoin, d’affronter le terrible des violences faites aux femmes au niveau international, un patriarcat tenace méprisant la moitié de l’humanité, car elle est une femme.
ONU Femmes porte la voix du silence imposé aux survivantes manifestant par leur courage, leur résilience, leur résistance.

L’Afghanistan – un combat vital pour les droits des femmes
En Afghanistan, les femmes sont enfermées entre quatre murs, bâillonnées par des interdictions sans précédent prononcées par les talibans.
Les actions d’ONU Femmes sont d’une importance majeure pour que les Afghanes se sentent soutenues, vivantes, et que les responsables religieux et politiques entendent l’indignation internationale s’opposant aux oppressions excluant les femmes de la vie, les dépossédant de leur corps et de leur esprit.
L’Organisation se mobilise sur le terrain par l’aide humanitaire adaptée aux femmes et aux filles, par son opposition ferme contre toutes les violences faites aux femmes, en demandant des comptes aux talibans concernant plus de 70 décrets renforçant les restrictions et interdictions à l’encontre des femmes et des filles.

Malalay* est une militante afghane qui œuvre pour soutenir et rétablir les droits des femmes et des filles victimes de violences domestiques et sociales en Afghanistan. Son écriture et son message ©️ ONU Femmes *nom changé pour protéger la personne.
Les femmes afghanes face à des restrictions déshumanisantes
La ségrégation s’impose sur les lieux de travail, dans les établissements scolaires, universités, dans les lieux publics. La liberté de circulation est fortement restreinte pour les femmes et les filles. Les codes vestimentaires ordonnent aux femmes de couvrir leur corps et leurs visages en public, et elles sont totalement exclues du système judiciaire. Elles ne peuvent se défendre, faire valoir leurs droits, avoir accès à la justice.

L’impact du travail d’ONU Femmes : entre aide et espoir
ONU Femmes permet à toutes ces femmes de garder un lien concret avec la liberté par des actions sur le terrain pour l’éducation, la santé, la protection des droits humains au milieu du chaos, l’aide humanitaire vitale. Fin décembre 2022, les talibans ont interdit aux femmes de travailler avec des ONG. Une décision lourde de conséquences et potentiellement mortelle tant le travail des femmes est primordial pour secourir les plus vulnérables, alors que 15,8 millions de personnes en Afghanistan souffrent d’insécurité alimentaire aiguë.
Puis, les actions, agir sur le terrain permet une autre dimension, celle de l’espoir, de savoir que les témoignages seront transmis, diffusés, plus toute l’énergie de la résistance lèvera le voile de l’obscurité et fera du bleu que la couleur du ciel.
ONU femmes travaille également avec ses partenaires pour optimiser les actions sur le terrain et toucher le plus grand nombre de femmes et de filles.
ONU Femmes – la campagne Étincelles pour la libération du sport pour toutes les femmes
Ainsi, le 25 novembre, Journée pour combattre le fléau des violences faites aux femmes a commencé le lundi 4 novembre à Paris, lors de l’événement « ONU Femmes sur le terrain, en France et à l’international » en présence de 150 invité.e.s réunis autour d’athlètes ambassadeurs de la campagne Étincelles.

Des femmes sur tous les continents, y compris en Europe, n’ont pas la possibilité de pratiquer un sport. Les contraintes patriarcales s’imposent dans le quotidien, et les femmes précaires ont toujours moins accès au sport dans le contexte de crises humanitaires, d’augmentation de la pauvreté.
La France enregistre une augmentation du taux de pauvreté passant de 13,6 % en 2015 à 15,4 % en 2023. Ainsi, un million de mères isolées vivent sous le seuil de pauvreté et 7 millions de personnes n’ont pas les moyens de s’alimenter, selon la Croix-Rouge.
Les barrières contre les droits des femmes se posent de plus en plus dans l’environnement sociétal par des politiques affaiblissant les droits humains et sociaux. Jusqu’à aujourd’hui, les gouvernements successifs n’ont pas engagé de manière efficace et innovante des stratégies de développement des droits des femmes. Les violences coercitives persistent dans une société très sexiste. Il est un manque criant d’accès à des formations, aux études supérieures tout au long de la vie pour toutes les femmes, ainsi qu’une absence de soutien à la création d’entreprise, à l’autonomisation.
Les femmes survivantes de violences conjugales ayant eu leur vie gravement entravée, ayant subi un emprisonnement dans un foyer devenant un lieu de souffrance, subissent une violation de leurs droits humains sans reconnaissance du préjudice.
La violence d’un conjoint les dépossédant de leur corps et de leur esprit, leur volant leur intimité, tout droit à la vie privée, à la construction de projets, à l’indépendance économique, est encore à ce jour rarement reconnu par la justice et la société.
Le sport peut être un moyen de se libérer d’une douleur, d’apporter un bien-être physique et psychologique, mais pour les mères isolées précaires, l’accès au sport est plus que limité pour des raisons financières, d’absence de temps libre, de moyens pour se déplacer, de garde des enfants.
Des politiques engagées pour les droits des femmes permettraient une avancée considérable des progrès sociaux pour tous. Il pourrait être par exemple l’amélioration des conditions de travail et du temps de travail, d’accès à un emploi, l’égalité et l’augmentation des salaires, le développement des transports en commun.
En France, la différence entre un salaire au SMIC et le seuil de pauvreté est de 2 euros.
Le sport – Un outil de résilience et de solidarité
Le sport est pour les femmes la possibilité de donner à leur corps le bien-être, la respiration qu’il lui est dû.
La campagne Étincelles, n’est pas un simple projet, c’est une ambition de vie, de liberté partout où les droits des femmes sont bafoués. C’est en Afghanistan, c’est en France, la violence est la violence. Ce fait rappelle que la lutte féministe ne peut être qu’internationale, qu’à l’intérieur des foyers, où les femmes violentées portent un espoir immense pour les progrès de l’humanité, pour tous.
Elles défient les puissants, les politiques, et ainsi la simple lueur émanant du courage de ces femmes, dépasse les souffrances, traumatismes, et rayonne plus fortement que les discours politiques et lois abattant les droits des femmes, que les défaillances du système judicaire, que les murs dressés contre la liberté, parce qu’elle se loge au cœur de l’humanité, s’ancre dans le sol, s’unit aux racines de la Terre mère.
Elles sont une mère, une fille, une sœur, une amie, la fidélité à la vie, prenant soin des plus fragiles. Des femmes qui subissent les contraintes des normes et préjugés, la culture du viol et des maltraitances, sans droits réels à l’existence.
Alors le sport n’est pas un simple loisir, c’est un droit au bien-être, à la santé, à la liberté. C’est la possibilité de retrouver son corps, d’apaiser ses blessures, d’exprimer la résilience, le dépassement de soi, l’harmonie, de partager au sein d’équipes sportives une joie de vivre, une solidarité.

Soutenir l’initiative Étincelles d’ONU Femmes
La campagne Étincelles doit se développer, accompagner la libération du sport pour toutes les femmes où qu’elles soient. Cette campagne peut contribuer également à construire un pont entre différents partenaires et domaines, œuvrer de manière globale, ouvrir les possibilités d’emplois, de formations, d’épanouissement.
Des témoignages inspirants

© Jennifer Buckle / ONU Femmes France
Les athlètes engagés sont cette voix inspirante, « le sport m’a permis de me construire en tant que femme », a déclaré Jessica Houara-d’Hommeaux, footballeuse. « Le sport, c’est se battre, se relever. C’est ma flamme de l’espoir », témoigne Sarah Abitbol, patineuse artistique. Le sport doit être aussi le terrain de la solidarité, « en tant qu’athlète masculin, je souhaite combattre les préjugés envers les femmes » a souligné David Smetanine, nageur paralympique.
Le Directeur général de la Fondation Decathlon, Jean-Pierre Haemmerlein, soutient l’initiative et a exprimé, « le sport peut changer des vies. Il est important de sensibiliser sur ses vertus : confiance en soi, leadership, insertion sociale et économique, santé. »
Construire l’égalité à travers des politiques progressistes
Promouvoir l’émancipation des femmes par le sport engage des politiques progressistes, la mise en place de mesures financières pour l’accessibilité au sport pour tous, le développement d’infrastructures sportives, des partenariats publics/privés pour renforcer une cohésion sociale, favoriser la solidarité, lutter contre les inégalités, l’entre-soi. Il est important d’inviter à la réconciliation entre les différentes classes sociales. Il ne peut y avoir d’égalité de genre dans une société divisant la population en castes sociales, par des politiques divisant et appauvrissant les plus vulnérables.
25 Novembre – Orange le monde – initiative ONU Femmes : 16 jours d’actions pour lutter contre les violences faites aux femmes

L’augmentation des violences faites aux femmes persiste à travers le monde, y compris en France
ONU Femmes France porte une responsabilité importante envers les femmes, car elles leur confient leur confiance, et tiennent ensemble à réaliser l’espoir. Les actions de l’Organisation ont besoin d’être soutenues, et chacun d’entre nous doit se sentir impliqué, s’engager pour changer profondément la société à un moment crucial, où les conflits armés augmentent en violence et menace contre la paix dans le monde.
Le 25 novembre 2024 est marqué par les conflits armés
Le 25 novembre 2024 est différent, il engage la conscience collective alors que des femmes affrontent seules l’extrême violence de la guerre en Palestine, au Liban, en Ukraine, au Soudan, ainsi que sur d’autres territoires.
2023 a été l’année la plus meurtrière pour les civils, dont des femmes et des enfants au milieu de conflits, il a été enregistré plus de 33 000 décès de civils, soit une augmentation « stupéfiante » de 72 % par rapport à 2022, dans 14 conflits armés, alerte l’ONU.

Les femmes en temps de guerre : victimes et oubliées
Un constat dramatique de la situation géopolitique qui place les enfants et les femmes en danger. L’ONU confirme une aggravation alarmante des conditions de vie des femmes en temps de guerre et le fait que les femmes représentent moins de 10 % des personnes intervenant dans les négociations pour la paix en 2023.
Lors du Conseil de sécurité Femmes, Paix et Sécurité, le 24 octobre dernier, Sima Bahous, Secrétaire générale des Nations Unies et Directrice d’ONU Femmes a annoncé que « la proportion de femmes tuées dans les conflits armés a doublé en 2023 par rapport à 2022 et les cas de violence sexuelle liés aux conflits ont augmenté de 50 % ».

Notre civilisation est en train de régresser, car la violence l’imprègne, et que celle-ci à une valeur de destruction. L’être humain n’est pas fait pour haïr, mais pour aimer. La voix de la haine a des conséquences tragiques pour l’humanité qui a besoin de paix pour vivre. La violence faite aux femmes est issue d’un système destructeur et patriarcal qui menace la vie elle-même. La paix n’est pas une option, mais elle est vitale.
La guerre signifie une chose : la mort. Les femmes sont les premières victimes sur la ligne de front et subissent des violences inouïes qui ne cessent de s’aggraver. En 2023, 4 personnes sur 10 décédées en raison d’un conflit étaient une femme.

Violation du droit international humanitaire, des droits des femmes en zones de conflits
Chaque jour, le droit international humanitaire n’est pas respecté durant les conflits. Bafouer les droits humains fondamentaux, tels que les droits à la santé, détruire des hôpitaux par des bombardements sur les zones peuplées, limiter toujours plus l’accès aux soins, bloquer les fournitures médicales, créer une situation catastrophique comme à Gaza, c’est notamment interdire à des femmes enceintes de vivre leur grossesse en toute sécurité et mettre en danger l’enfant et la mère.

Les femmes : premières victimes de la guerre
Tous les jours, 500 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement dans les pays touchés par un conflit. Fin 2023, chaque jour, 180 femmes accouchaient dans la bande de Gaza au milieu de bombardements intensifs, et sans accès à la santé, à des soins de première nécessité, à des produits essentiels lors d’un accouchement.
« Les femmes continuent de payer le prix des guerres perpétrées par des hommes », a déclaré Sima Bahous.
Un déséquilibre criant entre financements militaires et droits des femmes
Les financements vont pour la guerre et non pour la paix, ainsi 2023 enregistre un record dans les dépenses militaires mondiales atteignant le chiffre de 2 044 milliards de dollars. En comparaison, le financement pour les organisations et les mouvements qui soutiennent les droits des femmes représente seulement 0,3 % de l’aide totale annuelle, notamment dans les zones touchées par les conflits.

Le patriarcat international : racine des violences faites aux femmes
Les femmes ont leurs droits humains brisés par une politique internationale patriarcale augmentant sa puissance par des stratégies de guerre, de conflit, de rapports de force par la domination d’un pouvoir ancestral ayant droit de vie ou de mort sur les populations. Les démocraties sont marquées par l’absolutisme ayant créé l’esclavagisme traversant les siècles et semant sur Terre le sel brûlant la renaissance pour réaliser une humanité réconciliée, l’universalité de la paix.
Les violences conjugales et sexuelles, les mariages forcés des enfants, le trafic d’êtres humains, la violation constante des droits des femmes, l’oppression des femmes pour règle, cette infamie persistante contre les femmes à travers le monde n’est pas née de nulle part. La cruauté infligée à des femmes et à des enfants fait partie de l’art politique, comme il a construit la destruction, le désespoir, la guerre.

Le féminisme : une lutte pour la paix et l’espoir universel
La lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes pourra réaliser l’espoir quand les aiguilles s’inverseront et que les investissements internationaux seront consacrés à la paix.

Inégalités persistantes et violence croissante : un appel à refondre le système
« Aujourd’hui, notre mission est primordiale car les inégalités de genre persistent en France et dans le monde. Nous sommes ici pour sensibiliser, rompre le silence face aux injustices et bâtir ensemble un monde d’égalité », a déclaré Charlotte Saint-Arroman, Directrice d’ONU Femmes France.
Les violences en hausse au niveau mondial
C’est en 2024, l’année où dans le monde les violences faites aux femmes sont en augmentation et sont légitimées par une législation formant des restrictions ou des interdictions. Le droit à l’avortement est menacé dans plusieurs États américains, ce qui a un impact international désastreux pour les droits des femmes, puisqu’en tant que 1ère puissance mondiale, les États-Unis ont une responsabilité d’exemplarité à l’égard des autres pays.
En France, les violences conjugales ont augmenté de 10 % de 2022 à 2023. Les violences sexuelles sont également en constante hausse, et toutes les 2 minutes 30, une femme subit un viol ou une tentative de viol.

Le système judicaire : des défaillances, une indifférence insoutenable
Le système judicaire conserver à observer une indicible indifférence et ce sont 94 % des plaintes qui sont classées sans suite par la culture du viol, le patriarcat dans un pays conservateur et très sexiste, ainsi que le rapport du HCE le révèle.
L’incompréhensible cruauté à l’égard des femmes doit prendre fin. Il est urgent de refondre le système judiciaire français et d’exiger le respect des Conventions internationales, du droit international humanitaire condamnant fermement les violences sexuelles, ainsi que les droits de l’homme.
Le combat exemplaire de Gisèle Pelicot
Puis, quand un procès a lieu, il est destructeur pour la victime. Gisèle Pelicot a déclaré avoir été humiliée, et a souligné « je suis une femme totalement détruite ». Elle a fait part à la presse des humiliations qu’elle a subi lors du procès, et a déclaré « il faut être solide pour être dans cette cour criminelle aujourd’hui. »
Gisèle Pelicot a déclaré avoir décidé d’un procès public pour « que toutes les femmes qui sont victimes de viol se disent Madame Pelicot l’a fait, on peut le faire », ajoutant « J’exprime surtout ma volonté et ma détermination pour qu’on change cette société ».
Justice – Les survivantes humiliées, abandonnées
Un procès sombre, et aujourd’hui, des femmes expriment ne rien attendre de la justice. Elles ont été profondément déçues par le système judiciaire au cours de leur propre expérience, et ont constaté de nouveau la violence traumatisante du système judiciaire lors du procès des viols de Mazan.
Le patriarcat : une entrave historique aux droits des femmes
De nombreuses femmes sont seules face à des épreuves très difficiles, car la réalité, ce sont de longues décennies où la parole libérée a été volontairement éteinte par le système politique, pensant le patriarcat comme une puissance nécessaire pour maintenir le contrôle sur toute la société.

Les associations féministes : des ressources insuffisantes
Les associations féministes manquent toujours de moyens et sont parfois divisées, ce qui fragilise des dialogues de confiance avec les victimes. Puis, les femmes se heurtent à la toute-puissance judiciaire se dressant en mur contre la liberté des femmes, contre leurs droits fondamentaux. Un système d’impunité conçu et voulu, qui ne condamne que 0,6 % des agresseurs.
ONU Femmes porte la flamme de l’espoir
La tâche d’ONU femmes France est d’autant plus difficile que le travail engagé peut sembler se perdre dans le labyrinthe du système, des fausses promesses politiques, des effets d’annonce du gouvernement. Les actions entreprises risquent dans ce contexte de ne pas atteindre toutes les femmes qui en ont besoin.
Dans le monde, 1 femme sur 3 subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, et souvent l’agresseur est le partenaire. Dans le monde, chaque année 245 millions de femmes subissent des violences sexuelles et ou physiques, révèle un rapport d’ONU Femmes.

Les femmes enceintes sont d’autant plus exposées au risque de violence conjugale. Dans 40 % des cas, les violences commencent lors de la première grossesse. Les hommes malveillants, pervers narcissiques considèrent la grossesse comme un piège se refermant sur la femme, et l’enfant devient l’objet, un moyen de chantage, et le moment de mettre en place l’emprise en terrorisant, en infligeant à une femme enceinte la peur de perdre son enfant. Ce sont des violences extrêmes mettant en danger la vie de la mère et de l’enfant, et provoquant un risque majeur pour la sécurité de la grossesse. Cela démontre à quel point la vie des femmes est déshumanisée.

Une urgence : Mettre fin au système d’impunité
Le système d’impunité a une grave responsabilité, et il est de rappeler à ceux au sein de la justice qui l’ont oublié, leur conscience. La France fait partie de ces pays d’une violence inouïe à l’égard des survivantes. La justice réparatrice absente, et les tyrans reçoivent des soins psychologiques gratuitement, sont au centre des préoccupations, sont victimisés et les violences qu’ils ont infligées, sont minimisées.
Une femme subissant des violences, doit être chaque jour présente pour ses enfants, porter seule sa famille dans des conditions déchirantes, et souvent dans la pauvreté. Les femmes mises en situation de précarité par le maintien d’un isolement imposé par le bourreau et par les violences coercitives dominant la société. Elle n’a pas accès à un logement faute de moyens financiers, au droit à la justice réparatrice, à un avocat, au droit de prendre du temps pour sa renaissance, un peu de repos, et devra dépasser chaque jour une liberté traumatisée, la peur de la mort, l’indifférence.
Au milieu du chaos, les femmes gardent en elles une lumière puissante, un sourire à la vie, une joie de vivre, que les tyrans ont voulu détruire.



Une lutte féministe internationale
C’est en France, en Ukraine, en Palestine, au Congo, au Soudan, en Afghanistan, à travers le monde, où toutes les 10 minutes, une femme est tuée par un homme.
Des violences détruisant une vie, le patriarcat considère la femme comme une propriété qui appartient à un homme ayant autorité sur sa vie, son identité. Plus de refuge, de droit de vivre en paix et en sécurité.
Si nous ne protégeons pas les femmes au sein de leur foyer, nous ne pourrons pas les protéger en temps de guerre. Et, depuis la Charte des Nations Unies, les paroles d’Eleanor Roosevelt restent à accomplir en actes concrets, « Où commencent les droits universels, après tout ? Ils commencent près de chez soi, en des lieux si proches et si petits qu’on ne peut les voir sur aucune carte du monde. Si dans ces lieux, les droits sont dénués de sens, ils n’en auront guère davantage ailleurs. Si chacun ne fait pas preuve du civisme nécessaire pour qu’ils soient respectés dans son entourage, il ne faut pas s’attendre à des progrès à l’échelle du monde ».
Interpeller les gouvernements, décideurs politiques
Les gouvernements se doivent de respecter les engagements des Nations Unies pour l’élimination de la violence faite aux femmes, et Emmanuel Macron, lui-même, prononçant en 2017, cause nationale la lutte contre les violences faites aux femmes, doit s’assurer de donner les moyens nécessaires pour que cela soit une réalité, pour ne pas transformer l’espoir en désespoir.


Un engagement présidentiel sans résultats
Le Président s’est engagé, et aujourd’hui, le constat est sans appel : l’augmentation des violences conjugales et sexuelles, ainsi que la précarité mettent la vie de femmes en danger, traumatisent. C’est tout le pays qui en sort affaibli, car aucun équilibre ne peut être atteint quand la moitié de la population est en souffrance, que les violences conjugales, sexistes et sexuelles blessent des femmes et des filles, impactent des familles, touchent tous les milieux, le monde du travail, et l’espace public.

Culture du pouvoir et complicité
Au sein même du pouvoir, des institutions publiques, il y a des hommes commettant des violences conjugales, sexistes et sexuelles. Puis, il est à déplorer les femmes misogynes, complices de la culture du viol, notamment dans les cercles politiques, les médias et le show-business par une culture aristocratique dominante et hostile.
ONU Femmes lance : Orange The World – 16 jours d’action pour mettre fin aux violences faites aux femmes

© Jennifer Buckle / ONU Femmes France
Du 25 novembre au 10 décembre, la campagne d’ONU Femmes « Orange The World » vise à sensibiliser, à informer, à soutenir et à agir concrètement pour l’élimination de la violence faite aux femmes et aux filles.
Agir contre les violences conjugales pour protéger les femmes et les enfants
Défendre les droits des femmes, c’est donner la droit aux enfants de grandir dans un monde sans violence, plus juste, où l’égalité de genre existe. Plus un enfant orphelin, car sa mère a été tuée en raison de son genre. Plus un enfant tremblant de peur, car celui en qui il a toute confiance, qui doit le protéger, « son père » maltraite sa mère sous ses yeux. Une violence qu’un homme commet aussi envers l’enfant témoin dont il brise l’innocence, qu’il terrorise, traumatise.

La tragédie des féminicides et des tentatives d’homicides occultées par le pouvoir
Le domicile est le lieu le plus dangereux pour une femme. L’homme le plus dangereux pour une femme est son mari. Dans 94 % des cas, les femmes ont été tuées dans leur foyer. Dans 50 % des cas, l’agresseur était armé d’un couteau, 15 % des victimes ont été étranglées et 15 % battues à mort.
Depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron en 2017, au moins 940 féminicides ont eu lieu, alerte le Collectif féministe Nous Toutes.

Oranger le monde sauve des vies
Agir, rendre visible, partager, 16 jours d’actions sont d’une importance cruciale. Agir, c’est protéger une femme, c’est sauver une vie.

Faire un don à Onu Femmes
Depuis 1996, le Fonds des Nations Unies pour l’élimination des violences faites aux femmes a été le premier fonds multilatéral mondial entièrement consacré à prévenir et éliminer la violence faite aux femmes et aux filles. À ce jour, il demeure l’unique Fonds dédié à la lutte contre les violences à l’égard des femmes. En 2023, il a permis de soutenir plus de 7 millions de femmes dans 140 pays, dont près de 176 000 survivantes de violences.
Carlotta Gradin, Présidente d’ONU Femmes France a déclaré, « Aujourd’hui encore, les violences faites aux femmes constituent la violation des droits humains la plus répandue au monde. Grâce à vous, nous soutenons les femmes dans les zones de crise avec une capacité d’action immédiate. De nombreuses régions sont touchées, notamment l’Afghanistan où les droits des femmes sont bafoués chaque jour un peu plus. Mobilisons-nous pour garantir qu’aucune femme, en France ou ailleurs, ne soit laissée de côté. Chaque geste
compte. »

Ce sont aussi des artistes qui s’engagent pour la campagne Orange The World, dont Louane, Santa, Stanislas, Elodie Frégé, ainsi que la chorégraphe soufie Rana Gorgani.

« Nous, femmes et filles, méritons mieux » Salma, Libanaise de 26 ans.
Fédora Hélène
Boutique solidaire ONU Femmes au profit de la lutte contre les violences faites aux femmes.
Depuis 4 années, ONU Femmes France collabore avec la créatrice Camille Enrico qui présente un bracelet brodé à la main, et dont le bénéfice des ventes est reversé en intégralité au Fonds spécial des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes.

Action : Signer la pétition pour l’élimination des violences faites aux femmes – Mobilisons-nous ! Ensemble, exigeons le droit de vivre en paix et en sécurité pour toutes les femmes.
AGiR – PROTÉGER – Changer profondément la société – Interpeller les gouvernements, les décideurs politiques
Signer – Rendez-vous sur le site d’ONU Femmes France


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