
Si le 8 mars, Journée Internationale des droits des femmes existait véritablement 80 % des plaintes pour violences conjugales et sexuelles ne seraient pas noyées.
Les questions posées pour le 8 mars 2024, Journée Internationale des droits des femmes – à un procureur qui ne répondra jamais
Il ne faut pas sortir du moule journaliste aux questions plaisant au pouvoir politique, faisant la belle image, donnant une belle vue en s’affichant dans certains médias qui devraient avoir un bureau dans les ministères, ça serait plus clair dans un pays où la liberté de la presse est en chute libre !
Féminicides – 51 feminicides en France du 1er janvier 2024 au 5 mai 2024, selon IOF.
Questions libres
Le silence de la justice fait tomber les oiseaux libres –
Questions à un système judiciaire qui ne répondra jamais à l’appel de la justice universelle au sens du droit de vivre.

Questions posées à un procureur
Quelles mesures concrètes votre bureau a-t-il prises pour lutter contre les violences faites aux femmes ?
Quels sont les principaux défis que vous rencontrez dans la prévention et la répression des violences conjugales, des violences sexuelles et des viols conjugaux ?
Comment votre bureau travaille-t-il en partenariat avec d’autres organismes, tels que l’ordre des médecins, pour repérer les cas de violences et prendre en charge les victimes ?
Pouvez-vous fournir des exemples de réussites ou d’initiatives spécifiques mises en place pour améliorer la protection des femmes victimes de violences dans votre juridiction ?
Quels sont les dispositifs mis en place pour sensibiliser le grand public et les professionnels de la santé à la détection précoce des violences faites aux femmes et à la prise en charge adéquate des victimes ?
Comment votre bureau traite-t-il les cas de violences conjugales et quels sont les protocoles suivis pour assurer la sécurité des victimes et garantir des poursuites efficaces contre les auteurs de ces crimes ?
Existe-t-il des programmes de formation ou de sensibilisation spécifiques destinés aux agents de police et aux magistrats pour mieux traiter les affaires de violences faites aux femmes ?
Comment votre bureau envisage-t-il d’améliorer encore la réponse judiciaire aux violences faites aux femmes dans les années à venir ?
Pourquoi près de 80 % des plaintes pour violences sexuelles, violences faites aux femmes sont-elles classées sans suite, et quelles mesures sont envisagées pour remédier à cette situation et garantir une meilleure justice pour les victimes ?
De la même manière concernant les violences conjugales, dont les viols conjugaux.
De même, comment expliquer les délais de traitement des plaintes qui parfois s’étendent sur plusieurs années, et quelles actions sont entreprises pour lutter contre ces défaillances dans le système judiciaire et assurer des procédures plus rapides et efficaces pour les plaignant.e.s ?
Pensez-vous que l’engagement de la France est en mesure de réaliser l’Objectif de développement durable de l’ONU d’ici 2030 : l’élimination de la violence faite aux femmes ? L’ONU a déclaré : zéro violence faite aux femmes et zéro tolérance pour les agresseurs. À ce jour, le système politique et judiciaire français ne provoque que l’augmentation constante des violences à l’égard des femmes et des enfants.
Réponses du procureur : NÉANT
France – Toutes les 2 minutes 30 une femme subit un viol ou une tentative de viol.


En France : Violer est un droit
Les viols conjugaux sont un crime. Pour de nombreuses femmes, les violences sexuelles ne constituent pas un épisode isolé mais un continuum qui débute parfois dès l’enfance ou l’adolescence. Face à cette réalité, l’indifférence du pouvoir politique est une violence supplémentaire. Lorsqu’une cause aussi noble et profondément humaine est instrumentalisée, l’espoir se transforme en désespoir et les promesses de protection deviennent des mots vides.
Les viols conjugaux représentent près de 50 % des viols. Pourtant, la France continue d’ignorer les alertes et les rapports internationaux. Parmi eux, le rapport inédit de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui établit que 641 millions de femmes à travers le monde subissent ou ont subi des violences sexuelles et physiques commises par leur partenaire intime.
Derrière ces chiffres se trouvent des vies brisées, des femmes réduites au silence, des enfances détruites et des générations marquées par la violence. Refuser de regarder cette réalité en face, c’est participer à sa perpétuation.

« Un agresseur est un criminel extrêmement dangereux » M. le juge Edouard Durand. Et, un agresseur calcule toujours en premier son impunité et il sait qu’en France, elle lui est garantie.
Le système d’inversion destructeur qui s’impose en France n’anéantira jamais l’innocence. La force de vivre est première. Elle est la valeur suprême.
L’innocence appartient à la femme qui sauve sa vie. Elle appartient à la mère qui protège son enfant. Elle appartient aux femmes enceintes qui subissent des viols conjugaux et des violences, tout en veillant sur la vie qu’elles portent en elles.
Seules face à un prédateur qui met leur existence en danger, elles continuent pourtant de protéger, d’aimer et de faire vivre. Là réside la véritable force. Non dans la domination, la cruauté ou la destruction, mais dans cette capacité à préserver la vie quand tout cherche à l’anéantir.
Aucune violence, aucune institution, aucun système fondé sur l’inversion des valeurs ne pourra effacer cette vérité.
En France, une femme devrait parfois nier sa propre existence pour nommer la cruauté d’un homme : « violeur présumé ». Lorsque la présomption d’innocence est instrumentalisée au point d’effacer la parole, les blessures et la réalité vécue par les victimes, elle cesse d’être un principe de justice pour devenir un mécanisme de négation.
« Je veux vivre. Née pour vivre. »
L’appel des survivantes n’est ni un appel à la vengeance ni à la haine. Il est un appel à la vie, à la paix, à la dignité. Un appel à pouvoir exister sans peur, sans domination, sans violences. Car la première des libertés est peut-être celle-ci : pouvoir vivre en paix.
Fédora Hélène



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