Les droits des femmes sont la voix de la paix universelle et durable, appelant le monde à la réconciliation.
La force de vivre des femmes témoigne de cet essentiel de la paix résidant au cœur même de l’humanité. Le courage des femmes est limpide tel une source, transparent comme la pureté de l’eau. Elles dépassent les violences subies, une liberté traumatisée, et chaque jour, elles donnent à leurs enfants, à leur famille, à leur communauté, prennent soin des plus fragiles, font preuve d’une résilience acharnée.
Une résilience simple, sans qu’elles ne reçoivent de reconnaissance. Préparer le repas des enfants, veiller à leur bien-être en offrant leur sourire et espérance sans dire mot, ni verser de larmes au petit jour, quand la nuit, il ne fut que la tyrannie de violences conjugales et/ ou sexuelles.
Taire la peine, les traumatismes de la pauvreté, les privations, les repas sautés, les violences endurées, leurs témoignages que le patriarcat efface, leurs yeux rougis, la peur faisant trembler tout leur corps, leur cœur battant trop fort, tout est maintenu invisible, un homme s’est fait l’ennemi, celui qui terrorise.
Les femmes à travers le monde connaissent ce dépassement de soi, celui que des hommes violents ignorent, plongés dans le chaos de leurs actes.
La violence faite aux femmes est toujours plus présente lors de crises humanitaires et de conflits armés.
Ce constat alarmant n’épargne aucun territoire, et dans les zones de conflit, les violences envers les femmes atteignent des sommets insoutenables. L’Ukraine en est un exemple frappant, où la guerre a aggravé les souffrances et multiplié les atteintes aux droits fondamentaux des femmes.

Ukraine – femmes en résilience –
Trois ans de guerre – chaque jour est vécu comme celui de la renaissance, celui qui verra la paix venir combler l’espérance, celui où le jour se levant est une chance, même si la douleur est parfois plus forte, la peur en ombre contre les rayons du soleil.
La violence est devenue le quotidien. Elle est présente comme un brouillard persistant, une éclaircie se lève, puis il revient et envahit les pensées, la mémoire traumatique se cache derrière le regard préférant s’attarder sur de simples choses, comme une fleur perçant le froid de l’hiver et promettant le printemps.
L’homme en oppresseur, incarnant la peur, ce qui dévaste la paix, le pouvoir entre ses mains, les femmes ne comptent que sur elles-mêmes et savent que la justice réside en la vie, dans la valeur de la paix qui leur permet de survivre. Le système judiciaire, comme dans de nombreux pays, abandonne les survivantes de violences, obéit aux lois patriarcales, et rompt les liens de confiance.
Les violences sexuelles ne sont pas tues, la parole s’est libérée depuis des décennies, mais elle n’est pas entendue, et souvent niée. Les conflits armés ne provoquent que toujours plus de violences et placent les femmes au front de la guerre.
Une femme ne prononce pas le mot : victime. Elle est une combattante, et doit avancer pour ne pas tomber sous le poids de l’injustice, des discriminations, de la violence la dépossédant de son corps et de son esprit.
Victime, un mot dont on finit par l’accabler, lui reprocher. Quoiqu’elle dise, ou qu’elle ne dit pas, elle est coupable des violences qu’elle subit, sa vie dévastée sous ses yeux, les maltraitances en pluie torrentielle sans qu’elle ne puisse se mettre à l’abri.
« Nous avons constaté que dans le cas de violences sexuelles, les victimes hésitent à contacter les forces de l’ordre et préfèrent résoudre la situation seules. Elles ne leur font pas confiance et doutent de l’efficacité de leur travail », souligne Khrystina Kit, présidente du groupe Jurfem, première association de femmes juristes en Ukraine, avec laquelle collabore ONU Femmes, pour soutenir les survivantes et réformer le cadre législatif ukrainien dans le domaine des violences sexuelles.

En 2024, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a estimé que 2,5 millions de personnes en Ukraine, dont une majorité de femmes et de filles, avaient besoin de services de soins de santé, de prévention, et une prise en charge des violences en raison du genre.
Pour répondre à cette urgence, Halyna Skipalska, directrice de la Fondation ukrainienne pour la santé publique et directrice nationale de Health Right International en Ukraine, a réalisé en avril 2022 la plateforme SafeWomenHUB, pour accompagner les femmes et les filles survivantes de violences, avec le soutien technique d’ONU Femmes et un financement du Fonds des Nations Unies pour la paix et l’aide humanitaire des femmes.
Depuis sa création, des psychologues, travailleurs sociaux et des juristes ont réalisé plus de 46 000 consultations pour soutenir des survivantes de violences conjugales, de violences sexuelles liées au conflit armé et d’autres violences telles que l’exploitation sexuelle et les trafics humains.
SafeWomenHUB est à l’écoute de femmes et de filles en situation précaire, déplacées de force par la guerre à l’intérieur du pays et à l’étranger, ainsi que celles se trouvant dans des territoires occupés pour les troupes russes et dans les zones d’hostilité.
Alors que la guerre entre dans sa 4ème année, plus de 1, 7 million de femmes et de filles sont déplacées à l’intérieur du pays, selon l’OIM. Une situation qui implique la perte d’un travail, l’interruption d’études et projets, la perte d’un domicile, d’affaires personnels, d’infrastructures, et l’éloignement de familles et relations amicales.
Les femmes et les enfants subissent un isolement socio-économique, culturel et souvent familial. Des épreuves difficiles, des conditions de vie éprouvantes au cœur du conflit, les traumatismes de violences multidimensionnelles.

L’Ukraine, une population éprouvée en résilience, compte au total 3,7 millions de personnes déplacées à l’intérieur de l’Ukraine.

« L’invasion continue de l’Ukraine par la Russie a créé l’une des crises humanitaires les plus profondes de notre époque, affectant de manière disproportionnée les femmes et les filles » a déclaré Halyna Skipalska.
SafeWomenHUB, un soutien indispensable pour la santé et le bien-être des survivantes, qui ne peuvent pas être négligés, confinés dans les injustices, les traumatismes pouvant paralyser toute une vie. Halyna Skipalska témoigne des bienfaits apportés aux femmes bénéficiaires du programme en transmettant leur témoignage. Une d’entre elle témoigne, « s’asseoir à côté d’un homme dans un bus sans ressentir une peur écrasante » est devenu possible par un accompagnement psychologique et pluridisciplinaire au service des femmes et des fille. Une autre femme témoigne du résultat du suivi en expliquant avoir pu se rendre dans un hôpital militaire pour rendre visité à son père sans être paralysée par l’anxiété à la vue des uniformes militaires.
Halyna Skipalska informe que « les retours que nous recevons des survivantes soulignent l’impact transformateur de notre travail », précisant, « les femmes nous disent qu’elles dorment mieux, qu’elles ressentent moins d’anxiété et font moins de cauchemars, et qu’elles retrouvent la capacité d’interagir socialement. »
Les violences sexuelles constituent des crimes contre l’humanité tolérés par des siècles de domination patriarcale, d’inégalités, d’oppressions à l’encontre de la moitié de l’humanité.
Femmes, paix et sécurité – Construire un monde réconcilié
Pour ouvrir le 21ème siècle sur une nouvelle ère progressiste et de paix, le 31 octobre 2000, le Conseil de sécurité adopte la Résolution 1325 affirmant le rôle important des femmes dans la prévention et le règlement des conflits, et soulignant qu’elles doivent participer aux négociations pour le maintien et la promotion de la paix, être présentes autour de la table des négociations.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a alors souligné que les femmes et les enfants sont de plus en plus pris pour cible au cours de conflits, et sont au front de la guerre en subissant des violences dévastatrices. Les femmes et les enfants font partie de la grande majorité des personnes déplacées de force, qui ont leurs droits humains bafoués, et subissent de plein fouet les effets destructeurs des conflits.

Rappelant que la Convention de 1979 sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes n’est toujours pas respectée, ni appliquée. De même le droit international humanitaire est balayé, bien que des femmes et des filles subissent en 2025 la continuité des violences sexuelles en temps de paix, comme elle devient une arme brisant des femmes, des familles et des communautés lors de conflits.
En avril 2024, lors de la séance organisée par la présidence de Malte sur la question « les femmes et la paix et la sécurité », Pradmilla Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles en période de conflits, a informé le Conseil de sécurité de l’augmentation alarmante de 50 % des violences sexuelles dans les conflits en 2023. Une aggravation qui a été considérée comme d’autant plus choquante, que ce sont des femmes et des filles qui représentent 95 % des victimes, selon les cas vérifiés par les Nations Unies. Des violences perpétrées sur plusieurs territoires, comme en République démocratique du Congo, au Moyen-Orient, au Soudan, en Ukraine, en Haïti. Le rapport du Secrétaire général dont le Conseil fut saisi en avril 2024, a évoqué pour la première fois Israël et le territoire palestinien occupé.

Niemat Ahmadi, fondatrice et Présidente de l’ONG Darfur Women Action Group, a témoigné en tant que survivante du génocide du Darfour et a exprimé que « ce Conseil ne peut pas rester muet alors que des actes inhumains continuent d’avoir lieu en toute impunité ». Puis, elle a indiqué que la gravité du pic du taux de violences sexuelles observé également au Soudan, n’aurait jamais été sans la prolifération des armes.

La lutte contre les violences sexuelles est un acte de paix concret pour tous, « prévenir les violences sexuelles liées aux conflits par la démilitarisation et la maîtrise des armements tenant compte des questions de genre », a expliqué Pradmilla Patten.
Plusieurs délégations, ainsi que Mme Patten, ont recommandé d’utiliser des mesures coercitives pour arrêter la circulation d’armes tombant entre les mains d’acteurs de violences sexuelles, « le moyen le plus direct et le plus efficace de désarmer l’arme du viol et, en fin de compte, de prévenir et d’éradiquer ces crimes ».
Fort de cette analyse pour la démilitarisation, l’Ambassadrice de bonne volonté d’ONU Femmes, a dénoncé neuf années consécutives investies dans la hausse des dépenses militaires, atteignant en 2024, le niveau record de plus de 2 400 milliards de dollars. Daina Gurirra a signalé que « les auteurs de violences sexuelles dans les théâtres de conflit sont tous armés jusqu’aux dents, violant de manière flagrante les embargos applicables. »
Mme Patten a plaidé en faveur des stratégies de désarmement et de la réforme du secteur de la sécurité devant tenir compte des violences faites aux femmes, en raison de leur genre.
Les armes ne protégeront jamais l’humanité, mais la conduisent sur le chemin du chaos.

Mettre fin à l’impunité des auteurs de violences sexuelles
L’impunité est d’une gravité extrême, car elle revient à valider des crimes contre l’humanité. Les violences sexuelles sont considérées par leurs auteurs comme un « butin » s’est indignée Mme Gurirra. Les témoignages des survivantes sont le plus souvent anéantis, réduits au silence, soumis aux pressions sociales et confrontés au deuil de toute justice.
Refondre la justice en s’appuyant sur le Programme pour les femmes et la paix et la sécurité et mettre en valeur trois principes essentiels : la prévention, la protection et la participation qui doivent être renforcés par le désarmement et la maîtrise des armements, a souligné la Suisse.
D’autre part, il est d’investir dans l’Alliance internationale pour la prévention des violences sexuelles en période de confit, créée en 2023 et rejoint par 26 États Membres, dont des gouvernements, des organismes multilatéraux, des survivantes, des organisations civiles et par la Cour pénale internationale (CPI).
Dans un article de la Revue de l’OTAN, Sine Vorland Holen et Dr Lotte Vermeij, conseillères principales à l’Université de défense norvégienne, ont souligné que « les violences sexuelles commises en période de conflits sont reconnues et codifiées comme constituant l’un des violations les plus graves du droit international, et elles font l’objet de poursuites judiciaires. » Ces actes cruels sont des crimes et le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme qualifient « ce type d’atrocité de crime de guerre, de crime contre l’humanité et dans certains cas d’acte de génocide »
Le statut de Rome de la Cour pénale internationale mise en place en 1998 reconnaît les violences sexuelles comme crimes contre l’Humanité. Les violences sexuelles définissent le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité similaire.
Bien que les violences sexuelles soient reconnues comme des crimes contre l’humanité, les investissements pour les droits des femmes dans les pays touchés par les conflits, en tenant compte de l’aide bilatérale, n’atteignent pas les 150 millions de dollars pour l’année 2023, selon les données disponibles, soit moins de 0,01 % du montant alloué pour les dépenses militaires mondiales, a déploré Mme Gurirra.
L’impunité est conçue et voulue et tient à garder le statut de la cruauté comme moyen de puissance et de destruction dans le monde géopolitique, autant que celui politique, agissant de même en temps de paix en ne condamnant que rarement les auteurs de violences sexuelles.
La loi des violences doit être brisée et non l’humanité
La problématique est similaire, mais à une autre échelle. Des femmes et des filles ont subi des violences sexuelles dans leur propre pays avant qu’un conflit ne s’y déclare, sans avoir accès à la justice, leurs droits humains bafoués.
Le rapport intitulé « Vies brisées » de Médecins sans Frontières souligne que les violences sexuelles ne se limitent pas à des périodes de conflit, mais sont une continuité d’un fonctionnement destructeur de nos sociétés, « même si la violence sexuelle est exacerbée en temps de guerre, elle touche également des millions de gens vivant dans des contextes post-conflits ou stables. Dans ces situations, les auteurs sont souvent des civils connus des victimes ».
D’autre part le rapport fait état des viols conjugaux et dont les études de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont démontré que ces violences sexuelles d’une gravité comparable, et souvent répétées par l’auteur, ont lieu dans des pays qui ne sont pas en guerre, et plus de 75 % des femmes ont été abusées sexuellement et physiquement depuis l’âge de 15 ans. Ce qui implique des traumatismes pouvant toucher toute une vie, avoir de graves conséquences sur la santé, le droit de vivre pleinement et non de survivre. Le rapport de MSF constate que les viols commis par un conjoint ou partenaire ne sont que rarement condamnés. Pourtant, il s’agit d’un crime contre l’humanité.
L’impunité systémique est politique – MSF souligne dans le rapport 2009 que « dans des contextes stables, la violence sexuelle peut parfois également être une activité tolérée par les gouvernements », comme c’est le cas en France. Le droit de propriété sur une femme ne semble pas être réellement aboli dans le monde en 2025.
Les violences sexuelles : une réalité au-delà du conflit
Un pays peut-il agir efficacement et concrètement contre les violences sexuelles en période de conflit, quand il octroie une tolérance à l’égard des agresseurs hors période de conflit ? Le patriarcat n’a pas de limite et s’impose en temps de guerre et de paix.
« Jusqu’à ce que nous disions clairement que le viol a des conséquences – des conséquences réelles et désastreuses, nous ne parviendrons jamais à inverser la tendance », a affirmé l’Ambassadrice.
Les conséquences des violences sexuelles ont été établies depuis longtemps par des rapports scientifiques, à l’exemple des études de l’OMS, qui font état des retombées dramatiques de ces violences pour la santé des femmes et des filles.
Il est de constater que les survivantes de violences sexuelles commises en période de conflit dans des pays en voie de développement, sont abandonnées, ne reçoivent ni soins de santé, ni justice, subissent des discriminations, et que de manière similaire des femmes le vivent dans des pays dits développés et en période de paix.
L’impunité systémique et politique : un fléau global
Comment des pays occidentaux, riches et en paix, à l’image de la France, pourraient-ils œuvrer avec force et détermination contre les violences sexuelles liées au conflit, quand la culture du viol est dominante à l’intérieur de leur pays ? En France, toutes les 2 minutes 30, une femme subit un viol ou une tentative de viol et un enfant est victime de violences sexuelles toutes les 3 minutes, tandis que seulement 0,6 % des agresseurs sont condamnés après des années de procédures éprouvantes pour uniquement les victimes.

D’autre part, la volonté d’Emmanuel Macron d’augmenter de manière significative la production d’armement s’inscrit dans un rapport de force constant entre puissances, un jeu financier dangereux par les exportations d’armes, d’avenir sous la pression de conflit recrudescent, de domination archaïque en continuité où le viol est une arme de guerre. Le monde a-t-il été en paix une seule décennie depuis les conquêtes antiques ?
La politique de la guerre empêche toute résolution de paix d’être universelle et durable, et contribue à l’augmentation tragique des violences sexuelles dans les territoires en conflit et dans les pays dits en paix, alors que les menaces de guerre grondent comme un orage perpétuel.
La France se prépare à la guerre sous l’égide de la présidence d’Emmanuel Macron, entraînant un mouvement européen de militarisation en réponse à la guerre en Ukraine, aux tensions sévères avec la Russie.
Une crise humanitaire se développe en Europe, les violences conjugales ont augmenté de 10 % en France en 2024, la précarisation des femmes s’aggrave, les exposant à toujours plus de risques de violences.
Il n’y a pas de moyens mis en priorité pour lutter contre une crise alimentaire, la pauvreté galopante en Europe, y compris en France, où des enfants dorment dans la rue, mais les financements sont disponibles et encouragés pour l’effort de guerre, pendant que celui pour la paix s’éteint.

Les conséquences des violences sexuelles : une urgence médicale et humanitaire
Il manque également de moyens pour la prise en charge des femmes et des filles, alors que la violence sexuelle constitue une urgence humanitaire médicale. Dans certains cas, les agressions entraînent de graves blessures nécessitant des soins de santé d’urgence. Le risque du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles constituent une inquiétude majeure pour la santé des femmes et des filles, qui exige une réponse médicale adaptée. Un viol peut également entraîner un risque de grossesse non désirée. Les entraves ou l’interdiction au droit à l’avortement dans des conditions médicales et sécurisées, exposent des survivantes au danger des avortements clandestins, quand elles choisissent de ne pas être enceinte de leur agresseur.
La société accepte que des violences inhumaines soient infligées à des femmes, que leur corps soit traumatisé, et qu’elles subissent des séquelles psychologiques pouvant paralyser toute une vie.
Ukraine – Les femmes sur le front de la guerre

Trois ans de guerre, l’Ukraine est plongée dans une crise humanitaire profonde. Aujourd’hui, plus de 14 millions d’Ukrainiens ont besoin d’une aide humanitaire, dont 6,7 millions de femmes en danger en Ukraine, alerte ONU Femmes.
Un conflit qui a provoqué le plus grand nombre de personnes déplacées depuis la Seconde guerre mondiale, soit plus de 6,3 millions de réfugiés trouvant refuge dans les pays voisins, et 3,7 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays, dont 56 % de femmes.

Une situation économique effondrée sous le poids de la guerre, 72,5 % des femmes sans emploi en 2023, mais un peuple en résilience, sait qu’il est crucial de continuer à avancer, à réaliser des projets. Les femmes savent l’importance d’être autonome et face à une crise économique sans précédent, les familles séparées, les conjoints au front, blessés et certains décédés, la problématique des violences en constante augmentation, elles sont conscientes que le goût de vivre se réalise en concrétisant des projets d’entreprise, de relever son pays, car il est celui où les enfants grandissent.

L’exemple de l’Ukraine : résilience et leadership féminin
Les femmes sont actuellement l’arc majeur des ressources économiques du pays. Rien que sur l’année 2023, 10 000 nouvelles entreprises ont été créées par des femmes ukrainiennes.
Des femmes qui gardent courage et espoir, plus de 62 000 d’entre elles ont rejoint l’armée, dont 43 479 en service actif et plus de 5 000 se trouvent sur la ligne de front, selon les données d’ONU Femmes.

Sabine Freizer Gunes, représentante d’ONU Femmes en Ukraine a déclaré « alors que les femmes continuent de subir les conséquences de la guerre en Ukraine, elles ont besoin d’une assistance, d’être en sécurité, et, surtout, de vivre dans la paix. » Un message pour toutes les femmes à travers le monde qui en résilience dès que le jour se lève pour porter l’espérance vivante dans leur cœur, leur esprit, leur corps relevé des blessures. Elles témoignent des plaines gelées d’Ukraine, des terres en poussière de Gaza, des champs arides du Soudan, des murs clos d’Afghanistan aux villes d’Occident, de la force de vivre, du pouvoir de leurs larmes de semer la liberté.

Les femmes d’Ukraine, « leur résilience indéfectible a été tenace et remarquable », souligne Sabine Freizer Gunes. Ajoutant, « Je réitère la solidarité et l’admiration d’ONU Femmes pour chaque femme en Ukraine qui soutient sa famille, sa communauté et son pays, que ce soit en apportant une aide humanitaire ou en faisant preuve de leadership pour contribuer au relèvement et à la reconstruction. »
Une résilience soutenue par la solidarité, ONU Femmes accompagne en Ukraine 40 organisations de la société civile, comme Women’s Perspectives, dont Anastasiia Pyrohova est membre et témoigne, « en tant que personne déplacée dans mon propre pays et psychologue professionnelle, j’ai aidé d’autres femmes à surmonter leurs problèmes, notamment les déplacements forcés, la violence et le chômage. Dans le cadre de mon rôle de coordinatrice d’un projet dans la ville de Sambir, nous organisons diverses activités, y compris des discussions de groupes de soutien psychologique et psychothérapeutique, des cours d’art et des leçons d’anglais ». Une dynamique inspirante pour d’autres pays même stables.
ONU Femmes en appui, travaille en Ukraine pour fournir une aide humanitaire à plus de 45 000 femmes et filles, ainsi que des services de soutien psychologique, d’aide juridique et d’orientation vers les services sociaux. Ce sont 100 000 personnes qui ont pu bénéficier de ce soutien en 2023.

De l’aide humanitaire fournie par l’ONU dans l’oblast de Kharkiv, en Ukraine.
ONU Femmes a investi en 2023, 10,6 millions de dollars pour soutenir les femmes ukrainiennes et organisations civiles dirigées par des femmes au niveau national.
Un soutien mettant en valeur la résilience des femmes en Ukraine, et coopérant également avec le gouvernement pour faire avancer l’égalité, et développer l’autonomisation des femmes. ONU Femmes participe à la délivrance de compétences, à l’élaboration de services aux entreprises, ainsi que pour renforcer l’accès à l’emploi à l’exemple de l’initiative « Women’s Entrepreneurship expo » (Salon des femmes entrepreneuses).
L’autonomisation des femmes : clé pour la paix et la sécurité
Les investissements doivent s’orienter vers la résilience, le dépassement de soi, la liberté d’entreprendre pour les femmes en situations de précarité, pour lutter efficacement contre la violence à toutes les échelles de la société.
Des pays dits stables ne se donnent pas les moyens d’investir pour l’autonomisation des femmes, dans l’entrepreneuriat pour toutes les femmes, donc aussi pour celles précaires, survivantes de violences laissées sur le bord de la route.
Toute personne a le droit a un travail décent pour renforcer son droit de vivre en paix et sécurité, ainsi que la Déclaration universelle des droits de l’homme le stipule dans son article 23.
Article 23 – 1« Toute personne a droit à un travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et la protection contre le chômage. »
Article 23 – 2 « Tous sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal »
Article 23 – 3 « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. »
La réponse pour renforcer la résolution « Les femmes, la paix et la sécurité », il est crucial d’investir dans les programmes d’autonomisation des femmes, de favoriser un accès à tout âge aux formations et établissements d’enseignement supérieur, d’en faciliter l’accès pour les femmes et les filles précaires, ainsi que pour les survivantes de violences ayant eu leur vie entravée par les conséquences des maltraitances et de non-reconnaissance.
Ouvrir en grand les portes de l’entrepreneuriat pour les femmes pour insuffler à nos sociétés un vent de liberté qui donne vie à la paix. Faire sauter les verrous des interdictions, des politiques sexistes, des barrages technocratiques, des conditions limitantes pour permettre à toutes les femmes de réaliser des projets, de décider, de faire leur choix, de réaliser des projets, de vivre !

Photo: UN Women/Ryan Brown
Toutes les femmes méritent d’être soutenues, de ne plus être opprimées, maltraitées et traumatisées. Toutes les femmes ont leur place sur le front de la réussite, elles l’ont prouvé en étant déplacées de force sur les premières lignes de la guerre, de la pauvreté, des oppressions et des violences.
Les femmes en résilience construisent chaque jour une nouvelle ère de paix et de liberté pour leur pays, mais aussi, par la solidarité internationale, pour toutes les femmes et les filles où qu’elles soient.
En avant mars, l’initiative d’ONU femmes France, c’est propulser en avant les droits des femmes quand partout dans le monde, ils reculent.
Mettre fin à la guerre, à une économie suivant le mouvement des armes, et marcher vers la paix et la liberté, un sens, car l’humanité avance toujours vers ce qui est possible. À nous de faire en sorte que seule la liberté soit possible.
Faire Fraternité, c’est faire l’humanité.
Fédora Hélène

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