ÉDOUARD PHILIPPE ET LE NON-DISCOURS

ÉDITO

Nous avons eu le Grand Débat et l’intervention d’Emmanuel Macron qui devait-être une conférence de presse et qui fut un long monologue suivi de quelques questions.
Liberterra dans son article du 26 avril, « les millions manquants » évoquait le futur discours du premier ministre devant l’Assemblée nationale aujourd’hui.

Aussi simplement par le fait que Edouard Philippe n’a rien dit si ce n’est d’annoncer un calendrier.
Celui d’un futur 2020, puis 2025, et encore un janvier, un juillet, un septembre au gré des évènements européens et du G7.
Dans un discours parfois à l’envolée des jours prometteurs d’une France étant « l’attractive » pour le reste du monde, Edouard Philippe mène l’art de ne rien dire en disant tout et surtout en reprenant les éléments de langage, à l’IA basique de la répétition faite dans la philosophie actuelle.
Le gouvernement a enregistré dans son langage que le mot « libéral » n’était plus de bon ton mais que chantait « l’humain au coeur de la société ».
Et, si Emmanuel Macron , pardon Edouard Philippe évoque ces syllables obligées c’est bien parce qu’il n’ignore pas que l’humain, l’homme dans la cité par lequel la politique est, n’existe plus comme étant premier et il parle plus loin de numérique, de robotique et du retard de la France.
Il faut bien que la France soit en retard pour qu’ils puissent justifier leur présence et leur prêche de « réformateurs » .
Et bien, si l’homme n’est plus au coeur de la cité, la politique n’a plus de sens, de réalité et devient ce que le bon sens des gens appelle « les pantins » politiques au service de lobbies.

Oui, mais si l’humain n’est plus l’essentiel et donc le politique plus nécéssaire, et bien les gouvernements n’ont plus de raison d’être.
Et, c’est ce qui dans le monde se fait, les peuples séparés des gouvernements, un face à face jamais vu, jamais vécu pour notre humanité dans nos civilisations.
Edouard Philippe sait bien qu’il perd pied et ne peut d’ailleurs que jouer les « grands réformateurs » pour se donner une raison d’être et de prôner non pas le futur comme il le chante, mais un passé républicain, une ancienne civilisation dont nous ne pouvons nous détacher puisque notre éducation en est issue, que notre quotidien s’y réfère, que notre histoire collective y puise son exemple.
Le gouvernement Macron n’est donc pas le futur mais le maintien ancestral de l’Etat dans sa forme et force car il ne peut imaginer un autre système, se détacher mentalement de ce qui l’a éduqué, et n’a pas les moyens d’indépendance, de liberté nécessaires à la réalisation d’une nouvelle société.
Et si on tend l’oreille, nous constatons qu’Edouard Philippe répète fidèlement le concept de Sarkozy, la sécurité, l’école, les réformes, la justice, et tout à l’avenant.
C’est Balkany qui va être content car il fut un des premiers à installer la vidéo surveillance, la police municipale et nous sommes début des années 90.
Emmanuel Macron ne fait pas un bond en avant mais en arrière.
Quant au déficit de la sécurité sociale, il était dans les années 1970 et expliqué par le taux de chômage car qui dit perte d’emploi dit baisse des cotisations.
Nous entrions dans le début des crises modernes par le choc pétrolier !
La crise de l’énergie est dès les premières années du nucléaire qui va être la guerre de demain .
Et, voilà le mot lancé « guerre ».
Car au milieu du grand n’importe quoi du discours d’Edouard Philippe, il y a ce qui va être le budget européen, l’armée.
« Un monde en danger et qui va le rester » Edouard Philippe.
La seule phrase importante qu’il est dite. Le reste, entendez ce que vous voulez entendre, il y en a pour tout le monde.
Déjà parler avec les mots de ses ennemis pour leur couper l’herbe sous le pieds, c’est une vieux calcul politique donc  » l’idée du rassemblement », « l’humain au coeur des préoccupations », « ne pas vivre à crédit de l’environnement, de ses enfants »…

Un chiffre pour répondre à Edouard Philippe, la politique électoraliste, de communication, de marketing publicitaire « Ici, j’ai de belles oranges pas chères », Fernand Reynaud en a déjà eu l’idée.
Mais, un chiffre, 2 500 milliards de dollars.
Un économiste l’avance, Jean-Hervé Lorenzi, Président du cercle des économistes. Ils sont nécessaires pour réaliser la transition écologie.
Les plus gros budgets sont et seront attribués à l’armement, aux structures d’armée.
L’écologie est sincére pour une majorité d’entre nous et elle est aussi un enjeu d’opportunité politique, de marketing et l’IA sera programmée sur des bases de données de langage établi, sur le langage des gens notamment sur les réseaux sociaux.
Une politique qui n’est plus de stratèges d’hommes politiques mais algorithmiques.
La discours d’Edouard Philippe n’est pas le sien, mais celui des millions et millards qui devront être engagés et dont il ne donne aucunement chiffrage, logique et structure.
Comment finance t-il toutes ces réformes et mieux le mot est aujourd’hui « transformations ».
Ce qui signifie un changement drastique .
Un autoritarisme alors qu’il réfute ce mot et nous parle de respect.
Le respect, c’est la vérité dû à ceux qui vont devoir subir leurs décisions politiques.
Edouard Philippe parle de « l’esprit de conquête », le vainqueur et le vaincu. Nous sommes dans les terres des guerres ancestrales, où la conquête et le vainqueur était aux coffres d’or remplis et à remplir.
La politique est toujours celle féodale du mythe de puissance, de domination, de valeur de place dans les poltiques externes, celles des autres royaumes.
Ces royaumes qui aujourdhui ne sont pas aux convictions du gouvernement d’Edouard Phillippe, ni d’une pseudo évolution par une transformation administrative du politique pour garder le trône d’une république bourgeoise de riches commerçants en son centre.
La Place de la Bourse est l’Alpha des gouvernements et le rythme des marchés sera demain renversé par la transformation, elle, réelle que l’on ne peut maîtriser, d’un bouleversement démographique et climatologique pour lequel nous effectuons des scénarios hypothétiques, catastrophes, mais dont ne pouvons être certains.
Le doute, la peur, dont parle Edouard Philippe, sont ceux de l’inconnu, auxquels l’être humain est confronté depuis sa venue sur Terre.
Et, ce n’est pas dans le schéma de la politique traditionnaliste du gouvernement qu’il faut avoir la notion de « peur » face au changement que le gouvernement annonce, mais, vers ce qu’il ne maîtrise pas et feint bien maladroitement de « cacher ».
Il assomme le pays de multiples réformes que les gens ne comprennent pas et ne peuvent gérer car tout se modifie en modifiable dans une structure matérialiste identique, si ce n’est avec plus de contrôle, d’interdictions, moins d’ambitions pour l’imaginaire humain pourtant essentiel à la survie de son intelligence.
Les enjeux mondiaux dépassent le gouvernement Macron et ils se passent de son consentement, de sa connaissance en eux, de son investissement réel, et se fichent de « sa perspective » qui est par définition une limite.
Quant à la robotique, elle est sur notre Terre expérimentée, et nous sommes ceux et la génération de nos enfants à la subir.
La robotique n’est pas conçue pour la Terre mais pour la conquête de l’espace.
Sa mise en oeuvre dans nos sociétés sur le plan industriel, économique, civil, militaire, est tout simplement un entraînement grandeur nature pour sa future domination de l’espace .
La Terre est dans l’ Espace; la peur humaine va s’y projetter et d’une Terre que nous cessons d’aimer, de comprendre et de refuser de savoir résoudre les problèmes, on l’abandonne.
C’est ainsi que l’humain n’est plus premier et que des enfants meurent de faim pendant que nous faisons des non- discours devant une Assemblée qui devra bien s’entendre sur le terrain de l’Europe si la France veut peser.
D’ailleurs, l’opacité sur les fonds européens qui maintiennent nos régions hors de l’eau, il faudra en parler et alors les Français s’apercevront de l’inégalité des territoires.
Une notion que ce cher « prêcheur » Edouard Philippe a oublié.
Aux temps anciens, les prêches étaient l’occupation sur l’agora, aujourd’hui, il est le télévisuel qui réunit trois à quatre fois moins de connectés sur les réseaux sociaux que les manifestations des Gilets Jaunes.
Une jeunesse aussi qu’Edouard Philippe a oublié dans sa réforme aux postes à 20%, 15% de professeurs pour ses 12 options de trois branches chacunes dans leur réforme des  lycées dont les professeurs, eux-mêmes, ignoraient les contenus en janvier 2019, tout comme pour le Grand Oral ou aucun professeur n’expliquait à quoi il correspondait.
On comble l’arbre creux et le chêne planté par Emmanuel Macron et Trump est mort.
Une symbolique dans notre monde qui crie l’écologie sur une Terre que des scientifiques jugent déjà trop petite pour l’expansion de l’énergie recherchée.

Et, contrairement aux propositions du gouvernement, la première écologie serait de réduire le temps de travail car il faut que l’intensité de notre monde matérialiste baisse sérieusement si nous voulons commencer à parler de respect des générations futures et d’environnement.
Tout le temps de travail est à repenser et à revoir bien évidemment à la baisse et non à la hausse comme la durée de celui-ci .
Le travail ne doit être prolongé car la population vieillit. C’est un calcul économique de rentabilité, et nous ne sommes pas jeunes plus longtemps mais plus vieux plus longtemps.
Le nombre de personnes dépendantes augmente -comme le nombre de décès par maladie cardio-vasculaire, de cancers. C’est déjà notre futur.
Puis, une politique migratoire sera obligatoirement instable puisque le déplacement des populations sera aussi pour des raisons de catastrophes climatiques et de guerres.
Nous allons basculer vers des politiques d’autoritarisme de survie qui seront dans la précipitation et les peurs.
L’augmentation de la pauvreté dans nos pays sera un dangereux paramètre car les politiques mettront alors le terreau de la haine comme culture d’avenir politique.
Les millions dont ils ont besoin pour exister et faire leur campagne électoraliste, ils les trouvent parmi les lobbies qu’ils servent et ce ne sont plus les politiques qui commandent.
Ils deviendront ceux qui petit à petit enfermeront les peuples dont une rivalité face à eux, et dans un maintien par la force, s’il le faut, de toute révolution de penser.
Dans des Etats qui ne voient pas d’opposition à des entreprises fermant et s’installant en Chine au détriment de leur propre pays et de la sincérité qu’ils doivent à leurs citoyens qui depuis longtemps sont écartés des tables de négociations internationales.
La Chine, La Russie, les Etats-Unis, le Moyen Orient, l’Inde et l’Afrique, quel citoyen français sera informé et aura la possibilité d’une démocratie directe , d’une consultation référendaire ? 
Nous serons sur des consultations epsilon et Emmanuel Macron fera comme maintenant, il ne changera pas d’un iota sa politique.
Il donnera des formes comme les maisons de services qui existent déjà.
Des territoires où la jeunesse ne viendra pas s’installer, qui sont appelés à vieillir, où la gare, la poste, les urgences , le cabinet médical, la classe, l’école fermée, les commerces ne réouvriront pas.
Edouard Philippe et le non-discours, si nous passons à côté de vérités essentielles pour construire notre nouvelle civilisation, la crise à venir que les économistes prévoient , nous laissera sous le choc et le remord de n’avoir rien fait.
Les ministres phares cités par Edouard Philippe sont Buzyn, Belloubet et Vidal. 
Un socialisme éteint et une justice, une médecine en souffrance, un biochimie de lobbies et la politique, les enjeux des lobbies, l’élite qui gouverne et qui est incontestable ?
La froideur d’Agnès Buzyn la résume et les soignants hospitaliers, les médecins, les malades, leurs familles, la subissent tous les jours.
C’est affligeant quand on voit le parcours d’Agnès Buzyn, médecin …

Et, ils oublient que leur titres et publications médicales sont le travail d’une épique et de scientifiques parfois à plus haut niveau qu’eux mais qu’ils n’associent jamais à leur nom.

Car la recherche, ce sont des chercheurs, des scientifiques, et non un nom sur une publication.

Puis, Vidal, n’a pas tellement bougé de son université ….

Le non-discours a sa résonnance et si nous voulons entendre sa véritable onde portée, soyons au plus près des plus pauvres, alors nous y verrons derrière les mots de langages programmés et de circonstances, compromissions, art de la politique,  les larmes de vérité.

Fédora Hélène 


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