D’UNE TERRE QUI BRÛLE AU RÊVE D’UN VILLAGE LUNAIRE

Quand les satellites nous révèlent notre Terre

La NASA Eath Observatory donne à connaissance le 24 août 2019 des photos prises par les satellites, notamment sur son compte twitter @NASAEarth, démontrant l’intensité grave des incendies se déployant en Amazonie, émanant des observations faites entre le 15 et 22 août, et s’étendant sur le continent de l’Amérique du Sud en montrant les incendies assombrissant le ciel des Etats du Rondônia, de l’Amazonas, du Mato Grosso et du Para.

Le site Twitter de l’ OMM (Organisation météorologique mondiale) publiait quant à lui des photos satellites dès le 12 août 2019.

Des images satellites des incendies sur l’Amazonie parvenaient par @Copernicus aussi le 12 août, ainsi que les mesures des conséquences des fumées toxiques dans l’atmosphère.

Des observations satellitaires se poursuivant durant tout ce mois d’août, sur les incendies actifs sur la Terre comme ceux de Sibérie, et ceux graves touchant l’Afrique subsaharienne et pas uniquement sur ceux ravageant l’Amazonie .

Selon l’agence spatiale européenne, 70 % des espaces naturels brûlés se trouveraient en Afrique subsaharienne.

Un été tristesse préoccupant

Cette année 2019 est le drame de millions d’hectares de terres réduites en cendre. Une biodiversité essentielle détruite.

En Sibérie, par exemple, les hectares meurtris par le feu se reconstitueront selon les scientifiques dans une durée de 20 ans si les conditions le permettent et si la biodiversité le peut en reconstruction biologique.

Et un effet réel sur le climat est à craindre de part les fumées se dissipant dans l’atmosphère.

Au delà, une constatation, une connaissance de ce drame est bien avant que les politiques se targuent de réagir.

Des incendies qui s’aggravent par leur augmentation qui part de janvier 2019 à ce terrible mois d’août qui s’élève, selon les chiffres officiels, notamment de l’INPE (Institut national de recherche spatiale) à 78 383.

Une déforestation active responsable, et pas uniquement la période de la saison sèche, c’est ce que conteste farouchement Jair Bolsonaro.

Augmentation inquiétante des incendies

Selon INPE, les incendies de forêts touchant l’Amazonie ont augmenté de 83% par rapport à 2018.
Des incendies qui ne touchent pas uniquement le Brésil sur le continent de l’Amérique du Sud puisque le Vénuzuela et la Bolivie sont loin d’être épargnés .

La Bolivie est également piégée par les flammes et les données officielles affichaient que les incendies y avaient déjà ravagé plus de 750 000 hectares, un chiffre évoluant vers le 1 million d’hectares partis en fumée.

Une réalité mathématique sans appel

Une réalité mathématique sans appel qui fait prendre conscience d’une autre douloureuse réalité, celle de la déforestation en dehors des phénomènes de sécheresse qui est un vecteur aggravant et les départs de feu par l’utilisation d’une technique, le brûlis, utilisée dans l’agriculture pour fertiliser les sols en défrichant les champs par le feu.
Appliquée de manière intensive, cette méthode, connue depuis la préhistoire, peut commettre des dégradations des sols. La déforestation en est le résultat d’une dynamique de sur-exploitation ne donnant pas le temps à la nature de reconstituer son équilibre.

Le déséquilibre des températures par l’augmentation de celles-ci , la canicule de cet été, et SMM Argentina parlait d’un record des températures pour ce mois d’Août en Amérique du Sud.

La modification du système naturel des pluies, provoquée par ce même réchauffement climatique, agit aussi en faveur de l’instable.

Cet ensemble de raisons qui est sur l’exploitation des ressources de notre Terre sur la totalité de notre planète qui réagit aux nouvelles données que provoquent notre conception économique par l’industrie, non plus que mécanique, mais aussi chimique, physique et biologique.

Nous prenons des éléments de la Terre, que nous conceptisons par les découvertes scientifiques vers une utilisation qui ne leur est pas propre mais modifiant leur équilibre initial.
C’est un peu les élements qui nous rendent la monnaie de notre pièce.

Un panel scientifique qui converge vers des intérêts politiques et économiques en conflits permanents avec celui qui veut dominer classant les pays en ordre de puissances mondiales.
Il lui paraît bien impossible d’y échapper sur Terre et conçoit alors un idéal de puissance technologique, scientifique pure, en voulant occulter la rivalité due aux intérêts politiques tenant l’économie, en s’émancipant sur une nouvelle conquête, l’Espace.

Tandis que Trump tient à son exclusivité de la conquête de Mars par un investissement total, l’Europe, elle, pense un village lunaire.

VILLAGE LUNAIRE

Dans cette vision de s’échapper sans vouloir s’abandonner même si la philosophie d’une Terre devenue trop petite se murmure dans les milieux scientifiques, l’Europe, veut exprimer une volonté de pacification de l’Humanité en dehors de chez elle, en constituant un idéal de prospérité sur la Lune.

Claudie Haignerie, «porte-parole» du projet «Moon Village»

Lors d’un interview sur la RTBF, Claudie Haigneré, première femme française à avoir été deux fois dans l’espace en 1996 où elle effectua un vol à bord de la station Mir, puis lorsqu’elle sera à bord de la Station spatiale internationale (ISS) – et ancienne ministre de la Recherche puis à la tête de La Villette, déclarait à propos de notre Terre « On est émerveillé par la beauté. C’est vrai qu’il y a des images somptueuses et on se demande comment les choses peuvent être aussi belles … Tout autour, c’est un cosmos noir dans lequel il n’y a aucune forme de vie et aucune forme de support à cette planète. Donc, on prend effectivement conscience de la fragilité, de la vulnérabilité et de la finitude des ressources et de la planète elle-même … Aujourd’hui avec les vols successifs et tous ces satellites d’observation de la Terre … on voit des évolutions de la déforestation, on voit des traces de pollution( … ), on voit la progression de la déforestation en Amazonie. »

Une vision de conscience

Dans une vision de prise de conscience d’une nécessité de politiques d’écologie reposant sur une confiance en les nouvelles technologies pour répondre à des solutions comme celle de l’énergie, et soulignant les actions des jeunes en attente de réponses précises et rapides pour sauver l’équilibre de vie de notre planète.

Une conscience, la vie est sur Terre, peut-être présente ailleurs mais pas à proximité de nous.

La Terre est une planète qui porte la Vie et cela est tout son sens.
Elle n’est que par cet équilibre perpétuant le vivant sans l’intervention de l’homme.

À la grande différence de vouloir créer un village lunaire qui ne serait que par l’homme s’appropriant sa révolution technologique pour investir l’espace et dans le projet qu’évoque Claudie Haigneré, la Lune.

Elle se veut rassurante en disant qu’il ne s’agit pas de « quitter la Terre pour la fuir » ni pour coloniser l’Espace.
« On ne parle pas de colonisation. Par contre, on est dans l’exploration. »

Et exprime, par ce projet lunaire, une volonté d’unité entre les pays et donc les hommes. « Pour une fois, essayons que notre humanité, dans toute sa diversité(….), pense ensemble la construction et l’expansion de l’humanité sur une surface qui n’est pas sur Terre. »déclare t’elle.

L’idéal pour tout recréer en mieux

Nous partons sur la base de nos cultures et politiques par l’impulsion financière économique qui permet un investissement lourd dans la conquête spatiale, difficile alors d’être dans un idéal du mieux.
Sur Terre , nous vivons les conflits liés à la dominante de l’énergie, et la complexité de la crise avec l’Iran n’en est qu’une facette, car il faudra impérativement une force énergétique pour pouvoir déployer un village sur la Lune et plus loin le très ambitieux programme pour la conquête de Mars autour duquel les Etats-Unis s’activent.

Il faudrait bien, dès lors, déterminer une puissance politique première par l’investissement fait, pour implanter son drapeau dans un espace hors Terre.
Plus que symbolique, celui-ci sera déterminant pour l’ordre des puissants qui reproduiront leur modèle d’hiérarchisation pyramidale avant même le premier décollage pour le village lunaire.
Même dans l’Union Européenne se détachera un dominant qui fera un maillon d’une chaîne avec les puissants d’autres continents.

Bienheureux celui, et cela reste dans un monde très masculin, qui plantera le premier son pouvoir dans la nouvelle révolution spatiale.

Vous avez dit village lunaire ?

Le Village lunaire est un concept de l’Agence spatiale européenne (ESA) depuis Hubert Curien et celle-ci n’oublie pas de fêter les 50 ans des premiers pas de l’homme sur la Lune , par la présentation de ce projet qui pourrait voir le jour en 2030.

Un rêve, une vision de ce «Moon Village», étudié avec sérieux et misant sur les nouvelles technologies et d’un nouveau parent, l’IA.

L’IA ce parent artificiel du futur

Nos limites biologiques sont mais l’IA est l’intelligence hors corps avant que nous soyons hors Terre.

Et, c’était au Festival Big Bang de l’air et de l’espace, à St Médard-en-Jalles en Gironde que, le 14 mai 2019, s’exposait le rêve de futures infrastructures dont des habitats permanents sur la Lune.

Nous avons une conscience écologique, et nous avons une conscience vers la robotique mettant en mouvement l’IA.

Celle qui permet de s’adapter à un environnement hostile à l’homme, avec une rapidité, d’auto apprentissage d’un espace environnemental, que l’homme mettrait des décennies à maîtriser et qui est pour l’instant au stade de recherches pour sa future conception en robotique intelligente.

La majorité d’entre-nous atteindra la fin de sa vie en n’ayant jamais vu de ses propres yeux la Terre entière et même ne serait-ce qu’un quart.

Cependant, les explorateurs ont permis, au cours des siècles, de découvrir notre planète qui garde encore nombre de zones invisibles à notre connaissance comme les fonds marins.

Les technologies, espèrent les scientifiques, feront maîtriser la Lune dans ses diverses confrontations avec nos limites, pour y implanter notre civilisation, par, en premier, la présence robotique d’ici 10 ans.

Une robotique nouvelle, indépendante d’une intervention humaine et acquiérant une expérience propre à elle dans un univers spatial.

L’être humain apprendra de l’IA et non plus l’IA de l’humain. Une révolution première dans le rêve scientifique.

Et, l’écologie sur Terre ?

Dans ce même temps, se joue sur Terre un enjeu majeur, notre équilibre naturel qui demande un investissement financier colossal que l’économiste Jean-Hervé Lorenzi chiffrait à 2 500 milliards de dollars rien que pour l’investissement aboutissant à la transition énergétique.
Alors que les Etats dépensent « 1,3 trilliard de dollars par jour pour l’armement » précisait Mohamed ElBaradei. (Dossier Liberterra : Forum Mondial Normandie pour la Paix. »)

Et notre naturel humain sait saisir aussi cette occasion écologique pour gagner comme le titrait le journal Capital en 2018, « 8 placements verts, pour s’enrichir en sauvant la planète » …

On comprend une jeunesse qui s’inquiète de l’avenir que les adultes qualifiés souvent de « responsables » leur proposent …

Loin des problématiques en milliards de dollars, les populations proches de la nature ont compris

En attendant l’ultra performance du monde scientifique des technologies, les populations vivant les catastrophes actuelles, telles que les incendies en Amazonie, ont compris la réalité de la vie, elle, bien vivante et réelle, comme le message porté par les femmes indigènes , portant leur courage pour le combat pour la vie.

Puis, il n’est pas à oublier une urgence, un autre feu brûlant de désespoir, le Yémen.

Ces enfants aimeraient qu’on leur conte un autre rêve, que celui spatial, celui de leur vie près d’une source qui respecte leur droit de vivre, non celle tarie par les conflits et guerres, non celle d’investissements spectaculaires pour des habitations humaines dans l’Espace, mais une humanité pouvant sereinement habiter sur sa Terre.

Ne comptant là que sur notre propre humanité et non sur les performances de l’IA.

Un choix à faire est face à nous

La survie, c’est s’adapter à un environnement. Nous le modifions et voulons modifier celui de la Lune puis de Mars, car s’y adapter passe par de profondes modifications de leurs milieux.

L’intelligence des peuples indigènes est aussi de perpétuer la vie en ne la modifiant pas dans un aboutissement de posséder en force comme l’intensité de l’exploitation des ressources de la Terre menant à un tout autre chemin que la vie.

Une sérénité acquise sur Terre pour pouvoir l’imaginer dans l’Espace ou une peur poussant à explorer au delà d’elle dans une conquête d’un Univers qui prendrait le risque de se construire sur le point de notre abandon.

Un choix devant nous.

©Fédora Hélène

NASA

Une réflexion sur “D’UNE TERRE QUI BRÛLE AU RÊVE D’UN VILLAGE LUNAIRE

  1. Bonsoir Hélène,
    excellent ton article, il met bien en lumière les incohérences d’une humanité perdue entre la recherche d’elle même, et du contrôle absolu de tout. Il est triste de constater que l’humanité investisse tant de temps, et d’argent dans l’hypothétique conquête spatiale, au lieu de prendre d’abord soin d’elle même et de son environnement terrestre. Notre monde à l’agonie, mais pas encore détruit, et déjà nous sommes à la recherche d’une destruction ailleurs dans l’univers. J’espère personnellement que les projets spatiaux échoueront, et que nous apprendrons déjà à vivre ensemble, et en bonne intelligence ici sur terre, ou à nous y éteindre. Vu notre tendance à tout détruire sur notre passage, il est sans doute préférable que notre espèce ne s’exporte pas ailleurs dans le cosmos.
    Bravo en tous cas pour ce superbe article.
    Cordialement
    Benjamin

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