UN SOS DANS LA NUIT : VICTIME EN DANGER. FÉMINICIDES – FRANCE- 2 ème PAYS D’EUROPE

144 féminicides 13/12/2019

La dangerosité de l’impunité

Un prédateur continue à diffuser sa haine, sa violence. Il persiste et signe publiquement.
Et, l’envoie à sa victime.


Rien n’ arrêtent les prédateurs, aucune violence, tout leur est permis .
Ils ne savent que détruire, manipuler sans cesse.


Il n’y a pas de hasard.

Leur impunité est comprise par ces hommes violents comme une légitimité et vécu comme une puissance absolue.
Une légitimité car lorsqu’ils ont été le conjoint, ils s’attribuent par la culture patriarcale une légitimité à agresser « leur » femme, épouse et avec un droit à la propriété selon eux.
Une légitimité aux regards de la société comme lorsque des soldats violent sur un territoire en guerre. Ils prennent la légitimité de la guerre puisqu’elle est conduite par un État et qu’ils font partir d’une armée. Ils ne se considèrent pas alors comme étant un criminel isolé mais comme étant une normalité dans un groupe avec le droit d’exercer une violence puisque faire la guerre s’est tuer.
De la même manière le conjoint violent et dans le mot violent, il y a le mot viol, prend cette légitimité d’appartenir à une société patriarcale aux lois conçues par des hommes pour des hommes qui ont tous reçus une éducation patriarcale et une légitimité d’État guerrier.
La guerre est alors dans les institutions, dans la pensée politique, un honneur, une médaille, une parade et non uniquement ce qu’elle est, cruauté et violence.

La légitimité de l’impunité, elle, elle est extrêmement dangereuse car elle permet à l’agresseur de continuer mais aussi de devenir de plus en plus violent.
De traumatiser, harceler, agresser sa victime jusqu’au point culminant du crime tel que sont les viols conjugaux et féminicides.
L’ épouse devient alors la proie, la propriété du conjoint violent. Et, dans cette notion, il y a celle de l’esclavagisme.
Appartenir à est la valeur du mariage dans la culture patriarcale.

Victime privée des droits à la liberté


Une proie qui reste libre par sa volonté de fuir, d’échapper, de dénoncer, de porter plainte, et de simplement avoir la force de vivre et qui ne se suicide pas, ce qui pourrait arriver, pousser par l’extrême des violences qu’elle subit, est la proie à détruire, à tuer.

L’esclave qui s’enfuit, désobéit à l’ordre est puni.

L’épouse mis en esclavage reçoit les mêmes sanctions qu’un esclave de la part du prédateur et une longue indifférence de la part de la société.

Elle est l’invisible, elle est la victime oubliée, morte. Elle est l’esclave moderne que les hypocrisies taisent.

Sans argent, les papiers d’identité pris, les clés de maison et voiture prises, les viols et violences, une victime sans droit car elle est l’épouse.

« différents familiaux, violences domestiques ». Sa vie devient un objet qu’il est normal de maltraiter, de ne pas protéger.

La vie des survivantes disparaît et une culture des maltraitances est maintenue.

Pourtant, la prise de conscience est depuis 2010 par les différents rapports, engagements, études par le Conseil de l’Europe et l’Onu et la France est dans cette volonté d’engagements.

Aujourd’hui, une prise de conscience de nouveau par le grenelle des violences conjugales et il est de suivre, tenir les engagements pris pour protéger les victimes.

Des victimes traumatisées, vulnérables et souvent vivant une situation financière douloureuse.

Il est un droit pour le respect de la vie, de la liberté d’êtres humains, des femmes, ayant été martyrisées d’être enfin en paix et sécurité.

Il n’est pas tolérable qu’un prédateur puisse encore agresser, faire peur, détruire un être humain, une femme.

LiberTerra lance un SOS dans la nuit, victime en danger.

Un prédateur faisant l’objet d’une plainte pour viols et violences. Et selon l’expression « bien connu » de la justice pour des faits de violences, escroqueries, faux et usage de faux, menaces de mort, dont contre une école, et dont la majorité des faits qu’il a commis restent impunis malgré les plaintes.

Et, le temps joue en faveur du prédateur.
Sa réactivité, ses manipulations, sa violence devancent la réactivité de la justice.
La justice ne réagit pas avec rapidité en  comprenant les mécanismes mentaux complexes d’un prédateur à la personnalité psychopathique et la vulnérabilité d’une victime.
La victime épuisée moralement et physiquement prend encore sur ces forces pour penser recevoir un jour un droit à la reconnaissance, à la résilience, à la réparation.
Alors le danger, l’angoisse, la peur, le grave traumatisme subi, la mémoire traumatique mettent la victime dans une intense souffrance car elle sait que le prédateur est là et qu’il se sait puissant même si une plainte pour viols et violences est, même si elle sait que la justice connaît le prédateur, elle sait que malgré tout, elle est seule à affronter.
Quand le prédateur n’est pas médiatique, la victime attend  dans le silence de la souffrance, dans le silence et la peur.

Un prédateur chasse sa proie, use des traumatismes qu’il a infligé à sa victime pendant des années.

Survivante, c’est vivre en étant chassée quand un prédateur est dans un champ visuel, dans une capacité de manipulations redoutables, d’actes d’agressions répétés.

La victime se trouve en permanence face au prédateur qui l’a violée.

C’est d’une cruauté mentale inouïe.

Et, pourtant cela est

Il n’y a pas de hasard, la France s’inscrit au 2 ème rang des féminicides car la justice ne s’applique pas ou lentement ou désarmée face au mental psychopathe de certains prédateurs.

Une impunité, une indifférence font la puissance de prédateurs et anéantissent les victimes.

« Si on fait quelque chose, il va se venger sur vous et nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer » Médecin urgentiste.

« Il sera interné 10 jours et ressortira sans aucun suivi ni protection pour vous et vos enfants. » Médecin

« Un jour, il vous agressera et vous ne vous relèverez pas. Vous ne pourrez pas venir nous voir pour porter plainte comme cette nuit, vous êtes là. » Policier.

« Peut être qu’à force de plaintes, le procureur décidera de faire quelque chose » Policier

« Je ne le supporte plus, c’est une horreur. Il parle, parle, une heure sans s’arrêter. Et, son regard, ses mots. J’en peux plus » Policier lors d’une audition de ce prédateur poursuivi pour escroqueries.

« Je connais son regard de haine. Je sais ce que tu dis, je l’ai vu. Il a pris un couteau et il s’est arrêté et l’a planté de rage dans la table. Il m’a pris à la gorge et m’a plaqué contre le mur. » Père du prédateur 84 ans.

 » il m’a craché dessus en pleine gare devant tout le monde car je refusais de lui donner de l’argent. Je suis allé au commissariat pour porter plainte et ils n’ont pris qu’une main courante. Voilà, ils n’ont encore rien fait. » Père du prédateur.

« De nombreuses plaintes sont contre lui et rien. C’est la justice française. » Des victimes escroquées par ce prédateur.

Ce prédateur a menacé plusieurs fois sa proie avec un couteau. Il a menacé de mort sa famille en utilisant le gaz et a été interné 10 jours pour ce fait suivi d’aucun soutien ni protection pour les victimes.

Au contraire, suite à l’utilisation du gaz par le prédateur, le gaz a été coupé laissant les victimes, femme et enfants, sans moyen de cuisiner et de se chauffer.

Il faudra plusieurs mois pour que la justice remette le gaz dans le logement.

Une justice qui n’accordera aucun soutien, aucune protection, aucune reconnaissance, aucune réparation, aucun droit à la résilience aux victimes.

Un prédateur sorti de 10 jours d’internement, sans suivi ni aucune obligation, sans diagnostic et qui agressera de nouveau les victimes dès sa sortie.

Des alertes ont été faites auprès de la police. Elles ont été sans effet.

Il avait déjà publié en mode public, des photos montrant la victime enceinte, des photos brisant l’intimité d’une grossesse, de la vie privée. Une publication constatée par la police lors des faits.

Aucune poursuite n’a été contre ce prédateur qui exerçait un harcèlement et des agressions quotidiennes à la suite d’un divorce, malgré les demandes de pouvoir porter plainte.

Des plaintes, des alertes, et une condamnation pour violences et menaces de mort sur son épouse et ses enfants, aboutissant à deux ans de prison avec sursis et obligations de soins qui n’ont absolument rien donnés.

Et, toujours aucun soutien aux victimes.

Des années de violences que ce prédateur a fait subir à un être humain, une femme.

Des êtres humains, une femme qu’il a martyrisée et rien ?

Un SOS dans la nuit, victime en danger.



© LiberTerra 2019