Le sacrifice de la jeunesse ou le crépuscule de l’ambition républicaine

Entre les murs de l’école-usine et les rouages d’une économie de la précarité, que reste-t-il de l’élan vital de notre jeunesse ? En tant que journaliste indépendante et auteure, je porte ici un regard sans concession sur un système qui substitue la peur à la confiance et le jugement à la joie. De la solitude des hautes sphères du pouvoir aux bancs des salles de classe, ce plaidoyer explore les failles d’une société qui semble avoir renoncé à son ambition républicaine la plus noble : protéger ses enfants pour bâtir la paix.

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L’école en détresse : Pour un sanctuaire de liberté face à la violence du pouvoir

L’école est l’un des progrès les plus vertueux de l’humanité. Apprendre à lire et à écrire s’inscrit dans cette vertu des droits humains et ne peut jamais valoir un prix à payer imposé par un système économique.

Le droit à l’émerveillement : au-delà de la notation

Un enfant qui apprend ne peut être noté. Il ne peut être confronté à une performance attendue par le monde adulte, lui-même souvent façonné par la peur et l’obéissance. L’enfant apprend par la joie de découvrir, d’explorer sa liberté. Le sourire d’un enfant qui apprend est une immense reconnaissance. C’est ce partage que notre société doit cultiver. Il s’inscrit dans la confiance et la tolérance.

L’apprentissage, c’est transmettre. Et chaque jour, nous sommes chacun l’apprenti par rapport au savoir d’un autre.

Lire un livre ne peut pas correspondre à une évaluation, à une note donnée au lecteur. Comment aimer la lecture quand le livre devient juge de celui ou celle qui le découvre ? Lire est une conversation intime entre un auteur et un lecteur. C’est un espace de liberté absolue. En évaluant la lecture, par des questionnaires de compréhension, des fiches de lecture notées, l’école transforme une rencontre en un jugement.

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La notation n’a de sens que dans les études supérieures, lorsqu’elle répond à un projet d’études ou professionnel, à une compétence à acquérir pour la transmettre, la partager, dans une ambition de bien commun. La note ne devrait apparaître que lorsqu’elle devient une certification de compétence pour le bien commun. Par exemple, s’assurer qu’un médecin ou un ingénieur possède les connaissances nécessaires pour ne pas mettre la vie d’autrui en danger. Là, elle retrouve un sens social, mais perd son caractère d’intimidation.

Cicatrices scolaires et miroirs de la violence

Par des témoignages d’anciens ayant quitté l’école pour aller travailler à l’âge de 12 ans, j’ai appris, à travers leurs yeux couverts de larmes, redevenant l’enfant souffrant d’avoir perdu le droit d’aller à l’école, la valeur de la liberté de savoir, la beauté d’apprendre, sa joie. Notre société devrait se nourrir de cette paix concrète, vivante, et bâtir la réconciliation.

Les faits récents de violences, où des adolescents peuvent être armés d’un couteau et frapper un professeur ou un autre élève, doivent tous nous interroger. Ensemble, il est nécessaire de trouver des solutions, en écoutant l’enfant qui reflète, par son mal-être profond et parfois ce basculement dans l’irrémédiable, la société de violences émanant d’un système destructeur.

Mal-être profond : ne pas taire la santé mentale des jeunes

La 7ème édition de la Consultation nationale de l’UNICEF France a été consacrée cette année à une problématique majeure de santé publique : la santé mentale et le bien-être psychologique des enfants et des adolescents.

Écouter et valoriser la parole de l’enfant

L’objectif central de cette initiative est d’écouter les enfants et de prendre en compte leurs préoccupations ainsi que leurs émotions. Il s’agit de recueillir leur parole au sein d’un espace de partage et de valoriser leur participation citoyenne. En mettant leurs expériences au service de solutions concrètes, l’ambition est de faire de la sérénité et de la paix des valeurs fondamentales de l’école afin de mieux protéger les plus jeunes.

Le témoignage de Soprano : Briser le tabou

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À l’occasion de cet événement, l’artiste Soprano est venu échanger avec les élèves d’une école primaire du 16ème arrondissement de Marseille. En choisissant de s’impliquer, l’artiste a souhaité briser le tabou qui entoure encore trop souvent la souffrance psychologique chez les plus jeunes.

Témoignant de sa propre expérience et de son parcours, il a souligné l’importance d’offrir aux enfants la possibilité de s’exprimer librement dans un cadre de confiance : « Écouter les enfants, c’est leur montrer que ce qu’ils ressentent compte. La santé mentale n’est pas un sujet d’adultes, c’est un sujet de société qui concerne aussi les plus jeunes. »

Son intervention a rappelé que la vulnérabilité n’est pas une faiblesse, mais une réalité qu’il faut savoir nommer pour mieux la soigner.

Les nouveaux défis : éco-anxiété et crises mondiales

Cette journée de sensibilisation a permis à l’UNICEF de rappeler que la santé mentale des enfants doit devenir une priorité absolue. Aujourd’hui, les jeunes sont confrontés à des défis majeurs au sein d’une société en transition, marquée par de fortes incertitudes.

Ils ressentent de plein fouet la détresse du monde qui les entoure. Le changement climatique alimente une éco-anxiété croissante, tandis que les conflits armés et les crises humanitaires actuelles génèrent des angoisses profondes. Ces facteurs de stress modernes, encore insuffisamment pris en compte, pèsent lourdement sur leur équilibre quotidien.

Un appel à l’action politique

La santé mentale des jeunes nécessite la mobilisation de moyens concrets pour améliorer leurs conditions de vie. Cela passe par une révision du temps scolaire, un meilleur équilibre des programmes et la garantie de moments de repos indispensables à leur sérénité.

En France, le suicide demeure la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de moins de 25 ans. Face à cette urgence, les responsables politiques ne peuvent plus ignorer la situation : il est désormais primordial d’engager une réflexion collective pour opérer un changement profond et durable dans notre société.

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Le sourire de l’enfant : une reconnaissance, pas une performance

Cultiver le sourire de l’enfant qui découvre, c’est cultiver la paix future, car un enfant qui a appris dans la joie et la confiance n’aura pas besoin, une fois devenu adulte, de dominer les autres pour se sentir exister.

L’éducation devrait être un sanctuaire de construction de soi, protégé de toute logique de rentabilité. C’est le temps de la confiance et de la tolérance.

Et pourtant, loin de cet idéal humaniste, l’école est devenue, pour trop d’enfants, le premier théâtre de la violence institutionnelle. Harcèlement, humiliation, classement, normalisation : dès l’enfance, la société apprend à trier, exclure, briser. Cette violence n’est pas une dérive. Elle est le miroir fidèle d’un système politique et économique qui sacrifie l’humain au profit, et la jeunesse à la rentabilité.

« Un pays qui n’aime pas sa jeunesse n’a pas d’avenir. »

Urgence de liberté : école en détresse

L’école est-elle devenue l’un des premiers vecteurs de discriminations et un moteur des inégalités ?

Loin d’être un refuge, elle est trop souvent le lieu du jugement permanent. C’est là que l’enfant subit ses premières blessures sociales : le harcèlement, la notation qui humilie, le classement qui exclut.

Un pays qui laisse ses institutions maltraiter sa jeunesse sacrifie son propre avenir. Cette violence institutionnelle est le miroir exact de la violence politique et économique imposée par un système qui domine l’homme de pouvoir, qui lui-même n’est pas libre. Il appartient à une matrice, et la culture de la domination l’y enferme toujours davantage.

« Le pouvoir n’enferme pas seulement les dominés. Il enferme aussi ceux qui dominent.»

UNESCO : pour un changement éducatif systémique

L’UNESCO appelle à une transformation profonde des systèmes éducatifs, fondée sur l’équité, la dignité humaine et la justice sociale.

À l’échelle mondiale, l’UNESCO et ses instituts de recherche, notamment l’IIEP-UNESCO (Institut international de planification de l’éducation), mènent des programmes de recherche et d’accompagnement des États visant un changement structurel des systèmes éducatifs, et non de simples ajustements techniques.

Parmi les axes prioritaires officiellement portés par l’UNESCO :

. Équité et inclusion dans l’éducation, pour réduire les discriminations systémiques dès la petite enfance, ouvernance et transparence, afin de rompre avec les logiques de gestion purement comptables.

. Qualité de l’éducation de base, centrée sur l’enfant et son développement global.

. Adaptation des politiques éducatives aux réalités sociales, pour sortir du déni des inégalités.

. Transformation des systèmes éducatifs face aux crises sociales, climatiques et humaines.

. Lien entre éducation, dignité du travail et justice sociale.

L’IIEP-UNESCO insiste également sur la nécessité d’une “mise en œuvre adaptative” : une réforme qui ne se limite pas à des lois, mais qui transforme réellement les pratiques, les cultures institutionnelles et les rapports de pouvoir dans l’éducation.

Ces orientations rejoignent directement une exigence centrale : placer l’enfant, sa dignité, sa joie d’apprendre et son développement humain au cœur du système, et non la performance, la normalisation et la logique de rentabilité.

Un exigence portée par le gouvernement français alors que l’IPE est créé à Paris en 1963. Une création qui fait sens en répondant à la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans l’enseignement adoptée le 14 décembre 1960.

Photo ©️ UNICEF – Illustration ©️ LiberTerra

La France et son idéal perdu

La France doit retrouver cet élan transformateur en valeur universelle du bien commun s’ouvrant sur une société d’après-guerre où la reconstruction européenne est conduite dans une nouvelle ère : un grand mouvement de décolonisation. Celui naissant dans la douleur, les traumatismes et les injustices.

Il était alors de proclamer un idéal de chance pour tous, d’éducation pour tous au niveau mondial sous l’égide : tous humains, tous égaux. Sans distinction économique et sociale, de sexe ou d’origine.

L’Education est dès lors comprise comme un droit humain, mais aussi comme un investissement économique, un facteur de croissance et de productivité industrielle.

Du progrès du savoir à sa confiscation par la finance

Développer les savoirs a permis un progrès scientifique, médical et technologique d’une ampleur accélérée, comme l’humanité ne l’avait encore jamais éprouvée.

Mais au cœur de cette conquête, les fortes inégalités ont brisé cet élan universaliste. La finance a pris le pas. L’orgueil et la cupidité n’ont pas abandonné le caractère primaire de la société. L’argent a dominé le savoir, le dépossédant de son sens de liberté et d’humanité.

« Quand l’argent domine le savoir, c’est l’avenir qui perd sa liberté. »

Les enfants sont devenus ceux qui portent sur leurs épaules les ambitions d’une élite, revenant à l’ancien monde, soumettant l’humain à l’architecture du pouvoir.

Rien n’avait alors réellement quitté le début du XXᵉ siècle, où la cour de récréation rejoignait la cour de l’usine. La sonnerie devenait commune à l’une et à l’autre, autant que l’appel en classe enseignait la pointeuse. Le retard et l’absence consignés comme une faute.

L’école des enfants pauvres quittait soudainement l’idéal de liberté et l’écriture d’un monde plus juste.

« Quand l’école imite l’usine, elle cesse d’être un lieu d’émancipation. »

Quand l’école imite l’usine, elle cesse d’être un lieu d’émancipation. Elle devient le premier rouage d’une machine qui nous dépasse. Car au-delà des salles de classe, c’est la structure même de notre organisation sociale qui interroge :

Le pouvoir est-il seulement humainement soutenable ?

La fonction de président est-elle humainement acceptable ? Peut-on faire reposer sur les épaules d’un seul ce qu’il ne maîtrise pas lui-même ?

L’humain est, par nature, vulnérable, traversé de failles. Même s’il tente de les ignorer, de les combattre par le sentiment de toute-puissance, il les retrouve toujours face à lui, face à sa conscience et à ses propres tourments.

Accéder au pouvoir, c’est d’abord en accepter les lois brutales : les réseaux d’influence, l’inversion des valeurs, la confusion entre le bien et le mal. C’est l’héritage ancien de l’homme d’État, héritier de César, proclamant que pour gagner la paix, il est nécessaire d’être craint par la guerre.

« Le pouvoir s’est construit sur la peur bien plus que sur la confiance. »

©️ UNICEF – Illustration ©️ LiberTerra

L’arme devient alors le rouage essentiel du pouvoir. Rien ne s’obtient autrement que par la force de la menace pesant sur la vie. La mort, seule, arrête parfois la trajectoire de puissance, limitant l’oppresseur dans sa réalité humaine qu’il fuit.

Quel lourd fardeau que de porter l’héritage politique ! Il use et éteint la flamme vitale de la liberté.

L’enfant peut-il être libre dans notre société ? Pouvons-nous bâtir la liberté pour que les enfants puissent grandir en paix sans devoir franchir les marches de la violence pour accéder à leur droit d’exister ?

Il est essentiel que les instances politiques donnent le meilleur à chaque enfant, afin de les accompagner concrètement dans la réalisation de leurs projets et de leurs rêves. L’égalité des chances commence par l’attention réelle portée à chaque parcours.

Changer l’école, de la maternelle au lycée, pour qu’elle devienne un véritable havre de paix et de possibles pour tous, est une urgence démocratique, sociale et humaine.

L’exigence de liberté

Cette exigence n’est pas marginale. À l’échelle internationale, l’UNESCO appelle elle aussi à une transformation profonde des systèmes éducatifs, fondée sur l’équité, la dignité humaine et la justice sociale. Ses programmes de recherche et de planification éducative insistent sur la nécessité de sortir des logiques de performance, de normalisation et de gestion comptable, pour replacer l’enfant, son développement global et sa liberté d’apprendre au cœur de l’école. Ce que je demande ici n’est pas une utopie : c’est un alignement avec les principes fondamentaux des droits humains et de la paix durable.

Photo ©️ UNICEF – Illustration ©️ LiberTerra

La jeunesse au ciseau social : l’arme de la précarité

Une jeunesse précaire est confinée à des emplois de pauvreté, à l’impossibilité de se loger, de construire, de vivre pleinement.

Une jeunesse pauvre survit dans l’indifférence d’un pays de l’argent.

« La précarité n’est pas un accident : c’est une politique. »

La politique du CAC 40 est celle de la faiblesse gagnant sa réussite par une arme : la pauvreté.

C’est dans cette volonté de dominer l’humain par l’incertitude que s’inscrit le projet du MEDEF d’établir un « CDI Jeunes ».

Ce projet ne vise rien d’autre que l’accélération de l’affaiblissement des droits humains fondamentaux, du droit de vivre en paix et en sécurité. Il place la jeunesse dans un état dépressif, de non-reconnaissance, d’exclusion de la société. Une division toujours plus grave entre une jeunesse héritière patrimoniale et une jeunesse réduite à un ordre social discriminant.

Une régression majeure qui trahit l’ambition de l’UNESCO, d’une société renaissant de la tragédie de la Seconde Guerre mondiale par les luttes ouvrières de 36, qui ont aussi portées l’esprit de la Résistance française devenue une référence mondiale. La France, c’est cette énergie de la clarté capable de lutter contre sa propre obscurité.

Les deux mesures phares du document de travail présentée par le MEDEF, ( souvent comparé au CPE 2006) sont :

1. La rupture sans motif : Le contrat pourrait être rompu par l’employeur sans justification juridique durant les trois premières années. L’objectif affiché est d’inciter les entreprises à embaucher en réduisant le « risque » lié au licenciement.

2. Le « SMIC Jeune » : Le patronat suggère une rémunération de base fixée à environ 80 % du SMIC pour les primo-entrants, sous prétexte que leur manque d’expérience justifierait un coût du travail moindre au départ.

Avec raison, les syndicats (CGT, CFDT, FO) et les organisations de jeunesse dénoncent ce projet comme une attaque frontale contre les droits sociaux. 

Flexibilité sacrificielle

La problématique soulevée par la proposition du MEDEF dépasse le simple cadre comptable du coût du travail pour toucher au pacte social entre les générations. En voulant instaurer une période de « rupture sans motif » étendue à trois ans, on risque de transformer l’entrée dans la vie active en une zone de non-droit prolongée, où le jeune travailleur devient une variable d’ajustement structurelle.

L’argument patronal repose sur l’idée que la peur du licenciement freine l’embauche ; pourtant, l’histoire économique (notamment l’échec du CPE en 2006) suggère que la précarité institutionnalisée ne crée pas de vocations, mais des trajectoires de vie hachées et traumatisées.

Réduire le salaire des primo-entrants tout en augmentant l’incertitude de leur lendemain crée un effet de ciseau social : comment se loger, fonder un foyer ou simplement s’alimenter quand le contrat de travail ne garantit plus la protection contre l’arbitraire ? En définitive, cette approche risque de creuser un fossé démocratique : en demandant à la jeunesse de porter seule le poids de la flexibilité économique, on fragilise son sentiment d’appartenance à une société qui semble lui demander des sacrifices sans lui offrir, en retour, la promesse d’une stabilité future. L’enjeu n’est donc pas seulement économique, il est de savoir si l’on peut construire une croissance durable sur la fragilité sociale des nouveaux entrants et l’injustice.

Plaidoyer pour une jeunesse sacrifiée

Issue de milieux modestes, une partie de notre jeunesse avance déjà sur un fil, fragilisée par un système qui lui refuse la sérénité nécessaire à son édification.

Bâtir son avenir devient un parcours du combattant quand les droits les plus élémentaires : se loger décemment, s’alimenter à sa faim, fonder un foyer se muent en luxes inaccessibles. Cette précarité n’est pas une fatalité statistique ; elle est un couperet qui contraint les esprits les plus vifs au renoncement. Elle brise les parcours universitaires par manque de moyens et condamne les diplômés au déclassement, faute d’emplois en adéquation avec leurs savoirs.

C’est une génération brimée dans son élan créateur. Sa capacité d’innovation et son désir d’engagement pour refonder la société sont lourdement entravés par l’urgence de la survie. Murée dans le silence par la violence économique et sociale, elle ne récolte aujourd’hui que l’épuisement. Triste dividende versé par l’État et l’oligarchie à ceux qui s’exténuent pour ne pas sombrer. C’est sur ce terreau de vulnérabilité qu’un patronat d’héritiers millionnaires tente aujourd’hui d’imposer l’inacceptable : un contrat d’exception, une sous-citoyenneté salariale.

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Un héritage trahi

Cette tentative de régression majeure trahit l’ambition même de l’UNESCO et l’esprit d’une société née des décombres de la Seconde Guerre mondiale. Nous oublions trop vite que notre modèle social s’est forgé dans les luttes ouvrières de 1936 et dans l’esprit de la Résistance française, devenu une référence mondiale de dignité humaine. La France s’est toujours définie par cette « énergie de la clarté », cette capacité singulière à lutter contre sa propre obscurité pour faire triompher le droit sur l’arbitraire.

À l’approche de l’échéance présidentielle de 2027, cette offensive réactionnaire se glisse dans le débat comme un programme de renoncement démocratique. Elle signe le retrait d’une Europe qui tourne le dos à ses racines humanistes et universalistes. Alors que quatre années de guerre sur notre continent ont rappelé la valeur de la paix et la nécessité d’une Union libre et unie, on tente de nous imposer une guerre commerciale dont la jeunesse serait la première chair à canon sociale.

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Le choix de la clarté

Accepter ce projet, c’est valider l’idée que l’avenir de notre pays peut se construire sur la précarisation de ses forces vives. C’est renoncer à l’objectif de progrès pour tous. Face à cette tentation de l’obscurité, nous devons opposer la force de nos conquêtes historiques. La jeunesse ne réclame pas la charité de quelques héritiers, mais le respect de ses droits fondamentaux et la reconnaissance de sa valeur.

Le combat qui s’annonce est celui de la civilisation contre la régression. Il est temps que la France retrouve son énergie de clarté pour protéger ceux qui feront son demain.

Fédora Hélène

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