Tribune – Briser les murs, pas la lumière

Le monde est sans frontières. Il est inutile que les hommes en inventent. C’est comme s’ils voulaient séparer le ciel de la Terre. Cela n’a aucun sens, aucune possibilité. Ce qui est possible : c’est d’unir.

Dresser des murs, c’est dresser la table pour accueillir et nourrir la haine

Il y a des murs visibles, de pierre et de béton, et ceux, invisibles, que l’on dresse entre les êtres. Des frontières que l’on érige dans les cœurs, dans les lois, dans les discours politiques. Des murs qui séparent, qui isolent, qui condamnent à l’oubli.

Mais la lumière, elle, ne connaît pas ces barrières. Elle circule librement, elle traverse l’invisible, elle unit. Elle est ce souffle qui éclaire l’amour, la liberté, la paix.

Quand un enfant regarde le monde avec des yeux pleins d’innocence, il ne voit pas ces murs. Il ne voit pas les frontières, ni les différences. Il voit la vie.

Alors pourquoi brise-t-on cette lumière ? Pourquoi fabrique-t-on des lois, des guerres, des injustices qui enferment, qui excluent, qui arrachent l’amour et l’innocence ?

Ce texte est un appel à recevoir. Recevoir la vie, l’autre, la lumière. Car refuser de recevoir, c’est créer le néant. C’est tuer ce qui relie.

Il est encore temps de briser les murs. De marcher ensemble, sous le ciel ouvert.

Psaume 36:9 – “Car auprès de toi est la source de la vie ; par ta lumière nous voyons la lumière.”

« Toi », chaque être humain peut porter la lumière. À toi de choisir d’être la lumière avec l’imperfection de l’humain. C’est d’autant plus admirable, car l’homme doit toujours vaincre le désert qu’il traverse.

Ce texte est un appel à recevoir. Recevoir la vie, l’autre, la lumière. 

Briser les murs, pas la lumière

©️ LiberTerra

Aimer – la liberté pure, emplie de vie.

La vie que chaque être humain reçoit. Et c’est ainsi que l’homme ne peut que recevoir.

Donner, c’est recevoir. C’est un partage. Donner, c’est multiplier et recevoir à son tour.

L’expression « n’attends rien en retour » est l’antithèse du verbe donner. Elle s’inscrit dans une dualité entre le bonheur et la souffrance. Mais le bonheur transperce toute souffrance. C’est la lumière qui vit en nous.

Le Mystère, l’amour qui reçoit la joie.

Laisser entrer la lumière pour recevoir la joie.

Marcher dans la rue et croiser des personnes que l’on ne connaît pas, et qui ne feront jamais partie de notre cercle d’amitié, dont on ignore tout de la vie. C’est étrange de croiser l’autre dans l’ignorance.

Ressentir un amour pour l’autre, qui est l’étranger. Le considérer, le respecter, ignorer ses secrets, son chemin de vie, son nom, et voir en lui : la lumière.

Marcher, et chacun poursuit sa route sans jamais s’adresser la parole. Ils se sont uniquement croisés. C’est la foule.

Un raciste, lui, croise la route d’inconnus qu’il va haïr s’ils ne correspondent pas à ce qu’il considère comme supérieur. Imaginer le poids de sa haine. C’est son malheur, son obsession. Il ne peut marcher en paix parmi la foule. Il ne reçoit pas.

Imaginer un gouvernement qui possède cette haine de l’autre. Qui décide des lois pensées par le refus d’aimer pleinement.

Il va produire son propre néant. Les conséquences sont souvent dévastatrices. C’est ce qui se passe à Gaza.

Ceux emplis d’amour, les enfants de Gaza, ne reçoivent pas en retour.

Gaza ©️ ONU

Recevoir, c’est vivre ensemble en paix.

Les politiques inhumaines construisent des murs. L’objectif est d’empêcher la lumière de traverser, d’aller de l’un à l’autre librement. De confisquer la lumière de ceux qui aiment.

Ce qui se passe à Gaza est terrible. Le monde pleure pour tous les innocents tués à Gaza par les forces israéliennes.


© UNFPA Des corps sont recouverts alors que le nombre de morts augmente à nouveau à Gaza. 2025

Tous les gouvernements qui renforcent des lois et réformes racistes renforcent les murs dans leur propre pays. Ils font de leur maison l’obscurité.

C’est ce qu’ils ont fait depuis longtemps.

Le conflit qui s’abat sur Gaza n’a pas été fait en un jour.

Ali, 11 ans, marche sur les décombres de sa maison détruite dans la rue Omar Al-Mukhtar, dans la ville de Gaza.© UNICEF/UNI501989/Al-Qattaa

Les murs bâtis à travers le monde, s’ils persistent, risquent de provoquer un effondrement civilisationnel.

Ce mur, c’est aussi celui construit à Betharram, par le pouvoir.

Ils ne protègent pas des enfants chez eux, ils n’en protègeront aucun.

Briser les murs, pas la lumière.

Pour cela, il est nécessaire de savoir recevoir la joie de vivre.

On ne peut pas construire un monde apaisé sans savoir recevoir, sans savoir aimer, sans laisser la lumière circuler entre nous.

L’inhumanité institutionnalisée, conçue en lois, produit les crises humanitaires, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, la pauvreté, les trafics humains, la guerre contre la nature. La violence inouïe résulte de la lumière brisée.

C’est du pouvoir de l’homme de recevoir, de rendre à la lumière sa libre circulation, qu’elle soit l’onde inspiratrice.

Elle est en chaque être humain. L’homme crée le néant quand il la brise en lui-même.

La France peut bâtir le phare éclairant la nuit

Photo ©️ LiberTerra

Je voudrais qu’aujourd’hui, la France soit baignée de lumière. Elle possède une voix spéciale dans le monde. Mais elle ne s’est pas encore accomplie.

La droite se révèle être l’extrême droite. La France est triste, en souffrance.

La solution est simple. Écouter son cœur et laisser passer la lumière. Recevoir.

Marcher pour la paix

Un mouvement libre que chacun peut organiser dans sa ville.
Il ne sera jamais anodin et peut avoir un fort impact.

Marcher ensemble, partager, recevoir en retour, aller de l’avant et montrer aux enfants, victimes de guerre, qu’ils sont entendus, aimés et que toute loi et mesure seront prises pour les protéger, pour que leur innocence ne soit plus jamais brisée.

Marcher pour la paix à ciel ouvert.

Fédora Hélène

Photo ©️ LiberTerra

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