VIOLENCES CONJUGALES Demain, il recommence

TÉMOIGNAGE de FEMMES

Le cri des larmes

Il a attendu l’heure où les enfants rentrent de l’école.

Un pied dans la porte, il veut rentrer de force.

Il pousse. C’est violent.

Un épuisement, il faut résister, qu’il n’entre pas.

Cette fois, il ne rentrera pas.

L’aîné, adolescent retient la porte avec moi.

Il hurle. Il hurle tant.

Des hurlements d’insultes, de menaces, il sonne sans cesse à la porte, sans conscience pour les enfants qui sont à la maison .

État de choc.

Met par deux fois de la colle forte dans la serrure de la porte d’entrée.

Demain, il recommence.

Il lance une poubelle dans les fenêtres du rez-de-chaussée, contre la porte d’entrée, défonce les volets.

J’appelle la police, elle arrive voit les dégâts et répond « c’ est un débile ! La prochaine fois c’est une HO ».
Puis ils repartent.

Les victimes dans la nuit sur le carreau, seules, et demain il recommencera, la police sera alertée.

Et, demain.

Aucune plainte ne sera prise.
Il recommencera jour après jour.

Crachats et doigts d’honneur, insultes devant l’école, devant les enfants.
La police sera appelée et ne se déplacera pas.
« il est où ? » « Quand il a vu qu’on vous appelait, il est parti » « Bon, bah, s’il n’est plus là, c’est pas la peine qu’on vienne. »

Il envoie des messages haineux, menaçant.

La police les lira.

Rien ne se fera.

Choquant.

Des mots qui raisonnent en mémoire. Des mots qui frappent.

Demain.

Demain, il recommencera.
Un harcèlement quotidien.
Il suit dans la rue, guette des heures au coin de la rue, insulte, menace.

Les enfants le vivent, voit leur père agir ainsi.

Il ira jusqu’à m’ agresser dans la cour de l’école maternelle de notre enfant.
La directrice appelle la police.
Ils viendront mais aucune plainte ne sera contre lui.
Il se sent d’une telle puissance.

Deux témoins de sa violence quotidienne iront témoigner au commissariat dont un dont il abîmera la voiture.

La directrice de l’école maternelle témoignera de sa violence et qu’il erre régulièrement autour de l’école

Il faut tenir, faire les journées, tout assumer, en silence.

La violence est quotidienne.
Les voisins le voient, le commissariat est informé, l’école, un avocat et rien.

Il faut déménager en urgence.

Pas d’argent, il a vidé le compte.

Et, demain ?

Demain, il recommence.

État de choc.

©LiberTerra

🛑 STOP AUX VIOLENCES CONJUGALES

Demain, il ne recommence pas.

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