Enfant placé – Je suis orphelin

Un enfant placé

La cour de l’école était vide, comme ces jours gris sans pluie.
Les flaques, les gouttes, les nuages, ce brin de vent dessinent une histoire. On peut raconter quelque chose.
Mais quand le silence occupe l’espace, il n’y a plus rien pour retenir la peur, la peine.

Ils sont venus. L’enfant sage, dans sa classe, est partie. Si petite, sans pouvoir dire un mot. Ils l’ont emmenée.

La chaise est vide. Sa petite photo au-dessus du portemanteau n’est plus.
Ils l’ont laissée partir sans un bruit. Personne n’a rien dit.
L’adulte emprisonne l’enfant innocent. Un juge signe, ordonne, et tout s’exécute. Sans un bruit.

Un choc traumatique. Les services de protection de l’enfance commencent par traumatiser l’enfant.

Le juge, assis au loin, ne voit rien d’autre qu’une feuille administrative du système judiciaire,
et une petite chaise vide pour symbole de l’enfant placé.

L’innocent captif

L’enfant n’a pas d’avocat, ne peut pas passer un appel téléphonique.
Son doudou est resté. Ils l’ont oublié. Les adultes.

L’enfant innocent a perdu sa liberté.
Les services ont fait leur travail, et demain, indifférents, ils recommenceront.
Un autre enfant. Puis un autre encore.

Décideurs politiques indifférents, pris dans le sortilège du pouvoir.
Le cœur de pierre, la pluie glisse… et ne pénètre que la terre.

L’enfant placé est dépossédé de sa liberté.
Plus un bruit. Plus rien.
La société tourne en mécanique.

Plus une photo de l’enfant placé.
Des éducateurs parlent de lui à l’imparfait. Sa vie avant – est devenue le deuil.

Tout a disparu. Grand-parents, tantes, cousines, amis, copains et copines de l’ancienne école, du parc, tout.

Voilà ce que sont les juges pour enfants et services sociaux.
L’autre violence. Ils traumatisent, détruisent.

Les mères protectrices en grande souffrance.

La France, un pays de violences. C’est ancré dans leur culture.

Un système judiciaire prédateur, faits pour des prédateurs et par des prédateurs.

Honte absolue au système judiciaire français et aux services de l’enfance. Toutes les larmes des enfants, de familles couleront éternellement sur chacun d’entre eux.

🔴 – 2024 : 172 000 enfants placés

◾️ France – Nombre de détenus :
entre 78 000 et 80 000 détenus.
• 46 % des enfants placés sont victimes de violences sexuelles – un chiffre alarmant. Un chiffre minimisé. Plus de la moitié des enfants placés ont été victimes de violences sexu3lles par un frère, cousin, … témoigne un éducateur, représentant syndical.
• Ces violences commencent souvent avant le placement, mais se poursuivent pour 18 % des enfants une fois placés.

En France :
• Un enfant subit des violences sexuelles toutes les 3 minutes.
• Une fille peut subir des violences sexuelles tout au long de sa vie.
• Toutes les 2 minutes 30, une femme subit un viol ou une tentative de viol.

Système judiciaire français destructeur :

Il traumatise les survivantes et les survivants.

0,6 % des agresseurs sont condamnés,
après des années de procédures.

Des enfants sont placés,
pendant que le prédateur n’a jamais été entendu par la justice à la suite d’une plainte.

Le prédateur se promène tranquillement, poursuit le cours de sa vie, sans jamais être inquiété.
Le problème est “résolu” : l’enfant a été placé.

La France n’est pas une démocratie.
C’est une machine d’injustices légales, lisses, normées et détruisant des vies innocentes.

Un enfant placé, devenu adulte, a baptisé les services sociaux :
« Les suceurs de détresse ».

Certains juges pour enfants commettent des actes aux conséquences gravement traumatiques pour les mineurs concernés.

En décidant de manière brutale le placement d’un enfant, sans préparation ni accompagnement réel, et en le séparant du jour au lendemain de l’ensemble de sa famille, ces magistrats peuvent provoquer un choc psychologique majeur. Ces décisions, souvent prises avec la complicité de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), laissent des séquelles durables dans la mémoire de l’enfant.

Un tel usage du pouvoir judiciaire, qui ignore l’intérêt supérieur de l’enfant au profit d’une logique administrative ou sécuritaire, relève d’une violence institutionnelle grave.

Derrière l’argument de lois parfois obsolètes ou détournées de leur esprit initial, certains professionnels se réfugient, alors même qu’ils sont directement responsables de la souffrance qu’ils engendrent.

Ils aggravent ensuite la situation en exploitant la détresse de l’enfant – qu’ils ont eux-mêmes causée – dans leurs rapports d’évaluation, sans jamais questionner la violence du dispositif mis en place.

L’ASE, en adhérant à cette mécanique, contribue à maintenir l’enfant dans un environnement de souffrance et d’enfermement psychique, sans qu’une véritable prise en compte de ses besoins ou de ses droits fondamentaux soit assurée.

Cette forme de gestion autoritaire et froide du destin des enfants s’apparente, dans certains cas, à un fonctionnement pervers, voire à une déviance systémique qui pose de sérieuses questions d’éthique et de responsabilité.

Il est indispensable que ces pratiques fassent l’objet d’un contrôle renforcé, que les magistrats et institutions qui agissent de cette manière soient tenus responsables, et que les droits de l’enfant soient véritablement protégés.

La France du XIX e siècle persiste

La réalité, c’est que des magistrats infligent des violences psychologiques et émotionnelles graves à des mineurs, en se réfugiant derrière la perversité de lois qu’ils ne cherchent surtout pas à faire évoluer, et derrière un statut qui leur garantit une impunité quasi totale.

Ils agissent au sein d’une Ve République façonnée par des hommes eux-mêmes élevés par des parents et une culture du XIXe siècle, et parfois même, pour les plus anciens, nés dans les années 1800.

La Ve République aurait dû prendre fin depuis longtemps, et le système actuel ne sera pas à détruire légalement.

Les magistrats doivent comprendre qu’ils ne sont pas maîtres de l’avenir. Les enfants qu’ils brisent aujourd’hui grandissent, et deviennent des adultes conscients, lucides, dans un monde en pleine révolution technologique, climatique, culturelle, civilisationnelle. Leurs actes ne disparaîtront pas. Ils seront vus, nommés, jugés à l’aune d’un temps nouveau.

Pour eux, la retraite ne sera pas une armure de protection. Ils devront un jour faire face à leurs responsabilités, face aux enfants qu’ils auront traumatisés, devenus adultes, capables de nommer les abus, de dénoncer l’injustice, et de demander des comptes.

Puisque les adultes d’aujourd’hui n’ont pas le courage de défendre la paix et la liberté, ils laissent des enfants seuls, livrés à une justice parfois criminelle, sans défense, sans voix, et sans véritable protection.

Les mères isolées et vulnérables, elles aussi, seules face à cette Hydre, pourront, ce jour-là, regarder en face ces magistrats de la honte, sans qu’ils puissent détourner leurs responsabilités et conscience.

Ils seront un jour face au mal qu’ils ont fait. Ils seront devant ces enfants devenus adultes et leurs familles qu’ils auront tant fait souffrir.

Ces magistrats qui laissent faire des prédateurs et emprisonnent des enfants. Ne jamais oublier.

Un jour, ils seront jugés. Demain, viendra leur chute fracassante. Ils sont les donneurs d’ordres. De même, les responsables de l’ASE devront assumer leurs actes devant une justice nouvelle, être face à la force de la paix.

Ces individus expriment leur violence sur ce que l’humanité a de plus précieux et de plus vulnérable : les enfants. Face à cette brutalité institutionnelle, c’est la force de la paix, de la justice véritable et du respect des droits humains qui doit se dresser et les condamner. Ce que l’Histoire, peu à peu, commence à faire.

Fédora Hélène

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