À Gaza, la faim n’est plus une menace : elle est devenue une arme de guerre
Privée de nourriture, d’eau et de terres fertiles, une population entière est condamnée à survivre dans l’ombre du blocus et des bombardements. La famine qui s’installe ne concerne pas seulement un territoire martyrisé : elle révèle l’effondrement moral d’un monde où les droits humains sont piétinés par la politique et l’argent – la finance internationale.
Gaza sous les bombes : l’hôpital Al Nasser frappé
Lundi 25 août, les frappes israéliennes ont touché par deux fois l’hôpital Al Nasser, à Khan Younis, dans le sud de Gaza. Le ministère de la Santé a annoncé un triste bilan : au moins 15 morts. Parmi eux figurent cinq journalistes, dont Mariam Abu Dagga, qui s’était associée en 2024 à l’OCHA pour témoigner, par un reportage photo, de la situation désastreuse de Gaza. Des secouristes et travailleurs de santé sont également parmi les victimes.

L’appel des organisations internationales
L’OMS appelle une fois de plus à la protection des humanitaires et professionnels de santé œuvrant à Gaza. Le Dr Tedros, chef de l’ONU, a rappelé que « les hôpitaux doivent être protégés pour que les patients puissent continuer d’être pris en charge. »
Des enfants grièvement blessés donnent toutes leurs forces pour survivre, et le lieu sacré de l’hôpital qui les soigne est bombardé.
La mort est autour d’eux. Ils n’ont plus aucun refuge. Et ceux qui les secourent, ainsi que les journalistes témoignant de la tragédie, sont tués.
Crimes et silence politique
Vraiment, je ne sais même plus comment qualifier des dirigeants qui laissent faire, et Netanyahu agissant si horriblement.
Samedi, des frappes israéliennes ont tué plus de quarante-neuf personnes, tandis que la famine continue de détruire des vies. Face à une telle cruauté, notre humanité doit puiser en elle la force de sa paix et déclarer que ces hommes de pouvoir, par leurs actes destructeurs, sèment le chaos réel, dévastateur.
Ce sont les ventes d’armes, la production toujours renforcée de l’armement. Jamais les armes ne porteront le symbole de la paix par l’obligation de guerre pour l’acquérir.
Non, Emmanuel Macron, l’économie de guerre ne prépare pas la paix : elle annonce le chaos.
La famine, arme de guerre
Aujourd’hui, les enfants, le cœur en lumière, souffrent de conditions de vie qui s’aggravent par la persistance de la famine, du manque d’eau potable, de l’impossibilité d’accéder à des soins de santé.
Le 25 août, le ministère de la Santé a annoncé le décès de 11 personnes de la famine en une seule journée. La guerre de la faim a d’ores et déjà tué au moins 300 personnes à Gaza.

Une population épuisée, un environnement détruit
L’environnement est détruit, les routes disparues dans un désert, ou encombrées des débris de la guerre, rendent très difficile l’accès des secours, également entravés par le manque de carburant, d’ambulances, l’insécurité et les bombardements intensifs.
Gaza est meurtrie, détruite, et des enfants orphelins survivent dans les ruines. Des personnes restent sous les décombres, d’autres ont disparu.
Les déplacements forcés ont entraîné depuis la mi-mars 800 000 personnes à travers les chemins de souffrance, vers un refuge qui n’existe pas. Une population épuisée, traumatisée, qui trouve pourtant la force d’espérer, de prier, de chanter la paix et la renaissance.
L’interdiction du deuil
À Gaza, le gouvernement israélien applique la destruction, quand les Palestiniens cultivent le nouveau jour. Celui où ils pourront honorer leurs morts, se recueillir près de leurs enfants disparus, puisque les autorités israéliennes leur interdisent tout temps de deuil.
Les enfants, des mères, pères, frères et sœurs sont enterrés en urgence dans la poussière de Gaza. La déshumanisation opérée contre les Palestiniens est absolue, et blesse l’être jusqu’à son repos éternel.
Il disparaît, effacé. Sans nom, le corps est abandonné. Dieu pleure près d’eux, élève leur âme, bénit le silence les délivrant de l’oppression.
Le fracas et les pleurs
Le son harcelant des bombes, car c’est celui qui annonce l’horreur, des vies ôtées. Le fracas des murs qui s’écroulent, du sol qui tremble, de la poussière qui se lève, du vent des tourments transportant les éclats d’obus brûlants. Le brouillard sortant du cratère et envahissant l’air.
Puis, les cris des blessés, des enfants appelant leur mère, les pleurs de la peur, de l’effondrement en douleur.
Des enfants grièvement blessés, brûlés par la guerre, mutilés, les petits corps marqués à vie, et la faim en dernière cicatrice. Ils luttent, si fragiles, pour voir demain.
L’indifférence des puissants
La vie en respiration reprend tout son sens. Les cités riches d’argent, à l’absurde, regardent les oiseaux mourir, le chant de l’hirondelle disparaître, le reflet du ciel dans des tours en verre. Elles courent vers le mur invisible de leur prison, aux barbelés, aux cœurs de pierre, faisant du billet vert l’or bleu, l’eau, aussi en détresse, qui s’échappe de terre.
Et nous, une perle de sel, la promesse de la paix, à nos yeux ornent nos visages qui ont perdu le sourire, avant que l’aurore, par quelques lignes, ne vienne dessiner l’horizon et l’espérance nouvelle, elle aussi en prière.
Gaza, un miroir pour l’humanité
La communion de l’humanité : ce qui se passe à Gaza est vital pour le monde entier. C’est la vie qui ne sourit plus aux enfants qui l’appellent. Les dirigeants ont abandonné les enfants, les humilient. Ils ne sauvent pas, ne protègent pas.
Leurs mots sont partis avec leurs discours. Et s’impose le visage d’un enfant de Gaza, libre, courant sur la terre réconciliée, lançant un ballon blanc dans le ciel bleu.
Il serait cette image peinte, l’icône universelle : la fraternité, l’unité. La silhouette enfantine pour protéger l’innocence, ne jamais oublier, et plus jamais une main tuant un enfant.

Le symbole du pain et de l’eau
Le pain posé, un verre d’eau à côté, et l’enfant absent. Symbole des enfants tués par la guerre de la faim et de la soif.
C’est cela que de nombreux dirigeants ont laissé faire. Pas une sanction économique, politique et diplomatique contre Israël, et les livraisons d’armes se poursuivent, même si certains pays ont imposé des restrictions symboliques, comme l’Allemagne.
Un choix vital pour le monde
Notre monde bascule devant le choix, la nécessité vitale.
Ce qui se passe en Palestine, en Ukraine, au Soudan, au Congo et sur d’autres territoires est un appel urgent à la conscience, à l’amour, à la justice.
Un appel s’opposant au choix des oppresseurs : une condamnation fatale de l’humanité.

Les corps de secouristes déterrés par l’ONU dans une fosse commune, près de Rafah, dans le sud de Gaza.
La haine comme moteur politique
La haine est le moteur politique. Les puissants usent de machiavélisme et n’agissent pas pour les enfants de Gaza ou d’Ukraine, pas plus qu’ils ne protègent les enfants pauvres de leur propre pays. Ils fabriquent la pauvreté, l’humiliation par la faim, le manque d’accès aux soins, aux études, à la culture, à un logement décent.
Ils n’hésitent pas à expulser des familles dans la rue, à harceler les personnes précaires et à les condamner à la misère.


Un monde d’injustice construit par les puissants
Ils façonnent le chômage, un monde d’injustice où l’égalité des chances n’existe pas. Ils imposent le marché, le système de la guerre, l’homme chassant comme un loup sur les places boursières par le système bancaire.
Ils dominent par la violence lancinante, les crises humanitaires, la crise climatique qu’ils accélèrent. Ils jouent avec l’inquiétude, l’incertitude, méprisent la santé globale de la nature et de l’humain dépendant des ressources naturelles.

Les politiques à la table des milliardaires
Les politiques assis à la table des milliardaires tirent les ficelles, gouvernent dans l’ombre, s’alimentent de subventions de l’État, banque des très riches.
Elon Musk promet la conquête de la planète Mars, et la puissance mondiale vise cet objectif. Les alliances s’établissent autour d’un projet spatial dont les États-Unis veulent être le maître.
La conquête spatiale, une opération de guerre
Les enfants des guerres sont sacrifiés pour posséder des territoires, les ressources énergétiques, les parts de marché enrichissant les portefeuilles de l’aventure spatiale et militaire. Car elle sera avant tout une opération de guerre s’accomplissant dans l’espace.
La volonté de dominer une autre planète n’est pas celle de la paix. Elle n’est pas l’aboutissement de la solidarité humaine, du partage des connaissances. Elle œuvre comme la fabrication de la bombe atomique, dans le contexte de la guerre, dans le secret Défense, dans l’opacité des États.
Donald Trump soutient de Netanyahu et procédant par la politique des affaires , du show – ce qui est extrêmement grave et indigne. C’est Trump et Elon Musk publiant une vidéo montrant Gaza transformé en parc d’attractions.
Gaza – un paysage quotidien de désolation et des milliardaires contrôlant des dirigeants conçoivent la destruction en business.
Le savoir, la science, l’humain lui-même, tout est conçu en fonction de marchés, du business. Les loups de Wall Street de la violence à la folie qui les perd.
La bourse de Tel Aviv est florissante quand à quelques kilomètres les forces israéliennes opèrent la politique de la terre brûlée à Gaza.
Le profit de la guerre
« Au cours des vingt derniers mois, alors que l’armée israélienne, accompagnée de colons, dévastait la vie et les paysages palestiniens, la bourse de Tel-Aviv a grimpé de 213 %, accumulant plus de 220 milliards de dollars de gains sur le marché », a affirmé Francesca Albanese. La violence extrême est l’identité du système financier international, portant des oppresseurs au pouvoir, se comportant comme des dieux ayant droit de vie ou de mort sur des populations. Article LiberTerra : « Un capitalisme contre la vie : l’eau, la faim et les enfants de Gaza. »

Un choix civilisationnel
Cette conquête mondialiste s’annonce au cœur du bouleversement climatique, du chaos de la guerre, d’un système politique et économique dominateur, qui écrase les peuples et vit dans l’orgueil.
La corruption des puissants, l’avidité et la propagande annoncent que l’humanité est placée devant un choix.
Le sang répandu à Gaza nous alerte sur un bouleversement civilisationnel déjà commencé : sombrer dans la destruction, par l’apogée de puissances politiques s’exerçant dans la barbarie de la guerre, les négociations morbides pour posséder des territoires et leurs ressources, ce qui humilie les populations victimes de guerre.
Ou bien faire le choix de la justice, de la bonté.

Les empires contre la paix
Les politiques ne bâtissent pas une paix durable, mais divisent le monde en empires. Ils constituent une nouvelle carte géopolitique, une puissance financière internationale bâtie sur les cimetières creusés par les bombardements et la souffrance des civils.
L’indifférence des populations renforce un système destructeur. Beaucoup semblent attendre que celui-ci vienne frapper à leur porte.
Ils gagnent du temps, concentrent leurs efforts pour gagner de l’argent, qu’ils conçoivent comme un « sauveur ».
Le temps perdu pour la paix
Ce temps perdu pour la paix a des conséquences dramatiques pour les enfants de Gaza. La famine est là : une malnutrition sévère, une guerre de la faim cruelle et implacable.
Les séquelles pour la santé peuvent marquer toute une vie. Chaque jour, des enfants s’affaiblissent, souffrent intensément, développent un stress sévère et des maladies infectieuses.
La famine confirmée à Gaza
Le 22 août, la famine a été confirmée pour la première fois à Gaza. Une nouvelle étude de la classification de la phase de sécurité alimentaire (IPC), avec pour partenaires notamment l’Union européenne, confirme que plus d’un demi-million de personnes à Gaza sont confrontées à l’extrême pauvreté, à la malnutrition aiguë, à la famine. Celle-ci pourrait s’étendre dans les prochaines semaines dans le sud de Gaza, à Khan Younis et Deir el-Balah.
« Désormais, la famine est une terrible réalité pour les enfants du gouvernorat de Gaza, et une menace imminente pour ceux des gouvernorats de Deir el-Balah et de Khan Younis », constate avec tristesse Catherine Russell, Directrice de l’UNICEF.

L’alerte de l’UNICEF
Elle rappelle : « Nous n’avons eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme face à la multitude des signes, qui ne laissent aucune place au doute : des enfants émaciés, trop faibles pour pleurer ou manger, des bébés mourant de maladies évitables, des parents affluant dans les dispensaires sans rien pour nourrir leurs enfants », avant d’alerter : « Le temps est compté. En l’absence d’un cessez-le-feu immédiat et d’un accès humanitaire complet, la famine ne peut que se propager, tuant davantage d’enfants. »
Les enfants très affaiblis par la famine ont besoin de produits alimentaires thérapeutiques que l’UNICEF fournit. Sans un accès complet à l’aide vitale, les enfants ne peuvent bénéficier de soins d’urgence adaptés.
L’urgence humanitaire
Des centaines de milliers de personnes passent des jours sans manger, alertent les organisations des Nations Unies, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF, le Programme alimentaire mondial (PAM).
Toutes ne cessent de demander une intervention humanitaire urgente et à grande échelle, qui reste aujourd’hui restreinte et fortement entravée.
Un cessez-le-feu, exigence vitale pour Gaza
Quatre organisations des Nations Unies investies dans la protection des civils à Gaza réaffirment qu’une opération humanitaire de cette ampleur, sur un terrain dévasté, au milieu des ruines et sous les bombardements intensifs, a besoin, pour intervenir efficacement et sauver des vies en grand danger, d’un cessez-le-feu immédiat et permanent.
Une exigence humaine, vitale pour les enfants de Gaza, les femmes en souffrance, les mères endeuillées, les familles dévastées, les personnes handicapées incapables de répondre aux ordres de déplacements forcés, comme pour les milliers de blessés, de personnes âgées, et d’enfants très affaiblis par la famine.
Septembre : un mois à haut risque humanitaire
Le mois de septembre risque de s’annoncer tragique : plus de 640 000 personnes subiront une crise alimentaire catastrophique correspondant à la phase 5 de l’IPC.
Les conséquences d’un été éprouvant – blocus sous de fortes chaleurs, intensité des bombardements, lancement de l’opération « Chars de Gédéon II » par Netanyahu visant une occupation longue de Gaza jusqu’en 2026 – annoncent, pour la fin septembre, 1,4 million de personnes supplémentaires en situation d’urgence alimentaire (phase 4 IPC), ainsi que 396 000 autres en crise alimentaire sévère (phase 3 IPC).
Des enfants extrêmement vulnérables
Les enfants déjà fragilisés pourraient voir leur défense immunitaire fortement affaiblie, et devenir toujours plus vulnérables face aux maladies infectieuses et aux épidémies.
Eau insalubre, conditions de vie au milieu des ruines ou dans des camps manquant d’infrastructures sanitaires, d’hygiène et d’eau potable : autant de facteurs aggravants.
Des enfants souffrent déjà de fièvres, d’infections respiratoires et dermatologiques aiguës, et de diarrhées. Les taux de morbidité sont alarmants, alerte l’OMS.

Le système de santé effondré
Le système de santé a été gravement détérioré. Des patients sont couchés dans la rue, faute de moyens. L’accès aux services de santé est restreint par les frappes israéliennes à proximité des centres de soins, voire directement sur les hôpitaux.
De plus, les travailleurs de santé portent le système « à bout de bras », souligne le Dr Tedros, Directeur de l’OMS. Il exprime avec gravité que les agents de santé sont « affamés et épuisés », et indique : « Gaza doit recevoir de toute urgence de la nourriture et des médicaments si nous voulons sauver des vies et amorcer le combat contre la malnutrition. »

Le nord de Gaza, zone oubliée
L’ONU indique que les conditions de vie dans le nord de Gaza sont extrêmement dures, voire pires que dans la ville de Gaza. Ces zones sont très difficiles d’accès, et l’IPC n’a pas pu y être établi faute de données.
Il est essentiel de prendre en compte que ce territoire subit une agressivité inouïe des forces israéliennes et que l’État de droit y est effondré. Les autorités israéliennes semblent appliquer une stratégie d’effondrement total de Gaza.
La population survit en état de traumatisme sévère.
Une famine créée par l’homme
L’analyse déclarant la famine à Gaza a évalué trois seuils critiques franchis :
la privation alimentaire extrême, la malnutrition aiguë, et les décès liés à l’inanition.
Les preuves rassemblées établissent que ces trois critères sont réunis. Une famine créée par l’homme pour détruire.
« Les avertissements concernant la famine sont clairs depuis des mois », rappelle Cindy McCain, Directrice du PAM.

La passivité de la communauté internationale
La communauté internationale n’a pas agi de manière concrète et efficace pour protéger les enfants de Gaza.
Le Dr Tedros constate que « le monde est resté trop longtemps passif face à l’accumulation de décès tragiques et inutiles causés par cette famine provoquée par l’homme ».
Il affirme : « En raison de la malnutrition généralisée, même des maladies courantes et habituellement bénignes comme la diarrhée peuvent devenir mortelles, en particulier pour les enfants. »
L’accélération tragique
La famine choque par son accélération, due au blocus, aux restrictions extrêmes de nourriture et d’eau potable, dans un contexte de déplacements forcés, de chaleur estivale et de bombardements intensifiés.
En juillet, les humanitaires ont recensé plus de 12 000 enfants atteints de malnutrition aiguë, la forme la plus mortelle, entraînant des séquelles durables. Ce chiffre a été multiplié par six depuis le début de l’année.
Depuis les analyses de l’IPC en mai, le nombre d’enfants exposés à un risque sévère de décès par la faim d’ici la fin juin 2026 a triplé : de 14 000 à 43 400.
Par ailleurs, des femmes enceintes et allaitantes risquent, à des niveaux alarmants, de souffrir de malnutrition d’ici mi-2026.
Tsunami de la faim
La famine introduite à Gaza agit en tsunamis successifs et meurtriers, frappant différentes régions de la bande de Gaza. Elle se propage comme une ombre paralysant les forces de survivre.
Actuellement, plus de 55 000 femmes enceintes souffrent de malnutrition, entraînant des fausses couches, des naissances prématurées et des bébés en insuffisance pondérale.
La famine atteint la santé de la population sur des décennies. Les séquelles seront irrémédiables pour de nombreux enfants.

Une première historique au Moyen-Orient
C’est la première fois qu’une famine est annoncée dans la région du Moyen-Orient.
La nouvelle analyse de l’IPC fait état de la plus grave détérioration jamais constatée depuis le début des analyses sur la sécurité alimentaire à Gaza.
Des moyens de subsistance anéantis
Les moyens de subsistance des Palestiniens ont été détruits par les forces israéliennes ayant anéanti l’agriculture à hauteur de 98 %.
Les oliviers de Palestine ont été brûlés au sol. Les animaux d’élevage ont également été décimés par les frappes israéliennes, le blocus alimentaire et l’absence de soins vétérinaires.
La communauté internationale face à un choix historique
« La population de Gaza a épuisé tous les moyens de survie possibles. La faim et la malnutrition font chaque jour des victimes, et la destruction des terres agricoles, du bétail, des serres, des infrastructures de pêche et des systèmes de production alimentaire aggrave encore davantage la situation », déclare Qu Dongyu, directeur de la FAO.
Puis il insiste : « Désormais, notre priorité est d’obtenir un accès sûr et durable afin de pouvoir fournir une aide alimentaire à grande échelle. L’accès à la nourriture n’est pas un privilège, c’est un droit humain fondamental. »

La justice, une urgence
La communauté internationale devrait faire le choix de la justice, de la protection des enfants de Gaza et de l’urgence d’agir pour sauver des vies. Reconnaître la Palestine commence par la protéger, non pas en paroles mais en actes concrets.
Les appels répétés de l’ONU et des ONG restent lettre morte : aucune sanction majeure n’a été imposée à Israël malgré les violations massives du droit international humanitaire. Là où d’autres pays ont subi des embargos, des gels d’avoirs ou des suspensions de coopération en raison de crimes de guerre présumés, Israël continue de bénéficier d’un commerce d’armes florissant, d’accords économiques et d’un soutien diplomatique indéfectible de la part de plusieurs puissances occidentales.
La comparaison est frappante. La Russie a été frappée par une avalanche de sanctions économiques, financières et diplomatiques dès le début de la guerre en Ukraine : exclusion de SWIFT, gel des avoirs de la Banque centrale, interdiction d’exportations stratégiques, boycotts sportifs et culturels. L’Iran, lui, endure depuis des décennies un régime de sanctions qui asphyxie son économie et sa population. La Syrie a subi de lourdes restrictions, tout comme la Corée du Nord, au nom du respect du droit international et de la sécurité mondiale.
Pourquoi, alors, cet arsenal punitif n’est-il jamais activé contre Israël, malgré les rapports accablants de la Cour internationale de justice, de la CPI et des agences onusiennes qui documentent la famine organisée, les destructions massives et les bombardements indiscriminés ?
Cette absence de sanctions révèle l’inégalité profonde qui structure l’ordre international actuel : d’un côté, des peuples écrasés par le poids des blocus, de la famine et des bombardements ; de l’autre, des dirigeants protégés par des alliances stratégiques, le poids des lobbys et des intérêts financiers.
Pourquoi un tel silence ?
Ce mutisme n’est pas ignorance, il est complicité : protéger des alliances militaires, préserver des marchés, maintenir un ordre mondial qui privilégie la force au détriment de la vie humaine.
Le droit international est clair : la Quatrième Convention de Genève interdit le ciblage des civils, la destruction des infrastructures vitales et l’utilisation de la famine comme arme de guerre. La Cour internationale de justice rappelle les obligations des États pour prévenir le génocide. Pourtant, aucune sanction effective n’est appliquée. L’absence de réaction face à ces violations révèle la faillite morale et juridique d’un système international incapable de défendre ses principes.
Europe : divisions et inertie
L’Union européenne, principal partenaire commercial d’Israël, se trouve face à un dilemme moral et politique. Un examen de l’accord d’association a été lancé pour évaluer les violations potentielles de l’article 2, garantissant le respect des droits humains.
Certains États membres, comme l’Espagne, l’Irlande et les Pays-Bas, ont milité pour la suspension de l’accord ou un embargo sur les armes. Mais l’opposition d’autres puissances : Allemagne, Autriche, Hongrie – a empêché toute décision unanime. Récemment, l’Allemagne a suspendu ses exportations militaires vers Israël, une mesure symbolique mais insuffisante pour influer sur le conflit et protéger les civils.
Le veto américain : paralysie institutionnelle
Au niveau international, l’ONU est paralysée par le droit de veto. Chaque résolution de condamnation ou d’action contre Israël est bloquée par les États-Unis, assurant ainsi une protection institutionnelle qui alimente l’impunité et laisse les civils face à l’absence de responsabilités.
L’humanité devant son choix
La communauté internationale doit faire le choix de la justice et de la protection des enfants de Gaza. Reconnaître la Palestine commence par la protéger. Or, malgré des violations avérées du droit international humanitaire, documentées par la Cour internationale de justice, la CPI et plusieurs agences onusiennes, aucune sanction significative n’a été imposée à Israël.
L’absence de sanctions et la paralysie des institutions internationales révèlent l’effondrement des valeurs humaines face aux intérêts politiques et financiers.
La question n’est donc pas seulement : pourquoi rien n’est fait ? Elle est aussi : que reste-t-il des valeurs humaines et universelles si elles s’effondrent sous la pression des rapports de force et de l’économie de guerre ? L’humanité est prise en otage entre le cynisme de certains dirigeants et la logique implacable des puissances financières.
Ce qui se passe à Gaza n’est pas seulement un conflit régional : c’est un appel à la conscience humaine. La paix sauve des vies, l’inaction les détruit.
Fédora Hélène

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