Droit à mourir dans la dignité : sabordé par la droite, porté par les femmes

Pour la dignité, pour la paix : merci Sandrine Rousseau

Une parole juste – Sandrine Rousseau a confié avec courage et confiance la raison de son engagement pour le droit de mourir dans la dignité.

Elle a partagé avec chacun d’entre nous un témoignage poignant et précieux, sur la souffrance d’un être qui lui était cher : sa mère.

Elle a exprimé des valeurs humaines que la société doit profondément respecter et partager.

Elle s’est heurtée, lors des débats à l’Assemblée nationale sur « la fin de vie, droit à l’aide à mourir », à des hommes de droite que tant de femmes et de filles n’en peuvent plus de subir.

Leur violence feutrée, leur machisme – que Valérie Pécresse, pourtant issue de ce même camp politique, a elle-même dénoncé publiquement.

Le poids du patriarcat réactionnaire

La France est à bout d’une doctrine patriarcale, d’un sectarisme d’extrême droite catholique qui manipule la religion et se cache derrière une fausse moralité pour, en réalité, exprimer une violence froide, calculée, profondément sexiste, et imposer une vision autoritaire de la société.

La droite réactionnaire, ce mental toxique, cet obscurantisme : de nombreuses femmes peuvent témoigner de la violence d’hommes issus de ces milieux.

Le droit de mourir dans la paix et la dignité, sans souffrance, est un droit humain fondamental.

L’épreuve terrible traversée par la mère de Sandrine Rousseau ne doit plus être une fatalité pour celles et ceux qui souffrent d’une longue et douloureuse maladie.

Le suicide de femmes et de jeunes filles est un autre sujet grave, qui témoigne d’une souffrance profonde en France, une souffrance qui ne cesse de s’aggraver.

Emmanuel Macron, la droite française a déjà fait suffisamment de mal. Sa dérive autoritaire et d’extrême droite doit provoquer l’indignation.

Patriarcat, extrême droite, hypocrisie : assez !

Les Républicains, ça suffit ! Leur faillite aux dernières élections présidentielles en est la preuve.

Il est profondément regrettable que, pour conserver le pouvoir, Emmanuel Macron ait choisi de cohabiter avec ce mouvement intégriste issu de l’UMP, rassemblant des courants d’extrême droite incarnés par des figures comme Bruno Retailleau ou Gérald Darmanin.

Certains députés de droite ont tenté de vider la loi de sa substance, en la rendant inopérante et hypocrite. Plus de 200 amendements ont été déposés pour entraver le débat parlementaire.

Quand la France sera-t-elle libérée de cette droite malsaine, unique en Europe ?
Leur air aristocratique, extrêmement narcissique, leur mentalité toxique.

Patrick Hetzel, réactionnaire – il se plairait dans l’administration Trump – il choisit la manif pour tous, il est contre l’inscription de l’IVG dans la Constitution, contre la PMA pour toutes, … Il devrait postuler à la Maison Blanche pour l’ensemble de ses positions politiques – lui aussi, sortant de l’UMP ! Comment faire régresser la société et entraver la liberté.

Il manipule avec le terme « islamo-gauchiste », ne semble n’avoir eu aucun mot de compassion pour les enfants de Gaza, … l’archaïsme de la droite française et son obscurantisme.

D’où vient la domination actuelle ?

Depuis 40 ans, ils traumatisent la société.

Les arrivistes des années 80, héritiers d’un néolibéralisme cynique et d’un entrisme d’extrême droite, ont façonné un système où prospèrent le lepénisme et les centristes conservateurs, deux branches d’un même arbre : celui d’une bourgeoisie maître du jeu.

La France est devenue leur attraction, le théâtre de leur enrichissement. Derrière le décor : des femmes, des enfants, des précaires, réduits au silence, à la survie.

La confiscation du pouvoir et de l’égalité

L’université est leur possession. L’ascension sociale, verrouillée. Aujourd’hui, 60 % des jeunes qui peuvent accéder aux études supérieures, à des emplois à responsabilité, être les décisionnaires, viennent de la bourgeoisie patrimoniale, contre 30 % en 1970, selon le Conseil d’Analyses économiques. Le rêve républicain a été confisqué.

« L’égalité n’existe pas. C’est un mensonge », a déclaré le chef des réactionnaires au gouvernement et dans les Assemblées, Nicolas Sarkozy.

Les masques de la domination : souffrance, culpabilisation, violence morale

L’égalité brimée. Les hypocrites de droite savent que les personnes pouvant se déplacer, ayant les moyens d’y accéder, auront recours au droit à l’aide à mourir à l’étranger.

Ce n’est pas le droit à la dignité et à la paix pour partir sans souffrance qu’ils contestent, en réalité. Ce qu’ils cherchent avant tout, c’est maintenir leur pouvoir de la seule manière qu’ils connaissent : la maltraitance, la manipulation.

Ils traumatisent les personnes éprouvées. C’est ce que Sandrine Rousseau a vécu. Ils l’ont contrainte à se souvenir de la souffrance de sa mère pour justifier son engagement. Son humanité, sa parole en tant que citoyenne, élue, femme, ne suffit pas à convaincre, car en réalité, ces opposants ne cherchent pas à être convaincus, mais à déstabiliser, sans scrupules, pour arriver à leur fin.

La loi du plus fort, du plus dominant et non de ce qui est juste.

Ils ont usé des mêmes moyens lors de la Manif pour tous. On retrouve ce mental dans le soutien aux thérapies de conversion, jugées par l’ONU comme étant de la torture.

Bruno Retailleau a soutenu les thérapies de conversion toujours existantes dans l’Union européenne. Leur interdiction récente en France ne garantit nullement la protection des personnes LGBT+, tout comme les femmes souhaitant avorter peuvent subir des pressions très importantes, autant que celles ne voulant pas avorter et poussées à y recourir. Les cercles moralisateurs ne servent que leurs intérêts.

Il est également nécessaire de témoigner de la culpabilité, de l’humiliation que certaines femmes ayant avorté vont subir, année après année, de la part d’hommes bourgeois en col blanc, parlant bien, et manipulant les mots avec violence et sans aucune empathie.

La France devrait réfléchir profondément et mettre fin à une obscurité insoutenable qui, sur le chemin des plus fragiles, laisse l’ombre de la douleur et du silence. Elle doit reconnaître pleinement le droit à l’aide à mourir pour les personnes très malades en fin de vie, afin que leur dignité soit respectée et que la paix les accompagne enfin dans leurs derniers instants.

L’esprit de justice est celui de paix.

Penser mourir en paix, c’est avant tout défendre le droit de vivre en paix.

Il y a urgence. Urgence de ne jamais réduire la santé à une logique de rentabilité. Urgence de refuser que l’humain devienne un simple client.

Depuis plusieurs années, les services de santé subissent une dérive capitaliste sans âme, où tout se mesure à l’aune du profit.

Un hôpital ne peut être géré comme une entreprise. Il ne peut obéir aux jeux boursiers, aux logiques froides des technocrates bien rémunérés, aux ambitions politiques transformées en discours commerciaux.

L’hôpital doit redevenir un lieu sacré, un sanctuaire pour la vie, un espace où la santé est précieuse, et non un produit.

La sagesse, c’est de respecter profondément la vie. De l’aimer. De cultiver sa paix en jardin vital, et de savoir respecter le choix de ceux en fin de vie, en grande souffrance, qui souhaitent quitter la douleur pour ne garder que ce merveilleux moment de leur vie, unique et précieux pour tous.

Partir en paix, c’est certainement le plus bel adieu que chacun d’entre nous souhaite un jour donner à la vie.

Un adieu libre, digne, humain.

Fédora Hélène

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