Liberté – Confinement, élections, conflits armés, urgence climatique – Elle se perd. Et nous ?

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Écoute

J’entends jour et nuit le bruit incessant des villes envahissantes . Ce gris de bitume qui frappe le sol de notre Terre et tremble sans fin. Ce bruit des interdictions de liberté se justifiant de sauver le monde de la responsabilité bruyante des politiques et de leurs milliardaires qui tout bas ne donnent plus leur nom à la catastrophe et pourtant résonnent leurs pas sur ce dur de nos routes pavées d’argent.

J’entends l’indifférence qui depuis des années arpentait nos sociétés et qui bruyantes continuent leur course, quand tombe lasse notre humanité, et voici l’ennemi, nous-même, l’humanité contre elle-même.

Cette nouvelle guerre où l’ennemi ne se définit pas. Il est le terrorisme, un virus, une pandémie, la pollution, la pauvreté, il est sans frontière sans pays, à qui déclarer la guerre ?

Notre humanité contre elle-même à pas de loup sans bruit avance vers le bouleversement et puis jaillit le bruit celui qu’on entend et qui a pris notre environnement depuis des décennies.

Le pauvre couché à Terre, invisible sans bruit, meurt de froid, on ne parle plus de lui. Le coronavirus a envahi les riches apeurés et fous de leur bruit, ils se cachent confinés. Le pauvre reste dehors à son confinement de liberté . Toutes les populations fragiles, vulnérables, en détresse restent à ce sourd du bruit.

Ils entendent les puissants, gouvernements et leurs élites qui se taisent, intellectuels qui ne prononcent plus aucun mot, confinés dans leurs universités et jaillit encore ce bruit de l’indifférence.

Bruit en solitaire de nos sociétés épuisées qui courent après le pouvoir et l’argent et le conflit tape en bombe terroriste. Stop, je m’arrête, me bouche les oreilles, liberté , je ne t’entends plus ! Personne ne t’écoute, ils sont confinés entre les murs et la vie se perd tout doucement pas à pas. Alors , seule au milieu des autoroutes , immobile, je lève les yeux au ciel, ne vois pas un oiseau et ferme les yeux, j’écoute.

J’écoute le son du vent, la musique douce de la pluie, le sifflement d’un oiseau, la nuit qui vient et le jour qui me tend la main. J’écoute le son des baisers de l’eau sur ma joue, juste une goutte venue de nulle part puisque maintenant l’orage gronde au-dessus de tous les ciels de nos cités et des champs de culture s’égrènent les lettres des mots , tombant une à une sur le parvis de nos lois.

J’écoute le son de celles évadées qui au loin reconstituent d’autres mots, ceux de la chance, d’un nouveau monde si les peuples se lèvent écouter le chant de la liberté, le voilà qui vient !

Toi, à ta misère pleurant face à ceux qui entendent mais n’écoutent pas, vient sécher tes peines. Vient prendre la feuille blanche y dessiner les mots nouveaux faits de lettres nouvelles . L’homme peut inventer un autre langage et penser à donner aux mots puissants que le sens de la vie.

Ceux destructeurs ne peuvent apaiser et leurs armées ne se dressent que dans le noir épais d’un siècle qui ne veut que s’étirer vers une nouvelle civilisation. Le temps depuis des siècles et au funeste de l’homme qui conquiert la Terre, passe et tue sur son passage. Les soldats de l’armée sombre en errance ont pris le bâton du pèlerin fidèle pour gravir nos cités orgueilleuses et s’asseoir dans le trône que le système a construit pour les tenaces en rage de leur haine. Voilà les prédateurs lâches, ignobles qui défaits arrivent moribond au bout de leur victoire, eux qui n’ont fait qu’entendre toute leur vie sans un instant écouter la douleur, la peine à l’air cristallin qui ne prenait son la qu’au reflet du soleil sur l’onde de sa voix.

Il faut écouter l’âme , elle ne peut s’entendre et du visible l’invisible se délie. Il est de nuance tel le son d’une note puis une partition se tend, s’épanouissent ses rêves, sa sérénité. Elle ne veut que cela pour combler sa mémoire et donner notre vie à la paix. Pas de tourments, aucunes lacunes , la tristesse n’est pas en elle. Sa joie resplendit et elle voudrait que tu l’écoutes pour teinter ton cœur de sa chaleur, de cette huile sainte qui reposerait sur le parchemin de ton histoire les belles lettres du langage de ta vie.

J’écoute les mélodies de l’amour. Un enfant dans son berceau . Le beau éternel , la vie qui ne part pas et demeure en lumière . C’est si limpide quand l’homme ne saccage pas par sa cruauté le voile soyeux qui protège toujours notre cœur heureux.

Un prédateur, le noir absolu, quel gouffre, quel tyrannie vivent en lui et l’assaillent. Il est donc cela en son esprit fermé en son corps torturé caché sous l’apparence.

Séparée toujours de leur monde, je n’écoute que le rire pur d’un enfant, le frisson d’un sourire . Mes lèvres offertes à celles chantantes d’étreintes sincères et belles en cadeau des moments qui s’inscrivent légers et d’été. Ces moments façonnant cette perle qui roule jusqu’à l’hiver se parant de nacre blanche, à la neige scintillante à l’aurore d’un autre monde, aux ailes déployées, voici venue la chance, peuple lève-toi prendre dans tes bras cette compagne , la liberté ! 

© Fédora hélène

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