Covid-19 – le Sénat rejette le plan déconfinement du gouvernement

Édouard Phillipe qui déclarait à l’Assemblée « J’ai décidé » et cette Assemblée qui par nombre de députés obéissants a voté pour le plan de déconfinement du gouvernement, se voient désavouer par le Sénat qui a répondu non à Édouard Philippe

89 voies contre

81 pour

174 abstentions dont nombreux sénateurs de droite Les Républicains

Le groupe de gauche, le groupe CRCE ont voté contre le projet de loi du gouverneemnt

Les socialistes 68 contre, 2 abstentions

135 sénateurs LR se sont abstenus et 7 ont voté pour.

Les sénateurs LREM ont voté à l’unanimité pour le gouvernement alors que François Patriat parle d’un déconfinement « risqué »

Édouard Philippe n’a pas convaincu les sénateurs qui ont rejeté le plan du gouvernement. Son discours de communication et notamment ses explications sur les masques, les mesures tracking, la réouverture des écoles, les tests, et la réalité les motivations du gouvernement , une reprise forte du capitalisme, n’a réussi qu’à confirmer le doute que les sénateurs avaient , voire une forte inqiétude .

Une reprise qui finira par être et qui pour la première fois de l’histoire va donner un élan de puissance au capitalisme jamais égalé et qui ne peut qu’aller à l’encontre de la protection de la santé physique et mentale de la population , au contraire de ce qui garantit la protection de la population contre le Covid-19.

Édouard Philippe se dit « conscient » de la pauvreté pour motiver un renouveau d’un capitalisme fort

Édouard Philippe qui se dit « conscient » des difficultés graves que rencontrent les plus vunérables par les charges lourdes tel que le loyer qui écroule le budget . Il évoque les étudiants pauvres qui vivent un confinement dans une situation financière douleureuse.

Le Premier ministe veut affirmer le fait qu’il a « conscience » de la pauvreté de nombreux étudiants et annonce qu’une aide de 200 euros sera versée à 800 000 étudiants précaires de moins de 25 ans.

Cette aide sera versée début juin pour les étudiants précaires ayant perdu leur travail à cause du confinement et mi-juin pour ceux touchant les APL.

Il évoque les problèmes de « décrochage » scolaire, parle entre les lignes des violences conjugales qui se sont aggravées avec le confinement, des situations sociales et économiques très difficiles pour accentuer la nécéssicité d’adopter en urgence le plan déconfinement du gouvernement.

Mais, les sénateurs de gauche d’autant le groupe CRCE ne se laissent pas aussi facilement convaincre par un discours qui se voudrait humaniste en évoquant les problématiques humaines, ce qui touche à l’émotion, ce qui semble reconnaître la souffrance de la pauvreté durant un temps et qui demain basculera ceux précaires au front d’une crise sanitaire et économique.

Le discours du Premier ministre motivant la reprise de l’école en nous disant une évidence « les enfants ont besoin d’être instruit » et en réalité pensant mettre les enfants à l’école pour permettre aux parents n’ayant pas les moyens de faire garder leurs enfants à la maison, d’aller travailler au service d’une économie marchande. Puis, il est la nécessité d’aller vers une consommation large et non restreinte .

Il faut travailler pour capitaliser la rentabilité, produire des marchandises et des actions virtuelles. Il est nécessaire que les personnes aient de nouveau envie de consommer et fassent des crédits à la consommation pour relancer la circulation rapide de l’argent.

Donc Édouard philippe n’hésite pas à jouer sur la corde sensible du social, de l’humain pour faire flancher de son côté les votes des sénateurs de gauche.

Le renouveau que souhaitait Emmanuel macron n’est pas au rendez-vous et la seule chose marquante est la conception de traçage de la population . Un mental nocif et qui ne peut protéger la population, comme les masques qui ne pourront en l’état des disponibilités protéger la population pendant les mois où l’AP HP considère que le coronavirus sera présent, soit une évaluation jusqu’en février 2021, soit également à la date où un vaccin pourrait être présenté.

Apprendre à « vivre avec le virus » déclare Édouard Philippe

Cela implique un changement radical de société et de système économique.

Il est impossible de reprendre notre système et dire que la population ne sera pas impactée par la pandémie.

Le déconfinement, c’est mettre le virus dans un environnement où des millions d’individus vont circuler. Et, le mot circuler évoque l’application du tracking que cela soit par les brigades sanitaires et ce qui viendra en surabondance intrusive car les brigades ne peuvent être qu’un élément de la surveillance élevée qui va être établie.

En fait ça semble se passer par paliers différents.

Le premier palier est l’absence de masques, de gel hydroalcoolique, de protections pour les soigants, de tests et cela durant toute la durée du confinement.

Les problématiques de respirateurs, le manque de soigants, l’épuisement des personnels soignants, des soignants qui seront contaminés et des soignants qui décèderont du coronavirus.

Un libéralisme qui a gravement affaibli l’hôpital public et qui est responsable, n’en déplaise à C. Malhuret qui est venu au secours d’Édouard Philippe par un discours imposant la voix du gouvernement comme seule vérité. Malhuret, hautain, pense que les autres puisqu’ils ne sont pas scientifiques ne peuvent comprende et se doivent juste d’obéir aux choix du gouvernement.

Claude Malhuret qui fort de son panache de vertus, puisqu’il était président de médecins sans frontières jusqu’en 1986, se permet d’imposer sa vision en affirmant que les autres ne sont pas suffisants experts pour pouvoir émettre un avis et qu’il est « la plus absurde des idées que le libéralisme est la cause de la pandémie »

Facile de jouer les avocats de tribune, dommage qu’il n’est pas été aussi bavard pour résoudre les épidémies évitables qui tuent dans les pays en voie de développement car le libéralisme domine.

Nous pourrions dire alors que le capitalisme est un virus agressif.

Un médecin, Claude Malhuret, qui n’a jamais réussi à anéantir la pauvreté avec son libéralisme qu’il défendait moqueur et suffisant toujours à sa tribune et cette fois contre les Gilets jaunes.

Il se moquait du slogan « On lâche rien », celui que reprenait les soignants quand ils manifestaient pour sauver l’hôpital public et que le grand savant Malhuret, qui de la poule ou de l’oeuf qui fut le premier, le libéralisme ou la pandémie, ne fut pas à manifester, à soutenir.

En sachant que le système marchand et de la guerre était à l’Antiquité. Périclès que cite Malhurel, prônait uniquement la guerre avant de comprendre le pacifisme. Combien de morts durant ces guerres récurrentes furent alors savant Malhurel ? Le capitalisme est un mot et il peut changer, mais la difinition propre du pouvoir, de la puissance d’un politique a t-elle évoluée lorsqu’elle est hors une véritable démocratie  pour pouvoir exister ?

Un démocratie qui s’affaiblit et un virus agressif

Un virus très agressif qui impacte le corps humain entier et qui impacte la santé psychique puisqu’il est une augmentation des hospitalisations en hôpital psychiatique liées aux conséquences de la pandémie.

Un virus qui suscite de très nombreuses études scientifiques qui peuvent se contredire les unes des autres.

Puis, à quel point notre société est marchande, puisqu’est déjà la commercialisation du Covid-19 par notamment, des livres sur le sujet qui dans l’espace du confinement ont été réalisés et édités.

Le Covid-19 est devenu un produit vendeur que cela soit pour la politique, les grandes firmes et le monde de l’édition qui ne perd pas le nord !

Tout est commerce et c’est ce tout commerce qui a provoqué la pandémie puisque nous allons jusqu’à vendre les ressources de la Terre pour en faire des produits marchands et l’eau est cotée en bourse.

Nous n’avons plus de limite dans notre orgueil au moment où les politiques et Édouard Philippe utilisent le mot « humble » face à la puissance de virus.

Tout est en contracdiction et s’oppose, forme une incohérence forte . Le mensonge qui construit le politique est en train de se déchaîner.

Le deuxième palier est le déconfinement

Celui-ci annonce une inconnue et les scientifiques ne s’accordent pas entre eux pour en définir la réalité.

Une étude alarmiste de l’AP HP fait l’hypothèse que le déconfinement tel que prévu par le gouvernement ferait au mois d’août au moins 165 000 morts s’ajoutant aux personnes décédées du coronavirus jusqu’au 11 mai.

L’absence de masques, poursuit l’étude, aurait pour effet évident d’aggraver le nombre de décès et ramenant la date du nombre de morts au mois de juillet.

Mais, le masque n’est nullemnt une garantie de protection de la population. Le virus est dans un environnement donc toutes les personnes qui seront en contact avec un environnement contaminé seront potentiellement infectées.

Les masques protègent mais ceux-ci évolueront sur une personne qui passera d’un espace à un autre et si un de ces espaces est impacté par le virus alors le masque risque de transporter tout comme les vêtements, les chaussures, le virus dans tous les différents espaces où la personne ira.

Et, cela multiplié par toutes les personnes qui passeront dans ce même espace et qui allant chacune dans un espace différent, communiqueront à leur tour des particules infectées.

Donc traquer les personnes positives signifierait de placer à l’isolement des milliers de personnes et sans pour autant arrêter la circulation du virus.

Nous savons que ce virus est dans l’air et que les particules sont autant de vecteurs du virus.

Donc, il faudrait traquer l’environnement ce qui et impossible.

Les chiffres de comparaison avec les autres pays sont difficilement comparables puisque chaque environnement est différent et l’impact du virus peut être différent d’un pays à un autre, uniquement par le fait de l’environnement.

La Chine est comme de nombreuses forces politiques et les chiffres annoncés par la Chine du nombre de décès et autres sont très sérieusement mis en doute donc établir une comparaison sur des faits erronés ne peut conduire qu’à une compréhension erronée. Et, donc des méthodes de luttes faussées.

Le virus peut s’endormir de lui-même, muter et devenir plus agressif , personne ne peut le savoir.

De plus, puisqu’il s’adapte à un environnement et peut être sur des surfaces et dans l’air, il possède plusieurs capacité de contaminer une personne.

Nous savons que le fait de respirer suffit à propager le virus. Nous savons que nous pouvons être contaminés par les yeux, comme nous pouvons l’être par une plaie puisque le virus peut alors être en contact direct avec notre corps.

Si une personne se mouche tout simplement le risque de diffuser le virus existe.

Et, si nous parlons de jetable, les masques, mouchoirs contaminés passeront là encore dans un environement qu’ils contamineront. Nous n’avons pas encore tous ces millions de masques qui seront jetés.

Dans les hôpitaux, le traitement des déchets est différent et il ne peut être le même pour 67 millions d’habitants.

Rien que sur la problématique du masque, nous ne sommes déjà plus en capacité de protéger véritablement.

De plus, sur 67 millions d’habitants, il y aura des comportements différents et des diffcultés de vivre dans un futur proche durant des mois avec des précautions extrêmes.

Puis, les populations vulnérables ne seront absolument pas protégées. Édouard Philippe annonce 5 millions de masques par semaine à disposition des plus vulnérables .

Il y a en France 3 millions d’enfants pauvres et bien au delà puisque les calculs pour se faire sont situés trés bas.

Un masque toutes les quatre heures pour chaque personne en grande vulnérabilite et obligatoirement jetable car ne pouvant effectuer un lavage régulier, quotidien d’un masque en tissu, le gouvernemnt est incapable de pouvoir l’assumer.

Donc les brigades sanitaires sont déjà dépassées avant même d’avoir commencé.

Puis, arrive un autre palier, les bracelets connectés sur lesquels planchent Cédric O, Secrétaire d’État au numérique. Ce dispositif permettrait d’équiper toutes les personnes vivant à la rue , par exemple et ne possédant pas de téléphone portable pour être traquées autrement. Puis pourra être une mise à l’isolement et là , le gouverneemnt devra mettre en place des infrastructures.

L’obligation d’isolement pourra être prononcée par le juge des libertés et de la détention pour toute personne positive et refusant un placement à l’isolement soit à son domicile soit dans un hôtel réquisitionné.

Ce qui pourrait être très impactant pour les personnes sans domicile, sans moyens de prétendre à la moindre liberté de choix.

Tout en sachant que des études scientifiques démontrent la possibilté d’être contaminé une deuxième fois. Puis les tests effectués ont contrôlé des personnes négatives alors qu’elles étaient positives. C’était le cas de Julie 16 ans qui nous a quitté.

Conclusion – Un joyeux bordel !

Le plan déconfinement du gouvernement, comme l’indiquait LiberTerra lors de sa présentation à l’Assemblée, est un joyeux bordel ! Et, le gouvernemnt n’est pas prêt à assumer un déconfinement et il ne le pourra pas en voulant maintenir une économie à la puissance de l’argent.

Puis comme la majorité des États sont à un capitalisme acharné, ils mentent tous sur la réalité d’une pandémie . À partir delà leurs analyses sont faussées.

Apprendre à « vivre avec le virus » , il faudrait commencer par apprendre à vivre sans le capitalisme qui accélère le bouleversement et par principe la pollution pour vouloir plus justement « penser à vivre sans le virus »

© Fédora Hélène

© LiberTerra

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