Pakistan – Une pollution en choc cilmatique aux conséquences catastrophiques pour les pays qui « n’ont pas causé le problème- mais qui en paient le prix » a déclaré le Chef de l’ONU

@liberterradaily

La situation au Pakistan reste dramatique pour des millions de personnes après de graves inondations dévastatrices

C’est un tiers du pays qui vit sous les eaux, environ 33 millions de personnes touchées par les inondations catastrophiques qui se sont déroulées au Pakistan, selon l’UNICEF.  – « Un carnage climatique », a exprimé le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors d’une conférence de presse après sa visite d’Islamabad à Sukkur dans le Sindh, accompagné du Premier ministre Shehbaz Sharif et du ministre des Affaires étrangères.

« J’ai vu de nombreuses catastrophes humanitaires dans le monde, mais je n’ai jamais vu de carnage climatique de cette ampleur. Je n’ai tout simplement pas de mots pour décrire ce que j’ai vu aujourd’hui : une zone inondée qui représente trois fois la superficie totale de mon propre pays, le Portugal ».

Auparavant, le 2 septembre, le porte-parole du HCR, Matthew Saltmarsh a souligné lors d’une conférence de presse que, « l’ampleur de la catastrophe est inimaginable ». Ce sont plus de 1 500 personnes tuées, dont plus de 528 enfants, selon les chiffres du gouvernement pakistanais au 16 septembre.

« Chacun de ces décès est une tragédie qui aurait pu être évitée » a déclaré dans un communiqué Abdullah Fadil, Représentant de l’UNICEF au Pakistan.

Une tragédie climatique qui est aujourd’hui et ce sont des événements dramatiques qui risquent de se multiplier, entraînant dans leur sillage une succession de conséquences mettant des vies en danger.

L’eau dévastant, l’eau potable absente, des enfants sont contraints de boire de l’eau insalubre pour survivre – cette eau qui dans le même temps peut provoquer des épidémies de choléra, des maladies diarrhéiques, mettre leur vie en danger, comme l’a souligné l’OMS.

Il est aussi pour les plus fragiles, le risque de noyades dans les eaux de crue,  et les dangers par la présence de serpents.

L’eau stagnante propice au développement des moustiques propageant des maladies telles que la dengue et le paludisme. Des dommages élevés sont pour la santé et particulièrement celle des enfants, des femmes enceintes avec des risques de naissances prématurées.

Les services de santé sont débordés, des centres de soins sont inondés, des perturbations mettant les approvisionnements en médicaments en grande difficulté. Du matériel médical est également endommagé. Des personnes déplacées, démunies de tout, en grande vulnérabilité, et l’accès aux services de soins est très difficile pour eux.

L’OMS a souligné qu’il était le risque de maladies cardiaques non traitées, les problématiques liées au diabète, des enfants non vaccinés, les impacts sur la santé sont graves et se sont toujours des vies mises en danger.

Détresse – c’est cela les conséquences de la révolution climatique pour les êtres humains et la nature

Des enfants vivent dehors, des familles affrontent la canicule et ne disposent pas de vêtements, de moyens pour se protéger du soleil brûlant, des 40° C dans certaines régions.   

Des conditions climatiques extrêmes et une population vivant dehors, chassée de leur maison par la catastrophe. Ce sont près de 300 000 maisons détruites, 650 000 autres endommagées par les pluies et inondations.

C’est aussi l’agriculture et l’élevage en péril avec près de 100 000 hectares touchés et au moins 735 000 têtes ont péri, alerte le HCR. Une population traumatisée et le HCR a prévu de venir en aide à quelque 50 000 ménages sur les territoires les plus durement touchés. Plus d’un million d’articles de première nécessité sont distribués, et le HCR a fourni 10 000 tentes en abri d’urgence.

Une situation très complexe, et ce sont également plusieurs millions de réfugiés afghans en quatre ans qui sont arrivés au Pakistan, dont 1,3 million de réfugiés actuellement enregistrés dans le pays.

Une situation très difficile, pire que lors des inondations catastrophiques de 2010 – le PAM fait un appel aux dons pour aider les familles en peine, qui ont tout perdu et risquent le fléau des épidémies par l’eau insalubre envahissant les territoires et devenant l’environnement.

Antonio Guterres déclarant, « J’appelle à un soutien financier massif et urgent pour le Pakistan. Et ce n’est pas seulement une question de solidarité ou de générosité. C’est une question de justice ».

Le réchauffement climatique révèle la persistance d’injustices à travers le monde. Ce sont les plus pauvres qui vivent la réalité des conséquences de la pollution, du déséquilibre du climat provoqué par la cupidité, cette course à être toujours plus riche, plus puissant au mépris de l’humain et des ressources vitales.

L’espoir que la résilience gagne, que les populations fragiles soient au centre, que des femmes et des enfants en détresse sur tous les continents soient respectés et aimés.

Nous ne pourrons pas réfléchir aux possibilités de rendre l’espoir une réalité de vie, si l’amour n’est pas l’énergie, si l’ordre établi demeure à son absurde toujours plus augmenté quand notre humanité est face à un bouleversement climatique sur lequel on ne peut imaginer les conséquences, tant elles toucheront des vies, tant nous ignorons l’ampleur d’un tel choc climatique.

Nous sommes à cette seconde, où tout peut basculer – ce temps, où il est de donner toutes nos forces à l’amour pour rendre l’espoir vivant, pour anéantir la pauvreté, la folie de l’argent qui devient le moteur, ce qui est nécessaire, ce qui tient la vie entre ses mains. Les puissants, la politique a fabriqué un système qui dépasse l’humain, que l’on ne maîtrise plus. Et, tout continue par la cupidité, et avance vers la création de pollutions supplémentaires par le nucléaire en nouveau dieu.

On voit la vie être mise en grande vulnérabilité sous nos yeux et les discours politiques ne parleront que de PIB, de superprofits, l’argent symbolisant la réussite, l’arme pour tout dominer.

Antonio Guterres évoque la COP 27 en nouvel espoir, quand nous savons le point de non-retour atteint, que les catastrophes humaines sont là, que le statut de réfugié climatique n’existe pas, que les personnes sont déplacées à l’intérieur de leur pays, et subissent pour les pays en développement, les secousses suivant l’eau déferlant en un tremblement de terre, et détruisant sur son passage, des villages, des maisons, des écoles, des établissements de santé, des vies tuées par l’écrasante vague en flux continu.

La résilience, l’espoir se concrétisant, Antonio Guterres exprime que la communauté internationale devrait, « arrêter la folie avec laquelle nous traitons la nature… », la folie avec laquelle les pouvoirs politiques et économiques traitent les plus fragiles, la folie de faire de ces politiques une puissance inégalée par l’IA et Big data, par la puissance nucléaire augmentée qui sera dans le futur.

La concentration des efforts est aussi à cette domination énergétique, qui sera aussi la domination spatiale, la domination du monde numérique, et les plus fragiles laissés de côté, hors l’équation des programmes d’investissement qui s’actent aujourd’hui par des conflits armés, le retour de la guerre en Europe.

Le chiffre, l’extrême mathématique, les pourcentages devenant la référence, nous savons compter, mais n’est-il pas oublié qu’il s’agit d’êtres humains en grande détresse, ayant la force de survivre, d’espérer, de se réjouir pour les belles choses, la vie et ce sont ces enfants naissant dans ce moment d’épreuves.

« Il ne s’agit pas que de chiffres, mais de personnes des agriculteurs qui ont tout perdu leur récoltes, de ceux qui ont perdu des membres de leur famille, de ceux qui ont leurs maisons détruites, de ceux qui ont perdu leur bétail, de ceux qui n’ont pas d’argent pour payer leur emprunt qu’ils contractés pour pouvoir planter » a rappelé le Chef de l’ONU.

L’argent dominant, il faut de l’argent pour planter, pour récolter ce qui permet de survivre. Notre humanité a créé un monstre qu’elle a appelé : économie, richesses, inventant le pouvoir donné à l’argent.

Pollution gigantesque et l’énergie en superprofits

Le Pakistan, mais aussi le reste du monde, la pollution générée n’a pas de frontières, et les catastrophes naturelles touchent tous les territoires. La modification de l’environnement est majeure et l’homme ne peut la maîtriser. L’accélération des phénomènes climatiques, c’est aussi le décalage entre notre compréhension du temps, agir et la Terre qui a déjà actionnée un changement majeur, qui nous saisit avant que nous puissions réfléchir à une solution.

Nous ne pouvons pas réfléchir sur les actions contre le bouleversement : la vague avance, et nous submerge avant l’aboutissement d’une réflexion commune. Les politiques ne font qu’ignorer cette limite par le temps, et pensent en termes de profits conçu par un ancien monde, car c’est le seul qu’ils connaissent. Rien ne peut être bâti pour donner naissance à une nouvelle société, sans que tous ensemble nous soyons unis, décideurs pour un projet civilisationnel qui concerne la vie de tous. La démocratie inexistante, nous le voyons aujourd’hui et en payons les conséquences.

Nos actions sont par rapport à des références passées. Nous pensons le nucléaire en solution quand celui-ci deviendra par la force de l’eau, obsolète. L’eau, ce besoin vital, cet élément vivant, qui va prendre le pas sur nos décisions, conceptions, technologies.

La Terre en mouvement est une force incroyable et le nucléaire, comme les barrages pourraient céder comme une simple barque sur l’océan. La problématique est donc que l’humain ne peut plus réfléchir à de véritables solutions visant à conserver son économie suicidaire, à fabriquer demain par des outils d’un système qui est en train de détruire l’espoir.

Les populations aisées commencent à ressentir la réalité du bouleversement, mais gardent leur conscience au déni et masquent par les richesses, la réalité d’un chaos climatique.

De pays riches, des politiques puissants et les milliardaires murmurant leurs ordres aux oreilles des pouvoirs, 80 % des émissions actuelles sont par les économies riches responsables d’une catastrophe planétaire et ce sont les pays en développement qui « n’ont pas causé le problème- mais qui en paient le prix », a souligné M. Guterres.

« Ici du Pakistan, je veux renforcer un point clair : les pays les plus riches sont moralement responsables d’aider les pays en développement comme le Pakistan à se remettre de catastrophes comme celle-ci, et à s’adapter, à renforcer la résilience aux impacts climatique qui se répèteront malheureusement à l’avenir » a-t-il affirmé à Karachi.  

La Corne de l’Afrique, le Tchad, sont aussi victimes de catastrophes climatiques, a rappelé M. Guterres.

La continuité du monde économique tel qu’il est aujourd’hui, c’est faire un choix : le chaos. Sacrifier les plus vulnérables, des millions d’êtres humains en détresse, des enfants ne pouvant plus recevoir d’éducation et dire aux enfants des pays riches qu’ils doivent continuer à apprendre une économie brisant, à être ce futur de l’impossible ?

Nous pouvons ensemble réfléchir à la résilience, mais pas au chaos climatique qui nous dépasse par ce temps que nous nommons « accéléré », car il nous échappe. Nous devons réfléchir à ce qui protège la vie, la sauve. Il est l’initiative vertueuse de la campagne « Décennie d’action » lancée pour renforcer les objectifs de développement durable. La volonté de l’ONU qu’il soit d’ici 2022, la résilience de la population pakistanaise. L’ambition de mener des actions pour protéger les populations les plus exposées au changement climatique, et de réaliser une gestion durable des ressources culturelles et naturelles. Cette année, où les inondations ont détruit et sont cette bombe à retardement par la pauvreté, les épidémies. Des enfants qui ont besoin que leur vie soit aimée, soit l’urgence de la communauté internationale. C’est cela le temps qui nous a dramatiquement devancé, cette accélération qui va perdurer. Revenir à notre humanité profonde, son coeur : la vie ; son corps : la liberté.

Une prise de conscience nécessaire par les pays les plus riches , par les populations qui doivent trouver leur voie par la voix se prononçant pour la résilience. L’injustice grave que subissent constamment les plus vulnérables. Un jour, la justice véritable en don de paix deviendra la question fondamentale de notre humanité en survie.

Fédora Hélène

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