Mères au courage pour la liberté – 6 juin 1944 et aujourd’hui, la mer à la vague libre pour vivre

@liberterradaily

6 juin 1944 – Ils avaient 20 ans. La liberté filant entre leurs doigts, et aujourd’hui, la guerre revenant, comme la guerre faite à la nature épuise la vie, le sable s’écoulant, chaque grain est une seconde précieuse pour gagner la paix à travers le monde. Aujourd’hui, il est confié à l’humanité, le soin de protéger la paix de la nature pour que notre survie se poursuive vers des futurs sereins. Ne plus mettre en mouvement ce qui détruit pour écrire l’espoir, qu’il dessine le visage de la Terre aux traits apaisés. Notre monde a besoin plus que jamais dans notre histoire, de liberté.

Femmes liberté – Une mère, ce matin clair

Ce matin clair, si merveilleux – vivre le bonheur de la contemplation, l’immense joie à la source de l’amour, ce qui grave l’âme – l’invisible devient visible à nos yeux et à notre cœur, ce qui est tout l’être.

Le corps humain sublimé par la naissance, ce précieux de la vie, ce don donné, ce qu’il faut protéger, ce qui a le droit à la paix, ce droit de vivre, ce qui doit être au consentement. Le choix, la liberté de choisir sans subir aucune contrainte, aucune violence, le corps d’une femme libre faisant grandir nos sociétés vers le progrès de notre humanité.

Mères – Premières au front face aux injustices pour lutter pour la liberté

Les droits humains fondamentaux, le droit de vivre en paix et sécurité sont inscrits dans le courage de mères donnant toutes leurs forces à leurs enfants, dépassant le drame de la pauvreté, des guerres, de la faim. La loi véritable et sincère, juste ce sont les femmes affrontant les épreuves qui les écrivent de manière concrète en symbiose avec le sens de justice.

Ce sont ces femmes qui gravent l’exactitude de la loi. La Terre en souffrance, elles l’écoutent sentant son cœur battre en elle. D’une mère à une autre mère, la Terre et le corps d’une femme se faisant l’océan pour accueillir la vie, lui donner son sang, son air, son eau, son amour. L’amour en alliance, la Terre bat à l’unisson avec notre corps humain, lui éclot de cette terre abreuvée, à l’abri dans l’étreinte des forêts gigantesques se faisant le refuge de la biodiversité, des fleurs apparaissant dans les clairières de lumière.

Ces îles protégées où naissent les étincelles douces, sans feu, un éclat du soleil berçant ce havre de paix et nos corps étendus, nos pensées aux rêveries, s’abreuver à notre tour de la rosée. Ancrés au sol, nous devenons les racines des grands chênes avant de nous relever et de partir dans ce monde séparé que nous avons créé.

La pauvreté posée en déesse pour servir les puissants, ce monde de l’argent, aux politiques charmant tous les printemps et laissant mourir les champs de blé, les enfants sans pain, sans eau. Le désert avance et les rivières disparaissent. La misère, ne chantent plus les oiseaux au ciel. Tout est silence, et nos cités construites sur les sables mouvants se raccrochent aux empires à la folie des systèmes tuant le temps restant, et ne pouvant nous libérer d’un péril imminent quand l’eau ne pleure plus des collines, de la roche bénie.

La source en détresse, les hommes de violences, leurs mains frappant la paix, ils font la guerre à la nature, comme les oppresseurs sont ces voleurs de vie, ils prennent sans consentement, comme les violeurs détruisent une vie, et abattent la beauté de la vie. Le grand chêne à terre, les bombes tombant en pluie d’orage, on se rappellera les discours politiques qui n’en finissent pas à chaque Sommet international de leurs fausses promesses climatiques.

Les rapports scientifiques ont alerté, mais le cri de la Terre est étouffé par les fumées d’usine promettant d’autres richesses que la vie. Tout à l’illusion, ce monde réel qui flanche. Le poids du fardeau de la misère de génération en génération, des mineurs, à l’ouvrier à la chaîne, aux artistes dessinant sur les murs les pierres des cœurs des puissants.

Ce monde qui croit en la politique comme unique secours. Politiques décisionnaires de nos vies, la liberté sans refuge dans nos cités si bien organisées, et le sable des déserts avancent sur les prairies. Un dernier voyage sonne l’heure, c’est comme si tout était fini et l’espoir à nos actes, la jeunesse espère quand les jeunes militants écologistes sont dénigrés, arrêtés, accusés.

Que faut-il faire ? Prendre les places, les rues, ne plus rentrer chez soi quand le monde s’écroule, que la chance se fane, que le sablier s’écoule. La réforme des retraites en perte de temps, c’est la vie qui a besoin de nous, pas l’absurde de politiques passées avant de combler les riches de toujours plus du bruit des guerres contre la nature.

Et, les mères pauvres sont riches d’amour. Elles marchent sur les sols arides en y plantant à chaque pas une goutte d’eau donnant à leurs enfants le vert d’eau fleurissant tout autour des chemins où réfugiées, elles posent un instant à l’abri des foules gigantesques des villes opulentes un rêve, un jardin d’eau claire.

Tout tournoie, se confond, tout n’est plus qu’un, la Terre et nous. Les mille mots écrits où iront-ils quand la Terre perd le Nord, et nos civilisations étendent le voile par-dessus les toits pensant protéger nos corps des colères du ciel, quand il serait de faire du tissu la voile des bateaux laissant le vent la conduire, trouver un asile pour notre humanité en exil. Un paradis à nos yeux devant nous, la Terre.

Les mères marchent et en ronde, elles étendent leurs bras pour former l’île des secours quand les pays s’arment, que les armes nucléaires remplissent les palais qui hier promettaient la paix et qui aujourd’hui soufflent les bougies des foyers.

Palestine, Ukraine, Sahel, et à travers le monde, quel drapeau pourrions-nous imaginer pour être citoyen du monde et ne brandir qu’une arme, l’universalité de la paix. Les mères du monde entier pétrissent le pain de la liberté, luttent contre ces hommes de guerre ne laissant qu’un chiffon brûlé pour héritage et leurs frères au combat, les blessures, la vie passant sans jamais s’arrêter qu’à l’heure finale, la dernière balle sifflant comme le vent ces jours de tempête. Puis, une femme pleurant, une mère, une sœur inconsolables, serrant contre elles la photo de celui disparu.

Ne plus entendre ses rires, sa voix chantante, ne plus voir sa silhouette, l’ombre devant la porte ouverte, sa place à table vide, juste ce rayon de soleil, et ces regards doux qu’il offrait en mots, en poésie, la parole de ses émotions au silence, content encore à nos mémoires ses rêves, sa peine, cet au revoir, ce baiser qui n’ont pas été. Au front la guerre l’a pris. Au revoir, mon frère, et sur les plages en Normandie un 6 juin se rappelle la bataille, les jeunes du D-Day partant aussi et aujourd’hui, que nous auraient-ils dit ? Soyez libres, soyez heureux.

Plus jamais la guerre, mais il est trop tard. Elle est là, ne nous a jamais quitté et si la plage était calme, la mer affrontait la pollution. Détournant le regard, les hommes politiques ont fait de grands discours. Mais trop tard, on peut marcher sur la plage, écouter les vagues et le chant des résistants nous disant, « Une Terre, une famille pour unique refuge ».

Les mères au front des injustices appellent au secours, sauve-moi ma Terre, mon enfant a soif, il est la vie, nous sommes la vie. Les politiques devraient rejoindre nos rangs, laisser les banques, abandonner l’argent, la croissance économique, les industries, les armes nucléaires et venir marcher sur les chemins de paix.

Plus un pour faire la guerre et tous pour bâtir la paix. Plus qu’une prière, une volonté pour vivre. Anéantir la pauvreté, les violences faites aux femmes, aux enfants, laisser respirer la nature, plus que des conquêtes et des fortunes, accordons-nous la liberté du bonheur de vivre.

Aujourd’hui, le droit de vivre est par l’argent, et non par la vie. Tout révolutionner, établir la gratuité, comme la générosité de la nature nous donne les ressources naturelles.

Nos corps en mouvement connaissent ce qui est essentiel, écoutons leur voix s’exprimant par nos souffrances, blessures, par le langage de nos émotions, par l’intense joie et vérité, la naissance d’un enfant.

L’enfant né ce matin veut vivre sur une Terre l’accueillant, une Terre aimée et respectée. Les pages des rapports scientifiques notent un avenir sur une Terre qui ne sera plus viable. Ce ne sont pas des taxes, des industries, des fausses promesses écologiques récitées par des décideurs politiques qui nous apporteront de l’eau, de l’air pur, c’est la nature.

On peut mettre tous les systèmes perfectionnés en place, ils ne créeront pas l’eau, ni l’équilibre de la Terre, ni sa survie. La liberté, la Terre a besoin d’elle.

Liberté, 6 juin 1944 – Ils avaient 20 ans

Ils avaient 20 ans, leur vie fut pour la liberté. Une jeunesse, un éclat de lumière, aujourd’hui les plages normandes si calmes, et hier le corps des jeunes soldats couchés sur le sable dorment pour l’éternité, témoins du combat pour la liberté exigeant l’infini courage.

Passeurs de mémoire, chacun d’entre nous se souvient, chacun de nous sait la valeur de la liberté chantant la paix, et chacun de nous peut voir cet enfant du passé, cette photo en noir et blanc, sa présence nous disant à travers l’image, « n’oublie pas ».

N’oublie pas les enfants d’aujourd’hui leur droit de vivre le bonheur de la liberté, de voir leur mère heureuse car sachant que nous sommes des peuples bâtisseurs d’espoir, de futurs que nous imaginons avant de les vivre. Fermer les yeux un instant et revoir la photo en noir et blanc, et lui murmurer en secret, «je ne t’oublie pas car ce que je veux c’est vivre et pour cela j’ai besoin de la liberté ».

Quelques pierres blanches sur la plage rassemblées pour dessiner le visage de la liberté, il avait 20 ans, son corps endormi et nous tous assis sur le sable, regardant la vague revenir, prier avec lui pour la paix. 

Fédora Hélène

Normandie – photo © LiberTerra

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