6 ème féminicide 25 janvier 2020

Elle s’appelait Valérie, elle avait 46 ans. Elle est décédée à l’hôpital suite aux blessures que lui a infligé son conjoint. Valérie nous a quitté ce 25 janvier 2020. Elle a été assassinée par son conjoint.

Ce week-end se déroulait au Mémorial de Caen, les Concours de plaidoiries pour les droits de l’homme. Le Mémorial de Caen, lieu d’histoire, de mémoire, nous rappelant les combats pour la liberté. La résistance, la force, le chagrin pour ceux partis, pour ceux qui se sont battus sans pouvoir voir leur lutte triompher contre la crauauté. Ils n’ont pas pu serrer fort dans leur bras la liberté pour laquelle ils ont donné leur vie. La paix a un prix, celui de la souffrance .

Nombreux avocats concourant pour les plaidoiries pour les droits de l’homme, ont choisi de plaider pour la liberté des femmes. La liberté de vivre et de mourir en paix et non par l’extrème violence de la criminalité masculine. Des plaidoiries évoquant chacune une histoire différente, l’histoire de la vie d’une femme, mais toutes ne parlaient, ne dénonçaient que la culture patriarcale. Celle qui tue, qui mutile, qui maltraite, qui martyrise un être humain car il est une femme. Une culture lourde de négation, lourde contre l’unité de notre humanité. Pourtant cette culture a bâti un emprie, notre civilisation.

Une civilisation qui a séparé l’humanité en une dualité constante de guerre et de paix. L’amour est toujours voué à lutter, à se justifier, à être ce merveilleux bonheur qui se trouve sans cesse confronté à la douleur. Comme pourait-il en être autrement quand celui qui est un frère se fait l’ennemi ? Notre civilisation est marquée par cette empreinte dans ses fondements même. Alors il est à penser, qu’elle sera toujours notre mémoire et donc notre futur mais qu’elle doit nécessairement prendre fin. Dans cet inivitable que toute chose meure, il est également d’avoir conscience qu’elle n’est pas éternelle. et sa fin sera notre début. Un début qui s’est ouvert par toutes les luttes pour la liberté. Cette part d’amour n’a pas été vaine puisqu’elle construit ce nouveau monde tant attendu par des millions de personnes à travers le monde.

Au delà des discours, de la parole qui s’envole, il y a les actes forts. il y a des écrits depuis des décennies élaborés par les conventions internationales de l’Onu, du Conseil de l’Europe, des droits de l’homme et de sa déclaration en 1789. Des siècles et ces droits essentiels pour tout être humain peinent toujours à se réaliser. Une justice qui a oublié, une politique qui s’est fait silence, ne mettant en oeuvre que quelques sursauts pour défendre la liberté.

Peut-elle se concevoir sans une partie de notre humanité ? Peut-elle exister quand elle ne protège pas un enfant victime de violences ? Quand elle ne protège pas les petites filles de la cruauté des excisions ? Quand elle ne défend pas les femmes victimes de violences conjugales, d’harcèlement, d’agressions sexuelles, de tentatives de viol et de viols ? La justice, disons le, sans jamais taire une voix pour affirmer qu’elle ne peut-être, qu’elle ne peut exister sans sa dimension d’universalité. Elle, fondée sous les ors patriarcaux, doit être profondément refondée en une nouvelle justice pour que la liberté puisse vivre.

© Fédora Hélène

(source : Féminicides par compagnon ou ex. Nous Toutes)

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