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Eloria, chut… Ne le dis pas
Chut !
Ne le dis pas.
Quoi ?
Qu’ils ont enfermé
L’oiseau en cage.
Une femme.
Ne dis pas
Qu’ils l’ont vue sourire,
Aimer, danser,
Voler en liberté
Derrière les barreaux
De leur obscurité.
Elle s’est endormie au coin du jour,
En voyage sur les ailes de plumes,
Portée par l’air de la pluie.
La rosée devient rivière,
Gouttes d’eau légères.
Elle, au paradis d’un jardin,
Éternel ici sur Terre.
Elle vit sur l’onde de lumière :
Ni passé, ni futur.
Le son donne le temps.
La poésie, des notes d’encre.
Elle lit la vie à l’éclair
Qui traverse ciel et terre.
La cage vide, l’oiseau libre.
Elle danse.
Son corps dessine l’air,
La matière peint la terre,
La rose embellit le vent.
Un homme et une femme :
L’amour bénissant l’étoile.
La promesse annoncée,
Gravée dans le tissu blanc,
Au fil de coton,
Au chant de l’esclave.
La liberté offre à l’enfant
Le baptême de l’esprit.
Le chagrin de mille âmes
Consolé à l’aurore nouvelle.
Elle s’appelle Eliora,
Celle qui aime la lumière,
Divine, inondant l’univers.
Des racines à l’arbre,
Du ruisseau à l’océan,
Les veines unies et fraternelles
Assemblent l’humanité.
Elle écrit la terre promise
Au sang des douleurs :
Gaza, Palestine,
Où les colombes en deuil
Prient le silence, lui donnent voix.
Le désert avance,
Recouvre les puissances,
Qui dans un dernier cri
Déchire l’innocence
Immaculée, ressuscitée.
Chut ! Ne le dis pas.
Quoi ?
Dans la cage ne dorment
Que les tyrans,
Tourmentés d’obscurité,
Le néant les enfermant,
Leurs cœurs mourant de peine,
La fraternité tuée.
Elle est née aujourd’hui,
Libérée des nuits sans lune,
De la poussière brûlante des armes,
Du royaume d’argent.
Elle crée la renaissance, l’espérance.
Dieu en chacun, parole vivante.
Sa main fragile posée sur le monde.
Eloria
Chut… Ne le dis pas.
Fédora Hélène

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