Une architecture institutionnelle au service de l’entre-soi
Plusieurs noms de responsables politiques français apparaissent dans la nébuleuse Epstein, sans qu’aucune réponse claire, transparente et juridiquement fiable ne soit apportée à l’opinion publique. Une liste de noms n’indique pas, en soi, des faits établis. Ces mentions dans des documents rendus publics soulignent surtout les limites actuelles de la transparence.
Au-delà des personnes, c’est un système de réseaux, de pouvoir et d’impunité qui se révèle, posant la question d’une démocratie réelle en France et au niveau international.
Le système politique, économique et judiciaire apparaît profondément interdépendant. Il reste inscrit dans une culture autoritaire héritée de l’État napoléonien centralisé, où le pouvoir se protège lui-même avant de protéger les citoyens. Cette architecture favorise l’entre-soi, la reproduction des élites et l’impunité de fait pour ceux qui appartiennent aux « bons réseaux ».
Institut du monde arabe : Jack Lang reçu au Quai d’Orsay, le gouvernement rappelle ses prérogatives
Selon Le Monde, Matignon a rappelé que « c’est au gouvernement qu’il revient de nommer le président de l’Institut du monde arabe, par l’intermédiaire du Quai d’Orsay ». Cette précision intervient dans un contexte de forte exposition médiatique autour de la direction de l’établissement.
Le président de l’Institut du monde arabe, l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, doit être reçu dimanche par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, comme l’a annoncé ce dernier vendredi 6 février. Cette rencontre s’inscrit dans un cadre institutionnel et diplomatique.
Elle fait suite à la publication de documents liés à l’affaire Epstein, qui ont suscité de nombreuses réactions dans le débat public. À ce stade, aucune mise en cause judiciaire formelle ne vise Jack Lang. Celui-ci a indiqué publiquement n’avoir entretenu avec Jeffrey Epstein que des relations culturelles et institutionnelles et avoir ignoré les faits reprochés par la justice américaine.
Selon l’exécutif, cet échange doit permettre d’évoquer les conséquences politiques et diplomatiques de cette séquence médiatique et l’émotion suscitée, ainsi que les enjeux de gouvernance de l’Institut du monde arabe. Toute évolution concernant la direction de l’établissement relève, rappelle Matignon, des prérogatives du gouvernement par l’intermédiaire du Quai d’Orsay.
Dans ce contexte, Matignon a indiqué que des échanges devaient avoir lieu avec Jack Lang, afin de recueillir ses explications dans un cadre institutionnel.

Pour une partie de l’opinion publique, la question d’une éventuelle démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe est désormais posée au nom d’une exigence de clarté et de responsabilité démocratique.
Les révélations de Mediapart ne peuvent être ignorées.
Quand l’actualité devient miroir : repenser le pouvoir et la liberté
Au-delà des faits et des procédures, cette séquence invite à interroger le sens que nos sociétés donnent au pouvoir et à l’argent. L’actualité immédiate révèle alors une question plus profonde, presque existentielle : quelle place est réellement accordée au vivant, à l’enfance et à la dignité humaine dans un monde où l’illusion et la finance dictent la mesure de toutes choses ?
Dans cet espace, l’art, la culture et l’éthique se trouvent confrontés à la même logique de pouvoir et de survie, et le regard sur la société devient un miroir de ce que nous choisissons de valoriser ou de sacrifier.

La question pourrait alors être élargie : l’art exige-t-il de vendre son âme pour réussir, dans un système où la reconnaissance dépend largement des réseaux et du pouvoir ?
L’art s’aligne comme le théâtre du monde politique qu’il critique et courtise à la fois. Est-ce la seule possibilité pour l’artiste de survivre que de demeurer dans la pénombre qui plaît au roi, celui qui contrôle la culture, qui la diffuse en premier lieu dans les cercles de la société bourgeoise et aristocratique ?
Plaire aux puissants pour monter sur les planches de la reconnaissance artistique, au loisir des foules, dans l’idolâtrie d’un personnage : faut-il toujours une illusion à admirer pour échapper à l’absurdité d’une société politique si éprise de la finance qu’elle l’épouse en enfer ?
Il est essentiel de prier dans sa chambre, la porte fermée, comme l’inconnu, comme l’artiste à la plume libérée, réduit à la pauvreté lorsque l’art s’écarte des cercles de la puissance absolutiste, où la culture se pare du vernis brillant de l’argent et du narcissisme.
Et, si demain, la révolution de la paix renversait l’ordre corrompu ? Si demain, la pauvreté était abolie et l’Amour vainqueur ?
Pourquoi la souffrance devrait être continuellement infligée aux plus vulnérables écartés de toute reconnaissance, de toute justice ? La vie de chacun compte.
L’illusion comme narcotique social
La société a besoin de figures à adorer. Non pour s’élever, mais pour fuir l’absurdité politique et financière.
L’art devient alors un opiacé symbolique : il ne libère plus, il anesthésie. Il permet de supporter un monde dominé par la finance qui ne fonctionne que par la possibilité de la guerre. Ceux qui ne souffrent pas sont ceux qui font subir aux autres, et surtout aux plus vulnérables, des femmes et des enfants mis en état de survie par le système politique.
Il faut oublier que les milliardaires naissent de l’appauvrissement organisé de la moitié de l’humanité.
Selon les estimations les plus récentes, environ 673 millions de personnes dans le monde se couchent chaque jour sans manger suffisamment, et 2,3 milliards n’ont pas accès à une alimentation adéquate, alerte le FAO.
L’importance des valeurs humaines n’est pas la priorité des puissants.

Un monde d’illusions, traversé par l’injustice, mettant l’enfant pauvre au cachot et le puissant au velours rouge des palais : loisirs, oisiveté, bruit des conversations en cabales et compromis, en trahisons et haines, sous le charmant langage des flatteurs.
Ce monde politique, passé maître dans l’art cynique de la manipulation, se vit comme intouchable. Le séducteur est maître du jeu sans être le dominateur commun du système. Il y a toujours plus intérieur, plus clos, plus opaque dans le jeu de la matrice.
Ce système ne s’arrêtera pas. Tous les réseaux qui sont au pouvoir participent d’un monde que la puissance politique a rendu prédateur.
Les puissants vivent dans le virtuel de leur propre existence, résonnant dans le néant artificiel d’une politique sous perfusion des banques, des places boursières et de la finance internationale. Jeu de simulation d’une société engagée dans son propre effondrement.
Une affaire en cachera une autre, sans cesse, dans un mouvement destructeur. L’impunité, scellée. Une Hydre garde toutes ses têtes.
La confiance rompue
Depuis des décennies rien n’a changé : la défiance envers les relations entre pouvoir politique, intérêts économiques et traitement médiatique continue d’alimenter le sentiment d’un déficit démocratique profond. D’un côté, les milieux politiques semblent percevoir une forme d’intouchabilité ; de l’autre, les plus vulnérables subissent le mépris de leur dignité et de leur existence. Ils vivent isolés, confinés dans la précarité, humiliés. Leurs rêves sont brimés. La survie remplace le droit de vivre. Un enfant pauvre aura une amende pour un ticket de bus, comme l’expulsion à la rue fait partie de l’arsenal répressif contre les plus vulnérables. Des réponses autoritaires à une pauvreté organisée par l’État lui-même. Il ne pensera pas la gratuité par la bonté éclairant l’esprit de tout homme.
L’argent est l’arme de l’oppression. Ce qui n’existe pas combat l’existence.
L’argent est l’arme de l’oppression. Ce qui n’existe pas combat l’existence. Puisque, dans la croyance en la simulation, la vie est un artifice, la mort n’a aucun sens autre que le néant, prolongation de l’absurde.
Pourquoi protéger la vie puisqu’elle est une projection de l’illusion ?
La thèse dangereuse séduit la puissance. L’esprit de l’Antéchrist fait de la vie ce qui vaut moins que la poussière du désert.
Saute dans le vide si tu crois en la vie, et vois si elle te sauve. Le tentateur renvoie Jésus à renier lui-même l’existence de Dieu. Il devient, sous cette figure du langage inversé, celui qui périt dans sa création.
La civilisation appelle-t-elle à élever son âme, ou à servir une puissante illusion ?
La servitude à l’illusion
La surveillance technologique et constante des citoyens, associée à l’enrichissement disproportionné d’une oligarchie sur le dos des plus fragiles, illustre une inhumanité qui s’est banalisée dans l’exercice du pouvoir.
La liberté s’achète au prix du temps. L’ouvrier est aux chaînes, tels ceux enfermés dans un emploi toute la journée durent plus de 30 ans de leur existence. La condamnation dystopique est déjà cet entraînement industriel laissant depuis des siècles l’humain devenir un citoyen en outil de la Machine.
L’enfant pauvre grandira par la détresse de sa dignité en douleur, de la peur de la punition ordonnée par l’autorité. Les filles traumatisées seront à franchir les marches de la violence durant leur vie de femmes en espérant au dernier jour trouver la paix.
Des femmes précaires sous le joug de l’oppression du système subissent la violence de la société modelée selon le rite ancien du pouvoir absolu. La civilisation ne se détache pas de cette mémoire. La population a admis les traumatismes liés à la guerre, à la férocité de l’industrie, à la pauvreté infligée dès l’enfance.
L’argent semble le moyen d’échapper à l’odieux du système, pour retomber finalement dans son salon privé, au cœur des réseaux de la finance internationale.
L’illusion de l’alternance : le carnet d’adresses unique
Le système que l’on nomme « réseau » rend les listes de noms presque secondaires. Face aux révélations, la rhétorique est immuable : ils diront tous qu’ils ne savaient pas, qu’ils venaient pour des galas de charité, qu’ils sont irréprochables.
Pourtant, de la droite à la gauche, en passant par l’extrême droite, ils partagent tous le même carnet d’adresses. Ils fréquentent les mêmes salons, les mêmes cercles, et finissent assis sur le même banc du pouvoir. Les étiquettes changent, mais les réseaux demeurent. Ce n’est pas une alternance, c’est une continuité. Le pouvoir n’est plus indépendant ; il est tenu en laisse par la finance internationale, les banques et les places boursières. Campagnes sous perfusion et financements opaques ne sont plus des dérives, ils sont l’architecture même de notre démocratie réelle.
La politique comme simulation et négation du vivant
La politique révèle une vérité plus sombre : le pouvoir transforme la vie en objet. Le monde est perçu comme une simulation où règne l’absurde, un jeu où l’argent virtuel devient le Saint Graal et où l’humain est considéré comme inexistant. La réalité est celle de réseaux dominés par l’orgueil narcissique et le culte du « Veau d’or ».
Cette politique de l’illusion crée un néant absolu. D’un côté, un milliardaire sur son rocher ; de l’autre, un enfant qui meurt de faim. Dans ce système objectivé, ni l’un ni l’autre n’ont d’existence réelle. Pour que l’enfant puisse manger, il est devenu nécessaire d’obtenir de l’argent, et non de récolter le blé semé, ce bien de la terre.
Le choix métaphysique : le Pain ou l’Argent ?
La question fondamentale est celle-ci : pour nourrir un enfant, faut-il de l’argent ou du pain ?
La multiplication des pains symbolise la capacité de l’humain à cultiver et à partager, portée par une humanité douée d’Amour. S’opposer à la cruauté des puissants, c’est sortir de l’emprise de la finance pour œuvrer enfin pour la liberté. Chasser un tyran est vain si l’on ne rompt pas le cycle de l’oppression. Il est essentiel de créer une économie du partage, en osmose avec le monde vivant.
Depuis plus de 2000 ans, malgré l’évolution des mœurs, la tragédie reste la même : la guerre affame, blesse et tue toujours les enfants. L’oppression des puissants se perpétue sous des apparences changeantes, dans une folle inversion des valeurs. Le monde ne connaîtra la paix que lorsqu’il sera libéré de cette politique de prédation, pour retrouver la souveraineté du vivant sur l’argent.
Priorité aux valeurs humaines
Ne plus être de simples consommateurs, mais devenir l’arbre de la paix, portant les fruits d’un travail collectif pour fonder un universalisme de bonté et d’abondance. Protéger l’enfant dans sa liberté, reconnaître sa dignité et sa valeur humaine, voilà l’objectif véritable.
Contre les jours d’impuissance et d’écœurement face à un système de pouvoir qui submerge nos forces, que naisse le temps de s’unir, de travailler ensemble et d’inscrire l’histoire de l’humanité dans la réussite d’une révolution pour la liberté.
Les dirigeants veulent leur nom dans l’Histoire, mais c’est celui de l’humanité réconciliée qui doit y figurer. Choisir de donner à l’enfant qui a faim le pain pour sauver la vie. Ne plus supplier l’argent, ne plus attendre le désespoir, ne plus accepter l’injustice.
Fédora Hélène

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