Bordeaux – Un triangle d’or en château d’apparat en cache-misère

Pendant que plus de 3 000 personnes sont sans logement pérenne dans la métropole bordelaise , pendant que des sans-abri s’apprêtent à passer la dureté de l’hiver et d’un confinement, on danse dans les rues aux lumières artificielles .

La pauvreté s’aggrave, nombreux sont ceux qui ont peur de perdre leur logement et la trêve hivernale avancée ne console pas, n’ôte pas la peur de tout perdre un matin où frappera à la porte une expulsion.

Des logements vacants, des immeubles bourgeois s’étalant orgueilleux, mais quelles portes ouvertes sont au milieu des cours de snobs, le verre à la main trinquant à la rue festive de leurs émotions ivres, de leurs rires prévus, de leur ennui se trompant lui-même fardé d’indifférence, paradant au bras de leur hypocrisie.

Quelques pièces jetées au fond du verre des mendiants qu’ils sont finalement à clamer sans cesse l’argent qui leur permet de survivre.

Mais, nous sommes tous logés à la même enseigne défilant dans les rues désertes de solidarité, priant chaque jour que les maraudes apportent le soleil tant attendu par des milliers de sans-abri.

Sans-abri à terre sur le bitume, dans des logements insalubres, des campements de fortune, dans des squats ouverts offrant au monde leur sourire et tendant leur verre à la solidarité.

Je rêve un instant si tous en fortune rangés en ordre devant leurs bars étaient à venir partager le verre de l’amitié, de la solidarité, appellant aussi les élus-es à descendre dans les rues pour fêter plus que tout la liberté !

Bravo à quelques champions bordelais pour leur soirée festive pour ouvrir le bal du confinement à consommer en dernier soir en foule collés les uns aux autres dans les rues du triangle d’or, le masque collé pensant se sauver de leur liberté perdue !

Rendez-vous sur Amazon pour continuer à se gaver avant de retrouver les files d’attente devant les chaînes à vos chaînes de consommation délirante !

Il paraît que l’apparence n’est pas l’être, alors homme libre, où es-tu derrière ces fards de snobisme ?

Place des Quinconces à la fontaine des sans-abri tant la démocratie pleure son eau jaillissante de statues de pierre.

© Fédora Hélène

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