Des palais de justice aux ruines : le cri des survivantes au milieu des décombres

À l’occasion de ce 8 mars 2026, alors que le fracas des armes résonne aux quatre coins du globe, une autre guerre, plus silencieuse mais tout aussi dévastatrice, se joue dans l’intimité des foyers et l’indifférence des tribunaux. Entre poésie et réquisitoire politique, cette tribune lève le voile sur le « chiffre noir » des violences faites aux femmes : celui de ces vies qui s’éteignent sous le poids de l’emprise, là où la justice ne sait plus voir le crime. Un cri pour la paix, des territoires en guerre jusqu’au sanctuaire de l’âme.

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Biographie : l’auteure

Fédora Hélène est une voix engagée qui explore les zones d’ombre de notre société à travers une écriture alliant force poétique et exigence de vérité. Observatrice des failles du système judiciaire et témoin des luttes pour la dignité des femmes, elle signe ici un plaidoyer pour une justice de paix, loin des silences complices et de l’impunité des puissants.

Demain : un monde en paix

On ne peut pas lutter contre les violences faites aux femmes sans lutter contre la guerre.

On ne peut pas condamner les violences sexuelles, qui sont un crime contre l’humanité, sans condamner la guerre, qui est un crime de masse, sans condamner la torture, qui continue de s’imposer à travers le monde.

On ne peut pas lutter contre la faim quand la guerre de la faim est menée par des États dits démocratiques, quand l’insécurité alimentaire est utilisée comme instrument de pression politique.

Les politiques parlent de morale, de droits, de civilisation.
Et pourtant, dans les pays riches et occidentaux, comme en France, les violences conjugales, sexuelles et sexistes sont tolérées.
La morale s’arrête là où commence l’impunité.

Le fardeau de la guerre, le silence des survivantes

Le fardeau de la guerre, celui qui pèse actuellement sur les épaules de l’humanité. Les conflits armés, les bombardements massifs, les femmes et les enfants victimes de violences, du silence qui traverse nos sociétés. Le verbe aimer est éprouvé, en détresse dans les cœurs en prière pour la paix. Les mots s’écrivent loin de celles en souffrance sur des territoires en guerre et si près d’elles, si sensibles à leur douleur, si admiratifs de leur courage.

Ces femmes, anonymes, qui se relèvent dans le chaos, qui pleurent et enterrent leurs enfants, leurs larmes brûlantes en espérance de vie, en semences fertiles sur la terre devenue aride. Ce 8 mars pleure et délivre une immense peine après quatre années de guerre en Ukraine, la destruction de Gaza, le bombardement d’une école de filles en Iran, la souffrance des femmes au Soudan, le tremblement de la vie des femmes et des filles en Afghanistan, le désert avançant sur nos contrées verdoyantes aux richesses éphémères.

L’étincelle de la paix face au naufrage du droit

Aujourd’hui, le 8 mars pourrait être le jour du recueillement, d’une prière forte et vive, une rivière puissante et abondante d’espérance voulant unir, réconcilier l’humanité en un seul corps. L’étincelle de la paix en chacun, hommes et femmes, ce signe de paix donné l’un à l’autre, les hommes lâchant les armes et reconnaissant l’Amour qui rend notre terre vivante.

Peut-il être le chant de la paix consolant le deuil, apaisant la colère, mettant le cœur en joie, désarmant le désespoir ? Des siècles où le mal persiste sans laisser de chance à la paix de s’accomplir. Les lois en défaite, la justice politique en faillite, les femmes et les enfants oubliés, les institutions absentes quand la violence frappe. Les plaintes mourantes, les palais de justice où les cris déchirent le pouvoir sans le faire tomber. Il résiste, abîmé, usé, revêtant les souffrances comme trophées, emportant les survivants, les abandonnant blessés, épuisés.

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Le labyrinthe du mépris : une justice qui ne sauve pas

Pouvons-nous croire en ce qui détruit la paix, en ce qui emprisonne la liberté ? Pouvons-nous croire en promettant sur une tombe de sauver la lutte, d’anéantir les violences, tout en continuant à marcher sur le chemin de l’obscurité du système ? Poser dans la balance de la machine judiciaire notre espoir, lui confier un peu de notre âme, et nous relever dépossédées d’une part de nous-mêmes, déshumanisées par l’indifférence indicible, nos prières en lettres s’effaçant, gravées sur le mur qui nous condamne.

Avons-nous perdu la bataille après des siècles de lutte, ou le pouvoir trompeur parie-t-il sur le découragement ? Les plaintes classées sans suite, les jugements qui abattent, le calvaire des procédures, l’attente qui éteint à petit feu la santé, les années passant dans l’ombre d’une plainte coulée, morte. Ce qui détruit ne sauve pas. La justice française ne sauve pas.

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L’ennemi de l’intérieur : le crime impuni

La guerre ne cède pas, elle traverse les rues calmes, envahit l’air, voile le sourire d’une femme. Et la paix fait naître le jour, s’invite dans la nuit, se fait la poussière d’étoiles qui nous habite, la lumière éclairante, éternelle. Tout est là, en nous. Tout est accompli, tout éclot quand soudain vient l’ombre : la main d’un homme qui tue.

Je suis la rose posée sur une tombe. Je suis mon corps en peine, le cœur épuisé, et qui en renaissance se relève. Je suis un sourire en douceur, l’innocence qu’un homme brise. Il viole le corps d’une femme. Ce crime impuni, ce crime que la justice ne condamne pas. Ce crime qui s’enfuit et se cache dans les maisons. Il est l’ami, le conjoint, l’homme en qui on croyait, celui qui, sorti de l’enfer, couvre le corps de cendres. Ce brouillard pesant, asphyxiant… se relever de l’impossible. La survie vacille. Qui suis-je donc entre l’impossible et la renaissance, si ce n’est l’âme persistante, quand le corps en mémoire, intelligent, témoigne au milieu des sociétés complices. Déshumanisée encore dans le silence lourd des institutions, des politiques et des médias qui couronnent l’hypocrisie, ne sauvent pas, ignorent les plus fragiles, flattent l’élite, les discours et tribunes disparaissant en fumée.

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L’impunité des puissants et le crépuscule des palais

Désunis, le féminin et le masculin en dualité, les femmes complices de prédateurs ont réuni le noir, ont creusé le fossé à coups de pelles de leurs lâchetés. On en parle enfin à travers l’affaire Epstein, des « reines du bal » se réjouissant des maltraitances que subissent des femmes et des filles. Les sirènes du mal tenant la main des agresseurs, les soutenant sur la scène médiatique, vantant l’artiste prédateur ; le mensonge devient vérité, l’art, une escroquerie. La culture narcissique qui se penche sur le berceau du pouvoir appelle les foules pour être adulée, gagne l’argent et la gloire. Ils sont si beaux les puissants, mangeant ensemble à la table de la loi du plus fort. La justice tait leur violence, gardienne de leur impunité. Elle distribue les cols blancs, le patriarcat en titre de noblesse, le droit de maltraiter une femme, un enfant, de traumatiser une vie.

Comme une bâtisse en ruine, le système judiciaire reflète ses abandons, la justice véritable en don de paix qu’il a chassée. Le vieux bâtiment coulant en pleine mer sous la tempête des âmes survivantes, il ne restera rien de ce mensonge volant le nom de Justice. Les pas s’envolent, les feuilles mortes, l’éternel automne sombrant dans l’hiver, sans la blancheur immaculée des neiges, sans la renaissance des oiseaux libres… voici les quelques pierres restantes des palais de justice que l’on appelle déjà : jadis. Les murs s’écroulent sous le poids des combats légitimes, de la paix triomphante. Les toges noires et l’hermine au rouge sang des survivantes… « il était », se conjugue au temps de l’imparfait des injustices.

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Le chiffre noir : de l’assassinat au suicide forcé

Les petits cœurs partis, 20 féminicides depuis le début de l’année 2026, selon la référence du collectif Nous Toutes, n’ont été ni respectés, ni écoutés, ni aimés. La rose de la paix s’est posée, discrète, parfois invisible, sur les tombes. Des vies ne demandaient qu’à éclore, elles ont été fauchées par des hommes de violence se glorifiant d’impunité. Ils ont tué.

Puis, il y a celles mourant d’un suicide forcé, de maladies découlant des violences subies, le chagrin qui meurtrit. Le corps vit les blessures qui agissent aussi comme des bombes à retardement. Le suicide forcé : « le chiffre noir ».

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8 Mars : Lever le voile sur le « suicide forcé », ce crime de l’ombre

« En ce 8 mars 2026, la lutte pour les droits des femmes s’attaque à l’une des frontières les plus sombres de la violence domestique : celle où l’emprise devient une arme létale. Longtemps occulté par les statistiques de la mortalité « naturelle » ou accidentelle, le suicide forcé est désormais une réalité pénale en France. Depuis la loi du 30 juillet 2020, le Code pénal (article 222-33-2-1) reconnaît explicitement que le harcèlement moral au sein du couple peut conduire à la mort, prévoyant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende lorsque les agissements de l’agresseur poussent la victime à l’irréparable.

Cette évolution législative s’appuie sur un changement de paradigme fondamental : le suicide n’est pas perçu comme un acte isolé ou une « fragilité » inhérente à la victime. C’est l’aboutissement de violences psychologiques graves, de harcèlement et d’une emprise visant à détruire l’identité de la personne. Les rapports de la MIPROF et de l’Observatoire national des violences faites aux femmes décrivent souvent ce geste non comme un choix, mais comme l’acte ultime pour « sortir de l’enfer ».

Alors que les services de police ont enregistré une multiplication par trois des signalements pour « provocation au suicide » ces dernières années, les données de l’étude européenne Psytel rappellent l’urgence : environ 209 femmes succombent chaque année à ce « crime sans traces de sang » en France. Nommer ces mortes de l’ombre aujourd’hui, c’est transformer un drame intime en une urgence politique, pour que plus aucune femme ne voie dans la fin de sa vie l’unique issue à la terreur. 

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Témoigner , un droit humain

⚠️ Avertissement : Contenu Sensible

Le passage suivant contient des descriptions explicites de violences conjugales, de menaces de mort et de violences sexuelles. Si vous êtes une personne survivante ou sensible à ces sujets, je vous invite à la prudence. Lire doit être un choix éclairé.

ONU FEMMES

Témoigner de violences conjugales globales

Je me souviens. Le soir était terrifiant. Une vive douleur au ventre. Tout mon corps se paralysait. Il allait rentrer. Toutes les alertes faites auprès de la police, du procureur de la République, du médiateur nommé par la justice, de la famille, des assistantes sociales, de médecins, d’une association de victimes… tout avait été vain. Alors, je me suis dit : « Si je ne tiens plus le coup, j’ouvre la fenêtre. » Le vide, aucun secours. Pour sortir de l’enfer, la mort devenait la seule solution. Morte pour rien à 30 ans, c’était ce qui pouvait arriver. Résister par la force de vivre. Si je suis vivante, je le dois à la force de la vie.

La violence quotidienne, sans répit, attaquant le jour comme en pleine nuit. Cet homme cruel est une machine de violences. La complicité de la société qui, maintes fois alertée, a laissé faire un prédateur sans limite. Son regard de haine exprimait la mort. Terrifiant, il tenait fermement son couteau qu’il pointait vers mon corps. Il hurlait : « Je vais te tuer ». Il recommençait. Son couteau à la main, encore et encore. Il menaçait constamment de mort. Il menaçait de me tuer dans mon sommeil, de s’en prendre aux enfants.

Il hurlait toujours plus fort en pleine nuit. Ses hurlements de rage, de haine, prenant plaisir à faire et à voir souffrir. Puis, il se couchait sur le corps inerte d’une femme en état de sidération et il violait. Ces viols conjugaux qui tuent dans le silence. Cet homme a terrorisé et traumatisé une mère et ses enfants. Il a été soutenu par sa famille, ses amis politiques et journalistes, par ses réseaux au pouvoir, dont des avocats politisés. L’omerta a été choisie contre des vies innocentes.

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« Poupée ! J’ai été un bien mauvais papa !!Et, je t’ai fait du mal. Tu m’as remis par tes mots simples d’enfant blessée, les idées en place » . Manipulateur sans limite, conscient et responsable, il recommençait au même moment où il écrivait ses manipulations déshumanisantes, autant que ses actes.

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Le labyrinthe du mépris : une justice qui ne sauve pas

Ce récit n’est pas un cas isolé. Il illustre ce que la loi du 30 juillet 2020 tente désormais de nommer : le suicide forcé. Le Code pénal reconnaît enfin que le harcèlement moral au sein du couple peut conduire à la mort. Pourtant, sur le terrain, la réalité demeure glaciale. 

L’impunité des puissants et le crépuscule des palais

Philippe Palat n’est pas le simple badaud qui passe et qui salue Hollande. Il a travaillé pour un ministre socialiste en tant que…

À cette époque-là, Emmanuel Macron était au gouvernement de Hollande.
Philippe Palat, lui, était directement en lien avec Jérôme Peyrat, devenu son conseiller politique.

Jérôme Peyrat informé de l’extrême violence de ce dernier n’a jamais porté secours à une mère et ses enfants. Mais, il a soutenu un homme violent appartenant à des réseaux politiques depuis plus de 30 ans. Jérôme Peyrat, lui-même condamné pour violences conjugales et soutenu plus tard par le gouvernement Macron.

Philippe Palat apparaissait publiquement très alcoolisé, en pleine journée, sans que cela ne semble troubler les responsables politiques qu’il côtoyait de près. Tous étaient alors engagés dans la bataille des élections municipales de Périgueux.

Les moralisateurs du parti Les Républicains révèlent ainsi un tout autre visage lorsque l’on s’éloigne des mises en scène médiatiques et des postures ministérielles : celui d’un patriarcat où se perpétue une culture de tolérance envers les maltraitances faites aux femmes et aux enfants.

À cette époque, Jérôme Peyrat se présentait dans la presse comme le patron des Républicains en Dordogne.

Auparavant, son ami Philippe Palat avait été interpellé par un homme d’un courage exceptionnel, Arnaud Beltrame, alors qu’il commettait, comme à son habitude, des violences conjugales en pleine rue, déshumanisant publiquement sa conjointe.

Cette fois-là, des passants avaient réagi et accepté de témoigner.

Philippe Palat avait été condamné à deux ans de prison avec sursis pour ces faits. Un sursis qu’il n’a, selon de nombreux témoignages, jamais respecté, sans pour autant être inquiété.

Philippe Palat a mis ma vie en danger. Il a dévasté mes grossesses par la violence et aujourd’hui, c’est mon cœur qui est très fragile ; conséquences directes de la cruauté de cet homme. Le monde politique est d’une violence inouïe, incompréhensible. Le monde judiciaire en est le reflet.

Puis, il n’y a pas que Bayrou qui a accédé à un dossier d’instruction, comme pour l’affaire de Bétharram. Philippe Palat, lui, aussi a été en possession de dossiers d’instruction. Philippe Palat en lien direct avec quelques magistrats et « grands flics » proches du pouvoir de l’époque, ainsi que l’a écrit son ami, alors journaliste à Libération, Alain Leauthier.

La frontière entre la gauche, la droite et l’extrême droite apparaît, dans les faits, bien plus poreuse que ne le laissent croire les récits politiques officiels. Derrière les affrontements publics et les indignations de circonstance, les réseaux politiques et médiatiques se connaissent, se fréquentent et parfois se protègent.

La cuisine interne du pouvoir n’a que peu à voir avec le plat présenté aux citoyens et aux citoyennes. À l’extérieur, la mise en scène des oppositions et la rhétorique morale. À l’intérieur, les arrangements, les fidélités anciennes et les silences partagés.

C’est peut-être là que réside la fracture la plus profonde de notre démocratie : dans cet écart entre ce qui est montré au public et ce qui se joue réellement dans l’ombre des réseaux. 

Aucun des amis politiques et journalistes de Philippe Palat n’a, un jour, eu un sursaut de conscience. Aucun n’a protégé une femme et ses enfants.

Aucun n’a pris, ne serait-ce qu’une fois, des nouvelles des enfants qui subissaient les multiples agressions de Philippe Palat devant leur école et jusque dans l’enceinte d’une école maternelle. La directrice de l’établissement a appelé la police. Elle a témoigné. Et pourtant, porter plainte m’a été refusé.

Aucun des amis politiques et journalistes de Philippe Palat n’a, un jour, eu un sursaut de conscience. Aucun n’a protégé une femme et ses enfants.

Aucun n’a pris, ne serait-ce qu’une fois, des nouvelles des enfants qui subissaient les multiples agressions de Philippe Palat devant leur école et jusque dans l’enceinte d’une école maternelle. La directrice de l’établissement a appelé la police. Elle a témoigné. Et pourtant, porter plainte m’a été refusé.

Philippe Palat a également menacé l’école de ses enfants à Bordeaux. À la suite d’un appel téléphonique anonyme et menaçant, qui s’est révélé avoir été passé par lui, l’établissement a été placé en alerte. Les élèves ont été confinés dans leurs classes et les forces de l’ordre ont été déployées durant de longues heures.

Pour ces faits, Philippe Palat a été condamné à une simple amende. Il n’en continua pas moins, par la suite, les agressions et les intimidations, y compris devant l’école primaire.

Cet homme est une machine de violences, un professionnel de la prédation connu du monde politique, médiatique et judiciaire depuis 40 ans.

La pâleur de la paix

Aujourd’hui, la justice pleure son nom sacrifié pour le pouvoir. Notre époque, armée de technologies destructrices capables de dévaster des territoires entiers en quelques jours, laisse les femmes au centre d’un chaos politique dont elles ne sont pas les architectes, mais les premières victimes.

Les femmes survivent sur cette terre à la pâleur de la paix en souffrance. Elles sont la liberté qui jaillit en trait de lumière au milieu des décombres. Car si les palais s’écroulent et si les armes se perfectionnent, l’âme persistante, elle, demeure la seule boussole vers une humanité retrouvée. 

Fédora Hélène

Lutte pour la paix en actes d’arts

Elle est morte pour rien

Derrière chaque chiffre, il y a un prénom. Derrière chaque dossier classé, il y a une vie qui ne demandait qu’à Vivre.

Pour cette journée du 8 mars, j’ai voulu donner une voix à l’indicible.
« Hélénora » n’est pas qu’un poème, c’est une pièce à conviction, un témoignage, une mémoire.
Celle d’une vie fauchée « pour rien », sous la main de celui qui aurait dû protéger.

L’arme a percé le jour, mais elle n’a pas éteint l’âme. Le combat.

« Elle est morte pour rien. »
Il a pointé son couteau vers mon corps en hurlant : «  je vais te tuer ».

Leur justice et leur silence, mais qu’ils sachent : on ne meurt pas deux fois. Leur silence ne crée que l’effacement, l’oubli. Je n’existe pas.

Ce matin, le brouillard couvre la campagne normande. Il est lumineux, laisse le cheval du champ d’à côté traverser la brume, marcher paisiblement, respirer l’air froid, sans trembler. Tout est équilibre naturel.

Le brouillard de la justice politique est sombre, asphyxiant. Il traumatise.
Il tisse le vide.

Depuis le début de l’année 2026 : 20 féminicides en France.

Je suis Elles

Hélénora : Storytelling Poétique et Visuel en cours de travail artistique.
Voix et musique.

©️ LiberTerra

Note de la rédaction : Pour que le silence cesse d’être une fatalité

Ce texte n’est pas seulement un témoignage, c’est un appel à l’éveil des consciences. En ce 8 mars, nous vous invitons à ne pas rester de simples spectateurs. Comment, selon vous, pouvons-nous reconstruire une justice qui place la vie humaine au-dessus des jeux de pouvoir ?

Partagez votre réflexion ou votre témoignage en commentaire. Votre voix est le premier rempart contre l’omerta.

Rappel de solidarité : Si vous vous reconnaissez dans ce récit ou si vous craignez pour votre vie ou celle d’une proche, ne restez pas seule. Des mains se tendent : tu n’es pas seule

📲 3919 : Violences Femmes Info (Appel gratuit et anonyme).

📲 3114 : Numéro national de prévention du suicide.

📲 Appli App-Elles : Pour alerter vos contacts de confiance en un clic.

Au-delà des numéros d’urgence, l’application Ma Sécurité permet un dialogue direct et discret avec des agents formés, une alternative vitale quand la parole est empêchée par la présence de l’agresseur.

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