LiberTerra – LES HIRONDELLES CHANTENT EN HIVER

Extrait

« J’ai pris le chemin de la liberté, de la délivrance.
Ma mémoire libérée à la clarté, l’extraordinaire courage des étoiles, y croire.
L’amour m’a sauvée. Belle ma vie, je te redonne la naissance de tes enfants. Je te redonne le sourire de leur premier soupir.
S’en va l’ombre d’un homme, de lui s’en va tout le mal qu’il a fait et qui ne va qu’à son âme.
Ma vie, je te donne le souffle, le chant des rayons du soleil, il n’est pas celui du vent, qui va, s’en va. Il n’est pas ce froid.
J’ai vu dans ton regard ce froid du cœur. J’ai vu au delà de ton apparence. J’ai vu ton visage de glace, tes mains qui ne se tendent jamais.
Le pardon ne peut être que s’il est accueilli avec une grande sincérité par celui qui le reçoit.
P*, tu as éteint la lumière de ton cœur.
Tu ne pouvais recevoir mon espérance. La comprendre et précieusement lui répondre en répérant tout le mal que tu as fait.
L’alcool a été ton secours.
Toi, tu savais tes actes, tu as perdu toute ton innocence. Coupable et responsable, tu cachais tes crimes dans des verres d’alcool.
Tu ne peux oublier ni voir la beauté de la vie, il est trop tard.
Trop tard.
Souffle le temps.
Il est temps que tu t’en ailles vers la solitude, vers cet océan que ta cruauté a asséché . Tu quittes les pas de toute réconciliation, de tout rêve, de toute espérance.
Mon corps donnant la vie, ma vie se donnant qu’à l’amour, qu’à son secours.
Toi, près de moi, près de mon corps qui donnait la vie, toi ne me voyant que comme l’objet de tes viols.
Toi, qui ne devais pas être là. Un ange naissait, O*. Mon bel enfant. Mon corps vivant, vivant sa naissance.
Redonner à ma vie tout le mystère et effacer en fumée ton ombre.
Ne plus marcher dans les ombres, mon ventre rond en survivance, prisonnier de ta cruauté. N’être à mes larmes, Dieu qui pleurait sur mon visage. Une maman violée, mon enfant, je te protège des démons de l’enfer car qui peut violer une femme enceinte ?
Cours, cours, sombre fumée, sombre esprit qui blesse une maman, mon corps portant la vie.
Tu es un ombrage au soleil, un voile à la lumière.
Il faut t’oublier, te perdre et ne plus jamais te regarder.
Tout ton esprit est au pire, à la folie de détruire, à la colère, à la haine.
Il est des guerres, des hommes qui blessent, des hommes capables des pires lâchetés.
Il faut échapper à ta main, repousser ton chemin. Ne plus jamais entendre ta voix, éloigner ton pas.
J’ai pleuré les larmes de la Terre. J’ai été une goutte d’eau dans la vie, son mystère, son océan et je pars sans toi vers le chemein de la liberté, de la délivrance .
Je veux y croire. je suis une survivante.
À la vie »

©Fédora Hélène

©LiberTerra 2019

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