Féminicide – Elle était ma soeur, une rose en octobre

France – 93 féminicides au 14 octobre depuis le 1er janvier 2021, selon le collectif féministe Nous Toutes.

Les droits des femmes sont des droits humains qui répondent à l’objectif du développement durable d’ici 2030 : Zéro violence faite aux femmes – Zéro tolérance pour les agresseurs.

Po aime en liberté 


Une rose en octobre 

Un pas 
Je ne compte pas
Pas ma vie
Au soleil levant 
Je pensais à ce jour 
À ce printemps 
Sans attendre 
Depuis ma fenêtre 
À l’hiver glaçant

Un pas 
Je ne compte pas 
Mes peines 
Au vent passant
Je pensais à sourire
À la douceur du temps 
Sans mourir
Depuis ma jeunesse 
Aux coups tombant 

Un pas 
Je ne compte pas 
Ma poitrine
À bout de souffle
Je préfère filer 
Sans adieu 
La peine vois-tu 
S’est endormie 
Avec moi à la croix 
Des chemins froids 

Un pas
Je ne compte pas 
Ma sœur avant 
Qui qu’un coup de fusil
Tomba et le jour fini 
Ces hommes tuant 
Il était son amant 
Elle voyait l’ami
Il fut l’ennemi 

Un pas 
Je ne compte pas 
Les larmes coulant
Sur mon corps parti 
Avant que ne fut 
La vie à mon sourire
Berçant mes rêves 
D’enfant à la clé
Ce carnet secret 
Il était le sien

L’impossible
Ce nom fut le mien 
Comme à ma tombe
Avant que les draps ne s’étirent
Sur mon visage paisible à l’infini 

Un pas 
Je ne compte pas 
Les roses au mariage 
De tissu à la soie de mon cœur
Amoureux et en fin de soir 
L’ombre à la lumière
Le prince démarchant 
Tue la vie à petit pas 

Un pas 
Je ne compte pas
Pas ma vie
Au soleil levant 
Je pensais à ce jour 
À ce printemps 
Sans attendre 
Depuis ma fenêtre 
À l’hiver glaçant


La cruelle histoire
Ces hommes basculant 
La toile noire
Prend les couleurs 
Des rouges aux larmes 
Aux traits de femmes 


Un pas 
Je ne compte pas 
Ma vie
Fallait-il écrire 
Je veux vivre 
Avant que l’emporte 
La folie des crimes 
D’hommes en tourment
Petite va-t’en 
N’attend pas les mots 
Des mensonges en loup 
Qui se font d’amour 

Un pas 
Je ne compte pas 
Le chiffre au malheur 
La colombe trace 
Celui des femmes 
Ma sœur morte
À ce ciel perdu 
Trop de violences 
Trop de souffrances 
Que s’efface la craie
Blanche de son aile 
Ma colombe 

Un pas 
Je ne compte pas 
Ma vie 
Fallait-il 
Que je dessine 
Sur les murs 
Je veux vivre
Ce miracle
Quand je suis 


©Fédora Hélène 

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