La reconnaissance de la Palestine : un traité d’humanité

Reconnaissance de la Palestine par la France

Le 22 septembre 2025, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, la France a officiellement reconnu l’État de Palestine, marquant un tournant historique dans la diplomatie internationale. Dans son discours, le président Emmanuel Macron a déclaré : « Rien, rien ne justifie plus la guerre à Gaza, rien. » Il a également souligné que « le temps de la paix est venu, car l’urgence est partout », appelant à la fin des violences et à la libération des otages détenus par le Hamas. Cette reconnaissance s’accompagne d’une proposition visant à instaurer une force de stabilisation internationale à Gaza, soulignant l’engagement français en faveur d’une solution à deux États.

Une solution de paix qui ne peut être qu’universaliste dans l’unité d’une humanité une et unique, une et fraternelle. Emmanuel Macron rejoint ce devoir qu’il devra réaliser pleinement pour que ses mots respectent chacun d’entre nous, une humanité unie par sa naissance. « Une vie vaut une vie » a déclaré Emmanuel Macron, affirmant « notre devoir à tous est de protéger les uns et les autres. Devoir indivisible, comme l’est notre humanité commune. » Une déclaration qui implique le devoir de justice pour tous, partout dans le monde. Des paroles qui l’engage dans sa présidence, qui doit le mener à l’élaboration d’une politique nouvelle, juste et équitable, secourant les plus fragiles. Sortir d’un monde élaboré au 19 ème siècle et persistant par le terrifiant de l’injustice.

« Le temps de la paix est venu. » a exprimé Emmanuel Macron. Mais, le temps de la paix est un mouvement perpétuel qui ne peut être interrompu. La politique en fait un pont entre deux guerres. C’est l’erreur. Le temps de la paix fait partie de celui de l’humanité. Il est indivisible d’elle.

Une paix humaine, non politique

La reconnaissance de la Palestine doit être humaine et non politique.

La politique a échoué au travail difficile de la paix, qui prend une dimension d’universalité pour la Palestine et Israël.

Palestine, un territoire de douleur, la souffrance intense des enfants, de mères, de femmes enceintes, de sœurs et de frères, appelle à comprendre la paix en feu brûlant venant du cœur de l’humanité, de sa mémoire, de son histoire portée par un souffle nouveau. Celui que les peuples, citoyens du monde, reconnaissent.

L’identité de la Palestine, de Jérusalem au caractère universel, sa neutralité qui doit s’affirmer, appartient à la liberté dans sa dimension puissante de réconciliation.

©️ UNRWA

Le courage de la paix

L’événement le plus difficile à accomplir : le courage de la paix. Les politiques ne l’ont pas. Ils sont majoritairement tenus par des objectifs financiers, des accords commerciaux, une diplomatie de pressions, de rivalité, de domination.

Ils sont les constructeurs d’un monde qui blesse profondément l’humanité, qui déshumanise, qui place l’industrie première, qui ôte à l’humain sa spiritualité, qui en fait un être d’illusion.

Gaza et le projet de faire de sa terre le premier territoire startup, artificiel, où l’espérance de démocratie disparaît, où la liberté est couchée dans un linceul, mènera inévitablement l’humanité à son propre chaos.

Le projet horrible et cruel de « reconstruction » de Gaza par le gouvernement israélien soutenu par Trump

La terre est sacrée

Le sol ne peut être compris en possession, mais doit être respecté comme le berceau où l’enfant naît. De lui viennent les racines fertiles, en lui circule l’eau, à travers lui traverse la lumière, de ses entrailles jaillit la vie. La terre est sacrée et ne peut être dépossédée pour être possédée.

Ce qui doit constituer la reconnaissance de la Palestine est un traité d’humanité, d’alliance entre les Palestiniens et leur terre : la rendre inviolable. La souveraineté de la Palestine est actée par la condamnation de la guerre, des puissants saisissant la cruauté pour épée, manipulant la Bible, l’asservissant pour légitimer leur combat contre la vie.

Les enfants de Gaza, témoins de l’humanité

Gaza enseigne l’humanité, montre le chemin de la liberté comme sauveur des peuples. Les enfants de Gaza sont l’expression de la sagesse, et leur souffrance extrême montre au monde entier la nécessité de bâtir une nouvelle civilisation d’amour par la réconciliation.

Ce qui est difficile à entendre tant le cœur bat au sang de la douleur : « Il m’a humilié, blessé, ne dois-je pas lui répondre ? La paix vaut plus cher que ta réponse. » La paix des enfants de Gaza, martyrs, a répondu à leurs tyrans brisant l’innocence.

Les enfants de Gaza sont gravement traumatisés, tout l’avenir est endeuillé. Il est vital de penser la paix par la vie, par le don de sa source : la liberté. Réaliser l’espérance, la rendre vivante pour les enfants de Gaza.

La liberté est l’âme de la vie. La reconnaissance de la Palestine, c’est le devoir de mettre fin aux souffrances des enfants, des femmes et des hommes de Palestine. De prendre enfin des mesures pour mettre en œuvre la paix universelle.

UNICEF/UNI838252/El Baba

Le danger d’une dépossession programmée

Il est urgent de condamner le projet d’annexion de Gaza par une entité de puissances financières internationales. L’intelligence artificielle permet actuellement une gestion d’un territoire sans la constitution d’un gouvernement, d’une élection démocratique, de la nomination d’un président.

Dans la perspective de faire de Gaza une « Riviera », une entreprise immobilière et d’attraction, toute la culture palestinienne est anéantie. Sa mémoire et son histoire sont effacées, ses souffrances sont niées, son nom disparaît.

La conception de Netanyahu et de ses alliés établit qu’il n’est plus nécessaire que ce territoire ait sa monnaie, son système économique, politique, qu’il développe une culture, une histoire. Dépossédé de sa mémoire, il devient un objet de profit, de virtualité, de ce que l’on détruit et fabrique.

Le peuple n’est plus la source d’un pays, ce qui le définit. Il devient l’intrus sur sa propre terre, dans sa propre maison.

Gaza 2025 ©️ ONU

Le capitalisme comme hydre destructrice

Les propriétaires de la terre ne sont plus un peuple souverain, mais des actionnaires au niveau international, des milliardaires en domination sous l’égide de dirigeants qui sont en premier des financiers. Le capitalisme est une hydre qui prend forme dans toute son amplitude à Gaza.

Un système destructeur, interdisant des sanctions européennes contre Israël, a précipité les Palestiniens au bord du précipice. La diplomatie a perdu sa force, et les mesures qui auraient dû s’appliquer n’ont pas été prises. Ce qui laisse au gouvernement israélien la possibilité d’humilier la France et d’influencer la politique intérieure par les pressions imposées par le parti Les Républicains, dirigeants par l’intermédiaire du pouvoir du Sénat.

Gérard Larcher intervient dans la gestion de la présidence d’Emmanuel Macron qui n’est pas un homme libre.

La stratégie du chaos

Une stratégie dangereuse qui invite le Rassemblement National dans la course au populisme, à la manipulation des foules par la colère, les frustrations ressenties alors que la pauvreté est en augmentation, que les conditions de vie sont éprouvantes pour les populations précaires.

La reconnaissance de la Palestine est trahie par la politique, l’hypocrisie redoutable des discours. La politique sera toujours l’inévitable problème.

Il n’y aura pas d’instant de paix véritable, et la reconnaissance symbolique de la Palestine s’évanouit déjà dans le brouillard des bombardements qui effondrent des enfants, tuent des bébés, déchirent le cœur de mères, accablent de chagrin des pères.

©️ UNICEF

Le peuple palestinien, miroir de l’humanité

Des enfants, le visage brûlé par des éclats d’obus, par une explosion, par des armes de destruction, espèrent la paix qu’ils voient de leurs yeux, ressentent vivre en eux, devenir la force qui inspire leur âme.

L’humain à l’éveil de la spiritualité donne la possibilité de dépasser les pires souffrances. Le peuple de Palestine montre aux autres peuples ce que les dirigeants ne peuvent voir, ne peuvent comprendre, ne peuvent ressentir.

L’humain révélé. La douleur d’enfants opérés sans anesthésie, des enfants mutilés, grièvement blessés, la pureté de leurs larmes, l’insoutenable souffrance, l’injustice terrifiante, la famine, les maladies infectieuses qui hantent les petits corps fragiles… Ne voyons-nous pas ce que signifie une humanité déshumanisée ?

Le 21e siècle, promesse effondrée

Des dirigeants ont droit de vie ou de mort sur des civils, sur tout un peuple. Le XXIe siècle n’est pas la promesse de progrès, mais l’effondrement.

L’humain est compris comme une stratégie de profits, et la valeur suprême de la vie disparaît. La vie devient absurde et ne revêt plus qu’un caractère d’utilité.

Or, la vie procède d’elle-même. La vie est la vie. Elle n’est ni une utilité, ni un moyen. Elle est une et tout. Rien ne peut la substituer.

Les puissants qui veulent posséder la vie d’autrui détruisent ce qui est créé.

Gaza, génocide et écocide

Par la volonté de posséder Gaza, Israël commet un génocide et un écocide, et il ne peut en être autrement quand on conçoit la vie comme une richesse matérielle, une utilité, un moyen.

Comme Trump s’associe à Netanyahu pour réaliser un objectif international du capitalisme : l’anéantissement de la liberté.

La France, elle-même, par le courant réactionnaire et l’ultra libéralisme, subit des politiques faisant de son identité une startup, où la démocratie s’efface, où la pauvreté est le fer maintenant des populations dans un état de vulnérabilité, d’anéantissement de leur droit de vivre.

Gaza 2025 ©️ UNICEF

Pour une paix universaliste

Ce fondement essentiel nous dit que l’appel à la lutte armée de la Palestine contre l’occupation d’Israël ne peut en aucun cas être la solution. Elle impliquerait la souffrance des enfants et des femmes de Gaza. Elle aggraverait une situation déjà horrible par les actes des forces israéliennes.

Elle porterait la responsabilité de toujours plus de civils blessés et tués. Puis, elle aboutirait à un échec, à un chaos multiplié qui s’étendra de manière régionale.

Et pour éviter cette escalade dramatique, la communauté internationale doit poser des actes fermes et concrets pour bloquer Israël dans sa progression militaire.

Des mesures économiques, politiques, diplomatiques, culturelles et sportives doivent intervenir sans faiblir pour opposer aux forces israéliennes des actes forts d’opposition au génocide.

Le chemin de la réconciliation

Construire une solution à deux États, c’est concevoir le respect des peuples, du peuple d’Israël et du peuple de Palestine. C’est œuvrer pour les enfants israéliens et pour les enfants palestiniens. C’est faire de l’avenir endeuillé qui se dessine celui de l’espérance.

La possibilité de vivre un futur en paix se crée par la réconciliation. Un chemin difficile, qui peut apparaître comme impossible. Le refus de cette identité de notre humanité une et entière pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le monde entier, et prédire un avenir sombre, de conflits armés, de déshumanisation par la persistance d’un système financier et politique promettant le chaos.

L’urgence d’actes concrets

Les discours politiques n’arrêteront pas les bombes tombant sur Gaza. Ils ne libéreront pas le ciel de Palestine de l’épaisse fumée brûlante du feu de la guerre.

Et demain, après la reconnaissance de la Palestine par la France au siège de l’ONU à New York, des enfants palestiniens continueront à souffrir, à mourir. Des mères berceront leurs bébés endormis à jamais.

La réalité politique s’imposera de manière foudroyante. Le désespoir voilera l’espérance qui demeure pourtant forte au cœur de l’humanité, et aujourd’hui en la beauté des enfants de Gaza.

Investir dans la paix

Investir dans la paix universaliste ne sera jamais vain. Les fruits seront pour les enfants de Palestine qui ont besoin d’une société les accueillant par la bonté, par l’assurance de la fin des douleurs.

La paix ne doit pas être l’impossible, mais elle doit apparaître comme l’unique solution, le seul présent possible, l’avenir naissant.

La reconnaissance de la Palestine est vivante, au-delà du symbole. Son drapeau flotte dans le ciel des nations auprès des autres drapeaux.

La Palestine ne doit pas être l’ombre de la peur, de la terreur qui lui est infligée, mais la lumière de sa terre, l’olivier resplendissant.

©️ UNICEF

Une France en phare de la liberté

La politique a montré qu’elle est le bateau qui échoue et noie l’espoir.

La Palestine respire la vie et l’engagement doit être de la protéger par les forces de l’ONU, par la communauté internationale, par l’accompagnement de l’aide humanitaire des Nations Unies et des ONG humanitaires, sécurisée par la présence des casques bleus à Gaza.

Par l’arrêt immédiat des massacres, par un cessez-le-feu immédiat et permanent, par un embargo sur les livraisons d’armes en Israël. Par l’isolement politique du gouvernement israélien et la condamnation de Netanyahu.

Par une position claire de la France refusant le Hamas, et consolidant la volonté de démocratie pour la Palestine.

Par une France en phare de la paix universaliste, par la liberté en force prévalant sur son propre territoire pour la refléter dans ses décisions et devoirs à tous les niveaux de responsabilités nationales et internationales.

© UNICEF/UNI836420/Nateel

La liberté, unique puissance

La liberté, seule et unique puissance, abreuvera l’olivier de sa source fertile, fera du sol la renaissance. La reconnaissance de la Palestine par la France est un symbole puissant, même s’il n’accomplit pas l’urgence de la paix pour le peuple palestinien. Une reconnaissance qui intervient au moment où Gaza est détruite. Ce qui établit un espoir en désespoir.

La Palestine aurait dû être reconnue il y a soixante-quinze ans, au même instant où naissait l’État d’Israël dans la douleur de la Shoah. La Seconde Guerre mondiale a été une blessure profonde pour l’humanité, et sa plaie ne s’est pas refermée à la fin de la guerre. Le système ayant permis la guerre a perduré et a construit le futur qui deviendrait à son tour celui coulé dans le bronze des conflits, de l’occupation, de l’apartheid subi par le peuple palestinien.

Les traumatismes hantent le cœur des hommes qui tentent de dissimuler l’enfer de la mémoire sous le joug de la guerre passée, qui devient ainsi l’inlassable présent, et forme le dessein du futur. Israël aurait dû être fondé par la volonté de paix, par l’universalité et la neutralité. Mais la constitution d’une armée a dominé, jusqu’à l’acquisition de la bombe atomique par l’intermédiaire de la France et sans qu’Israël ne rallie le Traité de non-prolifération des armes nucléaires.

Une naissance dans la guerre

Cette naissance d’Israël dans la douleur et la guerre latente, en système ordonnant toute politique, a mis en péril la paix, a légitimé la souffrance de peuples, dont celle du peuple palestinien, subissant depuis une injustice terrifiante, une identité refusée, même si elle gardait son nom, ce qui aujourd’hui n’est plus certain. La possession de la Palestine par Israël anéantit son identité.

Le risque d’un effacement de la Palestine

Et demain, si le projet néfaste de Netanyahu pour Gaza, devenant alors le territoire de la spéculation immobilière, se réalisait, Gaza perdrait jusqu’à son nom, toute identité. Ce ne serait pas seulement un peuple effacé, mais également sa terre, son histoire, sa mémoire. La Palestine ne serait plus, ni par son nom, ni par son corps.

La continuité des bombardements, l’occupation illégale de territoires par des colons israéliens s’installant par la force et la destruction en Cisjordanie, ou sur des terres en Syrie, et dans la bande de Gaza, constituent une violation manifeste du droit international, du respect des peuples, et marque l’ambition d’anéantir la Palestine.

L’occupation et la dépossession

L’occupation de la Cisjordanie et de Gaza est devenue la matrice d’un temps figé, où l’injustice s’impose comme loi. En Cisjordanie, hors Jérusalem-Est, les colonies illégales grignotent chaque colline, chaque olivier arraché marquant la dépossession d’un peuple de sa terre et de sa mémoire. Aujourd’hui, près de 490 000 colons israéliens y vivent, transformant le territoire en un archipel fragmenté où checkpoints, routes réservées aux colons et murs empêchent toute continuité de vie pour les Palestiniens. Depuis octobre 2023, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués, et plus de 1 000 maisons ont été détruites, laissant des milliers de familles sans abri.

À Jérusalem-Est, annexée unilatéralement par Israël en 1967, environ 230 000 colons vivent aux côtés d’une population palestinienne confrontée à l’expropriation, la destruction de ses maisons et la modification du tissu urbain. La ville est au cœur du conflit, symbole de la contestation de l’identité palestinienne.

Gaza : siège, destructions et génocide

À Gaza, il n’y a plus de colons israéliens depuis le retrait de 2005, mais le territoire reste sous occupation militaire indirecte et blocus total depuis près de deux décennies. Prison à ciel ouvert, bombardée régulièrement, privée d’eau, d’électricité et de liberté de mouvement, la population y subit des destructions continues : maisons, écoles, hôpitaux sont touchés, et chaque famille porte le deuil de victimes civiles.

Depuis le 7 octobre 2023, plus de 65 000 Palestiniens ont été tués à Gaza, dont environ 15 000 enfants, et plus de 166 000 blessés, dont plus de 45 000 enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza, données corroborées par l’ONU et d’autres organisations humanitaires. La Commission d’enquête indépendante de l’ONU a officiellement reconnu que les actions israéliennes à Gaza constituent un génocide, ciblant systématiquement des civils, des infrastructures essentielles et des services humanitaires.

Une même logique de domination

Ces trois réalités, Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, bien que différentes, révèlent le même dessein : imposer une domination par la fragmentation, effacer la souveraineté palestinienne, et réduire un peuple à l’attente de droits universellement reconnus. Les massacres, les destructions, les expulsions et le siège témoignent de l’urgence de mesures fermes de la communauté internationale.

C’est un génocide

la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé a officiellement reconnu que les actions israéliennes à Gaza constituent un génocide. Cette conclusion a été rendue publique le 16 septembre 2025. La présidente de la commission, Navi Pillay, a affirmé que les méthodes de guerre israéliennes à Gaza, notamment les attaques ciblant des civils, des infrastructures essentielles et des services humanitaires, sont compatibles avec les caractéristiques du génocide, telles que définies par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. 

Cette reconnaissance s’ajoute à d’autres évaluations similaires, notamment celles d’Amnesty International et d’experts en droit international, qui ont également qualifié les actions israéliennes à Gaza de génocide. Cependant, le gouvernement israélien rejette ces accusations, les qualifiant de “mensonges” et affirmant que ses opérations militaires visent à protéger ses citoyens contre les attaques du Hamas. 

Il est important de noter que, bien que cette reconnaissance par la Commission d’enquête de l’ONU soit significative, elle n’a pas force obligatoire en droit international. La Cour internationale de justice (CIJ) reste l’organe compétent pour rendre un jugement définitif et incontestable concernant une accusation de génocide. Le gouvernement sud-africain a d’ailleurs engagé une procédure contre Israël devant la CIJ, alléguant une violation de la Convention sur le génocide. Dans une décision préliminaire, la CIJ a reconnu un “risque de génocide” et a ordonné à Israël de respecter ses obligations au titre de la Convention, notamment en prenant des mesures pour prévenir la commission d’actes de génocide et permettre l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. 

Ainsi, bien que la reconnaissance du génocide à Gaza par la Commission d’enquête de l’ONU soit un développement important, la question reste ouverte et sujette à des procédures judiciaires internationales en cours.

La Palestine risque de périr

La folie de Netanyahu se répand sans limite, dans un calcul froid, soutenu par les alliés de la cruauté.

La Palestine risque de périr, et ce fait a été absent des discours politiques pour la reconnaissance de la Palestine. Une solution à deux États qu’Israël refuse, comme il se fiche complètement de la reconnaissance de la Palestine, alors que le massacre d’enfants n’émeut pas le gouvernement israélien, qui ne supporte pas de ne pas diriger l’intention des dirigeants, de ne pas ordonner les Nations Unies selon sa convenance. Le veto américain conforte Israël dans sa toute-puissance, renforcée par l’absence de sanctions européennes. Des mesures tardives pourraient être prises, mais elles resteraient sans réelles conséquences pour Israël, qui s’apprête à lancer la vente immobilière de Gaza.

Nous entrons dans l’ère terrifiante d’un capitalisme surdimensionné par une technologie militaire dévastatrice et nucléaire. Le travail politique a le devoir d’œuvrer pour l’apaisement, la réconciliation, la reconnaissance des souffrances, la défense de la vie, la protection des enfants, et d’instaurer une nouvelle identité internationale, d’avancer vers la fin des frontières, du nationalisme, et d’entendre la voix universaliste bâtissant une identité humaine, citoyens du monde.

Une liberté vitale, car elle est mère de la naissance de l’humanité. Elle quitte la politique pour vivre. Et celui qui la reconnaît partage son pain. Par elle, les souffrances sont guéries, et par sa promesse, elle réalise des futurs en paix possible.

Par elle, la résolution 181 des Nations Unies, adoptée en 1947, qui prévoyait deux États, Israël et la Palestine, partageant la Terre et Jérusalem sous statut international, aurait pu exister. Mais seul Israël fut proclamé et reconnu en 1948, tandis que l’État de Palestine demeurait une promesse brisée, étouffée dans la Nakba, l’exil forcé de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Depuis, la Palestine survit dans l’absence, effacée par les occupations successives, les massacres de civils palestiniens, les guerres, les négociations inachevées, alors que son droit à l’existence fut gravé dès l’origine dans les textes de l’ONU. Le monde a reconnu Israël en un jour, et a laissé la Palestine attendre trois quarts de siècle, dans l’injustice et la souffrance.

Aujourd’hui, la négation des droits fondamentaux du peuple palestinien atteint un niveau de cruauté par le massacre de civils dans la bande de Gaza, reconnu officiellement comme génocide par la Commission d’enquête indépendante de l’ONU, rappelant au monde l’urgence d’agir pour protéger le peuple palestinien et préserver son existence.

Le désespoir continue son chemin à Gaza qui appelle l’espoir de la liberté

Au cours du week-end dernier, les opérations militaires israéliennes se sont poursuivies dans toute la bande de Gaza, avec une intensification des bombardements et des frappes aériennes dans la ville de Gaza, tuant et blessant des dizaines de civils, dont des enfants. La défense civile palestinienne informe que, dans l’espace des dix derniers jours, elle a effectué plus de cinquante missions de sauvetage dans les cinq gouvernorats.

À Gaza, où la famine a été confirmée il y a plus d’un mois, les partenaires humanitaires de l’OCHA ont indiqué que près de la moitié des centres de traitement de la malnutrition seraient fermés. Des centaines d’enfants souffrant de famine ne peuvent poursuivre un traitement, tandis que d’autres ne sont pas diagnostiqués et ne peuvent recevoir de soins adaptés. Par ailleurs, l’accès aux centres de soins est gravement entravé par l’insécurité, les frappes israéliennes et l’épuisement de la population traumatisée.

Vendredi 19 septembre, le ministère de la Santé a déclaré que 162 personnes, dont 32 enfants, sont mortes de la faim et de la malnutrition sévissant à Gaza.

En outre, les personnes contraintes de se déplacer vers le sud de Gaza sont confrontées à la pression exercée sur les services de santé disponibles à Khan Younis et Deir al-Balah, où les conditions de vie sont catastrophiques.

Les travailleurs humanitaires témoignent auprès de l’OCHA que des civils, dont des enfants, dorment entassés dans des tentes le long de la plage, dans des abris de fortune ou dans les décombres des maisons et bâtiments détruits. Les conditions d’insalubrité provoquent des maladies infectieuses, notamment dermatologiques. Des enfants souffrent horriblement d’infections de la peau et n’ont pas accès aux soins de santé.

Le chaos fabriqué par les forces israéliennes domine Gaza. La destruction de vies innocentes, du futur d’enfants gravement traumatisés physiquement et psychologiquement, constitue déjà la négation de la Palestine par Israël.

Des humanitaires partenaires de l’OCHA ont indiqué que deux missions pour acheminer de l’aide alimentaire ont été refusées le 22 septembre, jour de la reconnaissance de la Palestine. Il n’existe toujours pas de passage sûr et sans entrave pour apporter cette aide humanitaire et vitale aux populations les plus vulnérables. L’ouverture de tous les passages et leur sécurisation sont des points essentiels pour atteindre les enfants orphelins et toute une population gravement affaiblie, afin de mettre fin aux souffrances des personnes totalement démunies.

De nombreux enfants sont orphelins, et le risque de séparation familiale lors de déplacements forcés est croissant, alerte l’UNICEF, qui demande que la protection des familles soit respectée, qu’elles soient contraintes à se déplacer ou qu’elles restent.

La liberté a soif de vivre

La liberté a soif, comme l’enfant de Palestine. Ses yeux brillent d’espérance et supplient les peuples de protéger la vie.

La reconnaissance de la Palestine est inscrite dans l’Histoire, et jamais son nom ne pourra être effacé. Il persiste au-delà de la destruction de sa terre. La reconnaissance en renaissance.

Ce jour est le jour qui arrive, celui annoncé, où la lumière sera comme nul autre jour, où les puissants seront face à leurs actes, où la pousse fragile de l’olivier sortira de terre, où l’hiver sera comme le printemps renaissant, franchissant le feu de la guerre. La liberté est l’âme de la vie.

Fédora Hélène

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