Pour une France libre, humaniste et puissance de paix

La France, autrefois inspiratrice d’espérance, de paix et de liberté, semble aujourd’hui avoir perdu sa voix et sa grandeur diplomatique. Le temps des grandes figures politiques, celles qui portaient une vision et un engagement sincère, semble révolu. Avec lui s’efface l’excellence diplomatique qui faisait de notre pays un acteur clé sur la scène internationale.

L’élection de Nicolas Sarkozy a marqué un tournant décisif. De l’UMP à LR, une dérive s’est enclenchée, faite de mensonges, de trahisons et d’un affaiblissement progressif du sens de l’État. Emmanuel Macron, loin de rompre avec cet héritage, l’a prolongé et aggravé. Plutôt que de restaurer une politique digne et indépendante, il a amplifié les erreurs du passé, enfermant la France dans une logique de division, de contrôle et de compromissions diplomatiques.

Aujourd’hui, le pays se retrouve dans une impasse : ni porteur d’un message de paix véritable sur la scène internationale, ni garant de la justice et de la liberté à l’intérieur de ses frontières. La France mérite mieux qu’une gouvernance basée sur la peur et la résignation. Il est urgent de créer une ambition politique sincère, portée par une vision à long terme et un véritable souci du bien commun.

La France doit retrouver une diplomatie d’excellence et une politique de sens

La France traverse une crise profonde, à la fois diplomatique et intérieure. Sur la scène internationale, elle peine à exister autrement que par des discours sans portée. À l’intérieur, elle s’enferme dans une spirale de méfiance, de contrôle et de répression administrative, empêchant toute respiration démocratique et économique. Pourtant, notre pays a le potentiel d’être une puissance d’équilibre, un pilier de la paix et de la liberté. Encore faudrait-il qu’il retrouve une diplomatie d’excellence et une politique véritablement humaniste, tournée vers l’avenir.

Une diplomatie forte et sincère au service de la paix

La politique étrangère de la France doit être une force sur laquelle la paix peut compter. Ce rôle ne peut se réduire à la signature de contrats d’armement ou à des déclarations vides de sens. Il exige une voix sincère, un engagement concret pour une nouvelle géopolitique basée sur l’innovation, le respect des valeurs humanistes et une véritable indépendance diplomatique.

Or, Emmanuel Macron a manqué une occasion majeure d’incarner cette ambition. Son voyage aux États-Unis pour convaincre Donald Trump de soutenir l’Ukraine s’est soldé par un échec cuisant. Non seulement la résolution américaine refusant ce soutien a été adoptée au Conseil de sécurité de l’ONU, mais les amendements proposés par la France et d’autres pays européens ont été rejetés. Pire encore, la France s’est abstenue au lieu d’exercer son veto, laissant le champ libre à un accord de paix exclusif entre Trump et Poutine.

Pendant ce temps, Trump poursuit une logique de prédation économique et politique en annonçant la création d’une carte d’or : un passeport américain vendu 5 millions de dollars aux ultra-riches, y compris aux oligarques russes. Pendant que certains achètent leur nationalité, d’autres peuples sont laissés sans solution face aux crises que le monde traverse.

Face à ces réalités, la France ne peut plus se contenter d’être une spectatrice passive. Elle doit redevenir un acteur diplomatique de premier plan, capable d’impulser une vision claire et d’agir en faveur d’une paix durable. Nous plantons aujourd’hui l’arbre de la paix dont les générations futures récolteront les fruits : à nous de faire en sorte que cet arbre ne soit pas déraciné par l’inaction et la soumission aux puissances dominantes.

Quitter une ambiance de méfiance et de mal-être

Mais comment la France pourrait-elle rayonner à l’international quand elle se replie sur elle-même, enfermée dans une politique de surveillance, de répression et de culpabilisation de sa propre population ?

Le climat actuel est marqué par une défiance généralisée. Plutôt que de s’attacher à réconcilier et à rassembler, le pouvoir en place s’emploie à diviser : entre les agriculteurs et l’État, entre les artisans et les normes administratives, entre les petits commerçants et les grandes multinationales, entre les travailleurs et un marché du travail de plus en plus précarisé. À cela s’ajoute une répression croissante des citoyens, un climat de contrôle permanent où la suspicion pèse sur tous ceux qui veulent simplement vivre et entreprendre.

Macron avait l’opportunité de transformer la France en une démocratie ouverte, un pays apaisé et juste. Au lieu de cela, il a amplifié l’inquiétude et les inégalités, marchant dans les pas de l’UMP de Sarkozy et de ses figures devenues LR, véritables relais de l’extrême droite. Une politique basée sur la peur et l’oppression ne pourra jamais conduire à un renouveau. Des lois et réformes autoritaires, discriminantes, visant à renforcer la propagande de l’extrême droite qui incarne la criminalisation des jeunes militants écologistes, ainsi que des militants pour les droits humains fondamentaux et la protection des migrants et réfugiés, des populations vulnérables.

Un système mentalement violent et destructeur s’est accentué depuis Nicolas Sarkozy. Un culture de la maltraitance, de la manipulation, de l’appât du gain électoraliste, un tissu politique obsolète et injuste.

Libérer les initiatives et en finir avec la pauvreté comme arme politique

La France doit cesser d’utiliser la pauvreté comme un outil de contrôle politique. Depuis trop longtemps, les normes, les taxes et les impôts étouffent l’initiative et enterrent les projets. Loin d’encourager la création et l’innovation, le système actuel enferme les citoyens dans une spirale d’obstacles administratifs et financiers qui brident toute possibilité de développement personnel et collectif.

Il est temps de redonner aux citoyens la possibilité de bâtir un avenir meilleur. Ce ne sera possible qu’en sortant de cette logique punitive, en permettant aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux artisans, aux travailleurs précaires de respirer et d’agir sans être accablés par des réglementations absurdes et des charges écrasantes.

Les citoyens eux-mêmes doivent être les acteurs de cette transformation. Une haute qualité de vie pour tous ne peut être atteinte que par une politique participative où chaque individu est libre de contribuer à la société sans subir une oppression systématique.

Bâtir une nouvelle politique tournée vers l’avenir

L’homme pense, imagine, réfléchit. Il est temps d’en finir avec l’immobilisme et d’oser construire une politique nouvelle, libérée des carcans idéologiques qui nous enferment dans une vision passéiste et réactionnaire.

La France a besoin d’une ambition claire : être une puissance de paix, d’innovation et d’humanisme. Cela implique de repenser nos institutions, de donner la priorité à la jeunesse et aux générations futures, et d’insuffler un nouvel espoir dans la société.

Nous avons le choix : continuer à subir un système autoritaire et rétrograde, ou ouvrir un nouveau chapitre basé sur la liberté, la justice et la dignité. Il est temps d’agir, pour aujourd’hui et pour demain.

Choisir la justice, la dignité et la vie

En France, des enfants dorment dans la rue. Actuellement, plus de 2 000, dont des bébés, grandissent dans le traumatisme de l’extrême pauvreté. Plus de 330 000 personnes sont SDF, exclues du droit au logement, tandis que chaque année, les expulsions locatives augmentent et les charges deviennent insoutenables.

La France applique aujourd’hui une règle primitive : celle où l’argent domine tout, où il devient un titre de vie et non un simple moyen d’échange. Un pays qui traite ainsi les plus vulnérables ne peut prétendre incarner la justice. Il ne peut se contenter de distribuer aux citoyens fragilisés des cartes perdantes d’avance, tout en consolidant un système où seuls les plus fortunés ont droit à une existence digne.

Allons plus loin encore, plus haut. Osons l’ambition d’une société où le sens de la gratuité renoue avec sa place essentielle : celle de la vie elle-même. L’air que nous respirons, la lumière du jour, l’eau qui coule, les ressources que la Terre nous offre… Rien de tout cela ne se monnaye. Pourtant, notre civilisation s’enfonce dans une logique où tout devient payant, où l’accès aux besoins fondamentaux est conditionné par la richesse, où la survie remplace trop souvent la vie.

Aujourd’hui, en France, plus de 7 millions de personnes ne peuvent plus s’alimenter correctement faute de moyens, alerte la Croix-Rouge. Cette mécanique froide, qui privilégie l’accumulation à l’humain, conduit inexorablement à l’effondrement. Le changement climatique nous le rappelle avec force : la vie ne s’achète pas, ni avec des profits financiers vertigineux, ni avec des industries florissantes, ni avec une puissance politique éphémère. Nous la recevons gratuitement, tout comme le jour viendra où nous quitterons ce monde sans rien emporter.

Alors faisons le choix du juste, de l’équitable, du durable. Un choix qui aime la vie, qui protège l’avenir, qui remet la dignité au cœur de notre civilisation. C’est ainsi, et seulement ainsi, que la France pourra redevenir une nation véritablement humaniste et puissante, non pas par la domination, mais par son engagement à bâtir un monde meilleur.

Fédora Hélène

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