Quand la politique trahit la paix
Quarante-trois députés français, dont certains du groupe Renaissance, parmi lesquels Prisca Thévenot, ancienne ministre et porte-parole du gouvernement d’Emmanuel Macron, ont adressé, le 29 mars 2025, une lettre au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, pour s’opposer au renouvellement du mandat de Mme Francesca Albanese en tant que rapporteuse spéciale pour les territoires palestiniens au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
Une opposition malintentionnée, qui n’a pas eu l’impact escompté : Mme Albanese a été reconduite dans ses fonctions par l’ONU.
Prisca Thévenot, tout comme Aurore Bergé, incarne cette nouvelle extrême droite qui se cache derrière la rhétorique du progrès et de la « bonne conscience » pour répondre au fléau des violences conjugales et sexuelles – que subissent aussi, d’ailleurs, des femmes sur les fronts de guerre. Elle le fait au nom symbolique de Renaissance.
Une extrême droite qui ne dit pas son nom
Une extrême droite moderne, maîtrisée, jouant sur l’ambiguïté, manipulant les valeurs humanistes, se parant de démocratie pour mieux l’assommer de l’autre main. Elle soutient l’aide humanitaire par contrainte européenne et pour soigner son image internationale, tout en flattant le lobbying à la page suivante. La génération Macron pense l’argent de façon plus subtile que les bijoux clinquants de Rachida Dati, selon l’information de Libération – laquelle, pour sa part, a compris le système, les mensonges politiques, et la posture silencieuse d’une partie de la population, incapable de vivre la démocratie, et appelant de tous leurs vœux l’extrême droite au pouvoir. Alors, elle en profite et manipule, comme tous savent le faire.
Rachida Dati aurait un patrimoine caché de plus de 400 000 euros de bijoux luxueux.
Ancienne magistrate, tombée dans la potion magique de la politique – Les moralisateurs réactionnaires de l’UMP – si présents dans les gouvernements successifs de Macron depuis 2017 – Ceux dérivant vers une branche épineuse : Les Républicains et l’entrisme d’extrême droite.
C’est ainsi que LREM n’existe pas.

La crise économique n’est jamais subie par ceux qui, de manière machiavélique, la mettent en place. Tenir les citoyens par le moyen financier : un concept autoritaire, maintes fois utilisé par des dirigeants au cours de l’histoire.
Macron applique. L’appauvrissement des plus vulnérables, une classe moyenne sous la chape de plomb des crédits bancaires, de la peur de la pauvreté, sur l’épargne pour sauvetage. L’impôt calculé pour diviser, attiser la colère, maintenir l’emprise, servir de privilèges la classe politique et son environnement proche. Les taxes et normes multipliées, issues de la folie financière, de son autoritarisme.
Un Premier ministre fictif pour parfaire la comédie. Bruno le Maire qui rêvait d’être un grand écrivain et qui ne fut remarqué que par ses propos salaces, a fini placé en politique, brassant du vent, l’air des mensonges, avant de rejoindre la Suisse pour le confort de son immortalité.
Giscard inspire Emmanuel Macron – l’extrême droite convenable, le capitalisme bourgeois, quelques évolutions contraintes par le mouvement des luttes à travers le monde, comme le féminisme. Le courage de Simone Veil de leur faire face – ces hommes misogynes, contrôlant et dépossédant les femmes de leur corps, de leur esprit. La violence inouïe du patriarcat qui domine toujours et nous fait croire que plus aucune liberté ne peut être acquise.
Alors, ils manipulent l’espoir qu’ils transforment en désespoir avec l’aide de leur justice politique.
La maltraitance de la population devient un levier d’imposition sur la scène internationale – celle qui capte toute l’attention d’Emmanuel Macron – celle de ses ambitions.
L’ambition diplomatique, au mépris des peuples
La Palestine. Une cause que certains utilisent pour servir le pouvoir politique, des intérêts géopolitiques, une mondialisation économique, les alliances pour les ventes d’armes, la possession de territoires.
L’ambition démesurée du pouvoir : Emmanuel Macron saisit l’opportunité de se rendre indispensable, d’apparaître comme le fer de lance de l’aide humanitaire, de prétendre tenir la solution politique.
Pendant ce temps, quelques-uns de son camp se chargent de maintenir l’autre visage : celui qui soutient Netanyahu.
Souhaitons à Emmanuel Macron de devenir sincère, d’être ému par la souffrance des enfants de Palestine, de choisir véritablement de soutenir l’aide humanitaire à un niveau toujours plus élevé, plus exigeant : la sincérité.
De vouloir chaque jour avancer vers une renaissance bien différente, celle qui s’inspire de l’humanité qui s’ancre profondément en nous. Cet invisible de l’être, ce lien indéfinissable, cette lumière qui permet de survivre.
Marc Ferracci, ami d’Emmanuel Macron, lui, préfère le snobisme des beaux costumes et lunettes de soleil pour s’adresser à ceux « d’en bas », pour citer Michel Barnier, reclus dans un giscardisme écroulé.
Ces économistes de salons mondains mettent en danger les droits sociaux pour lesquels les résistants et le peuple ouvrier se sont battus.
Démocratie de façade – quand gouverner, c’est partager
Pour gouverner, il suffit d’aimer. On comprend alors que gouverner, c’est partager le pouvoir.
Sans les travailleurs humanitaires qu’elle serait le pouvoir de l’aide humanitaire ?
Des humanitaires blessés et tués par les attaques israéliennes. Pourtant, le pouvoir, c’est ces hommes et ces femmes ayant perdu la vie, car ils ont voulu secourir.

L’autoritarisme est inhumain
Partager, c’est le pouvoir que possède celui qui gouverne. Et, par cet acte, il reconnaît la souffrance de populations, et ne souhaite qu’une chose : mettre fin à toute violence, à un système destructeur.
Ainsi, Emmanuel Macron n’aurait plus qu’un objectif au niveau national et international : respecter les droits humains fondamentaux, le droit de vivre et non de survivre dans la pauvreté.
Plus de 2 millions de personnes à Gaza vivent sous le seuil de pauvreté depuis octobre 2023.

En France, la précarité grandit. Les traumatismes de la pauvreté peuvent marquer toute une vie.

Le christ a marché au Liban et en Palestine
Le christ est la foi, l’intime – et chacun quelqu’il soit, où qu’il soit, croyant ou non-croyant, d’une religion ou d’une autre, peut en lui ressentir cette force de la vie, ses larmes de tristesse à la vue d’une terre en ruine, d’enfants ensevelis sous les bombardements. À ce moment là, il partagera l’amour du Christ se couchant sur le sol brûlant des poussières des bombardements israéliens.
Il est cet homme, cette paix, ce qui nous tiens debout, tous, face à cette guerre terrible. Il nous fait résistants. Nous permettant de toujours dire : « je crois » en l’humanité, en la liberté, en la réconciliation.
Christ, figure universelle, qui n’est pas un instrument politique ou religieux, mais ce frère qui n’impose rien, ne décide pas pour vous, mais qui vous permet de recevoir une espérance forte, une paix intense qui sauve la vie.
Prends le, car il s’est donné.
Partage ta force, car il a partagé sa vie.
Il n’a pas été soumis, mais révolutionnaire. Il n’a pas eu de pouvoir, il a juste aimé. Il n’a rien possédé que ses pas sur cette Terre.
Son église est une pierre parmi les autres. Elle est là parmi les maisons, écoles, hôpitaux détruis par les forces israéliennes.
Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas voulu être une religion, mais un être humain. Il a voulu rassembler, défaire les lois et règles, la pauvreté et les souffrances, unir les femmes et les hommes, qu’ils marchent ensemble d’un même pas.
Il a voulu te dire que tout est en toi. Mais, les guerres ont continué, la politique a dominé le monde, a déchiré l’espoir grandiose d’une humanité réconciliée.

Les frappes israéliennes au Liban touchent les civils, dont des enfants
Les opérations militaires israéliennes marquent une nouvelle fois le Liban en ce mois d’avril.
Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a signalé, le 15 avril dernier, la violation croissante de l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre.
Depuis le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, plus de 71 civils ont été tués par les frappes israéliennes, dont 14 femmes et 9 enfants, selon le bilan du HCDH.
Des faits qui maintiennent 92 000 personnes déplacées en raison de la violence.
Le porte-parole du HCDH, Thameen Al-Kheetan, a indiqué, lors d’un point presse, qu’une attaque israélienne survenue le 1er avril avait touché un immeuble résidentiel dans le sud de Beyrouth, situé à proximité de deux écoles, tué deux civils et causé d’importants dégâts dans tout le quartier.
Deux jours plus tard, c’est le centre médical ouvert à Naqoura dans le sud Liban. qui a été détruit par les bombardements israéliens. Les ambulances se trouvant à proximité ont été endommagées.
D’autres frappes auraient tuées, entre le 4 et le 8 avril, 6 personnes dans des villes du sud Liban.
Le porte-parole du HCDH a indiqué que les frappes ont détruit plusieurs infrastructures civiles, des immeubles d’habitation, des routes.
Et, au moins une église a été détruite dans le sud Liban.

Un enfant de deux ans de Tyr, au Liban, se remet de ses graves brûlures à la suite d’un raid israélien.
Le vivant sous les bombes
Aujourd’hui, les enfants de Gaza, du Liban, d’Ukraine, du Soudan et d’autres territoires en guerre, montrent chaque jour aux dirigeants et puissants, à chaque citoyen, ce que signifie l’humanité. La vie.
Mais leurs blessures, leurs douleurs ne suffisent pas à convaincre. Le pouvoir, uni au mensonge de l’argent, frappe inlassablement.
Une terrible catastrophe humanitaire s’est abattue sur Gaza. Elle a été créée par les hommes politiques. Le pouvoir politique israélien a fermé les portes de l’humanité.
La communauté internationale, l’Union européenne ne regardent que la puissance politique et raisonnent une solution politique, pendant que chaque bombe tombe sur Gaza et le Liban, que les drones israéliens surveillent tout en permanence, que les roquettes tombent, que les villages sont détruits, les populations sans plus aucun refuge.
Les enfants affamés attendent une « solution politique » comme le répète convaincu Emmanuel Macron. La solution est purement humaine. Nous avons oublié qui nous sommes.

L’année 2025 ne sera jamais ordinaire, car elle nous rappelle qui nous sommes.
La pauvreté en constante augmentation à travers le monde. Les souffrances. Les plus vulnérables accablés. Les pleurs de détresse de mères isolées. Les enfants dormant dans la rue, y compris à Paris. Les puissants toujours plus riches. Rachida Dati, ministre française parée de luxueux bijoux, et la culture précarisée, réservée à une élite. Les Présidents en réalité sans pouvoir. Et les bombes écroulent l’innocence. Tout est détruit.

Si l’humain redevenait conscient, il arrêterait une journée un système destructeur, des industries d’armement, l’argent, des États en machine de guerre. Ils marcheraient libres. Ensemble, véritablement.
L’homme verrait son humanité, sa fraternité, ses mains semblables à celles de son frère et de sa sœur, il verrait le monde clair.
Une journée de vie, de liberté, de Réconciliation.

Pourrait-il ensuite rejoindre de nouveau l’obscurantisme ?
L’humain a tout en lui. La force de son esprit, de son imagination, de créer une civilisation nouvelle, d’accomplir la paix universelle, d’anéantir la pauvreté, de soigner la nature et le plus fragile, puisqu’ils sont unis, reposent sur le même sol.
Les corps laissés sur le sol – Gaza et le monde pleure. Israël a trahi la promesse de paix, Netanyahu a tant détruit.
Emmanuel Macron parle de démilitariser la Palestine, mais il est nécessaire de mettre fin à la guerre dans le monde entier et de démilitariser également Israël.
Plus une vente d’armes à Israël. Mais, aujourd’hui, les puissances augmentent leur production d’ogives nucléaires. L’effondrement, c’est déjà cela. Construire ce qui rend possible de détruire la vie.
Un mot doit être : paix.
Combien de mots faudra-t-il écrire pour que la paix soit ?
Combien de corps d’enfants meurtris faudra-t-il encore ?
Combien d’assiettes vides, d’enfants affamés, faudra-t-il pour remplir les paniers de pain ?

Les paix riches et stables ont créé des taxes sur l’alimentation, un enrichissement des lobbies alimentaires, un impôt sur le droit de se nourrir. Ils ont produit une crise alimentaire. Ils humilient par la faim.
Aujourd’hui, en France, 7 millions de personnes n’ont plus les moyens financiers de s’alimenter, selon la Croix-Rouge.
Comment Emmanuel Macron pourrait-il être porteur de la paix ? Il ignore ce que signifie avoir faim. Il ne connaît pas la souffrance de la pauvreté. Et, il ne trouve pas dans ses insomnies le réconfort de sa conscience.
Libérer de toutes taxes les produits alimentaires. Redonner aux champs de culture toute leur noblesse. L’être humain reçoit. Il ne peut que recevoir.
Une économie saine et partagée est possible, car elle est humaine.
Les Objectifs de développement durable des Nations Unies déterminent la constitution d’une nouvelle ère d’ici 2030.
La guerre fabrique l’illusion. La violence sème le désespoir.

La terre de Palestine est bénie
Les bombardements israéliens peuvent tout détruire, sauf notre amour.
Les enfants de Palestine et d’Israël sont innocents, et chaque enfant compte, où qu’il soit et quel qu’il soit.
Les enfants ont le droit de grandir en paix.
La souffrance des enfants de Gaza est insoutenable, et chacun doit, selon ses moyens : agir, ne pas être indifférent, et soutenir par son humanité les populations de Gaza, de Cisjordanie, et du Liban.
Le 9 avril 2025, le chef de l’ONU, a informé sur l’impossibilité de réaliser plusieurs actions humanitaires à Gaza « les autorités israéliennes ont refusé 8 de nos 14 tentatives de travailleurs humanitaires de coordonner l’accès aux personnes ayant besoin d’une aide urgente. Dans l’ensemble, depuis l’intensification des hostilités le 18 mars, les autorités ont refusé 68 % de nos 170 tentatives de coordonner l’accès pour atteindre les personnes de la bande de Gaza et les aider avec une aide humanitaire. »
Des civils blessés, en grande vulnérabilité, ne peuvent recevoir aucun soutien.
Un blocage humanitaire résulte d’une volonté de détruire des vies innocentes. Des enfants blessés, orphelins sont ainsi confrontés à l’horreur.

Les forces israéliennes disposent d’un armement technologique et puissant, et face à leurs tirs se trouvent les petits corps fragiles des enfants palestiniens.
Doit-on dire plus ?
On peut fermer les yeux et imaginer le Christ marcher dans Gaza, il y a plus de 2000 ans. Car en réalité, c’est nous qui marchons dans Gaza. C’est nous qui connaissons notre fraternité, qui savons que nous sommes leurs frères et sœurs, que notre cœur ressent une immense peine.
Une Terre bénie –
Le mystère de la vie. Nous abandonner à lui, être ces enfants de Gaza triomphant par leur lumière, leur savoir leur enseignant qu’ils sont sur leur terre, celle de leur naissance.
Nous abandonner à la foi. Que pouvons-nous comprendre de l’incompréhensible cruauté qui en continuité marque l’Histoire ? Cette folie qui emporte tout espoir. La politique.
Un monde libéré de la politique, de cette peur qu’elle suscite pour servir des intérêts géopolitiques toxiques, déjà perdus dans le bruit des bombardements.
Chacun d’entre nous est une infime paille dans l’océan, un infiniment petit dans l’univers. Mais nous sommes vivants. Tous les éléments de la vie – de l’eau à la terre, jusqu’à la lumière – nous constituent.
Nous sommes Un.
Oser croire en la paix. Oser l’impossible pour tout reconstruire, pour fonder un monde apaisé, juste, qui ne s’éloigne pas du cœur, de la vie.
Fédora Hélène

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