Chaleur extrême – Antonio Guterres alerte sur les températures « à mi-chemin de l’ébullition » – Urgence d’un changement radical

Face à une chaleur extrême qui bat des records à travers le monde, l’urgence climatique n’est plus une option, mais une nécessité vitale pour l’avenir de notre planète.

Notre Terre, la planète bleue, en urgence climatique – Agir maintenant !

La chaleur extrême paralyse actuellement des milliards de personnes à travers le monde. Avec des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses, la crise climatique progresse inexorablement sur toute la planète. Façonnée par l’action humaine, cette crise plonge pour la première fois la Terre dans un état de survie.

L’exploitation des combustibles fossiles, tels que le charbon, le pétrole et le gaz, est largement mise en cause en raison des conséquences environnementales qu’elle engendre. Ces combustibles, lorsqu’ils sont brûlés pour produire de l’énergie, émettent des gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone (CO2), du méthane (CH4) et des oxydes d’azote (Nox). Ces gaz contribuent significativement au réchauffement climatique en augmentant l’effet de serre naturel de l’atmosphère terrestre. 

Selon le rapport « The Production Gap », publié en 2019, les combustibles fossiles sont à l’origine de plus de 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et de près de 90 % de toutes les émissions de dioxyde de carbone. 

Les études scientifiques indiquent clairement qu’il est essentiel de réduire les émissions pratiquement de moitié d’ici 2030 et de réaliser l’objectif de zéro émission nette d’ici à 2050. 

Cependant, les combustibles fossiles représentent 80 % de la demande énergétique primaire dans le monde. Une tendance qui ne s’inverse pas, ainsi qu’alerte le rapport 2023 sur la production de combustibles fossiles : « La grande contradiction : les principaux producteurs de combustibles fossiles prévoient d’intensifier l’extraction malgré les promesses faites en matière de climat ».

Ce qui signifie que les gouvernements envisagent de produire en 2030 environ 110 % de combustibles fossiles de plus, que ce qui permettrait de limiter l’augmentation des températures à 1,5° C et 69 % de plus que ce qui limiterait une hausse des températures à 2° C. 

Un constat : « Nous ne pouvons pas faire face à la catastrophe climatique sans nous attaquer à sa cause première : la dépendance aux combustibles fossiles », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Rappelant que « la COP 28 doit envoyer un signal clair : l’ère des combustibles fossiles n’a plus d’énergie, sa fin est inévitable. Nous avons besoin d’engagements crédibles pour accroître les énergies renouvelables, éliminer progressivement les combustibles fossiles et renforcer l’efficacité énergétique, tout en garantissant une transition juste et équitable ».

Un appel à l’action que renouvelle Antonio Guterres cet été 2024 en l’associant à l’expertise de dix organismes spécialisés des Nations Unies réunissant de manière inédite les savoirs et compétences pour alerter sur les impacts multisectoriels de la chaleur extrême. 

Un constat : la Terre devient plus chaude et plus dangereuse pour tous, partout dans le monde. L’appel d’Antonio Guterres est clair et identifie les conséquences du réchauffement climatique : « La chaleur extrême déchire les économies, élargit les inégalités, sape les Objectifs de développement durable et tue des gens ». 

Chaleur mortelle : urgence vitale

Les estimations montrent qu’environ 489 000 décès survenus chaque année entre 2000 et 2019 sont dus à des températures atteignant des niveaux insupportables dans le monde entier. Des maladies et des décès sont provoqués par les conditions climatiques. Le stress thermique est la principale cause météorologique de décès dans le monde entier. 

« La chaleur extrême est l’effet le plus visible du changement climatique, tout le monde est affecté », a déclaré le Dr Maria Neira de l’Organisation mondiale de la santé. Elle souligne que « Ceux qui ont des problèmes de santé existants seront beaucoup aggravés par une chaleur extrême et cela aura un impact sur la santé de tout le monde de manière surprenante ». Elle précise que « même la santé mentale est affectée par la chaleur, ce qui rend les gens confus, anxieux ou même violents ». 

L’OMS alerte que l’exposition prolongée et aiguë à une chaleur intense provoque un stress thermique sur le corps et aggrave les maladies sous-jacentes, y compris les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’asthme, les maladies rénales et la santé mentale. Les fortes chaleurs augmentent également les risques en cas de grossesse, de complications lors de l’accouchement, et la transmission de certaines maladies infectieuses.

Dans des conditions de chaleur extrême, comme celles observées récemment en Inde et à la Mecque, le stress thermique peut entraîner un coup de chaleur, une urgence vitale potentielle. 

L’OMS souligne que l’extrême chaleur provoque une tension dans les infrastructures de santé, et qu’il est nécessaire de renforcer les systèmes de santé, de protection sociale et de solidarité. Les populations vulnérables sont les premières touchées. 

Les maladies et décès liés à la chaleur sont évitables, indique l’OMS. Les gouvernements doivent mettre en place les solutions pour sauver des vies, et l’une d’elles est simple : la nature. Il faut réintégrer la nature dans les villes pour réduire la chaleur urbaine. 

Un rapport produit par l’OMS informe que selon les estimations, les systèmes d’alerte pour garantir la santé contre les effets néfastes de la chaleur possèdent le potentiel de sauver près de 100 000 vies dans 57 pays. 

L’OMS s’implique dans le partage des connaissances et solutions à l’échelle mondiale pour protéger des populations contre la chaleur extrême au niveau mondial.

Été 2024 – Chaleur extrême, il est difficile de vivre – alerte Antonio Guterres, Chef de l’ONU

Le 21 juillet 2024 a été enregistré par le service Copernicus de l’Union européenne comme étant le jour le plus chaud jamais enregistré, avant que le 22 juillet ne présente des températures encore plus élevées.  Les données ont ensuite révélé que le 23 juillet a enregistré une hausse similaire du mercure. Ce sont ces trois jours consécutifs qui ont été les plus chauds jamais enregistrés, a souligné Antonio Guterres.

Ce sont des vagues de chaleur de plus en plus mortelles qui parcourent le monde entier avec des températures dépassant les 50° C, « à mi-chemin de l’ébullition » souligne Antonio Guterres. 

Le Sahel a été fortement impacté cet été, avec une augmentation des hospitalisations et des décès. Des records de température ont été battus aux États-Unis instaurant une alerte chaleur pour 120 millions de personnes. 

Pendant le Hajj à la Mecque, les chaleurs extrêmes ont tué 1 300 pèlerins, selon l’ONU. 

En Asie et en Afrique, des écoles ont dû fermer à cause de fortes chaleurs impactant plus de 80 millions d’enfants. 

Les chaleurs d’été sont historiques, mais aujourd’hui, les vagues de chaleur représentent une augmentation rapide de l’échelle, de l’intensité, de la fréquence et de la durée de l’événement climatique, documentent le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’Organisation météorologique mondiale et d’autres experts. 

La hausse des températures estivales s’inscrit dans une augmentation globale croissante. « Juin étant officiellement le 13e mois consécutif à relever des records mondiaux de température. » 

Les conséquences du réchauffement climatique sont déjà présentes : la chaleur tue près d’un demi-million de personnes par an, soit 30 fois plus que les cyclones tropicaux, souligne le Secrétaire général de l’ONU. 

« Nous savons ce qui le motive : le changement climatique alimenté par les combustibles fossiles et induit par l’homme. Et, nous savons que ça va empirer » a déclaré Antonio Guterres. 

Un appel lancé à toute la communauté internationale pour se battre contre une maladie : l’inaction climatique 

Élaborer des solutions, c’est agir concrètement pour sauver des vies, pour préserver la biodiversité, la santé globale de la terre et de l’humain. Cela implique un changement radical de nos sociétés fonctionnant selon un modèle obsolète et injuste propulsant sans cesse un système destructeur. 

Nous ne pourrons pas lutter efficacement contre la chaleur extrême si les populations n’exigent pas de nouvelles politiques et la fin d’une économie qui compromet l’avenir de la santé physique et mentale de l’humanité et de la nature. 

Les dauphins, incapables de communiquer en raison du bruit émis par les transports maritimes, ne peuvent plus utiliser leur langage pour échanger au sein de leur communauté et transmettre les savoirs. De même, les interactions sociales entre différentes communautés humaines sont affectées par les fortes inégalités face au changement climatique. 

Les plus pauvres sont les premiers touchés par le manque d’accès à l’eau potable, à une habitation sûre et adaptée, à des services de santé. La gestion climatique doit se baser sur les droits humains et sur la réalisation des Objectifs de développement durable. 

L’appel à l’action mondiale lancé par Antonio Guterres souligne quatre domaines d’intérêt, dont le premier est de prendre soin des plus vulnérables. 

Protéger les plus pauvres, c’est fonder une économie saine et équitable, en mettant fin à une géopolitique dangereuse provoquant des crises humanitaires et nutritionnelles, des guerres, et amplifiant ainsi les conséquences tragiques du bouleversement climatique. 

Le changement climatique est planétaire, car l’industrialisation est mondialiste et impacte l’ensemble des territoires terrestres, ainsi que les océans. Pas un seul territoire n’est épargné. Par conséquent, les politiques doivent opérer un changement radical dans leur conception de la politique et des stratégies économiques, lesquelles sont souvent héritières de l’esclavagisme. 

La Terre est une planète hospitalière ; l’humanité se doit de l’être envers elle-même et la nature. Chacun doit être accueilli, et il ne peut y avoir les riches capables de s’adapter au changement climatique, tandis que les pauvres sont laissés en plein soleil sans eau.

L’UNICEF informe que près de 25 % des enfants d’aujourd’hui sont exposés à de fréquentes vagues de chaleur, et qu’en 2050, 100 % des enfants pourraient être concernés. 

La souffrance de Gaza révèle la nécessité d’un changement radical de nos sociétés, l’urgence de la résilience 

Nous ne pouvons que penser aux enfants de Gaza soumis à des conditions déchirantes en plein été. Des discours politiques promettent des mesures écologiques, tandis que, dans le même temps, les enfants de Gaza n’ont pratiquement pas accès à l’eau potable, et ne peuvent obtenir plus d’un litre d’eau par jour, ce qui est bien en dessous du seuil d’urgence des besoins quotidiens en eau. 

Chaleur extrême : les enfants de Gaza ont soif de paix, de vie, d’eau !

À Gaza, « la situation humanitaire est un désastre total », a affirmé Antonio Guterres. Un désastre humanitaire révélant la violence extrême de l’opération militaire menée par Israël, « une campagne militaire qui a le plus haut niveau de meurtre et de destruction dont je me souviens dans tout autre campagne militaire depuis que je suis secrétaire général, dans le monde entier. »

©️ ONU

Une opération militaire qui a « une certaine nature chaotique » , précise-t-il. L’obscurité règne, et les ordres d’évacuation multiples ne laissent aucun répit aux civils, y compris aux enfants. Les civils sont envoyés vers le sud, car le nord a été attaqué, puis le centre a été touché par des attaques, déplaçant toujours plus de personnes vers le sud. Finalement, le sud a été attaqué à son tour, ne laissant plus aucun refuge sûr aux populations.

Ces ordres d’évacuations sont les longues marches du désespoir, abandonnant femmes, enfants, malades, handicapés, hommes sur les routes détruites et dangereuses, au milieu du chaos des obus, des tirs, de la faim et de la soif. 

Les besoins humanitaires sont immenses et l’aide humanitaire subit de lourds blocages dans un contexte très instable, « nous sommes dans une situation d’anarchie totale, une situation où la loi et l’ordre ont complètement disparu. Personne n’est en charge de la sécurité nulle part dans la région de Gaza », alerte Antonio Guterres. 

Un été sous les balles, la chaleur extrême est celle du feu de la guerre aggravant les effets du bouleversement climatique. À Gaza, les forces militaires israéliennes ont créé une société ressemblant à une situation post-apocalyptique, exacerbée par la crise climatique. 

©️ UNICEF

À Gaza, des populations sont en état de survie, sans nourriture, ni eau en abondance. « La fin de l’abondance », les mots d’Emmanuel Macron prennent ici tout leur sens, tout comme le mot « guerre » qu’il utilise de manière répétitive pour qualifier des événements géopolitiques complexes ou une pandémie. 

Gaza témoigne du chaos généré par les dimensions politiques et financières, responsables de la continuation d’activités industrielles destructrices pour la planète. 

Les chaleurs extrêmes tuent, et alors que la paix pourrait sauver, la politique s’aligne sur un mouvement destructeur attaquant sans relâche, sans limite des civils à Gaza. Ce mouvement politique, parallèle à la crise climatique, part d’un point similaire et engendre des effets identiques de crises globales, provoquant le pire. 

« Le pire, nous avons eu en trois jours consécutifs, trois convois de l’ONU qui ont été frappés par le feu – dimanche, lundi et mardi. Dimanche, les balles ont été perdues. Mais lundi et mardi, cinq balles et quatre balles ont pénétré dans nos véhicules et elles ont été abattues par l’armée israélienne », a informé Antonio Guterres. Il a précisé que « même si le déconflictus lui avait été établi et qu’il y avait toutes les raisons de supposer que ces convois pourraient entrer en toute sécurité. »

De manière troublante, le mois de juillet a affiché trois jours consécutifs de chaleur extrême dépassant les 50° C. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat d’un mouvement destructeur politiquement conçu. Aujourd’hui, les puissants peuvent-ils maîtriser le chaos qu’ils génèrent ? L’extension possible du conflit en un conflit régional, et la crainte d’aboutir à un conflit global, témoignent d’une géopolitique suivant cette trajectoire chaotique. 

L’humanité est-elle face à une impasse climatique ?

Avant l’Accord de Paris, les experts ont expliqué que les combustibles fossiles, bien qu’inhérents au monde industriel, ne disparaîtront pas de ce système. Ils peuvent néanmoins faire partie de la solution, plutôt que de rester uniquement le problème. 

Mais nous devons garder à l’esprit que leur utilisation et manipulation restent de puissants facteurs de pollution. En somme, nos sociétés se trouvent face à une impasse. 

Scott Foster, Directeur de la Division Energie durable de la Commission économique des Nations unies pour l’Europe, et David Elzinga, Responsable des affaires économiques à la Division Energie durable de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe, expliquent qui si la tendance actuelle se poursuit, et que la demande énergétique double d’ici 2050, « les émissions dépasseront de loin la quantité de carbone qui peut être émise si nous voulons limiter la hausse des températures moyennes à 2 C°. Ce niveau d’émissions aura des conséquences désastreuses sur le climat de la planète. »

La poursuite de la productivité industrielle nécessite l’utilisation de combustibles fossiles, notamment dans la production de ciment et d’acier, où les émissions proviennent à la fois de l’utilisation de l’énergie et des procédés de production, selon les experts. 

Une problématique se pose : les experts soulignent que « les énergies renouvelables ne peuvent pas être uniformément utilisées dans le système énergétique pour remplacer l’utilisation des combustibles fossiles. » Avant de trouver des technologies alternatives pour remplacer les techniques actuelles, « dans certains cas », soulignent les experts, les techniques de séquestration et de stockage du carbone (CCS), et la gestion des émissions de méthane peuvent « permettre d’atteindre les objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2, alors que les combustibles fossiles continuent de faire partie du système énergétique ». Ces techniques doivent être appliquées à l’ensemble du secteur industriel, selon les experts. 

Les solutions durables nécessitent un contexte de paix pour être réalisables. Les conflits mondiaux actuels, les crises humanitaires résultant des actions politiques, l’appauvrissement des populations vulnérables, y compris en Europe, dans le but de maintenir des castes dominantes, ainsi que la puissance autoritaire de gouvernements, nuisent gravement à la résilience nécessaire pour faire face aux défis de la crise climatique.

Pour atteindre les Objectifs de développement durable, une ambition forte et ancrée dans la paix est indispensable. Cependant, les politiques économiques adaptent le futur à une croissance exponentielle sans vouloir rompre avec les modes économiques et industriels en place. L’industrie de l’armement, toujours plus prospère, illustre cette instabilité qui influence les décisions politiques. Les choix sont faits selon cette logique, où les puissances se partagent le monde et instaurent le chaos par l’emprise destructrice qu’elles exercent. Ces politiques impactent également la santé mentale de ceux qui les conçoivent. Qui seraient-ils s’ils ne possédaient pas un pouvoir qui anéantit la paix ? Les oppresseurs vivent de l’oppression, et n’ont jamais l’intention d’y mettre fin. 

L’oppression est envers la nature et l’humain, ce que réfléchit le changement climatique. 

Ainsi, la question de Benno Schwinghammer, journaliste allemand, posée au Secrétaire général de l’ONU lors de la conférence de presse, le rappelle, « la crise climatique est au cœur de votre programme. Mais comme avec tant d’autres choses dans le monde, la communauté internationale ne semble pas vous suivre. Il semble qu’il soit même bénéfique pour certains politiciens de se présenter contre tout ce que les Nations Unies défendent. » Il prend l’exemple de Donald Trump qui a proposé un plan : Projet 2025. Celui-ci consiste à appliquer aucune loi écologique contre le pétrole et le gaz naturel. Le journaliste pose donc cette question à Antonio Guterres : « Avec cet état d’esprit, comment pouvez-vous-même espérer que l’humanité puisse gagner la lutte contre le changement climatique ? »

Antonio Guterres a répondu : « il est absolument clair qu’il est scientifiquement prouvé qu’il n’y a aucun moyen d’atteindre les 1,5 degré sans une élimination totale des combustibles fossiles – faite, bien sûr, de manière juste et efficace ».

Il faut poser cette question aux populations qui élisent sans réfléchir des politiques nuisibles à la bonne santé de la planète, dont dépend la santé humaine. Une question qui concerne également les politiques de tous les pays, sans exception. 

Le non-respect d’une écologie en accord avec les droits humains et la lutte contre la pauvreté, c’est la promesse de futurs chaotiques. Cet état d’esprit ne respecte pas non plus les décisions de la CIJ, condamnant les actes criminels commis à Gaza, et déclarant que Netanyahu est un criminel de guerre. 

©️ ONU

La guerre totale s’opère contre le climat, tout comme elle agit à Gaza. 

La valeur économique est virtuelle, mais elle tue réellement. La valeur du travail doit impérativement changer, car elle a été conçue à partir de l’esclavagisme. Le futur est façonné par la mémoire, que ce soit pour la planète, ou pour l’humanité. Le bouleversement climatique trouve ses racines dans une valeur historique, l’ère industrielle. La Terre a également une valeur historique, sa naissance. C’est comme si nous étions au jour de sa naissance plus un jour. Le patrimoine mémoriel du globe terrestre est toujours exact et constitue le présent de la Terre. C’est un tout uni en tout. 

La naissance de l’humanité fait partie du patrimoine de la Terre et nos actions influencent son évolution. Les guerres transforment les paysages par la destruction qu’elles entraînent. La nature souffre des armes, tout comme l’humanité. 

La nature est ravagée à Gaza, les oliviers arrachés, comme des quartiers entiers sont détruits. C’est le patrimoine immatériel de l’humanité qui est touché. 

De plus, les armes dévastatrices génèrent une pollution catastrophique. Les sols et l’eau sont directement affectés par les conséquences des bombardements à Gaza.

Les munitions contiennent des métaux lourds et des produits chimiques explosifs qui ont été déployés dans des zones très peuplées de Gaza, contaminant les sources de sol et d’eau. Une pollution représentant un risque pour la santé humaine et qui persistera longtemps après la fin du conflit, alerte l’ONU. 

Les systèmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène sont presque entièrement détruits à Gaza. Les cinq usines de traitement des eaux usées de Gaza ont fermé leurs portes. Un danger supplémentaire pour la population de Gaza faisant face à des eaux usées polluant les plages, les eaux côtières, le sol et l’eau douce. Une eau hautement contaminée : des agents pathogènes, des microplastiques, des produits chimiques dangereux ont été identifiés. 

« Non seulement le peuple de Gaza fait face à des souffrances indicibles de la guerre en cours, mais les dommages environnementaux importants et croissants à Gaza risquent d’enfermer son peuple dans une reprise douloureuse et longue » a déclaré Inger Andersen, directeur exécutif du PNUE.

©️ ONU

Une économie de guerre contre la nature et l’humain

L’appel réalisé par l’ONU, par la voix d’Antonio Guterres, souligne que plus de 70 % de la main-d’œuvre mondiale, soit 2,4 milliards de personnes, est désormais à haut risque de chaleur extrême. Les travailleurs pauvres sont les plus touchés, souligne l’ONU. Les politiques économiques amplifient le changement climatique et ses conséquences. « La chaleur extrême amplifie les inégalités, enflamme l’insécurité alimentaire et pousse les gens plus dans la pauvreté ».

Une pauvreté sévère touche également l’Europe. En Roumanie, au 12 juillet, il y avait déjà eu 40 jours consécutifs à 40°C à l’ombre, rendant les conditions de vie extrêmement difficiles, pour les personnes les plus pauvres, y compris les sans-abri. 

La Roumanie subit, plus particulièrement dans le sud du pays, les conséquences climatiques résultant de politiques agricoles industrielles sous Ceaușescu. Le projet des méga-bassines a laissé de graves séquelles : des territoires désertifiés.

La France est l’un des pays européens les plus riches, mais elle n’est pas à l’abri de la grande pauvreté qui persiste dans certains pays de l’Union européenne, où les fortes inégalités sont plus marquées, et où le changement climatique a également des impacts. Les apparences de richesse peuvent masquer cette réalité, alors que les vagues de chaleurs intenses touchent le monde entier. 

Le programme des Nations Unies pour l’environnement engage des mesures, qui mises en œuvre ensemble, pourraient protéger 3,5 milliards de personnes d’ici 2050, tout en réduisant les émissions et en économisant 1 billion de dollars par an, aux consommateurs.

Le financement de ce projet est essentiel, contrairement au financement de la guerre, qui pourtant attire toute l’attention politique. Antonio Guterres a déclaré le 25 juillet, « j’exhorte les pays développés à honorer leurs promesses et à montrer comment ils combleront l’écart béant en matière de financement de l’adaptation. »

Antonio Guterres rappelle qu’il est urgent d’ intensifier les protections des travailleurs ».  L’heure n’est pas de faire perdurer l’esclavagisme moderne, mais d’y mettre fin. Les lois du travail, qui profitent à une minorité très riche, mettent des vies en danger. Décidément, la politique d’Emmanuel Macron s’inscrit toujours plus dans un monde qui ne doit plus exister si nous voulons vivre en paix sur une Terre en bonne santé, au cœur d’océans miraculeux. 

La vie est un miracle. Dans l’univers, nous avions peu de chance de naître et l’humanité est née. Toute l’énergie des peuples doit être consacrée à protéger la vie sur Terre, et préserver son visage : la planète bleue. 

 

Fédora Hélène 

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