COP 25 À VENIR : LAISSE-MOI RESPIRER !


Nous consommons
Aveugles, nos chariots se remplissent, nos enfants déambulent dans les rayons sous une lumière artificielle, enfermés dans un centre commercial, sans voir la lumière du jour, cloisonnés, une musique martèle sans cesse, des produits, des flashs, les lettres sont pour écrire « Promo », nous sommes enfermés dans nos cages.

Les heures tournent et le rituel du samedi arrive.

Ils s’y pressent, s’y bousculent, des nourrissons y passeront la journée, tout brille, tout appelle, tout soûle, enivre jusqu’à nous perdre et le métal se pousse, les voitures s’entassent dans d’immenses parkings, les embouteillages sont là, l’infernal prend sa place, le théâtre s’anime, on est samedi.

Le centre commercial déborde, les galeries sous terre font surface et deviendront marchandes le temps de la consommation.

Le périphérique, tout ralentit, des files de voitures se serrent les unes contre les autres, sont à l’arrêt, le parking est bondé et ils attendent leur tour coincés dans leur voiture en plastique et métal, dans la pollution et l’ordre, en mécanique réglée sans jamais se révolter. Alors qu’il serait de décider ce pacifisme de partir et de laisser le théâtre marchand vide.

Bordeaux lac, samedi, quand le monde s’est déjà perdu.

Paris, Marseille, Lyon, Nantes et encore, encore, rien ce cesse, tout est marchand, tout se vend et doit se vendre, toutes les villes sont prises dans l’infernal.

Lundi, le périphérique se remplit.

Il est 7h30, ils sont tous agglutinés les uns contre les autres et non les uns pour les autres.

En file serrée sans jamais s’arrêter, ils continuent jour après jour, à la même heure pour rejoindre les temples d’argent, courir après, être ces esclaves modernes, pleurer en silence, le visage fatigué, le costume beau, l’agressivité prête à exploser et contenue encore, puis elle finit par éteindre les rêves.

Alors on dessine sur le mur « Laisse moi respirer ! »

Les gens peuvent-ils faire autrement que d’être piégés dans cette économie de tourments ?

les quartiers bourgeois, paisibles semblent épargnés, semblent rangés loin du tumulte. On peut se loger au coeur des villes, y devenir propriétaire, filer la belle vie en écologiste de surface, y faire ses courses chez quelques épiciers raffinés, y consommer du bio à prix d’or, aller de petits commençants en petits commerçants, quelle chance ! On peut faire son tour en patinette électrique, en vélo, fier et sans soucis regardant d’un air méprisant les foules se pressant au bord des supermarchés comme elle se mettrait au bord du vide.

Les familles y sont modestes à pauvres, ils cherchent le produit le moins cher, ils cherchent un semblant d’être dans l’air du temps, qu’eux aussi peuvent posséder, acheter et puis ressortir le caddie plein ou vide et attendre la semaine au début du mois où le système leur laisse croire , qu’ils sont à nouveau des citoyens respectés car ils peuvent consommer.

Le monde entier s’est mis à la même enseigne et on presse les populations autchones d’abandonner pour rejoindre le spectacle pharaonique des marchands.

Noël approche et on se dit que la fraternité va nous sauver !

Nos rayons se comblent, se parent, se font beaux, je fais Noël puisque je consomme. Puis, au loin, très loin, loin de ma cage , il y en a d’autres . Elles sont en Chine dans des usines qui fabriquent des jouets en plastique, technologiques, qui jouent et imaginent à la place des enfants, et des ouvrirers-es y sont de 7 h 30 du matin jusqu’au soir pour moins de 300 euros par mois à raison de plus de 100 heures de travail.

China Labor Watch avait déjà sonné le signal d’alarme dans un rapport paru en 2013 et expliquant les conditions de travail des ouvriers-es chez les géant du jouet comme Matel. Et l’ONG française Peuples solidaires avait alors lancé une pétition intitulée « arrêter Barbie, poupée multiricidiviste ».

En ces temps de Noël , il faut produire plus, produire au maximum et abreuver le monde de jouets en plastique, technologiques qui iront garnir les sapins.

Du plastique, des piles et on dit à nos enfants que nous allons protéger la planète pour leur avenir.

Mais me direz-vous, on a pris conscience !

C’était en 2013 l’affaire Matel dans les usines en Chine, maintenant , il y a la Cop 25 et Emmanuel Macron vient de faire son show politique et économique avec le géant chinois. Vainqueur de start-up et recevant en 2018 le titre de « champion de la Terre », par le Programme des nations unies pour l’environnement, tout semble si parfait, qu’un sourire satisfait se dessine sur son visage.

C’était avant que l’Onu soutienne la plainte de Greta Thunberg et de 15 jeunes contre cinq pays pollueurs dont la France en leur demandant par cette action de « prendre des mesures pour protéger les enfants des effets dévastateurs du changement climatique. »

En quelques mois donc les experts et puissants, c’étaient rappelés que rien n’avait changé mais que tout c’était aggravé car depuis plus de 5 ans les ouvriers chinois souffriraient toujours du même calvaire. Non, cela ferait depuis une vingtaine d’années que la souffrance d’êtres humains est ignorée, qu’on y oppose nos rayons ornés de jouets en plastiques, nos lobbies internet et Black Friday qui rentrent dans la danse mondialiste de la consommation.

La presse française se faisait l’écho des maltraitances que subissent ces ouvriers-res travaillant dans l’industrie du jouet , il y a seulement 24 heures.

Nos cages sont toujours et les leurs . Les nôtres paraissent plus confortables, à la lumière électrique à l’intérieur de grandes surfaces et les marchands de jouets vont réaliser leur bénéfice de l’année.

Une vingtaine d’année de souffrance, Noël n’est donc plus à la fraternité et nos rues s’appauvrissent, reçoivent des enfants sur leur bitume et les enfants enfermés dans le système qui n’auront pas la dernière tablette, le dernier cri électronique, et qui penseront en revenant à l’école que pour eux , Noël n’a pas existé. Une petite fille de 8 ans me disant que son jouet préféré c’était « l’électricité » . Comprenant mon étonnement, elle ajouta » la télé, le portable, la tablette. »

Nous sommes aux temps des jouets technologiques aux multiples capteurs, au temps de l’interactivité, l’imagianire des enfants qui construit aussi leur future personnalité se fait avec des jouets robotisés, qui dirigent leurs émotions, les sollicitent et les enferment jusqu’à ce que nos enfants ne fassent plus la différence entre le fait de parler à un être humain et de parler à un robot. L’assimiliation de la robotique intelligente dans l’univers humain, le robot devient l’ interlocuteur réel imposé dans la société et devance son intégration à notre quotidien en s’adressant à l’innocence des enfants. On appelle cela le « jouet carotte ».

Les futurs adultes pucés et communiquant avec un être virtuel, leurs émotions dirigées, leur liberté prisonnière, l’ère de la puissance nucléaire va donner la solution à notre monde pollué.

D’un côté les populations pauvres qui souffrent et une progression de la souffrance, de la pauvreté puis de l’autre des enfants dits de pays riches, considérés en outil numérique dans cette folie organisée d’un monde qui veut quitter la Terre nature et s’inventer sa planète. Comprendre la nécessité de créer une planète différente pouvant accueillir une humanité contrôlée dans un environnement contrôlé pour répondre à l’urgence climatique.

Pourquoi tout cela ?

Et, si les puissants savaient déjà que tout à un goût de trop tard. Trop tard pour éviter l’effondrement, trop tard car l’instable a commencé sa période active et qu’il faudrait prendre des mesures exceptionnelles pour faire face à l’urgence et qui de toute façon conduiront à l’éffondrement.

Alors peut-être nous faut-il passer par cette acceptation du sacrifice et cesser cette consommation qui tue et qui par conséquence produit la pauvreté qui tue à son tour.

Alors on dessine sur le mur « laisse-moi m’évader ! »

Les villes n’occupent que 2 % de la surface de la terre, consomment 80 % de l’énergie mondiale et émettent 60 % des émissions de gaz à effet de serre.

En 2050, les villes accueilleront plus de 2,5 milliards d’habitants supplémentaires.

Ces villes où en 2016 selon l’OMS, 600 000 enfants sont morts suite à des infections respiratoires aïgues dues à la pollution de l’air. Puis dans son rapport de 2018, l’OMS n’arrête pas là les chiffres de la catastrophe qui se déroule sous nos yeux.

Ce sont 93 % des enfants sur Terre qui respirent un air pollué, dont 1,8 milliard d’entre eux respirent un air tellement pollué que leur développement est mis en danger.

Par ailleurs, les enfants sont actuellement 1 milliard de moins de 15 ans à respirer un air domestique pollué par la cuisson des aliments, le chauffage utilisant du charbon ou autres combustibles. C’est en tout 40 % de la population mondiale qui subit cette polution domestique.

Les logements vétustes, rarement entretenus par les bailleurs, exposent les populations vulnérables à une pollution domestique également dans les pays riches. En sachant que dans de nombreux pays, les canalisations d’eau ne sont que très peu entretenues et que nombre d’entre elles sont anciennes, y compris en France.

Plus la pauvreté s’accentue, plus des familles, des personnes vulnérables ne peuvent accéder à un logment sain. Et plus les éco-quartiers au milieu de la polution se font de béton et intensifient la pollution connecté puisque la nouveauté sera d’être contaminé par la 5G.

Alors on dessine sur le mur « respirer la vie »

Nous suffoquons et nos rêves se mettent à la fenètre pour respirer un peu d’air pur. Être en résilience quand ça signifie que la Terre est en souffrance, quand ça signifie pour l’humanité que sonne sa dernière chance. En espérance, l’Onu-Environnement se fait partenaire de l’initiative Respirer la vie.

Alors on dessine sur le mur » laisse-moi ma dernière chance »


C’était l’histoire d’un enfant qui ne savait pas en naissant que son premier cri serait celui de toute sa vie pour avoir le droit de respirer de l’air pur.

La dernière chance nous demanderait-elle d’abandonner les périphériques et autoroutes à leurs actionnaires, de faire un cadeau aux politiques en leur rendant leurs millions de radars ? Ils se vantent tant de leur géant flashant le plus d’argent! Cela serait une chance également si les adultes lâchaient la rampe aux crédits pour respirer un peu, ne plus courir après la mort comme ils vont à la chasse aux papillons qui ne vivent qu’un jour. Puis, il y aura ces adultes bourgeois qui jouent à l’argent, pour faire gagner quelques millions à des gouvernements qui jouent avec les banques et leur pemettent leurs actions.

Des gouvernements qui oublient la Terre, des politiques écologiques en leurre car si demain nous décidions tous de prendre les transports publics, nous verrions que le gouvernemnt français, par exemple, serait dans l’incapacité d’assurer un service pour des millions de citoyens affluant partout en France vers les différents points de transports publics.

La priorité de nombreux gouvernements est d’investir dans les routes, l’industrie automobile, les péages et multiples radars, le tout tissant l’économie capitaliste par les lobbies et les actionnaires.

La vie devient alors secondaire aussi fou que cela puisse paraître et la voiture électrique n’est qu’une fausse solution. Par son plastique, sa technologie, son besoin de ressources naturelles comme le cuivre, elle est polluante.

Alors, la grève à penser, serait peut-être celle là, la grève des voitures. Sortir les vélos, et instaurer un véritable service public des transports et la gratuité de ceux-ci.

Alors on dessine sur le mur « ils l’ont fait »


Hangzhou, en Chine, a décidé d’apporter un service de transports publics, avec le soutient d’une agence de l’ONU-Environnement , Partager la route, et de donner une circulation possible et large aux vélos.

Partager la route propose un programme en trois grans points :

  • Plaidoyer et communication mondiaux
  • Développement d’outils et de conseils
  • Assistance technique , l’élaboration de politiques encourageant les investissements dans les infrastructures piétonnes et cyclable
    Puis, il faut ne pas se limiter à ces deux voies et intégrer une politique des transports fortes aussi bien pour les citoyens que pour le transport des marchandises qui représente un facteur pollueur encore plus massif.

Celui par cargots, avions et le transport routier des marchandises qui représente rien qu’entre la France et l’Anglettre, un trafic d’ environ 3 millions de camions par an .

Les usines s’en mèlent , les déchets en plastique et ceux liés à la technologie, au nucléaire, nous augmentons en permanence la pollution et les risques pour le vivant.

En 2012, se sont 3,7 millions de décès liés à la pollution et le secteur des transports par les voitures représente à lui seul, 27 % des émissions de CO2.

Alors on dessine sur le mur « la Terre respire »


Alors, il nous reste une chance de respirer, si nos politiques changent profondément et acquièrent une économie vertueuse et non pour courtiser le pouvoir de l’argent.

Un effondrement nécessaire du capitalisme qui n’est que parce que les politiques n’ont conçu aucune transition économique profonde et en absolue partenariat avec la population puisque ce sont des milliards de personnes sur cette Terre qui demain seront directement impactées par le bouleversement climatique.

les pleupes acceptent-ils de regarder, de laisser faire, de s’enfermer dans une cage, de consommer le déni jusqu’à ce que la dernière chance ne soit plus ?

Cela exige la compréhension de sacrifice pour accéder à un rétablissement d’un équilibre ou nous serons que spectateur de l’adieu que nous fera notre dernière chance.

©Fédora Hélène

©LiberTerra2019

Photographe chinois, Lu Guang
Inde , plus d’un siècle de pollution
Photographe, Lu Guang

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