Bruxelles – Les soignants forment l’allée du « NON » aux politiques qui détruisent l’hôpital

La cheffe du gouvernement, Sophie Wilmès , en visite à l’hôpital Saint Pierre à bruxelles ce samedi 16 mai a été accueillie cette après-midi par une allée formée par des infirmiers-res, médecins urgentistes, administratifs, pompiers, personnels d’entretien, lui tournant le dos.

Ils marquent symboliquement le fait que les politiques tournent le dos aux multiples SOS que les soignants envoient depuis des années aux politiques.

Les soignants au cœur de la pandémie du Covid-19, par cette manifestation silencieuse expriment toute la souffrance à bout de souffle que vit l’humain à l’hôpital .

Des politiques de rentabilités, des plans financiers organisant des coupes budgetaires réalisées également quand Sophie Wilnès était ministre du budget.

Les soignants mobilisés rapellent les bas salaires qu’ils reçoivent pour toute reconnaissance, les problèmes de manque de personnels et l’épuisement dû aux conséquences de gestions orientées dans le but de l’argent et non de l’humain, ce qui a provoqué une médecine catastrophe pour faire face à la pandémie de coronavirus.

Quant à Sophie Wilnès , elle déclare sur Twitter que toutes les questions ont été abordées avec les personnels soignants, « Situation sanitaire, protections, charge mentale, financement des soins de santé ».

Une première visite non-officielle depuis le début de la crise, qu’elle effectuera également à la suite à l’hôpital de Chirec-Delta.

Un changement fort doit être

Les politiques sont à leurs discours, dialogues avec les soignants, visites dans les services hospitaliers intervenant pour la lutte contre le Covid-19, mais c’est l’ensemble de l’hôpital qui est en souffrance et par là même tout un système qui est en corrélation avec ce but de l’argent recherché et en moteur de la volonté politique.

Des plans financiers qui ont été adoptés depuis des années et aggravant de surcroît les conditions de survies de l’hôpital et donc impactant la santé de toute la population. Ce qui a eu pour effet d’ aboutir à la catastrophe tel que cela est sous nos yeux lors d’un événement telle qu’une pandémie.

Pour modifier les budgets des hôpitaux, il faut annuler ceux appliqués et également la totalité des conceptions économiques qui organisent notre société. Pour qu’un équilibre soit et qu’une réalité d’un après soit concrète et que chacun d’entre nous puisse le vivre, il apparaît nécessaire de mettre en adéquation les différents secteurs économiques qui touchent directiment nos vies.

Les droits humains ne se conjugent pas au singulier et il est véritablement d’avoir la volonté forte de diriger nos économies non seulement par rapport à chaque pays, mais aussi dans une égalité européenne d’être à donner aux droits humains une force semblable et unifiante.

La difficulté est de devoir donner à tous et sans commettre une négligence pour que perdure un après et que son enclenchement soit possible.

Ce sont toutes les infrastructures qui fondent le monde hospitalier qui doivent être modifiées et cela au cœur d’une crise économique qui n’est que le résultat d’un déséquilibre grave instauré par cette quête suicidaire du profit.

Les politques jouent la carte de l’apaisement, du dialogue et veulent démontrer qu’ils font pour le mieux et prennent pour défense l’exceptionnelle de cette crise sanitaire jamais vécue dans notre histoire .

©Hélène Carion

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