La paix mondiale est aujourd’hui sous haute menace.
Alors que le conflit s’étend de Gaza jusqu’en Iran, la diplomatie vacille, incapable de contenir la spirale de violences. Derrière les discours officiels, ce sont des intérêts énergétiques, territoriaux et géopolitiques qui dictent les actes, au détriment des vies humaines, en particulier des populations palestiniennes.
Pourtant, un autre élan s’impose : celui des peuples qui marchent pour la paix. Ces mobilisations populaires, notamment les marches en Palestine, sont le témoignage vivant d’une volonté de justice et de solidarité que les leaders politiques peinent à incarner.
Il est urgent de repenser la paix non pas comme un accord politique figé, mais comme un engagement humain, collectif et durable. La paix ne naîtra pas des armes ni des stratégies de domination, mais du courage des citoyens à réclamer un avenir où la vie est protégée.
Israël en lion rugit, l’Iran réplique : la diplomatie s’effondre, les peuples marchent pour la paix
Les peuples s’élèvent, marchent pour la paix, quand les leaders politiques n’ont pas le courage de la faire
Alors qu’un génocide se déroule chaque jour sous nos yeux, et sous ceux d’une communauté internationale silencieuse, la guerre entre Israël et l’Iran installe un affrontement de titans en tyrans, mettant toujours plus de vies innocentes en danger, sans frontières. Tous les enfants sont précieux, qu’ils soient d’Israël, de Gaza, de Cisjordanie, du Liban ou d’Iran. Aujourd’hui, la diplomatie elle-même chute face au fracas des armes. Ressources énergétiques, contrôle territorial, silence complice des grandes puissances – derrière l’offensive israélienne, les représailles iraniennes et l’alignement occidental, se dessine une recomposition stratégique du Moyen-Orient où la vie humaine – surtout palestinienne – semble sacrifiée. Pourtant, un autre élan se lève : la paix, qui aujourd’hui, est relevée par l’engagement de solidarité des peuples. Les marches pour la paix en Palestine en sont témoins. Le seul mot dominant devrait être celui qui protège la vie : la paix.

Une conférence pour la paix au Proche-Orient
Le 13 juin 2025, le Forum de Paris sur la Paix a accueilli, au Conseil économique, social et environnemental, une conférence de la société civile pour la solution à deux États, la paix et la sécurité régionale, à Paris, tentant d’œuvrer pour le bien commun inscrit dans la réconciliation entre Israël et la Palestine, afin de bâtir des futurs en paix pour tous.
Justin Vaïsse, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, souligne que ce « grand rassemblement » d’organisations des sociétés civiles israéliennes, palestiniennes et du monde entier a pour objectif de soutenir l’initiative de la conférence des Nations Unies sur la solution à deux États, proposée par la France et l’Arabie saoudite.
L’événement a tenu à instaurer des dialogues de confiance entre les différents représentants, et une exigence : celle d’un cessez-le-feu permanent et immédiat, la libération de tous les otages et une reprise de l’aide humanitaire à Gaza.

Soutiens politiques et perspectives diplomatiques
L’Union européenne est partie prenante dans cet événement global pour la paix au Proche-Orient. Emmanuel Macron et le gouvernement français soutiennent la solution à deux États, comme le président l’a exprimé à plusieurs reprises.
Cette journée devait s’ouvrir sur la conférence des Nations Unies, prévue du 17 au 20 juin 2025 au siège de l’ONU à New York, avant d’être reportée à une date ultérieure, a annoncé Emmanuel Macron.
Une conférence attendue, et déterminante pour la reconnaissance de la Palestine par Emmanuel Macron, qui y réservait sa réponse.
Reconnaissance de la Palestine : une décision des peuples
Reconnaissance de la Palestine – une décision qui appartient aux peuples, non aux jeux de guerre et d’influences
Alors que le ciel de Palestine se couvre de l’ombre de la guerre, du rugissement des bombardements s’élançant dans le bleuté de son espérance, la cause de la liberté est le linceul de son histoire, qui se lit sous nos yeux, ne laissant que le chagrin paraître, et la joie soudaine illuminer la paix des cœurs.
La Palestine, l’olivier abattu, renaît de ses cendres. Et le vert de l’arbre naissant est cet infiniment petit qui perce le sol pierreux et poussiéreux. Sa reconnaissance est là, chez elle, sur sa terre, en son cœur, alors que la destruction frappe injustement, et abat l’innocence des enfants de Gaza.

Une paix fragile, un monde en tension
Tout s’écroule, le feu s’étend. Israël a lancé, sans attendre que la voix de la paix se prononce, même à mots couverts, au milieu de l’assemblée des puissants.
Le 14 juin 2025 devient un jour important. Celui se situant au milieu du pont unissant deux rives séparées : la paix et la guerre. La paix politique maintient toujours la guerre comme accessible, et peut rejoindre en un instant sa rive.
Le déploiement des forces israéliennes dans le ciel d’Iran : 200 avions, une centaine de sites attaqués, sous la dominante du nucléaire.
Une énergie majeure tenant le XXIe siècle à bout de bras, se faisant son soleil, son divin. Les générations futures croiront-elles que nous adorions un dieu de la guerre, sous le commandement d’un Dieu créateur d’un nouveau soleil : le nucléaire ?
Serons-nous l’humanité de la destruction ou celle de la réconciliation ?

Une humanité marquée par la guerre
La boîte de Pandore, la plus dangereuse, ouverte avec les bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, domine toujours l’ordre géopolitique mondial.
Le monde d’aujourd’hui reste le prolongement direct de la Seconde Guerre mondiale. Une époque marquée par la cruauté de la barbarie nazie, des guerres coloniales, et la guerre froide, qui a façonné nos sociétés occidentales.
Le colonialisme a dessiné un monde de dominants et de dominés, de valeur marchande et d’enrichissement matériel, de profits constants pour matière de la pensée, de la puissance de la violence pour acquérir le pouvoir.
Le monde s’est inscrit en continuité. Les leaders politiques n’ont pas eu le courage de la paix qui œuvre pour la liberté des peuples.
L’industrie est devenue la mécanique, l’indispensable au progrès global de la société. Le corps même de l’humanité a pris ce mouvement du fer et de l’acier, construisant les canons, l’univers militaire et spatial.
La machine à vapeur a transporté ce qui dépasse la dimension humaine, et s’est muée à l’image de la dualité de l’homme, ne chassant pas de lui-même la cruauté.
Une mémoire vive, un avenir incertain
Le train de l’ombre, conduisant des enfants vers les camps de la mort, pensions-nous qu’une telle atrocité fermerait ses actions à la signature de la paix ?
La mémoire n’a rien éteint. Le système a perduré, et l’horreur s’est étendue. Sans relâche. Le nazisme n’a pas été anéanti.
La haine de l’humanité, c’est ce qu’il définit. Le mal absolu qui dévaste la liberté, la blesse, la tue et couvre de son sang les plaines, les villages, et enterre l’espoir.
L’humanité aurait-elle disparu ?
Ne serions-nous déjà plus que son illusion, quand le sol encore est frappé de mille coups, que s’effondrent les corps fragiles d’enfants, que la semence est devenue poussière, que la cruauté tue la bonté ?

La Terre Sainte, Palestine, révèle-t-elle au monde son humanité ?
Champ béni, où fleurit l’olivier, le mont et la lumière qui, au soir, vient et éclaire sans pareil les vertes prairies, la blancheur de la pierre, et se pose délicatement sur l’arbre de vie, unissant ses rayons à ses branches, à la pâleur de son feuillage, de son fruit, perle d’abondance.
L’humanité en un écrin : des racines de l’olivier aux veines du corps humain, tout est à la terre. Rien de cette lumière ne peut être éteint, ni renversé. Rien de ce corps uni ne peut être détruit.
La paix en deuil, les enfants sans frontières
Pourtant, tout succombe. Aujourd’hui, la paix et la liberté, en deuil, pleurent les enfants, sans frontières, tombant sous les frappes de missiles et d’armes.
La technologie de pointe s’est faite métal brûlant, déchirant le drapeau blanc de la paix, qui aurait dû être la gloire, le symbole du combat des nations pour l’universalité de la paix.
Mais quand, dans le ciel, le grand aigle survole la terre, il voit le feu embrasant les camps de réfugiés à Gaza. Il entend les cris de douleur. Ange, il reconnaît le corps d’un enfant en cendres, et dans la nuit profonde, il prononce :
« Israël, qu’as-tu fait de la vie ? »
Le silence des puissants, l’appel de la paix
Sans réponse. Les leaders politiques, en hommes de pouvoir, ont abandonné leur conscience, pour ne plus voir le noir peindre leurs actes, leurs silences, leurs paroles glissant dans des discours officiels refermant les portes de l’espérance.
Mais la paix, dans le silence des puissants, rappelle : « Ayez le courage de la paix. »
La chute dans la guerre : Israël attaque l’Iran
Avant l’aube, Israël lance des attaques massives sur l’Iran. Et la paix écroulée coule comme un corps dans les profondeurs de l’océan.
La mer, son immensité bleue, s’évanouit. Plus un son, plus un cri, plus une larme.
L’eau salée enveloppe le corps de la paix.
Elle incarne ce mouvement, cette vague venue du plus profond de notre origine.
Serons-nous capables de voir se lever, de la Nostra Mare, la force de la vie, souffle de l’humanité ?
« Rising Lion » : l’opération militaire des faux prophètes
Si je n’avais plus le temps d’écrire, que la dernière ligne se précipite sur la feuille, de tout dire en un testament, alors que la paix mondiale est sous haute pression et que la peur hante le chemin des puissants…
Emmanuel Macron ne maîtrise plus rien. L’illusion d’ordonner, quand ce qui serait décidé, c’est l’entrée en guerre.
De la paix ou de la guerre, quelle rive les politiques vont-ils atteindre ?
Le silence du peuple sera sa condamnation. La paix des peuples, seule issue à la guerre des puissants
Les marches pour la paix doivent se multiplier. Résister. Seule la paix sauve la vie.
Nous devons, tous, ensemble, œuvrer pour une paix active, construite par les peuples, dans la durée, la solidarité, et la dignité.
Les marches pour la paix, même interdites, même bloquées, doivent se multiplier. Car marcher pour la paix, pour tous, est aujourd’hui vital.
La paix ne viendra pas d’en haut. Elle viendra des peuples qui refusent la destruction.
Il est temps de travailler à la paix, de consacrer nos efforts à la liberté, avant que le monde ne bascule plus encore dans l’ivresse des puissants.
Aujourd’hui, le ciel retentit du bruit des bombes. Des enfants sont tués, blessés. La paix est brisée.

Israël – Iran : frappes, représailles, propagande militaire
Netanyahu plonge toute une région dans le chaos. Les négociations pour la paix s’écroulent. Le prix : les enfants, sans frontières, sous des bombardements. Des vies innocentes réduites au silence.
À Gaza, l’enfermement devient de plus en plus insupportable. Un blocus catastrophique étreint les enfants de Gaza, broie tout espoir.
Les frappes israéliennes sur l’Iran, dans la nuit du 12 au 13 juin, ont ciblé des sites nucléaires et militaires, notamment le site d’enrichissement de Natanz.
Selon les informations diffusées dans les médias, Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution islamique, ainsi que plusieurs scientifiques nucléaires, ont été tués lors des frappes.
Les symboles bibliques, au service de la guerre
Netanyahu a déclaré, lors d’une allocution le 13 juin, le lancement de l’opération « Rising Lion » – un nom évoquant la puissance militaire en ascension, s’appuyant sur l’image du lion, symbole souvent utilisé par Israël, notamment dans le blason de Jérusalem.
Le lion, emblème de la tribu de Juda, d’où descendent les rois de Juda, et le Messie lui-même.
Netanyahu fait fréquemment référence à la Bible pour légitimer la guerre menée par Israël contre la Palestine et au niveau régional.
Par exemple, l’opération « Les Chariots de Gédéon », menée par Tsahal, dévastant la bande de Gaza, causant la mort de civils, dont des enfants, et visant à « prendre le contrôle de l’ensemble » de Gaza de manière durable, fait référence à un chef militaire biblique cruel, qui fit exécuter tous les habitants des villes refusant de l’aider à capturer les Madianites.
La veille de l’attaque, Netanyahu s’est rendu au Mur des Lamentations.
Il a glissé dans une des failles un papier sur lequel était écrit : « Un peuple qui se lève comme une lionne, et qui se dresse comme un lion. »
Une guerre justifiée par la Bible : versets, propagande et mission divine
Netanyahu se légitime une nouvelle fois en reprenant le verset 23:24 du Livre des Nombres, quatrième livre de l’Ancien Testament, disant : « C’est un peuple qui se lève comme une lionne, et qui se dresse comme un lion ; il ne se couche point jusqu’à ce qu’il ait dévoré sa proie, et qu’il ait bu le sang des blessés. »
Il confirme ce verset en déclarant, « L’opération se poursuivra autant de jours que nécessaire. »
Rising Lion : l’opération dormante révélée au monde
Rising Lion, une opération militaire israélienne de grande envergure, a mobilisé plus de 200 avions, frappé une centaine de sites en Iran et tué de nombreux civils.
Selon les premiers bilans, près de 80 civils iraniens auraient péri, dont six chercheurs nucléaires et plus de 20 hauts responsables militaires.
Cette attaque serait en violation du droit international, car hors du cadre de l’article 51 de la Charte des Nations Unies relatif à la légitime défense notifiée au Conseil de sécurité.
L’attaque a été programmée, et lancée dans la nuit du 12 au 13 juin 2025. Elle avait été évoquée de manière voilée par Netanyahu dans un discours prononcé le 1er mai 2025.
La Bible comme discours de guerre
Alors qu’Israël impose un blocus injuste et que la communauté internationale demeure silencieuse, le 21 mai 2025, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies condamne l’obstruction de l’aide humanitaire à Gaza et appelle à une pression internationale sur Israël.
Mais, quelques jours auparavant, le 1er mai 2025, Netanyahu déclare : « Quel verset de la Bible est le plus approprié pour la guerre de la rédemption ? C’est notre guerre. »
Il ajoute : « Peut-être celui du Livre des Nombres (23:24) : “Voici un peuple qui se lève comme une lionne, et comme un lion, il se soulève.” »
Ce discours, marqué par une accumulation de références bibliques, laisse transparaître l’idée que le Premier ministre israélien se considère investi d’une mission prophétique.
Faux prophètes et oubli de l’humanité
Netanyahu pourrait pourtant méditer ces paroles de l’Écriture, dans le Livre d’Ézéchiel (13,10) :
« Ces prophètes ont égaré mon peuple en disant “Paix !”, alors qu’il n’y a point de paix. »
Il promet à Israël la gloire et la paix, mais par la guerre et la destruction, contre des ennemis qu’il désigne.
Or, la Bible ne peut être utilisée pour légitimer le chaos, la mort d’innocents, la famine des enfants, et la transformation d’une terre en cimetière silencieux.

La Terre Sainte profanée : le fruit de l’olivier, détruit
La Palestine est la Terre Sainte. Son fruit, l’olivier, symbole de paix et de vie, est aujourd’hui arraché, incendié.
Reconnaître un vrai prophète, c’est juger ses actes, et non ses paroles.
« C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez », dit Jésus-Christ (Matthieu 7,16).
Les forces israéliennes ont détruit les champs, les vergers, les oliviers.
Les décideurs israéliens offrent la poussière pour récolte, aux enfants affamés de Gaza.
La guerre de la faim : une bombe à retardement
Le 21 mai 2025, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies alerte :
« Plus de onze semaines après l’obstruction de l’accès humanitaire, la crise de la sécurité alimentaire se détériore rapidement. Plus de 50 enfants sont morts de faim et beaucoup d’autres sont sur le point de mourir. »
L’ONU poursuit : « Si le blocus se poursuit, davantage d’enfants mourront, et jusqu’à 71 000 enfants de moins de cinq ans pourraient souffrir de malnutrition aiguë dans les douze prochains mois. »
Cette guerre de la faim est une arme silencieuse. Ses conséquences peuvent durer des mois, voire des années.
La malnutrition affaiblit le système immunitaire, expose les enfants à des infections graves (comme la pneumonie), nuit à leur développement cognitif, leur croissance physique, leur santé globale.
La population de Gaza subit l’insoutenable : l’inhumanité.

Gaza : martyrs du XXIᵉ siècle
Un million d’enfants – soit la moitié des 2,1 millions d’habitants de Gaza – sont aujourd’hui pris au piège d’une crise humanitaire provoquée par l’homme.
Les Gazaouis voient l’étau de la violence se refermer, alors qu’Israël poursuit ses attaques contre l’Iran, et que les représailles iraniennes se font entendre dans le ciel israélien, ce dimanche 15 juin.
Le bilan s’alourdit en Israël : au moins 10 personnes tuées et 200 blessées, notamment dans les régions de Tel-Aviv et Tamra, selon les données des secours.
Une guerre aux retombées régionales explosives
La nuit du 15 juin a été marquée par de nouvelles frappes entre les deux pays.
Pendant ce temps, plusieurs pays arabes redoutent les retombées de cette guerre sur leur sol, où se trouvent des bases militaires américaines, notamment : En Jordanie. Au Qatar, avec la base d’Al-Udeid, la plus importante de la région.
L’Iran a menacé de viser les bases américaines au Moyen-Orient.
La France dispose également de bases militaires dans la région : en Irak, au Koweït, en Jordanie, au Liban, au Qatar, et aux Émirats arabes unis.
Gaza : la guerre, la faim, l’oubli
La situation humanitaire catastrophique de Gaza est maintenue sous haute pression par l’intensification de la guerre entre Israël et l’Iran, avec une résonance importante à l’échelle mondiale du fait des intérêts de défense militaire et des puissances nucléaires.
Si les sanctions européennes n’ont pas été imposées à Israël, alors qu’un génocide se déroule sous les yeux de la communauté internationale, c’est sans doute parce que la cause nucléaire mondiale a prévalu sur l’humanité.
Mais avant d’évoquer la problématique nucléaire, il est une priorité : la population de Gaza.

© UNICEF/UNI521739/El Baba
Gaza, le prix humain de la guerre Israël-Iran
Les civils, dont un million d’enfants, paient directement les conséquences de l’attaque israélienne contre l’Iran. Le blocus se poursuit. Un cessez-le-feu reste dramatiquement absent.
Le 4 juin dernier, une résolution de cessez-le-feu a été rejetée par le Conseil de sécurité en raison du veto des États-Unis.
Et, le 12 juin, l’Assemblée générale des Nations Unies, réunie en urgence, a adopté une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent à Gaza. Bien que non contraignante, cette résolution aurait pu peser politiquement et moralement.
Mais les jeux étaient déjà faits. La nuit suivant cette journée du 12 juin fut celle du lancement de l’opération israélienne Rising Lion.
Une paix reportée, une guerre déclenchée
Le président de l’Assemblée générale, Philémon Yang, avait déclaré, quelques heures avant les bombardements sur l’Iran : « Les horreurs à Gaza doivent cesser », en rappelant la tenue prochaine d’une réunion de haut niveau déterminante pour la paix dans les territoires palestiniens occupés, que le président Emmanuel Macron a reportée.
À Gaza, les heures comptent, car elles séparent les enfants d’une paix durable. Une paix qui a le sens de la vie pour les femmes et les enfants en souffrance, leur liberté traumatisée, signifiant qu’ils sont dépossédés de leur existence.
Leur corps et leur esprit sont blessés par la faim, l’humiliation, la peur, la mort omniprésente, leurs maisons effondrées, leurs êtres chers disparus dans le cimetière creusé par les bombes israéliennes.
La guerre de la faim
La guerre de la faim se poursuit. Des personnes affamées tombent dans des pièges meurtriers alors qu’elles cherchent à se nourrir.
En deux semaines, les hôpitaux ont déclaré 245 morts et plus de 2 150 blessés, à proximité des zones de distribution alimentaire gérées par une fondation humanitaire privée et controversée, alerte Tom Fletcher, ONU.
Le chaos règne dans une société en plein effondrement. Les infrastructures politiques sont détruites, la sécurité est absente.

Femmes en détresse, enfants en enfer
Les femmes et les enfants survivent dans des conditions inhumaines.
ONU Femmes alerte : des femmes enceintes et allaitantes vivent dans une détresse absolue. Leur vie est menacée à chaque instant.
À Gaza, la réalité prend une autre dimension que dans nos pays stables.
Des enfants palestiniens sont affamés, mutilés, grièvement blessés, traumatisés à vie. Ils sont enfermés dans un enfer sans issue.

Gaza coupée du monde
Le 12 juin, les prémices de l’attaque israélienne sur l’Iran se sont fait ressentir à Gaza.
L’OCHA a alerté sur une coupure totale de Gaza avec le monde extérieur.
Les infrastructures de communication – internet, télécoms, systèmes d’urgence – sont à l’état d’effondrement.
Les services de santé d’urgence ne peuvent plus coordonner les secours. La coordination humanitaire est paralysée, la population privée d’informations vitales.
L’Office de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) informe que les partenaires du secteur des télécommunications considèrent que les hostilités ont endommagé la dernière route de câble à fibre optique desservant le centre et le sud de Gaza.
Cela a entraîné une défaillance complète de l’infrastructure numérique de Gaza.
Coupure vitale et déplacements forcés
Actuellement, les services d’urgence, la coordination humanitaire et les informations civiles essentielles sont coupés.
Il y a une panne complète d’internet, et les réseaux mobiles sont presque inopérants.
Dans ce contexte tragique, les civils n’ont plus accès aux secours, alors que des ordres de déplacements forcés sont toujours diffusés par Israël, notamment près de l’hôpital Al-Amal.
L’accès aux rares centres de santé encore fonctionnels est sévèrement restreint.
Des blessés, des enfants orphelins, des personnes handicapées ne peuvent répondre aux ordres injustes de déplacements continus. Chaque heure, des vies sont en danger.
L’UNRWA annonce avoir perdu tout contact avec ses collègues sur le terrain à Gaza.
La majorité des agences humanitaires sont désormais coupées de leurs équipes.
C’est un isolement total, au moment où les opérations militaires israéliennes s’intensifient sur l’Iran et où les représailles iraniennes retentissent.
Le blocus du carburant atteint un point critique
Le blocus sur les combustibles, imposé depuis plus de 100 jours, atteint un seuil critique.
Le carburant se raréfie rapidement, menaçant la fermeture des services d’urgence essentiels.
Les services prioritaires concernés sont :
- l’eau et l’assainissement
- les puits d’eau et les systèmes de dessalement
- les hôpitaux, dont 80 % assurent encore des opérations de sauvetage
67 établissements de santé avec un service d’urgence sur 85 sont touchés, dont : 17 hôpitaux , 7 hôpitaux de campagne, 43 centres de soins
Les hôpitaux alertent : des nouveau-nés dépendant d’incubateurs et de ventilateurs, des patients en soins intensifs, des dialysés sont en danger imminent.
Les ambulances ne peuvent plus circuler, alors que les blessés graves se multiplient. La première heure cruciale après un traumatisme ne peut plus être respectée. Des vies ne pourront pas être sauvées.
Carburant bloqué, aide entravée
L’OCHA indique que plus de douze tentatives de récupération de carburant dans le Nord de Gaza ont été refusées par Israël.
Après des semaines, une opération a été acceptée le 12 juin, mais elle n’a pu avoir lieu à cause de bombardements.
Un conducteur de camion de carburant a été blessé. Jorge Moreira da Silva, directeur du Bureau des services de projet de l’ONU, a déclaré : « Nous devons pouvoir gérer notre opération de carburant, notre équipe ne devrait pas risquer sa vie pour cela. »
Le blocus se poursuit, empêchant également l’entrée de tentes et d’abris, alors que la population, blessée, orpheline, affamée, est en détresse absolue.

Une famine massive est entrée à Gaza
Le 11 juin, 50 camions d’aide alimentaire ont pu emprunter le passage de Kerem Shalom, une première depuis le blocus complet début mars.
Les équipes ont aussi pu accéder au point d’entrée de Zikim (Erez West).
Mais aujourd’hui, c’est une famine massive, rappelle l’OCHA.
Le 10 juin, Israël a refusé les demandes humanitaires visant à acheminer de l’eau potable dans le Nord de Gaza.
Une terre brisée, une paix trahie
Israël a touché les portes de l’enfer et les a ouvertes sur Gaza, brisant ainsi le cœur d’un million d’enfants palestiniens.
Les leaders politiques qui n’ont pas eu la volonté d’arrêter un génocide, ni de prendre des sanctions européennes urgentes contre Israël, ne pourront pas établir la justice ni une paix durable en Palestine, ni dans la région.
En ce moment, à Gaza, la terre tremble sous le poids des douleurs.

De criminel de guerre, Netanyahu devient le « bouclier protecteur » de l’Union européenne face à la « menace nucléaire » que représenterait l’Iran.
Lors d’une conférence de presse le 13 juin, Emmanuel Macron déclare : « Nous disposons aussi des informations de nos partenaires, et je dirais plus encore, les informations qui ont été partagées par l’AIEA », concernant le programme nucléaire iranien et la publication du rapport de l’AIEA.
Le danger nucléaire est en réalité permanent en tout point du monde, ainsi que l’a rappelé Antonio Guterres, chef de l’ONU, le 18 mars 2024, alors que le risque nucléaire, selon l’ONU, a atteint « son plus haut niveau depuis des décennies ».
Antonio Guterres prévient que « les armes nucléaires sont les armes les plus destructrices jamais inventées, capables d’éliminer toute vie sur Terre ». Il précise : « Aujourd’hui, ces armes gagnent en puissance, en portée et en furtivité. Il suffit d’une mauvaise décision, d’une erreur d’appréciation, d’une action hâtive pour qu’un lancement accidentel se produise. »
En outre, le chef de l’ONU a déclaré que « l’Horloge de l’apocalypse » – l’humanité en autodestruction – « tourne, et son tic-tac entêtant retentit à toutes les oreilles ». Une déclaration grave lors de la réunion sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération, près de 80 ans après la destruction des villes d’Hiroshima et de Nagasaki au Japon, par l’explosion de la bombe atomique. Les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, nommés Hibakusha, ont demandé la paix et la fin de la menace nucléaire sur le monde.
Lors de cet événement pour la paix, Antonio Guterres a souligné l’absence des États-Unis : « Les États dotés d’armes nucléaires sont absents de la conversation », pendant que « les instruments de guerre font l’objet d’investissements bien plus importants que les instruments de paix ».
Par ailleurs, il est utile de rappeler le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), un accord historique signé le 1er juillet 1968 et entré en vigueur le 5 mars 1970. Actuellement, seuls trois États possédant l’arme nucléaire ne font pas partie du TNP, dont Israël.
Le 13 juin, au matin, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été alertée sur l’opération militaire lancée par Israël, notamment sur des sites nucléaires en Iran. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, a déclaré : « J’ai rappelé maintes fois que les installations nucléaires ne devaient jamais être attaquées, quel que soit le contexte ou les circonstances, car tant les populations que l’environnement pourraient en pâtir. » Il souligne que « ces attaques sont lourdes de conséquences pour la sûreté, la sécurité et les garanties nucléaires, et nuisent également gravement à la paix et à la sécurité régionales et internationales ».
Les décisions de Netanyahu sont une faute grave ayant mis en danger la sérénité du monde, et ayant provoqué une instabilité majeure pour la paix. La diplomatie d’excellence devait discuter du nucléaire en Iran, et non imposer par la force des armes des attaques sur des installations nucléaires. Soutenir une telle action militaire, c’est légitimer le risque nucléaire contre l’humanité.
D’autre part, l’AIEA rappelle les résolutions que la Conférence générale a prises concernant les attaques militaires contre les installations nucléaires. L’Agence cite particulièrement deux résolutions affirmant que « toute attaque ou menace d’attaque armée contre des installations nucléaires destinées à des fins pacifiques [constitue] une violation des principes de la Charte des Nations Unies, du droit international et du Statut de l’Agence ».
Au sujet du rapport de l’AIEA sur le nucléaire en Iran, le 12 juin 2025, le Conseil des gouverneurs a adopté une résolution de garanties TNP avec la République islamique d’Iran, demandant une « solution diplomatique aux problèmes posés par le programme nucléaire iranien, y compris les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, conduisant à un accord qui réponde à toutes les parties à s’engager de manière constructive dans la diplomatie ».
Le directeur de l’AIEA appuie cette résolution en déclarant : « J’ai indiqué aux autorités respectives que j’étais prêt à me rendre sur place dès que possible pour évaluer la situation et garantir la sûreté, la sécurité et la non-prolifération en Iran. »
La dualité d’Emmanuel Macron
La reconnaissance du danger que représente le régime despotique des mollahs en Iran pour la paix dans le monde, la problématique nucléaire, la possible portée de missiles iraniens « permettant d’atteindre certaines parties de notre territoire national », comme le souligne Emmanuel Macron, ne doit se conjuguer avec l’acceptation d’attaques militaires israéliennes sur des sites nucléaires.
Par ailleurs, reconnaître le droit à Israël « de vivre délivré de l’angoisse de l’anéantissement, du risque de l’attaque et de la menace du terrorisme », selon les mots d’Emmanuel Macron, ne peut tenir de base unique de discussion avec Netanyahu après le lancement de l’opération Rising Lion, qui signifie « détruire », et alors que plus de 50 000 enfants palestiniens ont été tués et blessés, selon les données de l’UNICEF.
La responsabilité d’Istaël ne doit pas faire face au déni, mais au courage des leaders politiques.
Oui, Israël a le droit de vivre en paix. Mais, aujourd’hui, le pays qui commet un génocide, c’est Israël. Le pays qui attaque des sites nucléaires, c’est Israël.
Mais, la force de la paix exige que cette guerre déclarée entre Israël et l’Iran cesse, que la paix soit pour tous.
Le discours politiques d’Emmanuel Macron n’est pas perfectionniste pour la paix, mais semble être influencé par Israël, et le gouvernement François Bayrou – en premier ministre fantoche – dominer par Les Républicains, parti de Meyer Habib.
La présence du parti Les Républicains au cœur de l’appareil d’État interroge sur la légitimité démocratique.
La France, pays où la démocratie vacille et où l’autoritarisme s’infiltre lentement dans les sphères du pouvoir, peut-elle encore inspirer la démocratie ailleurs et incarner la force d’une paix stable et durable dans des territoires ravagés par la guerre ?
La démocratie demande à Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale en juin pour désavouer le gouvernement illégitime et d’extrême-droite – actuellement en place. Pour ne pas gouverner sous l’emprise d’une droite radicale, obsolète et ne servant que ses intérêts et non le bien commun.
De même, certains socialistes devront bientôt répondre à leur conscience. Le bouleversement politique n’est plus à venir – il est déjà là.
La paix exige des hommes politiques d’avoir du courage.
Emmanuel Macron risque de s’enfermer dans une logique de manipulation et de destruction, même si elle n’est pas sienne. Il ne maîtrise pas une telle dimension de pouvoir pris par la propagande extrême de la guerre, et qui donne tort à Israël comme à l’Iran, qui ne font que tuer davantage d’innocents dans l’enclenchement d’une guerre.
Rising Lion, une opération militaire majeure qui aggrave la catastrophe humanitaire touchant Gaza.
Emmanuel Macron rappelle que le blocus est « injustifiable » et que la situation actuelle entre Israël et l’Iran ne doit « en aucun cas, nous faire oublier Gaza ». En outre, il dénonce « cette logique militaire, celle de l’occupation, des déplacements, du siège », imposée par Israël, et qui selon lui, « ne mène nulle part, si ce n’est à un conflit permanent ».
Puis, il avance vers la solution à deux États, en disant : « Pour arrêter la guerre, il faut une perspective de paix afin de bâtir les deux États et assurer la paix et la sécurité pour tous. »
Seulement, Netanyahu détruit Gaza, attaque la Cisjordanie, le Liban, et actuellement l’Iran. Ce qui détruit ne sauve pas. Israël n’a aucune raison de reconnaître l’État de Palestine, son indépendance et la construction de sa démocratie.
Emmanuel Macron évoque « l’appel de Paris », établi avec la société civile israélienne et la société civile palestinienne, lançant un appel à l’action, en amont de la Conférence des Nations Unies pour une solution à deux États, reportée pour des raisons « logistiques et sécuritaires », a annoncé Emmanuel Macron, qui déclare : « J’ai dit ma détermination à reconnaître l’État de Palestine. » Il semble vouloir affirmer qu’il n’est pas influençable, et que les pressions, dont celles émanant de Netanyahu, ne font pas fléchir sa décision. Mais les influences agissent de manière bien plus insidieuse. Elles se situent dans les conditions à l’établissement d’un État palestinien.
Il est également essentiel de souligner que la reconnaissance de la Palestine s’établira sur les ruines de la bande de Gaza, sur la désolation et la déshumanisation de la population. Il est fondamental de tenir compte de ce fait, si nous voulons en priorité « rendre justice », qu’il s’agisse d’une paix véritable et durable, donnant à la Palestine les moyens de sa renaissance, qui prendra des décennies. Ne pas oublier les enfants palestiniens traumatisés à vie, et que le futur de la Palestine s’écrit avec cette mémoire traumatique, le chagrin, et toute une agriculture palestinienne en deuil. L’humain et la nature sont profondément touchés par la cruauté que Netanyahu a déployée.
Emmanuel Macron devrait savoir que l’on ne discute pas de paix avec des oppresseurs et des tyrans. Les forces israéliennes ont tué et blessé plus de 50 000 enfants palestiniens. Cela ne doit jamais être oublié.

La solution n’est pas politique, elle est humaine.
« Enclencher le processus politique qui se substitue aux armes et qui permette d’obtenir une réforme de l’autorité palestinienne et la mise en place d’une administration sous l’autorité palestinienne dans la bande de Gaza, excluant le Hamas, qui doit être désarmé », Emmanuel Macron entre dans le déni, car la politique est la raison qui permet à Israël de détruire Gaza. La politique a été le silence, ne prononçant pas de sanctions politiques et économiques contre Israël. La politique est ce qui conforte Netanyahu, ordonnant des attaques contre des installations nucléaires en Iran, comme les représailles iraniennes répondent au climat de danger pour la paix mondiale.
La reconnaissance véritable de la Palestine, autre que symbolique et sur le papier, sera un acte appartenant aux peuples et à leur travail pour la paix, comme les Marches pour la Paix.
Emmanuel Macron expose une paix qui sera limitée, et qui conditionne la liberté de la Palestine à un ordre d’Israël et des États-Unis.
Les conditions émises n’incarnent pas le courage de la paix, qui exigerait de faire de la Palestine, d’Israël et de l’Iran la première région démilitarisée au monde. La volonté d’Emmanuel Macron se limite à un process, « un État palestinien démilitarisé », comme il l’a inscrit à plusieurs reprises.
Seulement, la paix exige la démilitarisation d’Israël, comme celle de l’Iran.
Il faut du courage pour faire la paix. Les leaders politiques n’ont pas de courage. Ils font de fausses promesses, appliquent une politique de « bonne conscience », se maintiennent entre la paix et la guerre, mais ne vont pas vers l’interdiction de la guerre.
En résultat ? La Conférence pour la paix en Israël et en Palestine, qui se tiendra ultérieurement aux Nations Unies, consacrera un seul État : Israël.
Les faits sont clairs : il ne s’agit pas d’une volonté de paix de la part d’Israël et de ses alliés, mais d’un projet d’annexion totale. Les possessions visées ne sont pas seulement politiques, elles sont géographiques et géologiques.
Israël considère déjà comme sienne la totalité de la façade maritime de Gaza. Ce contrôle est stratégique : accès aux ressources, plusieurs gisements très importants de gaz se trouvent au large de la bande de Gaza. Par ailleurs, une certaine bourgeoisie régionale, y compris palestinienne, pourrait vouloir tirer profit d’accords avec Israël dans le domaine des ressources gazières et pétrolières. Le mondialisme commercial, les intérêts financiers internationaux, l’appât du gain, les stratégies lobbyistes et les investissements reposent sur un système destructeur, considérant un territoire comme une marchandise à exploiter.
En attaquant des sites nucléaires en Iran, Israël impose une tension maximale sur la question énergétique, tant au niveau régional que mondial. Posséder la force énergétique de la région, y compris celle du Liban, dominer l’énergie nucléaire civile et militaire, en accord avec les États-Unis et l’Union européenne, représente une domination occidentale supplémentaire face à la Chine et à la Russie.
Séparer la guerre à Gaza de celle en Ukraine est sans doute une erreur fatale. Deux pays subissent une colonisation et risquent de ne pas connaître la liberté, mais plutôt le partage de leurs ressources entre différentes puissances se présentant comme constructrices d’accords de paix.
Deux pays traumatisés par la guerre, par la perte d’êtres chers, où des enfants traversent l’inhumanité des agressions militaires comme une étape obligatoire pour grandir. Les enfants apprennent la guerre, ils savent ce que signifient la haine, la cruauté que des décideurs politiques utilisent pour obtenir le pouvoir.
Des enfants qui grandissent dans la pauvreté, le froid, la peur des bombardements, et pour les enfants palestiniens, dans la faim extrême et les bombardements israéliens détruisant tout sur leur passage. Ils subissent l’atroce enfermement de Gaza, qui ne leur accorde plus aucun refuge.

Quelle paix bâtissent les politiques ?
Ce n’est pas une solution à deux États qui jaillit de la terre meurtrie de Gaza. C’est la consolidation d’un État unique, imposé par la force et légitimé par des mois de silence. Ce que veut Israël, c’est le contrôle durable de la bande de Gaza – et non la libération de la Palestine.
L’attaque de l’Iran par Israël clôt, pour le moment, la Conférence pour une solution à deux États, et force des pays alliés à Israël, comme la France, à soutenir la politique de Netanyahu contre l’Iran.
La France est prise au piège de la stratégie de Netanyahu, alors que les règles devraient être simples : ne pas cibler des enfants, où qu’ils soient et quels qu’ils soient.
Certains dirigeants du monde arabe ont laissé périr Gaza – le mondialisme commercial, les exportations d’armes – priment sur la vie et la dignité humaines.
La reconnaissance de la Palestine est une décision de justice, portée par l’élan populaire, par l’humanité, non par des intérêts politiques ou financiers.
Il est temps de faire face à l’Histoire. Être un homme libre est plus difficile qu’être un homme de pouvoir.
Marcher pour la paix, c’est vital. Même empêchée, même censurée, la paix doit se lever.
« Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui travaillent à la paix » – Jacques 3:18
Fédora Hélène
Quand les États parlent de paix tout en soutenant la guerre, les peuples rappellent l’essentiel : protéger la vie humaine.

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