Crise démocratique, dérives électoralistes, montée de l’extrême droite et fracture sociale : La France à l’épreuve

Prologue : La mémoire des jours de lumière

Les hommes regretteront les temps calmes et lumineux où ils pouvaient faire la paix. Ils penseront à cette lumière traversant les vitraux, lorsque le ciel sera sombre, que la guerre sera là et que l’église sera en ruine. Ils verront alors la mémoire, les jours de lumière, ceux où ils auraient pu tout faire pour la paix du monde.

Il est des choses plus importantes que consommer et se perdre dans les abîmes de la politique. Pourtant, l’absurde prend le pas sur la raison. Vladimir Poutine n’arrêtera pas la guerre ; c’est ainsi que les nations entrent dans le fracas, par aveuglement. Les choses sérieuses pourraient commencer à arriver.

Les Français devraient cesser de se diviser jusqu’à fracturer leur fraternité. Un pays a besoin de la force de la solidarité pour dépasser les épreuves. La majorité des personnes veulent vivre en paix, être en confiance et dans le vivre-ensemble. C’est le moment de travailler ensemble à y parvenir.

L’art toxique de la manipulation et l’exhumation de l’« anti-France »

À suivre les politiques et leurs discours, l’on se perd. Il faut avoir l’esprit libre et critique. La manipulation est une tromperie grave : elle séduit, ment et détruit. C’est l’art du langage politique qui dépossède l’individu de sa liberté de penser et joue avec les émotions pour posséder le pouvoir. Libérez-vous de cette oppression et de la propagande médiatique.

La politique actuelle est toxique et véhicule la haine. Nous assistons au retour d’une rhétorique pétainiste en propagande électorale au bas de l’honneur. Après le « Travail, Famille, Patrie » de la candidate des Républicains à Marseille, Aurore Bergé reprend à son compte l’expression de « parti anti-France » pour attaquer la gauche.

L’emploi par Aurore Bergé de l’expression « parti anti-France » pour qualifier La France Insoumise (LFI) s’inscrit dans une longue tradition rhétorique.

Forgé à la fin du XIXᵉ siècle dans les milieux nationalistes et popularisé par l’ Action française, le concept d’« anti-France » servait à désigner un prétendu ennemi intérieur accusé de miner l’unité nationale. Il fut ensuite instrumentalisé par le régime de Vichy pour justifier exclusions et répression.

Ce terme n’est pas un simple slogan : c’est un stigmate historique. Il servait à désigner les « ennemis intérieurs » (juifs, francs-maçons, communistes, étrangers) pour mieux les exclure de la communauté nationale. En exhumant ce vocabulaire, elle ignore ce que signifie réellement le fascisme, parce qu’elle ne l’a jamais subi et ne cherche pas à éprouver par elle-même la réalité d’un autoritarisme nationaliste.

Réactivé aujourd’hui dans un contexte de polarisation politique, ce vocabulaire participe d’une stratégie de délégitimation de l’adversaire en le plaçant hors du cadre républicain, transformant le débat démocratique en affrontement identitaire où l’opposition n’est plus perçue comme une alternative politique, mais comme une menace pour la nation elle-même.

Mais en excluant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon du débat démocratique, ce sont aussi les citoyens ayant voté pour La France Insoumise, les militants, les journalistes travaillant dans des médias de gauche, des universitaires exprimant leur soutien, ou même des humoristes réagissant à l’actualité, qui peuvent se trouver symboliquement disqualifiés. Une telle rhétorique élargit la suspicion bien au-delà des responsables politiques et tend à amalgamer des expressions pluralistes à une forme d’hostilité envers la nation. En fragilisant la légitimité de ces voix dans l’espace public, elle risque d’appauvrir le débat démocratique et d’altérer l’exercice de la liberté d’expression, qui repose précisément sur la confrontation ouverte des opinions, y compris les plus critiques.

D’autre part, lorsque l’on qualifie des millions d’électeurs ou des voix critiques de « menace pour la nation », on ne défend pas la République, on l’asphyxie.

L’action d’extrême droite contre LFI

Cette position radicale contre LFI participe à banaliser l’extrême droite : telle est la pratique, depuis des décennies, de réseaux issus du mauvais grain du RPR, devenus UMP puis LR, mêlés aujourd’hui à l’illusion macroniste. Les liens entre la droite traditionnelle et l’extrême droite ne sont en rien récents, tout comme l’approche des socialistes dits « caviar ». C’est le règne d’une domination trouble, celle des « rouge-brun ».

La domination par la violence et l’oubli de l’humain

Certains prétendent lutter contre l’antisémitisme en soutenant aveuglément le gouvernement autoritaire de Netanyahu, l’extrême droite contre la lumière d’Israël et la paix universelle. N’y a-t-il donc aucune sincérité ? Aucune dimension de respect pour les enfants qui subissent la haine politique ? Les petits corps fragiles d’enfants Palestiniens blessés par des bombes, des enfants mourant de faim à Gaza, des enfants orphelins, toute une génération en grande souffrance. C’est cela l’évolution de la civilisation après des siècles de savoirs acquis ?

La politique prospère dans l’obscurité. Les dirigeants ne transforment pas le monde ; trop souvent, ils perpétuent le chaos et la servitude. L’être humain est exploité comme un simple rouage de la machine sociale, tandis que le pauvre demeure oublié. Cet ordre social en continuité nourrit un discours et des actions politiques fondés sur la surenchère et la concentration d’un pouvoir surdimensionné.

Les dominants au pouvoir prennent très souvent le visage de l’oppression, de ce qui fait basculer le monde dans la tragédie. Une souffrance que la communauté internationale peut manipuler selon ses intérêts. Ce qui est profondément choquant et montre à quel point la politique peut entraîner le monde dans l’incompréhension, la dissonance cognitive par la violence de la perversité narcissique.

Les civils touchés par des conflits armés deviennent des objets secondaires face au système prévalant à l’humain. Pourtant, l’humanité appartient au monde vivant et le système à ce qui est inventé par l’homme. Une illusion ne peut dépasser ce qui vit.

La politique dans son système d’inversion destructeur contraint l’esprit à déshumaniser l’humanité elle-même et à faire de ce qui ne vit pas, la priorité, ce qui est la valeur première.

Une manipulation de la réalité qui autorise la guerre. L’autre devient l’ennemi qu’il est légitime de tuer

Un monde au chaos politique

L’acte terroriste du 7 octobre blesse profondément notre humanité et ne peut être justifié. Mais la réponse ne devait pas être celle de la destruction totale.

Aujourd’hui, la mémoire collective est traumatisée par les violences, les conflits armés et les attentats terroristes. Notre monde doit retrouver la paix. C’est une urgence vitale.

Ainsi, le 7 octobre devrait être le jour universel de la réconciliation, un jour appartenant aux civils et non aux politiques instrumentalisant les causes les plus nobles.

Un jour, où l’enfant victime de guerre est au cœur de nos consciences, des décisions, des actes bâtissant l’avenir.

Combien de civils à travers le monde vont-ils encore avoir leur vie bouleversée, blessée, au bord du précipice à cause du système politique destructeur ?

La politique en tyrannie

La France s’éloigne de son universalisme pour un capitalisme de l’effondrement. Un système qui exploite le monde vivant pour en tirer profit, devenir un Dieu. Le monde politique et financier lui voue un culte absolu. Prêts à faire la guerre pour satisfaire son appétit sans limite détruisant toute mesure. On atteint l’absurde.

C’est Donald Trump, voulant transformer Gaza en un nouveau Las Vegas, semblant ignorer que la région est le théâtre d’une catastrophe humanitaire d’une ampleur effroyable : depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, les estimations basées sur plusieurs études indépendantes et données locales indiquent que plus de 70 000 personnes ont été tuées à Gaza, dont une très grande majorité des civils, femmes, enfants et personnes âgées, subissant les frappes, les déplacements forcés et les conditions de survie extrêmes, ce qui fait de cette tragédie l’un des bilans les plus lourds de morts civils dans un conflit contemporain. 

L’absurde, c’est aussi Poutine qui refuse la paix, oubliant que le conflit en Ukraine a déjà coûté à la Russie environ 1,2 million de pertes militaires (tués, blessés ou disparus) depuis février 2022, ce qui illustre l’ampleur humaine et la gravité de cette guerre.

La politique est issue d’un pouvoir fou qui attribue à des dirigeants la possibilité de fabriquer des crises humanitaires , d’affamer des enfants, des populations civiles, de créer l’insécurité alimentaire, de maintenir des millions de personnes dans un état de survie.

Les études 2025 du FAO conjointement publiées avec d’autres agences de l’ONU (FIDA, UNICEF, PAM et OMS) montrent que plus de 673 millions de personnes se couchent le ventre vide chaque soir.

Une économie capitaliste qui ruine la fraternité et place l’accès à une alimentation saine comme un privilège quand il est un droit humain fondamental. Les données confirment qu’entre 2,6 et 2,8 milliards de personnes n’ont tout simplement pas les moyens de se payer une alimentation saine et équilibrée. Cela représente près d’un tiers de la population mondiale, une situation exacerbée par l’inflation des prix de la nourriture.

L’injustice domine également la France

En 2025, la France compte plus de 3 millions d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté. Dans l’une des premières puissances économiques mondiales, cette réalité constitue une fracture sociale majeure. Tandis que la richesse nationale continue de croître et que les performances des grandes entreprises du CAC 40 atteignent des niveaux record, une partie de la population demeure plongée dans la précarité. Cette situation nourrit le sentiment d’un déséquilibre profond : les conséquences sociales de la pauvreté sont subies par les plus vulnérables, tandis que les centres de décision politique et économique restent largement préservés de ces réalités.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron impose aux plus vulnérables ce que ses ministres n’ont jamais subi : la pauvreté. Au contraire, nombre des politiques proches de Macron sont des héritiers millionnaires, ou des personnes qui à son image ont tiré du système gravement inégalitaire une fortune matérielle reposant sur l’exploitation de l’humain et des ressources naturelles.

Ensuite, ils se permettent de culpabiliser et d’humilier ceux plongés dans la précarité par l’esclavagisme moderne enrichissant une minorité acceptant l’immoralité pour ligne politique.

Emmanuel Macron peut choisir d’ouvrir à chacun les portes des réseaux politiques et financiers qui prétendent gouverner le monde et auxquels il a décidé d’appartenir à travers une architecture de privilèges. Pourtant, il semble oublier qu’être banquier relève d’une illusion de maîtrise : celle d’un pouvoir fondé sur la spéculation plutôt que sur la réalité humaine.

Demain, Emmanuel Macron pourrait n’être plus qu’un homme parmi les autres, démuni, ne sachant peut-être même pas cultiver son propre potager pour se nourrir. Sa fonction politique s’inscrit dans un système d’exploitation des structures de pouvoir, plutôt que dans la culture patiente et exigeante du bien commun.

La pauvreté agit comme un tremblement de terre silencieux dont la violence est la faille visible. Elle transforme des frères en ennemis.

Quentin, 23 ans : le visage de la fracture interne

La politique produit, depuis plusieurs décennies, une violence inouïe par un acte de langage : la manipulation.

Une large part de la classe politique, y compris le gouvernement, porte une responsabilité dans l’extension de la haine et des fractures qui frappent la jeunesse, les plus vulnérables, ainsi que ceux qui, en France, ne se sentent plus en accord avec leurs convictions.

L’atmosphère délétère du pays et la corruption perçue comme dominante transforment des frères en ennemis, brisent la fraternité et affaiblissent ses biens les plus précieux : la liberté et la paix.

Une ligne rouge a été franchie depuis deux décennies, et elle ne cesse depuis de s’élargir. L’extrême droite, l’ombre, ne cesse de progresser et réalise un score de plus de 10 % aux élections sous Emmanuel Macron.

La mort brutale de Quentin, jeune homme de 23 ans, sidère, attriste et inquiète profondément.

La mort à Lyon de Quentin Déranque révèle une crise politique majeure. Il appartenait à un mouvement d’idéologie fasciste et a péri sous les coups de jeunes d’un mouvement antagoniste devenu à ce moment là l’antithèse de la dignité humaine. Il ne s’agit pas de « normaliser » l’idéologie fasciste, mais de voir l’humain derrière l’étiquette. Quentin devrait être là, construisant sa vie, au lieu d’être exposé à la mort par la manipulation politique.

Le piège d’extrême droite a saisi une vie. Une autre. En outre, l’instrumentalisation de sa mort est une autre violence.

Puis, comme l’a rappelé le député Stéphane Peu : « depuis 2022, il y a eu 12 morts liés à des exactions de groupes d’extrême droite », nous rappelant aussi le sacrifice de Clément Méric en 2013.

Triste marche

La récupération politique d’un décès est toujours un moment révélateur de l’état d’une société.

La marche d’hommage à Quentin Déranque, qui aurait dû être un temps de recueillement pour ceux se proclamant ses « amis », a été entachée par des insultes racistes, homophobes et des saluts nazis.

Aucune cause, aucune idéologie, aucun camp ne peut justifier la haine raciale, la déshumanisation ou l’exaltation de symboles totalitaires. Ces dérives ne rendent hommage à personne. Mais, ce n’est pas le fascisme qui va soudainement respecter l’humain !

La démocratie en chute libre. Mais, la violence politique, les manipulations et le pétainisme sont en pleine ascension !

Une République à bout de souffle

La France fragilise sa paix lorsque les partis s’enferment dans des logiques de clan et de conservation du pouvoir.

Un pouvoir politique tellement inhumain, qu’il conçoit les violences sexuelles comme un privilège seigneurial. Sex, pouvoir, argent.

Les violences sexuelles dans les sphères d’influence, lorsqu’elles sont couvertes par le silence ou les rapports de domination, deviennent des instruments de surpuissance. À cela s’ajoutent la corruption et l’emprise de l’argent, qui nourrissent la défiance démocratique.

Selon Transparency International, la perception de la corruption mine la confiance civique et affaiblit les institutions. Par ailleurs, les enquêtes sur les violences sexistes et sexuelles dans les milieux de pouvoir ont montré combien les rapports hiérarchiques et la culture d’impunité peuvent empêcher la parole des victimes.

En outre, la violence sexuelle exercée dans les sphères du pouvoir politique constitue une atteinte profonde aux fondements démocratiques. Lorsqu’elle est protégée par l’impunité, le silence institutionnel ou les rapports hiérarchiques, elle devient un instrument de domination.

Elle procède d’une logique d’absolutisme : la concentration du pouvoir crée un rapport de sujétion où certains s’arrogent un droit symbolique de vie ou de mort sur autrui. Destruction sociale, disqualification publique, exclusion professionnelle ou politique.

Les principes posés par la Déclaration universelle des droits de l’homme affirment pourtant l’égalité en dignité et en droits de tous les êtres humains. Lorsque ces principes sont contournés, l’État de droit s’affaiblit et la confiance démocratique se fissure.

L’humanité se trouve alors face à elle-même : elle doit choisir entre la perpétuation de rapports de domination hérités d’ordres anciens et l’exigence d’une civilisation fondée sur la dignité, l’égalité et la responsabilité.

Dans un contexte de violences politiques, une partie de la population se sent exclue du processus démocratique, et les plus vulnérables en subissent les conséquences en premier : précarité accrue, invisibilisation sociale et perte de confiance dans les institutions.

La France a besoin d’être pacifiée et de retrouver un équilibre. La Ve République, profondément transformée par l’accumulation de lois et de décrets liberticides, est aujourd’hui à bout de souffle. Il est nécessaire de créer une société nouvelle protectrice de la paix et de la liberté.

L’État ne doit plus jamais être l’oppresseur, mais ce qui veille sur le respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui aujourd’hui est une utopie.

Quelque soit le dirigeant, il appartiendra à au système dominant. Le mensonge politique consiste à faire croire qu’une fois élus, ils font changer le système. C’est faux. Ils le perpétuent avec les mêmes logiques autoritaires. Et, pire cela sera avec l’extrême droite toujours plus au pouvoir.

Près de 45 % de la population souhaite l’extrême droite au pouvoir, comme si LR au gouvernement ne leur avait pas suffit, il leur faut un surdosage fasciste.

Arriver au XXIᵉ siècle et envisager l’accession au pouvoir de Jordan Bardella, ou de ses alliés comme Les Républicains, apparaît pour beaucoup comme un renoncement à ce qui a été patiemment construit par les artisans de paix. Cela reviendrait à tourner le dos à l’héritage du Conseil national de la Résistance et aux efforts collectifs déployés pour bâtir une démocratie sociale et républicaine.

Il est affligeant, et pour certains désespérant, de constater ce qui est perçu comme un affaiblissement de l’idéal républicain et du projet humaniste qui a façonné la France d’après-guerre.

Il faut également une faillite de l’Éducation nationale pour qu’il soit un tel effacement de l’histoire, de la littérature, de la philosophie et de la culture.

Où est « Le Chant des Partisans » ? Il fut l’hymne de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. Écrit par Joseph Kessel et Maurice Druon, il accompagnait les combattants de l’ombre qui refusaient la soumission et l’oppression.

Aujourd’hui, il évoque plus largement : la défense des libertés fondamentales, le refus de l’autoritarisme, la vigilance face aux dérives démocratiques. Il rappelle que la démocratie n’est jamais acquise : elle exige une participation active des citoyens.

Le « Chant des Partisans » renaît chaque fois que des femmes et des hommes refusent l’abandon du bien commun.

Les responsables politiques actuels portent l’héritage d’une culture façonnée dans les années 1980-1990, marquées par le triomphe de l’argent, les scandales politico-financiers et une confusion croissante entre pouvoir public et intérêts privés.

Des réseaux constitués à cette époque, qu’ils se soient structurés autour de Mitterrand ou de Chirac, ont durablement influencé les pratiques politiques et nourri la défiance citoyenne.

Ils apparaissent tous comme les enfants gâtés d’un système dont ils n’ont connu que les privilèges et l’argent : héritiers et milieux favorisés cherchant, dans l’exercice du pouvoir, à combler l’ennui et l’incapacité de créer du sens.

Le palais de l’Élysée et les ministères sont les lieux d’un entre-soi politique, où des formations issues de « l’ancien monde » placent leurs proches aux postes clés du pouvoir. La République des copains, des rivalités et des deals entre réseaux.

Cette logique de réseaux et de fidélités personnelles et d’intérêts opère une confiscation des responsabilités publiques au profit d’un cercle restreint.

Aujourd’hui, il s’agit notamment d’une bourgeoisie de trentenaires et de quarantenaires, nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, qui semble reproduire des logiques de domination propres à une nouvelle forme de monarchie pour perpétuer leur fortune, l’héritage de la grande bourgeoisie.

Cette gouvernance peut prendre des accents autoritaires, éloignant les citoyens des décisions qui façonnent pourtant leur avenir.

Une bourgeoisie qui s’encanaillerait pour tenter d’exister, fuyant sa propre léthargie, là où la conscience se trouble et se dissout.

Leurs millions ne leur suffisent pas. Il leur faut nourrir l’orgueil narcissique qui les habite. Leur mépris du peuple révèle surtout une ignorance profonde de la vie réelle, de la société au-delà de leur entre-soi.

Où est la France dans tout cela ? Elle n’est qu’un objet, un moyen de satisfaire le narcissisme des comédiens en place et assistés par l’État les nommant la cour du roi.

Les citoyens confinés dans l’inertie comme s’ils pressentaient la fin d’un temps où les politiques veulent la guerre pour rester dans l’histoire, et ne font ainsi que ralentir leur chute inéluctable dans un monde évolué quittant la féodalité du système.

Fiefs politiques contre la démocratie

Aujourd’hui, la République fonctionne sous l’emprise de fiefs politiques. Le système des maires en mandant à vie, influenceurs de l’État, monopolisant le tissu local, infiltrant les pouvoirs publics au niveau régional, devenant députés ou sénateurs, dans une architecture politique fermée entre les présidents de département et ceux à la région.

Un dédale interminable d’échelons administratifs et de procédures opaques enferme l’action publique dans ses propres bureaux. Entre copinage supposé, multiplication des chargés de mission et complexité du système, le citoyen perçoit une machine difficilement lisible.

Dans le même temps, l’hôpital public manque de médecins, de personnel et de moyens, accentuant un déséquilibre profond dans les priorités collectives.

Une architecture napoléonienne ne servant que l’empereur et les intérêts sectaires.

Les élections municipales sont du clientélisme, des réseaux économiques locaux, des logiques de familles, de notables installés depuis des générations. Les complicités d’intérêts dans une France vieillissante, obsolète, injuste et favorisant l’extrême cupidité, la perversité narcissique en maître du pouvoir.

Ceux qui accèdent à des fonctions politiques sont souvent les pires et les corrompus revêtant le manteau parfait de l’autorité de l’État.

Les impôts servent en partie à entretenir les privilèges et l’autoritarisme de l’État, des infrastructures politiques en labyrinthe clos des régions aux mairies en passant par les ministères et administrations publiques dominantes.

La liberté de créer et le droit d’entreprendre sont étouffés par un État omniprésent, confisquant la liberté de vivre pleinement.

Le macronisme napoléonien courtise les berceaux réactionnaires, l’oligarchie, le snobisme du pouvoir et l’extrême cupidité de clans.

L’argent des impôts appartient à l’opacité, à l’omerta du pouvoir autoritaire, aux privilèges de sénateurs, par exemple.

Préserver la liberté

Il est temps de revenir à l’humain, en osmose avec la nature, pour ne pas laisser les fleurs dépérir sans même en prendre conscience.

Il est encore temps de retrouver les « jours de lumière ». Travailler ensemble, au-delà des clans, pour que la fraternité ne soit plus un mot sur un fronton, mais une réalité vécue. Une fraternité qui nous permet d’accéder à l’égalité et de vivre la liberté.

Fédora Hélène

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