Gaza, l’eau interdite : les enfants tués pour avoir soif
L’eau vitale, source de vie. Des enfants affamés et assoiffés. Des enfants tués pour avoir voulu de l’eau. Des enfants tués pour avoir voulu du pain.

La cruauté est l’arme politique d’Israël, qui efface nos démocraties et révèle la violence inouïe de l’oppression exercée par des dirigeants, des gouvernements, des États, l’oligarchie, les industriels, les banques et les marchands d’armes à l’échelle mondiale.
Tous complices silencieux de la barbarie. La finance internationale, le capitalisme sont des monstres qui, à travers le monde, produisent la possibilité de guerre, la destruction de territoires, le massacre de civils. Ils organisent aussi l’exploitation des populations et de la nature.
Israël révèle, par ses actes cruels, l’instrumentalisation de la faim, la création de crises humanitaires par la main de l’homme.
La grande distribution, des dirigeants gagnant des revenus personnels à hauteur de plusieurs millions d’euros par an…
À l’exemple du PDG de Carrefour, entreprise recevant des aides de l’État, tandis qu’en parallèle, 7 millions de personnes n’ont plus les moyens de s’alimenter en France.
Dans le monde, la moitié de l’humanité n’a pas accès de manière stable à l’eau potable, à une alimentation équilibrée et saine chaque jour.
Les dirigeants, les entrepreneurs, les milliardaires et les millionnaires le sont par la cruauté de la politique.
Les ministres et présidents richissimes sont cette main qui fabrique la misère et la souffrance des populations, dont des enfants.
Ce sont ceux qui siègent à l’Union européenne et qui maintiennent la circulation commerciale avec Israël. Ce sont les États-Unis qui soutiennent Netanyahu. Ce sont les pays arabes qui ont fermé la porte à leurs frères. Ce sont les personnes soutenant des médias d’extrême droite, qui encouragent les discours blessant profondément la fraternité et notre sens d’appartenance à l’humanité.
La bonté, le droit international humanitaire doivent s’inscrire dans nos textes, nos lois, nos politiques, avec force pour reconnaître l’universalité des droits humains, de la paix et de la liberté de vivre.
Les dirigeants doivent revenir à la table des décisions, en s’entourant de travailleurs humanitaires, de civils plaidant pour les valeurs humaines et humanistes, de l’enseignement de ce qui est juste, des larmes fécondes enrichissant la terre de bonté.
Le Groupe de La Haye, fondé le 31 janvier 2025, « déterminés dans la poursuite d’une paix juste et durable pour le peuple palestinien », dans sa Déclaration, exprime : « Pleurant les vies » de civils palestiniens, de travailleurs humanitaires, de soignants, de journalistes et d’enfants à Gaza.
Pleurer des vies, ce fondamental de l’âme humaine. Le chagrin fraternel, humain. L’eau émanant de la vie. Ce sont des médecins témoignant de ce qu’ils ont vu à Gaza.
Des enfants en grande souffrance, leurs petits corps grièvement blessés par des éclats d’obus, des tirs, des drones meurtriers. Des mères berçant leur enfant décédé, fauché par la violence de soldats israéliens.
Des familles décimées. Des enfants orphelins, seuls face à l’oppression des forces israéliennes.
Les déplacements forcés et épuisants, affamés et assoiffés, et mourant sur les routes semées de pierres, d’eaux usées, d’obus, de bâtiments effondrés, de poussière.
Le drapeau blanc de la paix, déchiré, sali, se tend désespérément vers le ciel bleu.

Le cri d’un survivant
Les obus éclatent le sol, de cet éclat de l’obscurité qui fend la lumière, la mort prend place, la vie s’efface, crie de douleur. Un survivant appelle son père et sa mère, ses frères et sœurs, et seul l’écho de la souffrance lui répond. Qui sommes-nous, que sommes-nous devenus dans cette lente tragédie, le souffle coupé, la respiration mourante ? Et l’amour nous relevant. La force, nos sourires face à l’ennemi : nous déclarons la vie plus forte, l’âme immortelle. Nos noms inscrits dans un ciel d’espérance, notre esprit libre, artisans de paix, par les mots, l’écrit, les actes, les peines, la joie, par tout ce qui transpire notre existence, qui en résistance dit : je suis vivante.
Survivre dans ce monde politique, ce cauchemar d’un génocide qui marque à jamais notre mémoire. Le cœur brisé, on se relève. Séparés et ensemble aux quatre coins de la Terre, une voix unie se fait l’onde formant le cœur de l’humanité. L’union féconde.

Réunion ministérielle à Bogota : pour le droit international et la paix
Le Groupe de La Haye a constitué une réunion ministérielle d’urgence sur la Palestine, qui se déroule actuellement au ministère des Affaires étrangères à Bogota, les 15 et 16 juillet, en République de Colombie, coprésidente du Groupe. Trente-deux pays sont réunis pour établir des mesures concrètes visant à faire respecter le droit international du peuple palestinien, alors que le Groupe de La Haye dénonce les violations persistantes du droit international par Israël dans le territoire palestinien occupé, et dans le but d’y mettre fin de manière juridique et diplomatique.
Rima Hassan et Francesca Albanese : une voix pour la justice
L’eurodéputée Rima Hassan est présente à Bogota pour suivre cette initiative. La réunion a accueilli des prises de parole, notamment celle très attendue de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le territoire palestinien, Francesca Albanese.
Lors du Conseil des droits de l’homme, intitulé « De l’économie de l’occupation à l’économie du génocide », Francesca Albanese a rappelé la publication de son dernier rapport révélant comment les profits des entreprises et les gains monétaires ont légitimé « la présence et l’action illégales d’Israël dans le peu qui reste de la Palestine historique, le Territoire palestinien occupé ». Elle dénonce une économie d’occupation reposant sur deux piliers : « un pilier de déplacement, un pilier de remplacement ». Elle affirme que « la Palestine est une scène de crime ».
Elle souligne la responsabilité d’un système économique mondialisé qui fait de chacun d’entre nous, « à travers ce que nous achetons », des compagnies d’assurance, des banques que nous choisissons, ainsi que par les investissements financiers, les actions, par exemple, et même par le choix des « universités où nous allons, où nous enseignons, y compris ceux qui font taire le débat autour de la Palestine », un rouage du système permettant un génocide. Elle conclut : « l’économie d’occupation s’est transformée en une économie de génocide. »
Le capitalisme comme système destructeur
Ainsi, selon Francesca Albanese, « il y a des gens et des organisations qui ont profité de la violence, des meurtres, des mutilations, des destructions à Gaza et dans d’autres parties du Territoire palestinien occupé. » Le capitalisme détruit, et repose sur la destruction des ressources naturelles, mais également de l’humain, de la fraternité, de ce qui fonde le sens de l’humanité : être ce lien par l’existence.
Chacun d’entre nous appartient à une communauté, à un pays, à ce monde. La finance internationale a formé ce qui est injuste, et par ce fait, elle ne pouvait que créer une grave instabilité par l’éclatement de la fraternité en mille entités économiques ne servant qu’une Hydre : le capitalisme. Un enchaînement de la destruction s’accélère, et la réponse à ce mouvement dévastateur est inlassablement la violence.
Le chaos comme produit de l’homme
L’incompréhensible cruauté à l’encontre des Palestiniens est issue de ce mental créant la fracture de l’humanité. En elle s’engouffre le chaos, cet espace inventé par l’homme, par le simple fait de renier la vie, de ne pas l’aimer pour pouvoir la reconnaître, la préserver, et trouver en sa lumière la paix et la joie de la vie.
L’obscurité humaine qui découle de l’instable est la haine, l’acharnement à concevoir tout par rapport à la mort, et non par le précieux de la vie. Tuer des enfants ne devient plus alors un problème, mais une solution. Un monde glaçant.
Universités, finances et silence complice
Un esprit destructeur se plonge dans la mort de ce qui vit, de ce qui est l’expression de l’innocence, de la paix et de la liberté immense de la vie, qui produit le droit de vivre, de s’épanouir, de rayonner dans un monde qui accueille cette volonté de lumière. Un génocide s’oppose à notre monde qui respire la vie. Rien ne peut alors aller, rien ne peut alors perdurer, et cette raison politique de détruire touche l’humanité tout entière par les interactions et interconnexions financières, mais aussi de la pensée, du savoir.
Le sens de l’université est la liberté. Mais elles sont devenues des pôles d’attraction du pouvoir financier international, décisionnaire au niveau des États, choisissant un mondialisme coupable, et non celui du partage pour l’égalité des peuples.
Militarisation et héritage colonial
La militarisation d’États, le renforcement de la productivité militaire, émanent directement des schémas politiques produisant la guerre, l’occupation illégale de territoires, la captation des richesses naturelles. Des conflits armés géographiques et géologiques visent à acquérir des ressources, suivant le modèle de la colonisation.
Le maintien de ce monde politique structuré par la guerre et le commerce, l’empire bancaire, prévaut sur le courage de faire la paix, et menace constamment le monde d’une guerre nucléaire par le point d’effondrement qui a donné naissance au capitalisme, il y a plusieurs siècles. Le fondement de ce système, c’est la naissance de l’esclavagisme.
Gaza : miroir de l’effondrement du capitalisme
L’ère industrielle, aux mains de riches propriétaires et de la bourgeoisie, a instauré un capitalisme des chaînes, entravant les libertés, produisant la guerre, et pollueur. Dès lors, la guerre contre la nature s’est dessinée, et l’humanité est chaque jour un peu plus au bord du précipice.
Gaza est le témoin du point d’effondrement du capitalisme qui génère un effondrement civilisationnel. Seule une sortie du capitalisme permettra de réaliser un équilibre s’alignant sur notre Terre qui est l’expression d’un monde vivant, et non de la mort.
À tort, des dirigeants pensent que le réarmement est la solution de protection de la paix. Préparer la guerre, c’est déjà la faire. Emmanuel Macron s’est engouffré dans cette impasse, car il ne crée pas, mais maintient ce qu’il connaît : le capitalisme. De nombreux décideurs politiques, en acteurs de la finance internationale, favorisent une aristocratie, une géopolitique commerciale des années d’après-guerre, amplifiée avec le développement de l’énergie nucléaire dans les années 1970.
Jérusalem et la paix trahie
Les guerres colonialistes, la perte de territoires qui s’en suit pour l’Occident, ont intensifié la corruption, l’instauration de régimes autoritaires, des milices armées et le maintien de la pauvreté dans les anciens pays colonisés. Le crime est déjà là, par l’instabilité, l’écrasement délibéré de populations exploitées dans les pays en voie de développement.
La Palestine est la Terre Sainte, et vouloir s’approprier son territoire tout entier prend une dimension de toute-puissance historique, géopolitique, financière par les alliances, et religieuse comme légitimation de l’acte de détruire. Mais la Bible ne peut jamais être utilisée pour tuer, ni légitimer des actes de cruauté. Le génocide à Gaza est l’antithèse de la Bible, du nom même de Jérusalem, qui signifie « demeure de la paix ».

Netanyahu a détruit des vies, et il a brisé le nom de Jérusalem, capitale d’Israël. Jérusalem, relevée par l’œuvre de l’amour et de paix, rappelle que la lumière transcende tout, et que l’obscurité n’existe pas. Le chaos créé par l’homme est stérile et ne produit que la mort. Sa dangerosité est la réalisation de la violence par la cruauté.
Une économie du crime
Le droit international humanitaire n’est plus qu’une utopie, un interdit. Ce qui signifie que ce qui fait obstacle à l’apogée du capitalisme est condamné. L’acceptation du génocide à Gaza par la communauté internationale, même si des discours politiques condamnent les agissements d’Israël en Palestine, établit que l’homme politique se trouve dans l’incapacité de liberté.
Sortir d’un système destructeur est considéré comme impossible. Le capitalisme ne peut être régressif, mais uniquement croissant – donc toujours plus impactant – et détourne les progrès scientifiques et technologiques à sa productivité, sans foi ni loi.
Le profit de la guerre
« Au cours des vingt derniers mois, alors que l’armée israélienne, accompagnée de colons, dévastait la vie et les paysages palestiniens, la bourse de Tel-Aviv a grimpé de 213 %, accumulant plus de 220 milliards de dollars de gains sur le marché », a affirmé Francesca Albanese. La violence extrême est l’identité du système financier international, portant des oppresseurs au pouvoir, se comportant comme des dieux ayant droit de vie ou de mort sur des populations.
Choquant : la bourse est une entité qui joue avec la vie, en fait un simple objet. « 76,8 milliards de dollars » de gains au cours du seul mois dernier, s’indigne la Rapporteuse spéciale des Nations Unies. C’est le profit de l’intensification de la maltraitance de civils à Gaza, dont des enfants.
Le capitalisme, la dette et l’oppression des peuples
Nos sociétés capitalistes sont très riches, et l’économie invente la dette comme moyen d’oppression, d’emprise constante sur les populations. Créer de la pauvreté, des crises humanitaires, est une source d’enrichissement pour une minorité de très riches, dont certains siègent au sein même des gouvernements, des Assemblées, que l’on appelle, à tort, démocratie, tant la conception politique sombre dans l’appât du gain, tue l’idéal d’un monde juste et en paix, les valeurs humanistes, et bafoue la Charte des Nations Unies.
Le projet politique à l’échelle internationale est-il toujours humain ?
Le génocide, une entreprise rentable
Pour certains, « le génocide est rentable », affirme Francesca Albanese. En acceptant d’être des consommateurs sans scrupules, les citoyens deviennent des acteurs du chaos. En sacrifiant la liberté pour la virtualité de richesses éphémères, le plaisir compulsif, le déni, l’achat permanent, les crédits, on emprisonne la chance de bâtir une civilisation d’équilibre par la connaissance de la lumière.
On reste au fond de la caverne, on ferme les yeux sur un génocide qui nous parvient par l’écran, les médias sociaux, sans transmission de l’émotion, de la réalité. La communication n’est plus le relationnel d’humain à humain. Et par l’interdiction des manifestations pour la paix en Palestine, des initiatives d’étudiants, le politique a coupé le souffle de la liberté, a contraint à l’isolement, par stratégie d’emprise, de l’ordre financier dans une sphère internationale.
L’ordre public comme outil de répression
Le trouble à l’ordre public évoqué, comme en France, est une manipulation visant à interdire le droit de manifester, le droit de se rassembler, d’échanger, de transmettre une pensée, bien commun et universel, patrimoine invisible de l’humanité, se faisant visible par la matière : la réalisation de la paix.
Gaza : une économie de l’occupation
Depuis les bombardements massifs sur Gaza, le blocus total de carburant, de produits humanitaires, de fournitures médicales d’urgence, Israël a profité de l’économie d’occupation.
Une analyse établie par un rapport, réalisé à partir de données de plus de 1 000 entités, révèle un système structurel, répandu, systémique. Francesca Albanese explique que son rapport « met en lumière un système, quelque chose de tellement structurel, de tellement répandu et de tellement systémique qu’il n’y a aucune possibilité de le réparer et de le redresser ».
Elle ajoute que la seule solution, c’est qu’il soit « démonté ».
Une économie unique, une occupation intégrée
Elle estime que « c’est une fiction » de penser qu’il existe « une ligne de démarcation entre le bon Israël en Israël et le mauvais Israël dans le territoire occupé ». Elle affirme que « l’économie est une », précisant : « l’économie d’Israël est unique et englobe les colonies ».
L’économie des colonies serait, pour Israël, aussi un moyen pour solutionner « la crise du logement en Israël ».
Appel à un embargo immédiat
Selon Francesca Albanese, « il n’y a aucune possibilité de sortir de cette situation, si ce n’est que les États membres fassent ce que la Cour internationale de justice exige par son arrêt et par ses mesures provisoires ». Pour la Rapporteuse spéciale, il est nécessaire d’imposer « un embargo immédiat sur les armes ».
Elle souligne : « il ne s’agit pas de demander un cessez-le-feu », car, justifie-t-elle, « ce n’est pas une guerre. Il s’agit d’une campagne génocidaire, et elle est claire, et maintenant, elle est menée sous le prétexte de distribution alimentaire », rappelant que pour des civils palestiniens, vouloir boire et manger, « c’est un piège mortel ».
Responsabilité des entreprises et poursuites pénales
Elle exhorte les entreprises à « rompre leurs liens avec Israël ». Les profits faits, le gain économique sont « problématiques », affirme-t-elle. La question se pose : « les dirigeants et les entreprises sont-ils prêts à assumer leurs responsabilités, voire à encourir des poursuites pénales ? », a-t-elle conclu.

L’ONU alerte sur l’effondrement des droits
Actuellement, la situation humanitaire à Gaza est toujours plus bouleversante, et ne peut être sans conséquences pour l’avenir de nos sociétés, qui se dessine dès à présent. L’horreur est sous nos yeux.
Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, a déclaré :
« Aujourd’hui, nous assistons plus que jamais à des attaques contre les buts et principes de la Charte des Nations Unies : la menace ou l’utilisation de la force contre les nations souveraines, la violation du droit international, le ciblage des civils et d’infrastructures civiles, l’utilisation de la nourriture et de l’eau comme armes, l’érosion des droits de la personne. »

Le droit international menacé d’oubli
Le monde bascule vers la non-reconnaissance des droits humains, vers la possibilité de les réduire à néant sans crainte de poursuites internationales. Un nouveau droit mortifère s’écrirait si la Charte devenait quelque chose de secondaire, ne nécessitant ni engagement, ni respect, et finissait ainsi par être oubliée.
Antonio Guterres rappelle : « la Charte des Nations Unies n’est pas facultative », « c’est le fondement des relations internationales. »
Gaza : des enfants tués pour de l’eau, pour du pain
Dimanche 13 juillet, sept enfants ont été tués, à An Nuseirat, en attendant de l’eau pour boire. Jeudi dernier, neuf enfants et des femmes ont été tués en attendant des vivres. Les points de distribution de fournitures nutritionnelles sont devenus des pièges mortels pour les civils.
« Quand le massacre insensé d’enfants à Gaza prendra-t-il fin ? » questionne l’UNICEF.
Il s’agit d’une atteinte grave aux droits humains fondamentaux, d’une stratégie de destruction qui amplifie l’onde de conflit au Moyen-Orient. Une onde de choc aux conséquences humanitaires apocalyptiques pour les enfants de Palestine, du Yémen et du Soudan. La guerre de la faim se répand comme une traînée de poudre, sous le feu de bombardements s’intensifiant.
« La famine qui sévit à Gaza est la conséquence directe du fait que l’aide humanitaire vitale est empêchée d’arriver à la vitesse et à l’échelle nécessaires », alerte l’UNICEF. Des enfants sont contraints de risquer leur vie pour un peu de nourriture.

Une urgence de survie infantile
Au cours du mois de juin, plus de 5 800 enfants ont été diagnostiqués comme souffrant de malnutrition aiguë, dont plus de mille d’entre eux en situation de malnutrition aiguë sévère, ce qui constitue une aggravation de la famine à Gaza.
« Il s’agit d’une urgence de survie infantile », a affirmé l’UNICEF.
« L’enfance devrait signifier apprendre à compter, et non à compter les jours qui nous séparent de la sécurité », rappelle l’organisation. Pour tous les enfants du monde, l’enfance devrait signifier « jouer et rêver de demain, sans craindre de ne pas survivre aujourd’hui. »
Une torture psychologique infligée aux enfants
L’atroce, c’est aussi de faire subir aux enfants la vision de la mort pour seule perspective d’avenir, de les enfermer dans un cimetière, où chaque jour signifie pour eux qu’il sera peut-être le dernier.
Des enfants enterrent leurs parents, leurs frères et sœurs, et demain, ils devront, orphelins, risquer leur vie pour un morceau de pain et un verre d’eau.
La réalité du génocide, c’est aussi une torture psychologique infligée aux enfants, aux mères. La population palestinienne est lourdement traumatisée. C’est aussi cela, tuer Gaza.
Une destruction du savoir et du patrimoine palestinien
L’esprit humain, bien commun à l’humanité : le savoir, l’université, la créativité, l’art et la culture palestinienne, le patrimoine culturel palestinien, toute cette richesse immatérielle et fondamentale est soumise à la destruction par les forces israéliennes.

Déplacements forcés massifs et isolement des populations
Ce sont aussi des dizaines de milliers de personnes touchées par des ordonnances de déplacement forcé à Gaza.
Le 15 juillet, une ordonnance de déplacement touchait onze quartiers à travers les gouvernorats de Gaza et du nord de Gaza, soit au moins 120 000 personnes, a informé le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Les habitants étaient contraints de rejoindre Al-Mawasi, une zone surpeuplée et sans infrastructures de survie.

Une famine organisée, des camions bloqués
Aujourd’hui, il reste très peu de nourriture sèche à Gaza, a déclaré dès la semaine dernière l’Agence des Nations Unies de secours pour la Palestine (UNRWA). La famine se propage et touche en premier les enfants.
Pourtant, l’UNRWA souligne que de la nourriture, des médicaments et d’autres produits vitaux, représentant au moins 6 000 camions, sont bloqués et ne peuvent entrer dans Gaza.
Par ailleurs, la crise du carburant se poursuit en raison des restrictions imposées par Israël.
Depuis 130 jours, aucun carburant n’a été autorisé à entrer dans Gaza. Des services de soins de santé ont dû fermer dans les hôpitaux.
Dans une déclaration commune, des organismes de l’ONU ont alerté, samedi dernier, sur les niveaux critiques de carburant.
Une pénurie qui entraînera l’arrêt d’opérations humanitaires essentielles.
«Cela signifie plus de personnes proches de la mort, sans services de santé, sans eau potable, et sans capacité à fournir de l’aide», alerte l’ONU.
Les agences des Nations Unies réaffirment que l’entrée du carburant, en quantité suffisante, de manière permanente et sans entrave, est une urgence vitale pour maintenir les opérations de sauvetage.
La semaine dernière, deux camions de carburant ont été autorisés à entrer dans Gaza, par jour, et sur cinq jours, par le passage de Kerem Shalom.
«Deux camions fournissent une fraction de ce qui est nécessaire pour faire fonctionner les services essentiels de survie», précise Tom Fletcher.
Il indique également : «Et même lorsque le carburant est autorisé à des fins humanitaires, notre accès à son stockage et à son déplacement là où il est nécessaire n’est pas garanti.»
Il est urgent de rétablir une aide humanitaire cohérente et sécurisée.
Aujourd’hui, une réalité s’impose : 2,1 millions de personnes sont abandonnées, ne recevant que de petites quantités d’aide entrant dans Gaza.
L’OCHA exhorte les autorités israéliennes à faire entrer de toute urgence l’aide humanitaire à grande échelle, et par tous les passages et itinéraires possibles.

L’eau comme arme de guerre
L’eau est actuellement le point majeur de la destruction stratégique de Gaza. Des enfants sont assoiffés, et les points d’eau se situent désormais dans des zones militarisées ou dans des zones soumises à des ordres de déplacement. Ils sont donc « hors de portée de ceux qui en dépendent », souligne Tom Fletcher, sous-secrétaire général aux affaires humanitaires et aux secours d’urgence (OCHA), lors du Conseil de sécurité sur le Moyen-Orient, le 16 juin dernier.
D’autre part, les systèmes d’assainissement ont été détruits. L’eau potable est devenue rare, très rare. Les enfants sont également exposés aux chaleurs de l’été, exigeant une hydratation régulière. Les personnes malades et âgées subissent aussi cette extrême violence évitable.
Une violence planifiée contre les plus vulnérables
La violence des colons et de l’armée israélienne tue des vies et s’intensifie « à un rythme alarmant », alerte Tom Fletcher.
À Gaza, c’est un capitalisme financier et international qui se dresse en système, permettant que soit la cruauté contre des enfants affamés, assoiffés, contre des enfants mutilés, grièvement blessés, contre des enfants orphelins, contre des enfants enfouis sous des décombres, contre des enfants endormis dans un linceul blanc.
La réconciliation – œuvre de paix
Croire en la paix, avoir ce courage, penser possible : un avenir réconcilié. Les enfants de Palestine et les enfants d’Israël ont le droit à l’accomplissement de cette promesse. Nous ne pouvons pas fabriquer des décennies de douleurs, de crimes, de violences, de haines profondes.
Vivre côte à côte, ensemble, le travail pour les efforts de paix est difficile et nous pouvons céder au désespoir. Mais, nous pouvons aussi avancer vers la paix. Le chemin est dur, le chagrin immense, et la justice réparatrice, juste, doit être là et condamner un système capitaliste, des oppresseurs, ceux brisant des enfants , et reconnaître la souffrance des innocents.
Les champs de culture détruits, la nature ravagée, ce désastre absolu, interdisant toute agriculture à Gaza, doit être condamné pour que la paix puisse naître, et unir.
Fédora Hélène


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Un peuple, qui sans observance de certaines pratiques liberticides, se plie sous son propre sort est un peuple qui meurt ; mais un peuple qui s’oublie, qui s’ouvre indéfiniment aux influences extérieures, néfastes… ; ainsi qu’aux brassages sans éthique, ni morale citoyenne, meurt aussi.
Ni l’un ni les autres ne peuvent atteindre ce qui est juste, comme de réussir à penser que la loi du plus fort fut, et soit, encore, la plus juste…
La question de la révolution permanente, après un long intervalle, fut soulevée à nouveau, en 1924, d’une façon qui pouvait sembler d’abord tout à fait inattendue. Il n’y avait aucune raison politique à la reprise d’une discussion : il s’agissait de controverses oubliées depuis fort longtemps. Mais il y avait par contre de nombreuses raisons psychologiques.
Il est bon de rappeler que la première révolution russe éclata un peu plus d’un demi-siècle après l’époque des révolutions bourgeoises en Europe, et trente-cinq ans après l’insurrection de la Commune de Paris.
L’Europe avait eu le temps de perdre l’habitude des révolutions. La Russie ne les avait pas connues du tout. Tous les problèmes de la révolution se posaient en termes nouveaux.
Il est facile de comprendre que la révolution à venir représentait alors, pour les chercheurs, une masse d’éléments inconnus ou douteux. Les formules de tous les groupements n’étaient pas autre chose, en somme, que des hypothèses de travail.
Quant à l’objet des sciences sociales, on ne fait qu’accumuler des connaissances sans précédent sur la diversité des langues et des sociétés humaines, avec un effort sans précédent lui aussi, en tant qu’inventaire et conservation du patrimoine culturel à l’échelon mondial, alors que son véritable degré appelle à présent une réflexion théorique afin de penser la diversité de ce patrimoine, dans le temps comme dans l’espace. Nous sommes confrontés au défi de mettre en valeur la diversité culturelle d’aujourd’hui, pour éviter qu’elle ne se réduise à la portion congrue de sa propre incompréhension aseptisée ; voire irrationnelle ou psychotique. Cela n’exige pas d’opposer un relativisme frileux à un universalisme dogmatique ; mais loin des réductions biologiques, anthropologiques, ethnologiques ou sociologiques qui ont tenté depuis l’avènement de l’ère industrielle, après la Renaissance et le temps des Lumières, d’en déterminer uniquement les lois et règles sur les états successifs des fonctionnements des biosystèmes et écosystèmes, en faisant trop souvent abstraction ou déni des liens communautaires et culturels des échangistes en, et entre ces différents systèmes à réseaux « vivants »…
Cela conduit à affirmer l’autonomie concise et la spécificité sociologique de la sphère culturelle, et ainsi à poursuivre dans la direction tracée par l’entreprise philosophique des formes symboliques, permettant d’en définir les potentiels contours d’une sémiologie des cultures, fédérant en premier lieu les échanges par la linguistique, les mathématiques, la philosophie, l’histoire, l’anthropologie, la métaphysique (sachant que méta signifie : plus, après, entre, plus loin… Et pas autres choses spéculatives non prouvables par les connaissances épistémologiques) et l’étude de tous ces langages en tant que sigles, symboles, axiomes, lemmes, mots, phrases et expressions multiformes, qu’ils, elles soient émis(es), sous formes sonores ou écrites… Toutefois la dynamique du soupçon peut dégénérer facilement en un processus cumulatif et auto-validant de destruction que l’unanimité a établi sur l’objet à fonction spéculaire. À tout moment du processus, chaque individu peut s’emparer du caractère conventionnel confirmé auparavant pour en contester les jugements.
La légitimité, en tant qu’elle mobilise nécessairement une certaine incompréhension du propre processus qui l’engendre, oppose aux individus une certaine opacité. Cette opacité est grâce à quoi la société se constitue comme totalité partiellement déconnectée des volontés individuelles.
Aussi est-elle contemporaine d’un mode de relation aux formes sociales irréductibles aux calculs : elle repose sur une certaine suspension du regard critique entre passions et raisons. Il semble que c’est précisément dans ce qu’on appelle la liquidité ou flux qu’apparaît ce qui échappe aux calculs individuels, comme la condition même de possibilité de ces calculs et ajustements propres aux comportements induits par fonctions mobilisatrices dans, pour et avec les écosystèmes, biosystèmes et tous systèmes sociétaux ; économiques, politiques et culturels…
On peut souligner la dimension cognitive de ce processus :
https://lamarantedesartisansfrancais.wordpress.com/2025/05/03/cest-la-profonde-ignorance-qui-inspire-le-ton-dogmatique/
« Chaque être humain pris isolément a participé dans son enfance aux souvenirs de ses grands-parents, et, devenu vieillard, participe aux espoirs de ses petits-enfants ; il embrasse ainsi cinq générations, soit entre cent et cent vingt ans. On est autant de personnes différentes qu’on a été de fois disciple. Il faut juger doublement de l’expérience : dans la mesure où elle exalte la conscience de soi, et selon le degré auquel elle la réprime. C’est la profonde ignorance qui inspire le ton dogmatique. » Jean de la Bruyère
Dans le halo des temps kaléidoscopiques…
Confusion des priorités attire vils étendards.
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