Le Règne dystopique : quand l’argent sacrifie le vivant

Capitalisme total, pouvoir politique et effondrement du vivant

Derrière les discours sur l’innovation, l’éthique et la modernité, un système s’impose : celui d’un capitalisme industriel et financier qui organise la prédation du vivant. De Davos à Gaza, des banques aux écoles, des guerres aux algorithmes, le pouvoir contemporain gouverne par la simulation, la surveillance et l’argent-flux. Emmanuel Macron n’en est pas l’exception, mais l’un des rouages. Analyse d’un monde où la vie devient une variable, et où le règne de la quantité tente d’écraser définitivement celui de la qualité.

Le Règne Dystopique : Du Profit Industriel au Sacrifice du Vivant

Emmanuel Macron publie la liste des Sommets 2026 dans un seul objectif : le profit industriel. Un capitalisme radical se poursuit et charme un séducteur de la machine : Macron. Pas plus tard qu’hier, à Davos, il plaidait pour un « capitalisme éthique » qui, en réalité, n’existe pas. La valeur financière prime sur la protection du vivant, dont l’humain.

La liberté de confort acquise par les pays riches est au prix d’enfants travaillant dans l’industrie. Ils symbolisent l’exploitation des plus vulnérables à toutes les échelles de la matrice industrielle progressant par un seul moyen : l’esclavagisme moderne.

La Diplomatie des Dîners Feutrés et l’Or de Gaza

La puissance industrielle, édulcorée sous le nom de « startup », de millions d’euros investis et de milliards de dollars posés sur la table aux États-Unis, fait partie de l’archipel de la brutalité politique actuelle. L’envie de Macron est d’atteindre le vertige de l’argent. Il admire ce moteur américain investissant à fortes doses dans l’hégémonie des puissances par la « loi du plus fort », qu’il dénonce tout en l’appliquant moins frontalement.

Il utilise une diplomatie de la séduction, d’alignement stratégique, de belles paroles manipulant l’humanisme pour la façade, faite d’accords privés et de dîners feutrés, invitant les milliardaires, qu’ils soient américains ou russes. Les puissants se font la guerre devant de luxueuses bouteilles de champagne, pendant que, pour les civils, la guerre des puissants signifie des bombardements massifs blessant et tuant des enfants.

La guerre de la faim est une arme géopolitique. Gaza était vue par Trump et le milliardaire Elon Musk comme une nouvelle attraction touristique pour quelques fortunés. La vidéo IA postée sur le réseau social de Trump montrait l’or artificiel, la promotion immobilière effaçant le sang des enfants de Gaza, niant leur existence. Netanyahu faisait partie du tableau enchanteur peignant un monde virtuel, une simulation du bonheur. Glaçant.

La vision trumpiste fait partie de ces anciens contes cruels que l’on raconte aux enfants. Le monde des puissants appartient à l’orgueil bâtissant des empires de verre qui finissent en grains de sable perdus dans l’immensité du désert. Ce lieu incarne l’espace créé par leur mental dystopique. Leurs tours fabuleuses ne sont que l’apparence de leur imaginaire si sombre. Le monde devient une simulation sous l’emprise du jeu de milliardaires et des dirigeants qu’ils placent au pouvoir. La démocratie est instrumentalisée, la politique électorale se traduit en business show. Les dirigeants comme Trump maîtrisent l’art de la séduction, du mensonge, le théâtre du langage et l’illusion collective.

L’Héritage Ombragé : Du Giscardisme à la Continuité Collaborationniste

Emmanuel Macron s’anime par la politique spectacle. Le séducteur est plus en retrait, paraissant plus modéré, dans un conservatisme français cultivant la froideur et non les festivités. Le clan macroniste adopte le giscardisme pour allure : l’entre-soi entre riches et faiseurs d’argent. Le costume y fait le moine. L’austérité achète l’apparence morale et l’esprit modéré. Un capitalisme poli, mais tout aussi violent.

Giscard, l’impardonnable, fait de Maurice Papon un ministre. Il clôt la Résistance. Il place l’aristocratie en partie collaborationniste aux clés du pouvoir. Il devient le courtisant du bloc soviétique autant qu’il flatte et ouvre la porte aux Américains. Il cède les turbines nucléaires d’ingénierie française de l’usine Rateau aux privilèges des États-Unis. Il paralyse l’avenir de la médecine par le numerus clausus, toujours à favoriser la politique de clans, de réseaux et d’intérêts de la grande bourgeoisie. Il ne s’oppose pas au Front National dont les statuts sont déposés en 1972 par Jean-Marie Le Pen et Pierre Bousquet, Waffen-SS au sein de la division Charlemagne.

L’ombre fasciste plane ; les extrêmes droites participent à la construction de la société française qui cultive le clair-obscur, le mal-être dépressif de la guerre. Les Trente Glorieuses tentent de faire bonne figure. Elles ont offert la consommation et l’ascension financière comme un anxiolytique social pour oublier les traumatismes de la guerre et la culpabilité de la collaboration.

La Manufacture de l’Espérance et les Faux Sauveurs

Les bidonvilles remplacés par les cités-dortoirs : les oubliés d’un jour le demeurent toujours. Le pouvoir leur offre alors l’illusion de l’espérance. La manipulation dépossède le pauvre jusqu’à sa liberté de pensée. L’abbé Pierre joue les « sauveurs », plaide contre la pauvreté, et les oubliés y croient au contraire des élites. Non qu’elles soient uniquement inhumaines, mais elles savent la réalité de la manipulation.

L’abbé Pierre, prédateur : les hautes sphères le savaient. Mais ils l’ont laissé agir en effet de soupape face à la misère d’une population vulnérable. Les pauvres ont entendu une voix les défendre, tandis que le défenseur était en réalité l’artifice des puissants. Cette volonté politique de contrôler la vie des autres considère des millions de citoyens comme des outils permettant aux cercles de pouvoir de dominer.

Emmanuel Macron a renforcé la pauvreté et l’humiliation subie par les plus vulnérables. Ses gouvernements successifs ont participé à l’appauvrissement de dix millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Un chiffre minimisé, car sortent des logiques comptables les personnes qui, par la prédation du système, peinent à assumer loyer, charges et alimentation. Macron se moque de leurs conditions de vie. Il les sait en souffrance. Privés de liberté, ils sont confinés dans la virtualité de l’espace financier, des banques coupables, des propriétaires profiteurs et des entrepreneurs cupides.

Le Panoptique Moderne : De la Prison à l’École

La perversité folle de la politique se rachète en propulsant les banques sur le devant de la scène. Le piège se referme sur une société conditionnée par l’argent et sacrifiant la Vie. La vie a-t-elle été considérée une seule fois comme la valeur suprême au cours de nos civilisations ?

La guerre est l’humanité contre elle-même. Les bases militaires américaines en Europe sont une politique archaïque qui laisse le monde suspendu aux lèvres de la guerre. Les dirigeants ne préparent pas la population à la guerre : ils lui rappellent qu’elle n’a jamais cessé. La finance alimente la cupidité, créant une liberté de confort qui achète le silence. Or, le silence est une violence.

La virtualité de l’argent, devenir millionnaire puis président : c’est la société de l’Olympe capitaliste. Les milliardaires et les présidents sont des aspirants-dieux cherchant à s’extraire de la condition humaine via le transhumanisme, la conquête spatiale ou l’IA. Mais l’homme voulant échapper au mystère de la création ne fait qu’inventer son propre chaos. Il ne peut créer ; il transmet la vie qu’il reçoit.

Le pauvre est le juste, mais c’est lui qui est condamné. La Realpolitik prime sur la vie. Nous sommes arrivés au temps où les puissances s’affrontent pour désigner celui qui régnera sur ce nouveau monde, incluant l’armée de l’espace et l’IA : la machine ordonnant l’humain dans son être profond.

Cette surveillance numérique est inspirée du concept de surveillance panoptique. Le détenu, se sachant observé sans voir le gardien, modifie son comportement et finit par devenir son propre gardien. Il applique une auto-censure, perdant sa créativité et sa liberté de penser. Michel Foucault l’a démontré : le pouvoir devient invisible et automatique. On ne vous punit pas après une faute, on vous formate pour que vous ne la commettiez jamais.

L’école suit ce modèle. L’enfant n’y va pas pour apprendre, mais pour être jugé, noté et classé. Noter un enfant qui apprend est une absurdité. L’évaluation qualitative exerce un contrôle plus invisible encore : un formatage psychologique où la note et le commentaire sont l’apprentissage de l’arbitraire, de la culpabilité et de la compétitivité toxique. Le harcèlement scolaire est fabriqué par le système lui-même. C’est le système du salariat : enfermer un être humain 8 heures par jour et le conditionner à une tâche répétitive durant 30 ans.

L’Hydre de Davos et le Dogme de l’Argent-Dieu

Les chefs d’État sont les gardiens logeant dans la tour centrale. Les rois du nouvel empire se disputent la suprématie du royaume artificiel. L’Hydre surplombe les sociétés modernes : une interconnexion indissociable entre finance, armement, services de renseignement et plateformes technologiques. Si une tête tombe, le système se régénère à Davos ou dans les algorithmes.

La CIA est plus puissante à l’Est que ne le sera jamais l’Union européenne. Zelensky en duo avec Trump : l’Ukraine a-t-elle encore une chance d’être indépendante ? Les territoires sont partagés pour des deals dystopiques. C’est le marché de la guerre et de la reconstruction.

La Pologne, les pays Baltes et la Roumanie voient les États-Unis (et la CIA/Pentagon) comme leur seule garantie existentielle face à la Russie. L’Union européenne, malgré sa puissance économique, est perçue comme un « nain géopolitique » incapable de protéger ses frontières par la force.

L’Ukraine sera-t-elle contrainte d’accepter la notion de « territoires partagés » pour acter un Traité de paix ? La division de la souveraineté rappelle les zones d’influence de la Guerre Froide. On ne parle plus de droit des peuples, mais de « lignes de contact » figées par les grandes puissances.

Cette logique de partage ne relève plus du droit international, mais d’un calcul géopolitique où la vie des populations locales devient secondaire. Chaque décision est dictée par les intérêts des puissances, et non par la sécurité ou le bien-être des citoyens. Les négociations se transforment en troc de territoires et d’influence, où les cartes sont étalées sur les tables feutrées des chancelleries et des forums financiers internationaux. L’Europe, souvent spectatrice ou exécutante, se voit contrainte de suivre le tempo imposé par Washington et ses alliés, tandis que l’Ukraine, réduite à un intérêt géologique et géographique stratégique, voit sa souveraineté réelle se dissoudre dans l’instrumentalisation des puissants. La guerre devient ainsi non seulement un conflit militaire, mais un marché politique et économique, où l’espace, le sol et le peuple sont transformés en variables négociables, figées par la loi des puissances et la logique de domination.

Le gouvernement incarne-t-il la liberté de l’Ukraine ou le déchirement de l’Ukraine entre puissances ?

La persécution des églises orthodoxes ukrainiennes documentée par un rapport des experts de l’ONU publié en octobre 2025. Ils y rapportent leurs fortes inquiétudes concernant la persécution continue de l’église orthodoxe ukrainienne en Ukraine. Ils déclarent que « Nous sommes préoccupés par le fait que la question des liens ecclésiastiques et canoniques présumés de l’Église orthodoxe ukrainienne avec le Patriarcat de Moscou – actuellement sous examen judiciaire – restreint la portée de la liberté de culte et de pratique religieuse ». Soulignant que « Ces éléments font partie intégrante de la liberté de pensée, de conscience et de religion telle qu’elle est consacrée par les normes internationales. »

Le gouvernement ukrainien défend-il véritablement la liberté de son peuple, ou se trouve-t-il, volontairement ou non, au centre d’un déchirement orchestré par les puissances extérieures ? La persécution documentée des églises orthodoxes ukrainiennes illustre cette tension : la liberté religieuse, socle fondamental de toute souveraineté, devient un champ de bataille dans un conflit plus vaste où la géopolitique dicte les priorités. Entre l’influence de Washington, la pression européenne et la menace russe, le gouvernement ukrainien semble naviguer dans un espace où la souveraineté réelle est limitée et où la défense des droits fondamentaux peut être sacrifiée au nom de calculs stratégiques. La question n’est plus seulement politique ou militaire : elle touche directement la liberté de conscience, la pratique religieuse et l’existence même d’une nation capable de décider de son destin.

L’argent ordonne le monde selon la vision exclusive des puissances

Les milliers de milliards d’argent forment une unité de suprématie. L’argent-flux ne connaît plus de frontières ; il est le cœur d’une machine qui domine l’humain. Par la dématérialisation totale, l’argent s’est affranchi des limites physiques du monde, générant une « valeur » infinie tandis que la biodiversité s’épuise. La dette n’existe pas réellement : qui doit à qui ? Le seul bien que nous possédons, c’est la vie.

Macron est l’outil de cette machine. Il sauve les banques par le Quantitative Easing plutôt que de financer la survie des précaires. La banque est un pilier du temple ; l’individu est interchangeable.

Le capitalisme éthique est une illusion

Emmanuel Macron joue la carte du « capitalisme éthique » à Davos, dans un clair-obscur politique.

Davos 2026

Entre les lignes de la brutalité financière contemporaine, Emmanuel Macron laisse entrevoir une volonté de rompre avec un capitalisme radical et destructeur, producteur de guerre commerciale et corrélé à un record de conflits armés en 2024-2025 à travers le monde.

Mais peut-on réellement bâtir un monde nouveau avec le même moteur économique qui, aujourd’hui, accélère une instabilité menaçant la paix mondiale ?

Il y a là une forme de prise de conscience affichée par le président français. Pourtant, il conserve intact un mécanisme économique qui constitue l’antithèse même du mot qu’il ose employer : le partage.

Car si Emmanuel Macron appelle à un capitalisme plus éthique, les chiffres de l’année 2024 révèlent une réalité inverse : la mécanique financière n’a jamais été aussi inégalitaire en France.

  • Record du CAC 40 : en 2024, les entreprises du CAC 40 ont redistribué 98,2 milliards d’euros à leurs actionnaires (dividendes et rachats d’actions), un record historique.

Dans le même temps, le volume des projets diminue, et l’écart se creuse entre l’apport de projets et des créations d’emplois majoritairement faibles.
La France se classe 1 ère en volume de projets, mais seulement 3 ème au niveau européen en matière de création d’emplois.

Nous sommes loin d’un partage fondé sur l’égalité et l’innovation. Emmanuel Macron semble, en pratique, tendre davantage vers une oppression économique et une inversion des valeurs qu’il prétend dénoncer.
Une économie qui enrichit les milliardaires et multiplie leur nombre, au détriment de près de la moitié de l’humanité, laissée sur le bord de la route, dans la pauvreté.

Le rapport Oxfam publié en janvier 2026 établit que 53 milliardaires français sont plus riches que 32 millions de personnes. Oxfam souligne que depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence en 2017, la fortune des milliardaires français a été multipliée par deux. À titre de comparaison, Oxfam pointe le fait que toutes les 24 minutes, un milliardaire gagne le revenu annuel moyen d’un Français, soit 42 438 euros. Quand la politique d’Emmanuel Macron a aggravé les inégalités et a dégradé les conditions de vie de 10 millions de personnes plongées sous le seuil de pauvreté pour favoriser l’enrichissement d’une minorité.

La cruauté financière fait de l’humain un prédateur capable de détruire des vies innocentes pour de l’argent. La corruption de la politique et de l’économie place au sommet de l’État des oppresseurs élus dans nos démocraties autoritaires.

Le rapport d’Oxfam souligne qu’aujourd’hui les milliardaires ont 4 000 fois plus de chance d’occuper un poste politique que les citoyens.

Des présidents millionnaires mis en place par des milliardaires, l’oligarchie, c’est le cas de deux financiers : Trump et Macron. Tous deux appauvrissent leur population, tirent la haine de l’extrême droite vers le haut, renforcent les lois sécuritaires et immigrations, sont pour l’assimilation qui signifie l’anéantissement de culture, de langue, d’identité familiale, le patrimoine immatériel d’une personne qui a valeur de culture universelle.

La politique d’Emmanuel Macron a aggravé les inégalités et dégradé les conditions de vie de 10 millions de personnes, plongées sous le seuil de pauvreté pour favoriser l’enrichissement d’une minorité.

La pauvreté est une violence organisée et non une fatalité ou une obligation sociétale. Elle repose sur le mensonge des élites politiques alliées au système bancaire international et aux valeurs boursières. La pauvreté mondiale favorise la fortune des milliardaires.

Trois millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté en France, dans une indifférence devenue presque normale, institutionnalisée, indicible. Cette réalité n’est ni une fatalité ni un accident : elle est le produit d’un système économique et politique qui tolère la misère tant qu’elle ne perturbe pas la vitrine marchande. Les citoyens réduits au rôle de consommateurs, enfermés dans un empire commercial omniprésent, participent, souvent malgré eux, à une immoralité économique glorifiée par les dirigeants qu’ils élisent. Le pouvoir se nourrit de cette passivité organisée, transformant la précarité infantile en dommage collatéral acceptable, pendant que la croissance, les marchés et la rentabilité sont érigés en valeurs suprêmes. Ainsi se perpétue un ordre où l’enfance appauvrie devient invisible, sacrifiée au confort illusoire d’une prospérité réservée à quelques-uns.

À Davos, le discours du président reste pourtant séduisant et c’est là l’une de ses qualités politiques majeures : séduire. Même si au final, le monde entier aura retenu du discours à Davos d’Emmanuel Macron, l’expression : for sure, dite avec des lunettes de soleil à 700 euros quand il contraint des millions de personnes en France à devoir compter pour s’alimenter.

La séduction est le mensonge en politique.

Un autre point central de son intervention concerne la Chine. S’ouvrir à un mondialisme solidaire apparaît en effet nécessaire, plutôt que s’enfermer dans une compétition féroce mettant en péril l’édifice international. Emmanuel Macron parle de coopération mondialiste. Mais dans les faits, c’est la stratégie du « de-risking », la réduction des risques, qui domine aujourd’hui.

Impressions from the World Economic Forum Annual Meeting 2026 in Davos-Klosters, Switzerland, 21 January. Copyright: World Economic Forum/Pascal Bitz

Ceux devançant Macron sur la scène des fortes pressions financières sont les milliardaires le maintenant au pouvoir. Un exercice exclusivement axé sur le profit, que le milliardaire Bernard Arnault pratique en pensant soumettre des dirigeants à son envie de fortune. Héritier, il sucre son existence en partant du règne de l’héritage monarchique, lequel lui a donné son titre le jour de sa naissance. Le népotisme domine. Le « marquis » Bernard Arnault est pouponné par un État qui n’a plus rien de républicain au sens libérateur du terme.

Les milliardaires ruinent le vivant en tirant leur fortune de générations de despotes, lesquels ne réfléchissent qu’à leur prospérité exclusive.

Le capitalisme dynastie

Le capitalisme de dynastie prospère sur la confiscation du temps, des ressources et des vies : il ne produit pas seulement des inégalités, il les hérite, les verrouille et les transmet comme un patrimoine sacralisé. Derrière la façade du mérite, quelques lignées accumulent pouvoir économique, influence politique et impunité, pendant que l’humain est relégué au rang de variable d’ajustement. Les injustices sociales deviennent structurelles : exploitation du travail, précarisation organisée, effacement des plus vulnérables, tandis que la nature est méthodiquement pillée, transformée en stock à rentabiliser. Forêts rasées, sols épuisés, océans contaminés, climat dérégulé : l’impact environnemental n’est pas un accident mais la conséquence logique d’un système qui sacrifie le vivant sur l’autel de la croissance infinie. Ce capitalisme héréditaire ne détruit pas seulement les écosystèmes, il brise les équilibres humains, impose une violence lente et silencieuse, et compromet l’avenir collectif au profit de quelques noms gravés au sommet des États devenus des citadelles promettant un monde en ruine.

Les politiques de la guerre révèlent la brutalité nue d’un système qui a rompu avec toute idée d’humanité ; Gaza en est aujourd’hui le témoignage insoutenable. Des enfants survivent dans un traumatisme profond, mutilés dans leur chair et leur avenir, condamnés à une extrême pauvreté sur un territoire méthodiquement détruit. Pendant ce temps, à des milliers de kilomètres de ces ruines, Davos orchestre sa mise en scène obscène : costumes luxueux, applaudissements feutrés, discours creux d’autosatisfaction. Deux mondes irréconciliables. Emmanuel Macron s’y inscrit en pion docile d’un système financier international injuste et obsolète, plus soucieux de sa propre virtualité séductrice que du sort du vivant. Là où des enfants apprennent la peur, la faim et la perte, les élites célèbrent un ordre mondial qui prospère sur la guerre, l’impunité et le sacrifice des innocents.

La République telle que nous la connaissons n’est pas, en soi, un système abouti œuvrant naturellement pour le bien de l’humanité. Sans le Conseil national de la Résistance, sans les luttes ouvrières arrachées au prix du sang, de la répression et de l’exil, la France serait restée enfermée dans un XIXᵉ siècle industriel, brutal et déshumanisant, où l’humain est broyé au nom de la production et du profit. Un terreau idéologique prêt à faire renaître Vichy, car ce sont toujours les mêmes logiques de domination, d’ordre et de soumission qui y conduisent. Pendant ce temps, la grande bourgeoisie, intacte à travers les régimes, s’enrichit coûte que coûte, capte les leviers du pouvoir et traverse l’Histoire sans jamais en payer le prix, perpétuant un système où la démocratie n’est tolérée que tant qu’elle ne menace pas ses intérêts.

Conclusion : Le Choc des Deux Règnes

Le monde est vivant. Aller dans un mouvement contraire au souffle de la vie, c’est avancer vers l’autodestruction. Les chrétiens nommeraient ce système : la continuité des actes qui annoncent l’Antéchrist. Ce dernier n’est pas qu’une figure de destruction, c’est celui qui propose une imitation parfaite mais sans âme de la création : une simulation de la vie.

Un arbre met trente ans pour devenir adulte ; la biodiversité suit des cycles qui ne peuvent être accélérés par des injections de liquidités. Ce qui est en mouvement accéléré, c’est le chaos. Plus la suprématie financière grandit, plus le monde physique s’atrophie. L’argent devient un cancer qui se nourrit de son hôte : la Terre.

Nous vivons le moment où le Règne de la Quantité tente d’écraser définitivement le Règne de la Qualité. Les rois du nouvel empire brûlent leurs propres cales pour alimenter la chaudière d’un navire en feu.

Protéger la vie : la politique a un devoir, porter cette ambition à sa réussite.

Fédora Hélène

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