Délivrer le monde de la pauvreté et de la guère : Il c’est nous

Ce dimanche s’ouvre sur le Psaume 71

La justice n’a qu’un rivage la paix

La justice lutte contre la pauvreté. Un moment important, au moment même où Darmanin, ministre de la « justice », impose une démarche politique qui renforce l’injustice. Aujourd’hui, il veut faire passer son projet « Rivage », projet de l’inégalité.

Des avocats se sont mobilisés contre cette vision du droit qui exclut les plus modestes, notamment les mères isolées, en restreignant l’appel possible concernant la pension alimentaire.

Il veut en effet contraindre la possibilité d’appel aux seules affaires dont la valeur dépasserait 10 000 euros.

La justice ne peut en aucun cas porter une valeur d’argent supérieure à celle de l’humain. Et pourtant, c’est déjà le système judiciaire qui sépare les pauvres des riches. Son « Rivage » est un rivage inaccessible aux plus vulnérables. C’est une régression politique qui s’accorde avec les décisions morbides d’un gouvernement qui choisit l’argent des plus riches contre la vie humaine.

La justice s’agenouille auprès du plus petit, elle rend grâce, reconnaît l’humain.

« Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.
La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins. » Psaume 71.

L’injustice domine. Pourtant, ensemble, nous pouvons agir autrement

La grève de l’argent pour protéger la vie. Aujourd’hui, le temps est venu d’ouvrir les yeux pour préserver le vivant, l’eau, l’air, notre humanité.

L’unité : voilà ce que désigne la « montagne sainte ». Toute vie, végétale, animale, humaine, est aimée et respectée. Toute vie s’accorde en harmonie.

La paix sauve la vie : « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte. » Psaume 71.

La montagne sainte nous donne l’image d’un monde réconcilié, où aucune créature ne dévore l’autre, où la paix n’est plus un rêve mais la loi même du vivant.

Mais lorsque nous levons les yeux vers notre monde, cette vision se brise.

Gaza en est l’un des cris les plus déchirants : là où devraient coexister les enfants de la terre, la violence a surgi comme un lion affamé. Là où devrait naître la paix, des vies d’enfants s’effondrent.

Ce contraste n’est pas une fatalité : il révèle à quel point nous sommes éloignés de la montagne sainte, de cette unité du vivant que Dieu appelle.

L’homme ne peut être l’ennemi de son frère. Abolir la guerre et la pauvreté, voilà les premières volontés que nous devons acquérir pour les accomplir.

©️ LiberTerra

Partout, la cruauté de la guerre brise la vie

Les dirigeants produisent le réarmement et aggravent une crise humanitaire mondiale.

En 2025, Macron veut conduire la jeunesse par la peur de la guerre. Les réactionnaires manipulent la chrétienté et provoquent de graves injustices.

Une seule parole répond au mal qui s’étend : la paix sauve la vie. L’amour vaincra.

La paix est un mouvement

La paix se met en marche. Jésus appelle à marcher avec lui, à parler à haute voix, à résister aux oppresseurs, à leur faire face, à se détacher de l’industrie marchande qui échange la paix contre de l’argent, la vie contre des richesses financières.

La grève générale est ce mouvement pour la paix, qui refuse l’abandon des plus pauvres et le départ des fils pour la guerre. Les territoires ne sont pas des trophées que se partagent les très riches, mais des lieux de vie.

La gratuité honore cet engagement de paix : se loger, se chauffer, se nourrir, se soigner, se vêtir sont des droits humains essentiels.

Le feu, acquis primitif de l’humanité, permet la survie. L’État en a fait une industrie d’enrichissement pour une minorité, une arme économique entre les mains de marchands sans scrupules. L’énergie est devenue une menace de guerre.

Aujourd’hui, les salaires nourrissent cette entreprise destructrice, creusant les tombes.

Une économie prédatrice détruit les familles

Des millions de foyers sont endettés, des enfants déjà piégés par la dette : une économie absurde émanée de puissants qui se sont construits en prédateurs.

Ils accablent mères et enfants, les humilient, les abandonnent, tout en s’enrichissant des richesses qui leur sont prises, les enfermant dans la précarité et la soumission à l’industrie et aux patrimoines excessifs.

Les enfants pauvres, enchaînés à l’industrie, deviendront les soldats inconnus tombés pour satisfaire la guerre des puissants.

Macron dit à des mères qu’elles doivent se préparer à perdre leurs enfants pour la guerre. C’est une parole horrible, une violence psychologique intolérable imposée au cœur de mille mères. C’est une atteinte à la liberté de vivre.

Si le peuple ne marche pas pour la paix due à ses enfants, il acceptera la cruauté et toutes les violences politiques. Nous devons marcher, car nous devons vivre.

La politique des très riches en désespoir

La souffrance imposée, le chagrin, mènent à l’acceptation de la mort par épuisement émotionnel, par désespoir.

Les puissants murmurent au cœur des peuples : « Il n’y a plus d’issues possibles. C’est le point de non-retour. »

Isaïe 11, 1-10 leur répond : « En ce jour-là, la connaissance du Seigneur remplira le pays, comme les eaux recouvrent le fond de la mer. »

Alors chacun prendra conscience que les royaumes politiques ne sont que l’éphémère paille brûlant plus vite encore que la nuit.

Les puissants ne sont qu’une illusion : ils emprisonnent et veulent faire croire que la paix est impossible.

Les oiseaux se sont tus

Les oppresseurs ont commencé par faire douter de la productivité de la terre nourricière, puis ont inventé l’industrie chimique.

Aujourd’hui, les oiseaux ne chantent presque plus, empoisonnés par l’eau et par une nourriture contaminée.

En 2023, le CNRS établissait que l’intensification de l’agriculture en Europe avait provoqué le déclin de 60 % des oiseaux des zones agricoles.

Une étude portant sur 37 ans, menée sur 20 000 sites dans 28 pays européens, concernant 170 espèces d’oiseaux, a révélé un bilan tragique : au moins 800 millions d’oiseaux ont disparu depuis 1980.

Aujourd’hui, l’enrichissement des lobbies de l’agroalimentaire et des entrepreneurs fabrique l’insécurité alimentaire, et fait payer le prix fort de leurs gains aux plus précaires. C’est la vie qui est dévastée.

L’industrie effondre le vivant et l’arrêt de l’industrie effondre l’économie actuelle. Ce qui détruit ne produit pas l’avenir.

Le capitalisme est la théorie de l’effondrement. La guerre a commencé et la paix appelle tous à se lever et à marcher. Le bien commun doit primer pour tous.

L’universalisme est ce que nos mains ouvertes accueillent : une eau féconde.

Bien commun universel, œuvre de la réconciliation : « Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. » Lettre de saint Paul apôtre aux Romains 15, 4-9.

Les hypocrites

Pourquoi ne pas avoir confiance en la vie et tourner nos visages vers le pouvoir politique qui a trahi la liberté, a enchaîné la paix et promet la guerre ? Pourquoi croire en ceux qui propagent la pauvreté et gardent les richesses des tyrans ?

Les hypocrites produisent le mensonge, blessent les cœurs, laissent les pierres sur le chemin, ne courtisent que leur liberté de confort. Ils gardent leurs coffres d’or et ferment les portes à la moindre averse.

Regardez la loi « Kasbarian-Bergé » prenant l’hypocrisie pour bâton : elle n’a servi que les marchands de sommeil.

La Fondation Logement souligne que deux ans après cette loi, la prévention s’est transformée en volonté d’expulsion des plus précaires. En 2024, près de 25 000 ménages ont été expulsés, soit une hausse de 29 % en un an et de 223 % en 20 ans.

La rue pour refuge, la politique gouvernementale ruine la bonté.

Christophe Robert, délégué général pour la Fondation, constate que « cette loi ne constitue pas un point de départ : elle incarne et accentue une évolution déjà amorcée, marquée par le recul des politiques de prévention, l’absence de circulaires protectrices et le renforcement des instructions préfectorales en faveur d’une exécution rapide des décisions d’expulsion ».

Sylviane, 66 ans, est décédée dans la rue. Un drame évitable en France, deuxième puissance européenne, première puissance atomique de l’Union européenne.

L’argent roi

Aurore Bergé, héritière millionnaire, en politique par le népotisme, a une grave responsabilité en tant que ministre d’Emmanuel Macron. Et 13 millions de personnes votent pour l’extrême droite en reportant la faute des hypocrites sur les plus vulnérables, les migrants et immigrés.

Ils accusent ceux exilés et démunis, montrent du doigt les plus vulnérables, des familles précaires, et placent sur un piédestal la corruption et son cortège de manipulations.

La politique fait du mensonge le séducteur et de la corruption la puissance.

Résultat : aujourd’hui, en France, jusqu’à des enfants meurent dans la rue, tués par la pauvreté, l’indifférence, par ceux qui refusent l’abondance de la bonté.

Eau vive

Une eau vive qui baptise, c’est la parole habitée, celle en le cœur de chacun. Le baptême est l’eau du corps humain.

Délivrer le monde de la pauvreté est l’œuvre de l’homme à accomplir.

L’Histoire rappelle que la politique a mené aux pires guerres. Faire confiance au miracle de la vie, le reconnaître plus puissant que tout, et verser l’eau du baptême universaliste en réconciliation de l’humanité.

Fédora Hélène

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