LA PLANÈTE BLEUE EST ROUGE FEU

Forêt Amazonienne en détresse

La forêt amazonienne, le poumon de la Terre, brûle depuis le mois de Juillet dans le silence avant que les médias internationaux s’en emparent et que l’on puisse lire #Prayforamazonia, le terrible d’une catastrophe, sur les réseaux sociaux.

Les Brésiliens alertent les populations internationales et les politiques de tous pays qui, par les satellites, relais et observations scientifiques, de renseignement et politiques, ne pouvaient ignorer les terribles incendies qui se déroulaient en Amazonie tout comme ceux éclatant en Sibérie.

Puis le G7 sur le devant de la scène et la scène médiatique qui d’un coup se réveille réalisant que la forêt amazonienne était la proie des flammes.

Ce sont environ 72 843 foyers qui menacent le coeur vert de notre planète qui abrite le précieux oxygène dont la vie sur Terre a besoin.
Pas uniquement les êtres humains, mais la vie.

Les forêts boréales se consument également

En Sibérie, surtout autour de Krasnoïrsk et d’ Irkoutsk, d’immenses forêts sont parties en fumée et Greenpeace Russie alertait en mentionnant qu’il y aurait 12 millions d’hectares partis en fumée dès le début du mois d’août.
Des feux de forêts qui se déclarent tous les ans dans cette immense région isolée mais qui ont pris une ampleur catastrophique cette année.

Les conséquences de ces feux par la chaleur qu’ils dégagent et par leur toxicité pourraient être la cause d’une accélération de la fonte des glaces de l’Arctique, tout comme d’une pollution de l’environnement .

Fumées toxiques, les populations agissent

Ce sont des fumées toxiques qui s’étendent sur des milliers de kilomètres touchant des villes de Sibérie, puis s’étendant vers l’Oural et le Tatarstan.
Les habitiants suffoquant et pour cause …

Les fumées dégagent du dioxyde de carbone et du méthane.
Les émissions de gaz diffisuraient environ 166,5 millions de tonnes de CO2, ce qui correspond à deux fois le taux annuel de l’Autriche.
Les populations touchées par ces fumées toxiques et ceux recevant des messages d’alertes de proches, écrivent sur les réseaux sociaux #LaSibérieBrûle depuis le mois de juillet. Elle aussi subit l’indifférence.

Le 29 juillet, après la mobilisation des populations, d’associations de protection de l’environnement, d’une pétition récoltant jusqu’à un million de signatures, l’annonce est faite que les autorités russes ont décidé de lutter contre les incendies graves sévissant dans cette zone isolée dont certains jugeaient l’intervention trop coûteuse.
Des avions miltaires, bombardiers d’eau, 1 200 pompiers , des militaires sont mobilisés pour lutter contre les incendies.

Conséquences graves des incendies

L’OMM (Organisation météorologique mondiale) alerte sur la suie, le noir de carbone, tombant sur la neige et la glace et pouvant avoir des effets très négatifs.
En étant conscient que dans ces zones sont actives des industries à qui il a été demandé de réduire leurs rendements, vecteurs, eux aussi de pollution …

Des inondations accablent la Sibérie

En plus de la catastrophe des incendies, la Sibérie est touchée par de très fortes pluies qui se sont abattues dans la région d’Irkoutsk provoquant des innondations. Celles-ci ont nécessité l’évacuation d’environ 42 000 habitants .

Cependant, la violence des débordements de plusieurs rivières a provoqué la mort de 25 personnes et d’autres sont portées disparues, selon les informations de l’agence de presse russe Tass.

Des incendies ravagent également, des forêts de tous continents

C’était le cas, en France en 2018, dans l’Hérault où 250 hectares de pinèdes ont brûlé, dans l’Aude où 900 hectares de végétations ont été réduit en fumée près de Carcassonne, dans le Gard non loin de Nîmes qui subissait aussi des incendies dans ces espaces naturels protégés, comme cela est encore cet été, avec 800 hectares de la campagne gardoise.

Ce fut aussi l’année du très lourd bilan des feux de forêts en Californie. Des incendies qualifiés de « gigantesques » qui firent de nombreuses victimes et ruinèrent bien plus de 40 000 hectares.
La Suède faisait également face en 2018 a de très graves feux de forêts surprenant l’Europe par leur intensité .

Tous ces incendies s’intensifiant, soulignent les conséquences de la modification de notre environnement par l’industrie moderne et de notre mode économique de rentabilité et compétitivité permanentes.

Ces incendies touchant le Portugal en juillet dernier et ravageant des milliers d’hectares.
Tout comme cela se produit en Grèce en ce mois d’août où l’ île d’Eubée est en prise avec les flammes.

Depuis plusieurs années , la nature est détruite par des incendies.

En 2017, en France, les incendies ont été les plus violents de la décennie écoulée avec 24 500 hectares qui ont été victimes des flammes.
2016 comptabilisait quant à elle, 16 100 hectares de forêts françaises parties en fumée.

Mais c’est toute notre planète qui est touchée par les incendies qui ravageraient 350 millions d’hectares/ an , ce qui représente environ 6 fois la surface de la France qui brûlerait chaque année.

Des incendies qui provoqueraient à eux seuls « 20 % des émissions de gaz à effets de serre » selon WWF, opérant dès lors une action directe sur le réchauffement climatique.

La cause

Pour la déforestation et pour les incendies ravageant l’Amazonie, Jair Bolsonaro est montré du doigt. Sa politique économique s’appuyant notament sur l’exploitation de la forêt Amazonienne serait directement responsable de cette catastrophe qui touche à l’équilibre vital de notre planète.

Exploitation pour les cultures, l’élevage, l’installation d’infrastructures, comme des routes pour l’acheminement des matières premières vers des sites industriels et l’implantation d’activités économiques sur les lieux d’exploitation des forêts.

L’économie capitaliste, à son apogée, dévorant les territoires qui étaient encore libres et qu’elle détruit.

Une déforestation cruelle qui détruit l’habitat de la faune résidant dans l’environnement forestier mais aussi des populations.

Une nature que tous les pays ont modifié pour la soumettre à la volonté de richesses, de cupidité des lobbies et politiques qui seront les premiers à pousser des cris d’orfraie face à la catastrophe des incendies.
Ces mêmes lobbies de l’agro-alimentaire qui ne refusent pas de s’enrichir en profitant de la légalisation de l’utilisation de nombreux pesticides depuis l’élection du Président brésilien .

Et, Jair Bolsonaro semble défendre ses propres turpitudes en démontrant celles des autres « Aucun pays au monde à le droit moral de parler de l’Amazonie. Vous avez détruit vos propres écosystèmes » déclare t-il en réponse à la presse étrangère et à tous ceux qui l’accusent.

Après tout, peut-il , peut-être penser, les pesticides, la chimie de l’agro-alimentaire modifiant , ruinant les éco-systèmes étaient déjà, et leur enrichissement a contribué, dit-on, à tant de campagnes politiques qui ont permis l’élection ou la prospérité de nombreux politiques, hauts conseillers qui d’un coup ont un élan vertueux pour l’écologie.

Laquelle écologie pour certains politiques est aussi une façon de briller, d’exister en poltique, de faire des élections et levée de fonds.

Puis, tous ces politiques qui demandent aux scientifiques de leur apporter la certitude et les preuves scientifiques du changement climatique, de la dangerosité de pesticides avant de les interdire, avant de faire quelque chose …

Alors que certains scientifiques répondent eux mêmes à des pouvoirs économiques et sciences qui ont été à la base de la révolution de notre alimentation et de son industrialisation.
Les tomates sans saveur ni vitamines, les vignobles et des décennies de pesticides , des cultures poussées avec des hormones , et des scientifiques qui nous informent quand le mal est fait.

Les populations se lèvent partout dans le monde

Au Brésil, la première marche des femmes indigènes avait lieu le 13 août , à Brasilia lors de la traditionnel « Marche des marguerites », qui se déroule tous les quatre ans pour la défense du monde paysan et des droits des femmmes.

Cette année, les organisateurs annonçaient la participation de 100 000 personnes venues essentiellement dénoncer la politique de Jair Bolsonaro, autorisant des pesticides et l’exploitation des terres protégées, mettant en danger les populations indigènes.

De nombreuses femmes appartenant à des tribus autochtones, qui avaient déjà fait entendre leur voie en manifestant le 12 août dans la capitale, sont venues se joindre à cette marche qu’elles qualifient « d’historique » de par leur présence démontrant le courage dont elles font preuve pour défendre la vie.

L’économie de l’argent roi

Les coupes budgétaires appauvrissant la population, le non respect de l’être humain en le privant de ses droits et libertés, les violences économiques détruisent ainsi la vie dans toute sa définition, la Terre et l’Humain.

Les catastrophes naturelles provoquées par l’homme, notre économie forgée par l’argent et pour l’argent sont en train sous nos yeux de détruire la vie.

Notre technologie, notre révolution numérique poussée à l’extrème, et ce sera avec l’arrivée de la 5G, notre volonté d’une énergie nucléaire suprême, une accélération sans cesse de nos productions de consommations, l’obsolescence programmée, l’écologie récupérée par des politiques ayant semé et semant une compétitivité destructrive et soumettant la loi à leurs désirs, comme la loi travail en France, va briser la vie.

Et certains pensent qu’il est déjà trop tard pour élaborer une stratégie écologique .

Pour le moment, elle prend, par des lobbies et politiques des allures de nouveaux gains financiers à réaliser plus que d’être sincère et de vouloir intervenir contre un bouleversement planétaire et non pas local.

Que faire face au changement climatique ?

Les peuples y répondront en leurs âmes et consciences.
Certains pensent qu’il faut arrêter net notre mode de fonctionnement économique et que cela ne se fera pas.

Il est à compter, à notre échelle, dans nombreux pays, que la rentrée annoncera une nouvelle année de productivité intense, de millions de gens, en même temps, sur les rocades et divers périphériques, routes faisant progresser l’agressivité de l’instable en courant gagner de l’argent .

Pris au piège du système qui tient leur vie économique, social et politique.

Responsables, les politiques

La France, elle-même, n’hésitera pas à exclure les personnes refusant cette hâte à se perdre, à ne pas être dans la compétitivité absolue, l’obéissance totale, alimentant les places boursières et les banques, annonçant la croissance de la productivité tout en pleurant sur cette planète bleue qui est devenue rouge feu.

En attendant, le G7 se passe avec un coût de 36,4 M€ comme le relatait l’article de Libertarra « Urgence humanitaire, le politique et G7 »
Et, demain, samedi 24 août , à Biarritz, pour le G7, la région Nouvelle-Aquitaine inaugurera son village et ses propositions écologiques et d’économies vertueuses par ses acteurs, politiques, (les acteurs de théâtre étaient à Molière) , dont Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, socialiste (?), comme l’annonçait Liberterra, «les journées des Happy Few» dans son article «Urgence humanitiare, le politique et G7».

Le coût de ce village ?

«Il est minuit, braves gens, dormez en paix » … disait le guet .

Mais l’argent sera et il n’y aura nul besoin que les populations désespérées inondent les réseaux sociaux pour que la presse, les politiques et groupes capitalistes en vantent les mérites, en premier de rentabilité, d’investissements, d’influences d’argent.

Pendant ce temps en Aquitaine, FAI, Getrag, Condat vivent la pression d’emplois menacés, des petites villes aux petits commerces déjà fermés, peinent et d’autres attristées comme Thiviers pensent à leur prospérité passée.

Sans compter les maisons abandonnées, celles trop chères à entretenir, routes en mauvais états, services de santé subissant le manque de médecins, les trains aux lignes abandonnées, le désert se dessine loin des paroles politiques et leur démonstration de mets riches à déguster , promesses vertueuses qui fondent comme la glace.

Et, la forêt amazonienne, elle, est à la réalité, elle brûle.

Avenir

Il est à la Liberté, au courage de défendre la vie comme les femmes indigènes au Brésil nous l’ont démontré.

À lutter contre la pauvreté, les politiques contraignant toute l’humanité, et la vie sur Terre, par la misère dont Ils l’accablent.

Aujourd’hui, Notre Dame qui brûle, c’est notre Terre, qui elle ne se reconstruit pas avec des pierres, egos politiques, et argent record qui d’ailleurs n’est pas pour sauver la vie.

L’avenir est pour tous, ensemble, à comprendre, réfléchir et agir pour la Paix et non le chaos sur notre Terre, comme elle appartient à tout le vivant.

©Fédora Hélène

Une réflexion sur “LA PLANÈTE BLEUE EST ROUGE FEU

  1. Merci Hélène, et bravo pour cet article très bien écrit, j’espère qu’il permettra de sensibiliser un maximum de personnes sur le sort dramatique que connait aujourd’hui notre planète. Il est grand temps que les gens se responsabilisent davantage à la protection de la nature, et du vivant. La vie quelle qu’en soit la forme doit à tout prix passer devant les préoccupations de croissance, et de développement financier. La route est encore longue. Ne lâchons rien!

    Cordialement

    Benjamin

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