Crise imminente : pourquoi les hôpitaux se préparent à l’inimaginable 

La ministre de la Santé mobilise les hôpitaux face au spectre de la guerre

Alors que Catherine Vautrin demande aux hôpitaux de se préparer à accueillir des milliers de blessés, l’ombre d’un basculement militaire et politique plane sur la France. Derrière les alliances et les rivalités internes, ce sont les enfants du monde de Gaza à l’Ukraine qui payent le prix d’une politique aveugle.

La santé mobilisée pour la guerre

La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, mobilise les hôpitaux pour se préparer à une crise d’une extrême gravité.

C’est ce que révèle Le Canard enchaîné : « Le ministère de la Santé mobilise les hôpitaux pour la guerre ». Les établissements devraient se préparer à accueillir des milliers de soldats blessés.

Les manipulations politiques sont actuellement renforcées. De fortes pressions, dans une guerre politique interne et externe, se déploient également contre Emmanuel Macron.

En politique, il n’y a que des ennemis, à retenir quand on se lance pour la présidentielle. Surtout lorsqu’on fait alliance avec les réseaux des Républicains, alliés du camp lepéniste, et ayant pour référence les affaires sous Sarkozy ou encore des personnalités comme Meyer Habib.

Emmanuel Macron entretient une ambiguïté contre-productive, oscillant entre le soutien à des politiques radicales et la promotion d’un discours sur les valeurs humanistes. Cette contradiction affaiblit le leadership de la France en matière de paix et compromet sa crédibilité sur la scène internationale.

Par ailleurs, sa puissance est relative. Les cercles de Sarkozy ne l’ont pas attendu pour tisser des liens avec le système bancaire international, hérités de Pompidou qui avait déjà cédé le capital de la France à ce système. Les autres ont suivi, notamment Chirac, et ainsi de suite jusqu’à Emmanuel Macron.

La France n’a pas su se libérer de l’orgueil et de l’avidité. Les partis politiques actuels représentent, pour la majorité, une véritable catastrophe pour le pays et pour son avenir en paix. Les alliances avec l’extrême droite, telles que celles entre Les Républicains et le Rassemblement National, sont profondément préjudiciables à la démocratie, à la stabilité européenne et à l’équilibre de la politique internationale. Emmanuel Macron, en facilitant ces alliances, a ouvert un boulevard à l’extrême droite. Les conséquences de cette dynamique dépassent largement les frontières nationales, notamment dans les relations avec la Russie.

La France, puissance nucléaire et acteur central face aux tensions ukrainiennes

La guerre en Ukraine exacerbe les tensions au cœur de l’Europe. Dans ce contexte, la France occupe une position stratégique : seule puissance nucléaire significative au sein de l’Union européenne, elle est désormais le centre d’attention de Vladimir Poutine, dont les pressions semblent s’axer prioritairement sur Paris.

En tant que décisionnaire clé, la France est appelée à jouer un rôle déterminant. En cas d’aggravation du conflit, notamment si la guerre se rapproche des frontières de la Roumanie, Paris deviendra l’acteur principal autour de la table des décisions, aux côtés d’Ursula von der Leyen et des institutions européennes. La responsabilité de la France dépasse alors le cadre national : elle devient garante de la sécurité et de la stabilité du continent.

Cette centralité se traduit concrètement sur le terrain. La France déploie environ 1 400 soldats en Roumanie dans le cadre de la Mission Aigle de l’OTAN, un bataillon multinational principalement basé à Mihail Kogălniceanu, dans le camp Berthelot. 

Ce contingent est renforcé par un détachement de défense sol-air MAMBA et un élément avancé de niveau brigade (BFCE), assurant une posture dissuasive face aux menaces potentielles. La France assure ainsi le rôle de nation-cadre du bataillon multinational, consolidant sa capacité à intervenir rapidement et à protéger le flanc est de l’Europe.

La force nucléaire française, avec ses environ 300 têtes opérationnelles, réparties entre sous-marins lanceurs d’engins (SNLE) et aviation stratégique, confère à Paris un rôle unique dans l’UE : celui de décisionnaire capable de dissuader toute menace majeure. Cette capacité explique pourquoi Poutine concentre ses pressions sur la France, la considérant comme un pivot incontournable.

Pourtant, cette unité européenne reste fragile. La Hongrie, par ses positions favorables à Moscou, introduit une incertitude stratégique. Les forces réactionnaires et anti-européennes, y compris en France, accentuent ces tensions au Parlement européen, fragilisant la stabilité du continent et compromettant les politiques de paix.

Ainsi, la France, tout en étant au cœur de la décision européenne et de la dissuasion nucléaire, doit naviguer dans un contexte instable : entre la menace russe, les divergences internes à l’Union et les influences réactionnaires, elle porte la responsabilité historique de défendre la paix tout en maintenant l’intégrité de l’Europe. Toute décision prise aura des conséquences directes sur la vie de millions de civils, en Ukraine comme dans les pays voisins, ce qui rend ce leadership à la fois crucial et moralement exigeant.

Ukraine

Les risques des politiques réactionnaires

On comprend donc aisément que toute progression des politiques réactionnaires nuit à un processus de paix et compromet une diplomatie d’excellence.

Emmanuel Macron a commis une faute lourde en confiant le gouvernement à Bayrou et aux Républicains, réveillant ainsi des rivalités anciennes qui n’ont pas leur place à la table des décisions internationales. En perpétuant un esprit néocolonialiste à travers des politiques d’assimilation, il a maintenu un climat malsain, fruit de pratiques méprisant les droits humains fondamentaux. L’augmentation du taux de pauvreté en France témoigne de cette dérive inacceptable et souligne l’urgence d’un rééquilibrage politique et social.

Conflits mondiaux, enfants oubliés

Il a toujours été une erreur de séparer le conflit de l’Ukraine de celui de la Palestine. Comme il est une faute d’ignorer, dans une indifférence indicible, la tragédie du Congo où les enfants, au cœur de la guerre, sont eux aussi abandonnés, humiliés par la communauté internationale.

Il faut prendre conscience qu’aujourd’hui, le monde est entre les mains de dirigeants qui ne protègent pas les enfants, où qu’ils soient.

Regardez le sourire d’un enfant de Gaza à l’été 2022 : aujourd’hui, en 2025, les enfants sont devenus la cible d’un pouvoir politique et financier destructeur, extrêmement dangereux pour la paix mondiale.

Y aura-t-il la guerre ?

Répondre à cette question est humainement impossible. Car la guerre signifie toujours la mort d’innocents, la souffrance des femmes et des enfants, l’extrême pauvreté pour des millions de personnes, la destruction.

Et pourtant, les signes s’accumulent. Les hôpitaux sont mobilisés pour se préparer à accueillir des milliers de blessés. Des ogives nucléaires sont en état d’alerte, tandis que leur production s’accélère dans plusieurs pays. La radicalisation politique et la montée des extrêmes droites fragilisent les démocraties. Le néocolonialisme continue de hanter la France, verrouillant son histoire et nourrissant les rancunes. Les manipulations politiques se multiplient, créant une défiance profonde entre gouvernés et gouvernants.

Nous faisons face à une crise globale : économique, politique et existentielle. Une crise qui dépasse les frontières, qui unit Gaza, l’Ukraine, le Congo, le Soudan, et d’autres territoires martyrisés par la violence des États et des puissances financières.

La France, elle, se trouve au bord d’un précipice historique. Fragilisée par ses divisions, ses injustices sociales, sa mémoire coloniale étouffée et ses choix politiques autoritaires, elle risque de s’effondrer dans une guerre qui ne serait pas seulement militaire, mais aussi morale et sociale.

La menace nucléaire et l’inquiétude grandissante

La question nucléaire est centrale. La production d’ogives a fortement augmenté et certaines sont actuellement placées en état d’alerte.

Depuis plusieurs années, les grandes puissances réinvestissent massivement dans l’armement nucléaire. Les États-Unis modernisent leur arsenal, la Russie a relancé une course aux armements en développant des missiles hypersoniques capables de transporter des têtes nucléaires, tandis que la Chine accélère la construction de silos. L’Inde et le Pakistan poursuivent discrètement leurs programmes, et Israël, bien que non signataire du Traité de non-prolifération (TNP), entretient un arsenal opaque mais reconnu par tous.

Cette prolifération traduit un basculement : l’ère de la dissuasion héritée de la guerre froide, où l’arme nucléaire était un « instrument ultime », laisse place à une ère où son usage est de nouveau évoqué publiquement. Vladimir Poutine a brandi à plusieurs reprises la menace nucléaire dans le conflit ukrainien. Cette instrumentalisation de l’apocalypse n’est plus une ligne rouge : elle devient un outil de pression diplomatique.

La révélation faite par Le Canard enchaîné : la mobilisation des hôpitaux par le ministère de la Santé pour se préparer à accueillir des milliers de blessés, s’inscrit dans ce climat alarmant. Elle soulève de fortes inquiétudes et renforce la méfiance envers les politiques.

Le droit de savoir est primordial. Mais la population est-elle prête à affronter la réalité du monde politique ? Le déni risque de s’imposer.

Les menaces d’utilisation d’armes nucléaires par Vladimir Poutine, qui imposent de fortes pressions internationales, sont d’autant plus inquiétantes depuis qu’Israël et les États-Unis ont ordonné des frappes aériennes sur des sites nucléaires en Iran. Frappes que l’AIEA a fermement condamnées. En agissant ainsi, ils ont créé un précédent, ouvrant la boîte de Pandore.

Ce précédent est lourd de conséquences. Car dans un monde où l’équilibre est déjà fracturé par les guerres en Ukraine, en Palestine ou au Soudan, toute banalisation d’une attaque contre des installations nucléaires fragilise les cadres internationaux. La prolifération devient une tentation pour d’autres États, qui voient dans l’arme ultime non plus un tabou, mais une garantie de survie.

Un fait qui ne peut être négligé dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et de conflits armés.

Poutine, Netanyahu et le danger pour la paix mondiale

Il faut prendre en compte que Vladimir Poutine et Benyamin Netanyahu représentent une menace réelle pour le maintien de la paix dans le monde.

On attaque son ennemi quand il est en position de faiblesse. Poutine a envahi l’Ukraine à la sortie de la pandémie, alors que les confinements avaient aggravé une crise humanitaire déjà profonde.

La France, elle, est en situation d’instabilité politique et économique. Les injustices sociales, aggravées par les gouvernements successifs de Macron, dont l’humiliation par la pauvreté d’une partie de la population, accentuent le déséquilibre.

Ukraine

Les réactionnaires au pouvoir : le barrage fait à la démocratie et aux valeurs humanistes

Les Républicains portent une grave responsabilité, par leurs liens avec les mouvements d’extrême droite et identitaires qui déstabilisent le pays par l’autoritarisme et les guerres politiques héritées du passé, comme par l’entretien du néocolonialisme.

L’exemple Annie Steiner : une mémoire refusée

Annie Steiner, militante du FLN, est un symbole de résistance et de lutte pour la liberté de l’Algérie face à la colonisation française. Travaillant auparavant dans des centres sociaux algériens, elle a consacré sa vie à défendre l’indépendance de son pays et à protéger ceux qui, à travers le FLN, se battaient pour la justice et la dignité. Son engagement a souvent mis sa vie en danger, mais elle a poursuivi son combat avec courage, dénonçant les violences coloniales et les inégalités systémiques imposées par l’État français.

Rendre hommage à Annie Steiner, ce n’est pas glorifier la guerre : c’est reconnaître le droit légitime d’un peuple à l’émancipation, c’est défendre un message universel de paix, de justice et de dignité. Sa mémoire incarne une leçon essentielle : celle de ne pas oublier les souffrances infligées par la colonisation, et de tirer des enseignements pour construire un futur fondé sur la réconciliation et le respect mutuel.

Refuser de célébrer son nom, comme l’a fait mardi 26 août la préfecture du Rhône en boycottant l’inauguration d’un bâtiment à Vénissieux, c’est prolonger le déni historique et politique. Soixante-deux ans après la fin de la guerre, ce geste montre que la République n’a toujours pas fait la paix avec son passé. Derrière ce boycott, ce n’est pas seulement un nom qui est rejeté : c’est l’indépendance algérienne, et la mémoire de celles et ceux qui ont combattu pour la liberté, qui sont effacées.

Sa figure reste un symbole de réconciliation pour la jeunesse : elle rappelle que le devoir de mémoire est une exigence éthique, un levier pour combattre l’injustice et les extrémismes qui se nourrissent du silence.

Macron piégé par ses propres réseaux

Cette incapacité à reconnaître et honorer la mémoire coloniale s’inscrit dans un contexte politique plus large, où les réseaux d’influence entravent la démocratie et les valeurs humanistes. Chaque jour, nous payons le prix d’avoir laissé grandir l’influence des réseaux de l’UMP liés au courant lepéniste.

La préfète Fabienne Buccio incarne une droite brutale, obsolète et injuste. Le visage d’une France qui s’effondre politiquement dans une aristocratie autocratique, patriarcale et néocolonialiste, refusant tout souffle nouveau de liberté et de justice.

Rappel : les « intermédiaires », ces agents politiques reliant partis, médias et préfectures, ceux que l’on appelle aussi barbouzes, sont le ciment qui scelle les murs dressés contre la paix et la liberté.

Emmanuel Macron le courtisan de l’extrême droite aristocratique et de préfecture par intérêt de pouvoir.

Les réseaux sombres de Sarkozy, dont font partie Retailleau, Darmanin, Aurore Bergé, comme une majeure partie du gouvernement, de ses conseillers et même de certains préfets, continuent de structurer le pouvoir.

Un système destructeur fabrique la pauvreté à travers le monde et plonge près de 3 millions d’enfants sous le seuil de pauvreté en France. Un pays pourtant riche, mais soumis aux barbelés bancaires d’un capitalisme financier international.

Ce système prospère sur le refus de reconnaissance de l’Histoire et des souffrances collectives et par le refus d’apaiser une mémoire traumatique. Une politique qui traumatise en suivant le fil conducteur de l’oppression.

Dans cette atmosphère, Macron apparaît piégé. Rejeté aujourd’hui par ceux qu’il a flattés, il subit le retour de ses propres manipulations. En entretenant ces réseaux, il a ouvert la voie à une France verrouillée, où la mémoire coloniale sert d’arme pour diviser et dominer.

La préfète Fabienne Buccio agit, à l’image de Bruno Retailleau, selon une culture de la haine destinée à asseoir une domination politique. Ce procédé entrave le travail nécessaire à la paix et ne sert que les intérêts de partis, au détriment du bien commun.

Ainsi, la mémoire refusée d’Annie Steiner et la montée de ces réseaux réactionnaires ne sont pas des incidents isolés : ils sont le miroir de fractures profondes dans le pays, où l’histoire, la politique et la morale s’entrelacent pour façonner l’avenir de la République.

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Retrouver le souffle de la fraternité

Les influences de la droite, dont le centre droit lié à l’extrême droite catholique, et leurs rivalités de pouvoir, nuisent à l’équilibre du pays et à la démocratie.

Cette atmosphère d’influence et de domination politique nourrit la pauvreté. La fragilisation de la France vient de l’absence de bonté.

La générosité assure la prospérité par la sérénité et la fraternité. Les valeurs humanistes d’équité et d’égalité réelle garantissent la durabilité d’un pays par la conscience collective de bâtir ensemble pour le bien commun.

La France ne pourra pas s’en sortir sans la vertu du partage et de l’entraide.

Et d’ailleurs, demander aux hôpitaux de se préparer à faire face à une crise majeure exige des valeurs vertueuses : la conscience de prendre soin des autres, de sauver des vies, de protéger l’humain avant tout.

Soyons la paix !

Fédora Hélène

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