
Alors que la COP 30 s’ouvre, le monde fait face à des crises multiples : changement climatique, inégalités profondes et violences structurelles contre les femmes et les enfants. Plus que jamais, il est nécessaire d’unir les voix pour approuver un plan d’actions ambitieux, visant à garantir l’égalité de genre et la protection de l’enfance, dans le respect des droits humains et de la Terre. Ce rendez-vous international doit être l’occasion de traduire en actes concrets les promesses politiques, et de sortir enfin des discours pour protéger les plus vulnérables, partout dans le monde.
Chaque année en France, près de 160 000 enfants subissent des violences sexuelles. Derrière ces chiffres glaçants, une réalité tue : la pédocriminalité s’enracine dans le silence, l’impunité et les failles d’un système encore incapable de protéger les plus vulnérables. Briser ce silence, c’est refuser que l’enfance soit sacrifiée à l’indifférence.
Dans le monde, à l’âge adulte, 5,4 millions de personnes déclarent avoir été victimes de violences sexuelles avant 18 ans. Parmi les victimes, huit personnes sur dix sont des femmes et deux sur dix sont des hommes.
Protection de l’enfance et ODD : un impératif pour la COP 30
La COP 30 ne peut se limiter à la transition énergétique ou à la résilience climatique : elle doit intégrer la protection des enfants et des femmes comme un pilier central des engagements internationaux. Les Objectifs de Développement Durable (ODD) offrent un cadre clair : garantir la santé et le bien-être des enfants (ODD 3), leur accès à une éducation de qualité (ODD 4), l’égalité des sexes (ODD 5) et la paix avec des institutions justes et efficaces (ODD 16).
La France et les autres États doivent approuver un plan d’actions concret et contraignant, coordonnant la protection de l’enfance, la prévention des violences sexuelles et la lutte contre l’impunité des agresseurs. Ce plan doit être à la hauteur des engagements universels : chaque enfant protégé, chaque vie sauvée, est un pas vers une planète plus humaine, plus juste et plus durable.
Colorie tes yeux d’art
L’art devient parole d’ouverture, car l’humain prime : il est celui qui bâtit le phare, éclairant l’universalisme de la paix.

Deuil blanc
Cette nuit, je pose le fardeau,
J’abandonne la rivière d’eau.
C’est fini, sans un retour,
Je pars sans détour.
C’est fini, la douleur,
Ces images crève-cœur,
Cette attente de « je t’aime »,
Une naissance sans baptême.
Une mère, je n’ai pas eue,
Cet envol, ces ailes, cette élue.
Moi, devenant mère,
Et le deuil blanc d’une mère,
De ses bras, de sa tendresse,
L’absence sans fin de sa caresse
Sur mon visage, enfant fragile,
Mon corps vacille.
J’avais quinze ans,
Taire les mots criants,
La petite mort venant,
L’ombre sans temps,
Cet homme brisant
Aux cheveux blancs,
Moi, enfant.
L’innocence emportée
Dans la pièce fermée,
Celle sans plus de nom,
Regardait mon sourire
Consumer le verbe « mourir »,
Devenue l’éphémère papillon.
Ce soir, l’enfant dormira
En paix, sans chagrin.
Au coin de son âme jaillira
L’espérance pour jardin.
Il sera toujours
Ce manque d’amour
D’une mère,
Un brin d’air,
Une enfant brisée,
Cette main lâchée,
Une mère en ombre
D’un homme sombre.
Mon corps évanoui,
L’enfant sans vie.
J’avais quinze ans,
Les ans suivants,
Adieu le vent.
Sèche les larmes,
Ma petite âme.
Fédora Hélène
Victimes d’un agresseur, vous n’êtes plus seules, on vous croit.
Le corps humain est intelligent, possède une mémoire, un langage, des émotions, une force de vivre : il est la vie.

Les surveillant·es libèrent aussi la parole de leur corps : ils écrivent, disent, dessinent ces mots, cette parole.
En France, un enfant subit des violences sexuelles toutes les trois minutes.
Une femme subit un viol ou une tentative de viol toutes les 2 minutes 30.
En France, 0,6 % des agresseurs sont condamnés tous les 10 ans.
Violences sexuelles et conjugales : le corps en état de guerre
Les violences sexuelles et conjugales ne détruisent pas seulement la dignité : elles altèrent la santé jusque dans la chair. Les études scientifiques l’attestent depuis des décennies, rapports après rapports, déposés sur les bureaux ministériels puis trop souvent ignorés. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les femmes victimes de violences subissent davantage de dépressions, d’anxiété, de troubles somatiques, d’accidents vasculaires cérébraux et même de cancers. L’INSERM, dans son expertise collective de 2019, a confirmé l’impact profond de ces traumatismes sur le système immunitaire, le sommeil, le métabolisme et la santé mentale.
Des recherches menées par la Harvard School of Public Health et publiées dans le Journal of Women’s Health démontrent que les femmes exposées à la violence conjugale ont un risque accru de maladies cardiovasculaires et d’AVC. La Commission Sauvé (CIASE, 2021) et les études du Lancet Psychiatry confirment l’ampleur du désastre : la dépression, les troubles alimentaires, les automutilations et les tentatives de suicide sont des séquelles récurrentes.
Pour les enfants victimes de violences sexuelles, les conséquences sont tout aussi tragiques. Les recherches du CDC américain sur les traumatismes précoces montrent que les abus subis dans l’enfance augmentent massivement les risques de troubles psychiatriques, de maladies chroniques et de décès prématuré. Ces blessures invisibles deviennent des cicatrices biologiques, imprimées dans la mémoire du corps et du cerveau.
Les traces du traumatisme dans le cerveau
Les neurosciences révèlent aujourd’hui ce que la douleur murmurait depuis toujours : les violences sexuelles laissent une empreinte visible jusque dans la structure du cerveau. Chez les enfants victimes, les études montrent des altérations du cortex préfrontal, de l’amygdale et de l’hippocampe.
Ces régions où se forment la mémoire, la peur et la régulation émotionnelle. Le cerveau en développement se modèle alors autour du traumatisme, suractivant les circuits de la menace et affaiblissant ceux de la confiance et de la sécurité intérieure. Cette empreinte biologique augmente les risques de dépression, d’anxiété, de troubles cognitifs et de comportements auto-destructeurs à l’adolescence ou à l’âge adulte.
Chez les femmes survivantes de violences conjugales et sexuelles, les chercheurs observent également des altérations du réseau de la saillance, de la mémoire et du langage, traduisant l’usure neurologique de la peur chronique. Le traumatisme devient un compagnon cellulaire, un état de vigilance extrême qui consume les ressources du corps.
Les études longitudinales confirment enfin un fait terrible : les filles victimes de violences sexuelles dans l’enfance ou l’adolescence courent un risque de trois à cinq fois supérieur d’être à nouveau victimes à l’âge adulte. Ce cycle de revictimisation s’enracine dans la mémoire traumatique, dans les circuits neuronaux altérés qui confondent danger et attachement, amour et contrôle. Ainsi, la science rejoint l’humanité : protéger les enfants, c’est aussi préserver leur cerveau, leur avenir et la paix du monde à venir.
La nécessité d’un plan gouvernemental d’urgence
Dans le cadre de la COP 30, s’inscrit la volonté de lutter contre les violences de genre. Il est désormais du devoir des États de reconnaître unanimement que les violences sexuelles constituent un crime contre l’humanité, condamné par le droit international humanitaire, et pourtant encore toléré, dissimulé, dans de nombreux pays, y compris en France.
Le changement climatique, et le bouleversement qu’il provoque au cœur de nos sociétés, expriment une transformation civilisationnelle profonde. Ils rappellent l’urgence d’une humanité unie et réconciliée. Vivre cette espérance, ce sens d’existence, c’est reconnaître en chacun la valeur inestimable de la vie, comprendre le lien vital entre le respect de la nature et celui de l’humain, de son corps sacré, grâce auquel le verbe vivre s’incarne. On le voit, on le touche, on le ressent : il est ce cœur qui bat jusqu’au dernier souffle.
Cette conscience de la vie éveille en nous la nécessité vitale de protéger les enfants et les femmes de la violence, de cette cruauté incompréhensible qui les frappe. La révolte juste contre le mal, celui qui brise des vies humaines, doit désormais bâtir un programme concret et efficace pour l’égalité de genre, afin de ne plus jamais laisser sur le bord de la route les survivantes et survivants de violences sexuelles, sexistes, conjugales et coercitives.
L’économie, pour retrouver son sens, doit se placer au service de l’humain. Le capitalisme acharné détruit et enclenche ce qui détruit encore. Dans ces sociétés dystopiques, la justice s’inscrit dans un système d’inversion : les prédateurs sont protégés, valorisés, érigés en héros des ténèbres. Cette perversion du sens révèle ce que la société refuse d’affronter : sa propre faiblesse, ses immenses failles, la guerre qu’elle mène contre la nature, contre les femmes et contre les enfants.
Les femmes demeurent les premières victimes de l’esclavagisme moderne, y compris en France. En 2025, les trafics humains s’aggravent : enfants et femmes en sont encore les premières cibles. Le rapport de Najat Maalla M’jid, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur la violence à l’encontre des enfants, alerte sur une situation alarmante : l’augmentation de la traite des enfants à l’échelle mondiale.
« Cette augmentation est particulièrement marquée chez les filles. En outre, le nombre réel d’enfants victimes est probablement beaucoup plus élevé que le nombre signalé. Les enfants sont souvent peu visibles parmi les victimes de la traite, ce qui fait que le nombre de signalements est inférieur à la réalité », Najat Maalla M’jid
L’urgence d’agir est là
La COP 30 ne bâtira pas des futurs en paix, ni la transition énergétique, ni la résilience, dans un monde devenu cauchemar pour des millions d’enfants et de femmes.
Une violence qui signifie aussi la pauvreté.
Ceux qui ont été maltraités, ni aimés, ni respectés par leur gouvernement, sont ceux qui ont subi de plein fouet des prédateurs dévastant leurs rêves, leurs projets, leurs études, leur droit à l’autonomie. Des enfants et des femmes sont dépossédés de leur corps. C’est d’une brutalité inouïe, qui se multiplie lors des conflits armés.
Il faut arrêter cette négation de l’humain.
Si nous voulons véritablement une planète viable, où l’on peut respirer et boire une eau saine, nous devons exiger des dirigeants qu’ils s’engagent pleinement dans la lutte contre l’inhumanité.
Pour la COP 30, la France écrit « l’inclusivité », une diplomatie féministe, et déclare faire « de l’égalité de genre une priorité de son action internationale pour le climat. »
Elle rappelle également avoir accueilli la 4ᵉ Conférence ministérielle des diplomaties féministes, à Paris, les 22 et 23 octobre 2025.
Mais ce rappel est insuffisant, quand près de deux millions de mères isolées vivent sous le seuil de pauvreté, et que près de trois millions d’enfants sont en souffrance en France.
L’UNICEF a alerté sur un fait inacceptable : en France, des enfants naissent et meurent à la rue.
Emmanuel Macron doit s’engager sans délai dans un plan d’urgence pour l’autonomisation et la protection des femmes et des enfants.
Ce plan doit garantir l’accès prioritaire à un logement, un accès facilité à la reprise d’études en sortant des normes et quotas, de la catastrophe de Parcoursup, de l’exigence du baccalauréat érigée en barrière insurmontable, excluante pour celles et ceux dont la vie a été brisée.
L’entrepreneuriat pour tous et toutes doit s’appliquer. Investir pour l’humain, c’est investir pour une planète forte de vie, de conscience. L’humain retrouvera alors son rôle de protecteur du vivant, car il est celui inspiré par la vie.
D’autre part, la diplomatie féministe doit être vue, touchée, vécue par les survivantes. Elle doit être vécue au cœur de la société, et non cloîtrée dans un élitisme politique ou institutionnel.
Nous ne pouvons pas reculer dans un monde sombre, dominé par la rentabilité, le sécuritaire et l’enfermement numérique, instrumentalisé par une intelligence financière despotique annihilant l’humain.
Nous devons avancer en espérance vers ce qui nous donne vie.
Dans un contexte géopolitique de fortes tensions et de conflits armés, qui engendrent crises humanitaires et famine, la nécessité d’égalité et de lutte pour la paix doit fonder une économie de partage et de bonté, à l’image de la terre nourricière.
Durant la COP 30, un plan international d’action sur le genre et le climat doit être approuvé et mis en œuvre. La France exprime sa volonté de s’impliquer dans une économie du soin, dans l’intersectionnalité, dans l’autonomisation économique des femmes, dans la lutte contre les violences fondées sur le genre, ainsi que dans la défense des droits sexuels et reproductifs.
Les intérêts des multinationales et de l’oligarchie, le différentiel entre pays pauvres et riches, la brutalité des intérêts financiers dans le commerce international, ainsi que la complexité des lois et les jeux de manipulation juridique, retardent l’émergence d’actions sociales et économiques essentielles pour protéger les droits humains et soutenir les plus vulnérables, en alliance avec la Terre Mère.
La noblesse de pouvoir : une aristocratie persistante
La France est aussi dirigée par une noblesse de pouvoir : l’aristocratie.
Une classe issue d’une culture autocratique inscrite au cœur de son histoire.
C’est la prospérité économique inventée par l’homme politique se pensant divin, créant une monarchie absolue qui se reproduit encore dans la Ve République.
Le racisme provoque l’effondrement
En 1994, à deux pas de nous, près de Nantes, se tenait le dernier zoo humain d’Europe.
Les politiques, notables et médias ne furent pas horrifiés par l’enfermement d’êtres humains dans une attraction nommée « le village de Bamboula », destinée à promouvoir des biscuits chocolatés du même nom.
Les victimes de ce trafic humain étaient soignées par les vétérinaires du zoo et vivaient dans des conditions épouvantables, sans que cela ne choque.
Les politiques locaux, les médias, les notables, la majorité de la population : tous furent indifférents.
Il y a à peine trente ans, une partie de la société française faisait encore preuve d’une cruauté incompréhensible envers des femmes, des enfants, des hommes issus des anciennes colonies du continent africain.
La France a été un empire colonial qui a bâti une partie de sa puissance sur l’esclavagisme, l’exploitation humaine et la colonisation.
La noblesse du pouvoir a toujours été oppressive, sans respect pour l’humain. Depuis des siècles, elle plonge des populations entières dans la pauvreté, génération après génération.
C’est l’obscurantisme persistant, né de l’obscurité du pouvoir. Un pouvoir politique qui évolue que lentement et qui forme le risque d’une époque post-démocratique. L’autoritarisme est la pierre bloquant la porte grande ouverte de la démocratie.
Défendre aussi : la nécessité de mettre fin à la chasse à courre, le plaisir de tuer par domination.
La classe dominante, et donc dirigeante, demeure plus monarchiste que républicaine.
Une monarchie qui a forgé le système judiciaire issu des puissants. Il est leur jouet cruel. La justice est politique.
L’endoctrinement, notamment par l’éducation, perpétue un système destructeur qui, aujourd’hui, se révèle mortifère pour l’humanité et pour la nature.
Une femme, un enfant sont déshumanisés dans un règne prédateur.
La France a un besoin urgent de liberté, de paix, de sortir de décennies de politiques corrompues et de la loi du plus fort. Elle a besoin d’une véritable République, de quitter la bourgeoisie d’État pour bâtir enfin la République du peuple.
La France doit retrouver sa Résistance, cette référence mondialement reconnue. Défendre la vie des enfants contre la barbarie. Être ce drapeau blanc que l’on hisse, fier et noble, même s’il a été déchiré pendant la tempête. Il est là, triomphant au-dessus des toits, flottant libre !
La France debout pour la liberté et la paix universaliste. Elle peut être ce leader de la COP 30 par la clarté de ses fondements universels.
Dans le clair-obscur de l’histoire de l’humanité, la clarté peut dominer, et affirmer que l’amour triomphera.
Fédora Hélène


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