RETRAITES : RÉFÉRENDUM OUI OU NON

La question est claire, après 8 réformes des retraites engagées par les politiques depuis 1993, nous revenons au point de départ d’une réforme, de son cercle de contestations, de grèves et manifestations.

Les politiques reviennent à la charge avec les mêmes structurations mentales du développement d’imposer ce qui ne marche pas.

1945, sur la base du Conseil National de la Résistance, le Gouvernement provisoire de la République réalise un travail extraordinaire qui permet à notre pays de prospérer dans le contexte très difficile de l’après-guerre, de ses terribles blessures humaines, de cette mémoire vivante de la souffrance, de la misère qui s’ensuit, et par cette forte conscience va concrètement porter une évolution de notre société, que le courage de combats ouvriers avait depuis tant de décennies porté.
Rien n’est parfait, et le conseil de la Résistance ne cherchait pas à l’être, sa volonté et sa plus lourde ambition, être humain et solidaire.
Il ne s’attache pas à réformer avec manipulations et propagandes qui sont depuis les années 90 où le capitalisme rampe constamment dans ce labyrinthe qu’il construit pour fonder son économie de profit.

Les éléments de langage s’attachant à faire croire aux Français qu’ils ne sont pas compétitifs, qu’ils sont fainéants, divisés au coeur des classes moyennes par des privilèges, qu’il faut un régime égalitaire pour tous, plus juste ce que martèle Jean-Paul Delevoye comme une leçon bien apprise.
Nous connaissons la fable par coeur, il est aujourd’hui de ne plus la réciter et de par un référendum décider de dire oui ou non, en âme et conscience du peuple.

Consultation citoyenne, qu’est ce que cela veut dire ?

Allons- nous être dans le Grand débat de communication ?
Le coût d’investissement d’une réforme s’étalant jusqu’en 2040, alors qu’à ce temps-là, la société actuelle ne sera plus avec cette économie et même l’industrie, l’énergie.

Alors que justement la justification de la réforme Macron réside sur le fait que tout a changé depuis 1945, qu’il est temps de modifier, de réformer, de transformer, et autres déclinaisons verbales.

Il est temps de quoi puisque nous entrons dans l’instable de notre société dans toute sa dimension ?

Donc cette réforme ne peut pas être pour le nouveau monde économique puisque celui-ci est l’ancien d’un capitalisme mondialiste qui montre les premières conséquences de ces actes dans les années 1970.

L’Amazonie, dont le président Macron disait, durant le G7, vouloir la protéger, se bat depuis ces 30 ans écoulés contre la destruction de son espace vital universel.
Une économie dévastatrice et la France a-t’elle oublié les cultures de soja, l’éthanol, pour le moins, qui ont abîmé plus que ce poumon vert de notre planète, qui fait partie de notre histoire universelle dans sa dimension végétale, animale et humaine.

Nous pouvons prendre conscience devant cette ampleur de toute notre humanité que touche , dévaste l’économie capitaliste, qu’elle ne sera pas notre avenir juste et bienveillant.
Ces réformes alors qui en découlent ne porteront pas les fruits promis par les politiques.

Un allongement des années travaillées, un régime global qui coulera avec le navire emportant avec lui des millions d’euros de cotisations à la moindre crise.
Des petits revenus alors qui seront abandonnés à leur triste sort et des puissants qui seront dans l’investissement bancaire et des mutuelles surnageant le temps que le chateau de cartes finissent sa course dans le mur.

1981, les années Mitterrand et une retraite à 60 ans.

Le vieux loup politique s’attendait bien à ce que ceux qu’il appelait « les arrivistes » essaient par tout moyen de casser les obstacles qu’il avait dressés devant eux et la retraite en est un majeur dont ils n’arrivent à se défaire depuis toutes les tentatives de réformes et notamment quant aux régimes spéciaux.
Emmanuel Macron prépare le terrain bien autrement en commençant par la formule, « c’est pour votre bien et on va vous consulter ».
En attendant le gouvernement a déjà avancé ses pions.

La loi Travail induisait et impliquait la réforme des retraites.

On pourrait l’appeler Loi Travail 2ème volet.

Même si Emmanuel Macron cèdait la place à l’époque Hollandiste à Michel Sapin et François Rebsamen, il était en 2016 ministre de l’économie et ne se s’opposa nullement aux maestros politiques.

N’avait-il déjà fait voter la « loi Macron » en 2015 ? Il est donc dans la continuité. Et pour anecdote, l’ancienne ministre Myriam El Khomri s’est vue confier une mission par celle qui lui a succédée, Muriel Penicaud…

C’est resplendissant de comprendre un socialime qui était mitterrandiste comme Michel Sapin, François Rebsamen et François Hollande lui-même, qui quittent l’ambition de gauche pour être celle capitaliste.
Celle qui dès les années 1985 avec Laurent Fabius remplaçant Pierre Mauroy, les Communistes quittant le gouvernement, marquera un autre tournant décisif, les délocalisations.

Étape par étape, le macronisme nouveau CV à la mode Attali ou Minc était déjà dans ce politique sans idées que de puissance, pouvoir et argent, à plus être de droite ou de gauche mais dans la bataille d’une idéologie dominante qui prend les élements intellectuels de la politique, en fait de l’électoralisme et des jeux de pouvoirs.

Notre société s’est dépolitisée pour devenir une gouvernance technocratique de pouvoirs et cupidités s’acharnant à réussir à tout prix.
Nous ne sommes pas dans un système qui tient à s’améliorer et être juste.
Les professions éprouvantes physiquement doivent avoir un régime spécifique de retraite.

Les professions libérales qui fonctionnent comme les avocats avec un régime de retraite autonome à la gestion saine et pérenne, comme le conseil national des barreaux le souligne, et permet par cela de soutenir les professionels qui seraient en difficultés pour leur retraite, ne peut accepter de mettre en péril par une globalisation des années cotisées.
Lesquelles ont permis une solidarité réelle puisque ce sont 92 millions d’euros par an qui sont reversés solidairement aux caisses déficitaires.
Comment le gouvernement peut-il ignorer cette essentielle prospérité qui a permis un équilibre des retraites jusqu’alors ?

Plier les uns et les autres, les diviser, cet art d’habitude que les français ont compris et qu’ils veulent certainement plus.

#TouchePasàMaRetraite #TouchePasàMaLiberté

s’affichent en expression sur les réseaux sociaux qui pourraient laisser entendre un NON en réponse d’un référendum que le gouvernement aurait dû immédiatement engager, au lieu d’y préférer les tourments et circonvolutions d’un autre futur Grand débat en reprenant les éléments de langage des manifestants de ces derniers mois, pour convaincre et attirer la confiance.

Emmanuel Macron parlait du chômage, la tâche est lourde, il ne reviendra pas sur une industrie en proie à un déséquilibre économique allant pour certains vers des fermetures.
À ce propos, des ouviers de Ford Blanqueford viennent de recevoir leur lettre de licenciement … économique !

La messe est dite.

©Fédora Hélène

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