75 ème anniversaire du débarquement de Provence

15 août 1944, l’opération Dragoon , le 75ème anniversaire

Le 6 juin avait lieu en Normandie les commémorations du 75ème anniversaire du débarquement. Celui qui marque profondément notre mémoire collective et donne lieu à des célébrations internationales.

Le débarquement de Provence était initialement prévu pour se dérouler simultanément avec l’opération « Overlord » du 6 juin en Normandie. Mais le manque de moyens le reporta de quelques semaines.
Désapprouvée par Churchill, l’opération baptisée en premier « Anvil » (Enclume), puis « Dragoon », est soutenue par de Gaulle et Roosevelt qui tranche et décide de son maintien contre l’avis des Anglais.

L’été de la Libération

Des villes françaises en cet été 44 tour à tour se libèrèrent, partout des festivités commémoratives sont organisées.

Et ce 15 août, qui rend hommage aux combattants du débarquement en Provence, marque également la mémoire des combats menés à Brive-la-Gaillarde ce même jour.
Ville appelant à la résistance dès 1941 par la voix, notamment d’Edmond Michelet et qui se libéra par ses propres moyens en ce jour fort d’histoire.
Des combats, une libération qui lui valurent la croix de guerre 1939-1945.

Opération Dragoon

Le 14 août, l’opération Dragoon commence par des messages difusés sur les ondes de la BBC annonçant l’imminence des combats.
« Le chasseur est affamé », « Nancy a le torticolis » retentissent dans la clandestinité des armées de la résistance (AS et MUR).

Le débarquement de Provence en soutien à la Libération

L’ensemble des forces mobilisées vont être placées sous le commandement conjoint du Général américain Patch, de la VIIe armée et sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, à la tête des Forces Françaises Libre.

Une véritable armée française constituée de 260 000 hommes, tant volontaires de la France Libre que principalement combattants d’Afrique du Nord, centrale et de l’Ouest.

Ces combattants d’Afrique et d’Asie oubliés

Un hommage, une reconnaissance rendue, en premier par Chirac, après que ceux-ci, ne touchèrent pour beaucoup aucune pension d’anciens combattants, et que très peu de médailles, pourtant plus que méritées leur furent remises.

Jacques Chirac, alors âgé de 11 ans et résidant avec sa famille à Rayol-Canadel, vécut le débarquement en Provence.

C’est chez ses parents que fut même hébergé le général Brosset qui commandait la 1ère Division des troupes de De Lattre.

C’est lui Président de la République qui déclarera quelques 60 ans plus tard,
« Jeunes de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, fils de l’Afrique occidentale ou de l’Afrique équatoriale, de Madagascar ou de l’Océan Indien, de l’Asie, de l’Amérique ou des Territoires du Pacifique, tous ce sont magnifiquement illustrés dans les combats de notre Libération. Ils paieront un très lourd tribut à la victoire. Combattants d’Afrique, goumiers, tabors, spahis, tirailleurs, zouaves … Combattants exemplaires, souvent héritiers de traditions guerrières immémoriales, admirables de courage, d’audace et de loyauté, ils ont été les inlassables artisans de la Victoire. »

Le Président Chirac décerna même, en cette année 2004, la Croix de la Légion d’Honneur à la Ville d’Alger, en tant que « Capitale de la France Combattante ».

La Bataille de Provence

Dans la nuit du 14 au 15 août 1944, d’intenses bombardements aériens et navals se font retentir sur la côte méditerranéenne divisée en trois zones de combats : Alpha sur Ramatuelle-Cavalaire, Delta à Ste-Maxime et Camel à St-Raphaël.

Puis,vint la périlleuse mission confiée aux 600 « Les Démons de la nuit », ces bataillons de choc de la France Libre – dont le plus jeune, âgé de 15 ans, Ernest Bonacoscia (décédé en 2017) fut dans les premiers à débarquer en Provence sous le commandement du lieutenant-colonel Georges-Régis Bouvet- avec pour objectif jusqu’à la mort d’entraver la venue des renforts allemands avant l’aube.

Un débarquement éclair

Une bataille en Provence qui engagea 350 000 hommes, onze divisions alliées, dont une parachutiste .
Ainsi, vers 4 heures du matin, vont être largués au-dessus de la Vallée de l’Argens plus de 5 000 parachutistes des Forces alliées.
Une avancée rapide qui permit de libérer dès le 15 août la ville de Draguignan grâce notamment aux FFI ( Forces Françaises de l’Intérieur).

Ville symbole où se situe le cimetière américain et le Mémorial à la mémoire des soldats de la 7ème Armée .

©Fédora Hélène

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