UNE FRANCE PERDUE DANS LA HAINE

Il faudrait un coin de jardin et tout oublier de cette société.
D’un côté Extinction Rébellion, de l’autre des anarchistes, encore de l’autre, le fascisme, puis plus loin des bourgeois, des écolos, et toujours plus loin, une République qui attend, un totalitarisme, une politique sécuritaire, tous séparés.
De Nuit Debout critiquée, puis que certains voudraient voir revenir, des Zads perdues et celles qui se forment aujourd’hui sur le bitume parisien.
Tous se regardent, ne se comprennent pas et plus, plus personne ne sait, la confiance rompue, un goût de ne plus rien à faire qu’à se trouver un coin de paradis au bout de la Terre.
Ce bout qui n’existe pas .
Alors l’humain a inventé la poésie, l’art. S’y perdre, s’y ruiner pour se sauver.
Etre celui ou celle que l’on ne sait pas, l’anonyme dans la foule. Prendre les mots pour parler de vie, celle qui en sourdine peine aujourd’hui à vivre .
Perdue dans toutes les confusions, dans les mensonges politiques qui ont toujours dominé la civilisation.
Ne pas penser, ne pas voir, demeurer cet hermite au bout du monde, s’éloigner le plus loin possible de la politique, se mettre en dehors pour garder la chance de l’innocence et qu’elle ne soit pas pour être manipulée par des politiciens, leur cour et leurs financiers.
Il n’y a pas plus beau rêve que de rêver une société libérée de leur autorité.
Des décennies d’éducation, de manipulations mettant la société en ordre du pouvoir politique et administratif.
Qui rompera ce lien ?
La nature qui reprendra ses droits ?
Cette nature qui nous demande rien et donne toujours la manne fertile pour nous nourrir.
Ce n’est pas elle qui a inventé la pauvreté et la division, l’aridité et la vengeance.
ElLe vit aux rayons du soleil, aux tourments des tempêtes, s’endort et renaît en un langage régénérant qui crée la vie.
Cette Terre que peu de nous aurons la chance de découvrir dans tout son sublime. De son immensité, nous n’en verrons qu’une infime partie.
Beaucoup ne connaitront pas un quart de ses paysages de leurs propres yeux.
Il faudrait peut-être commencer par là .
Notre civilisation si évoluée et des enfants qui n’ont jamais vu la mer en France en 2019.
Notre civilisation si évoluée et des enfants qui peuvent manger bio à prix coûteux et des enfants qui ne peuvent avoir accès qu’à une alimentation « discount ».
On a fait du marketing avec la nourriture, on a inventé des taxes sur le droit de manger, on a divisé la nourriture en pauvres et en riches dans nos sociétés évoluées.
Aujourd’hui, on parle Zad du bitume aux champs, on se querelle sur l’idée de l’un contre l’idée de l’autre, et les enfants, eux, ne voient toujours pas la mer, en Terre Mère dans nos océans de politiques, ceux sans les dernières gouttes d’eau.
Ces gouttes d’eau nécessaires pour fertiliser demain, pour que le rêve des enfants puisse s’épanouir loin d’une société qui ne charme que la haine et l’indifférence à devoir se diviser.


Un homme mort, c’est une mère qui pleure.


Ces policiers qui ont perdu la vie à la préfecture de Paris, c’est une immense peine.
Ne pas la voir, refuser de la ressentir car ils étaient policiers, c’est se couler dans cette haine permanente qui engloutit tout.
Cette france qui ne se réconcilie pas, ne pourra avancer vers un avenir serein.
Tout cèder de notre humanité car la politique envahit ces murs qui se dressent devant nous chaque jour se faisant plus hauts, c’est oublier la Liberté qui exige pour être absolue de ne pas étouffer en premier son coeur sous le poids des souffrances.
Des jeunes ont appris par la douleur à ne pas aimer la police car elle représenterait un pouvoir politique qui a abandonné un monde de paix pour servir celui des profits, des statistiques, des dominations par la puissance économique, la planète de l’argent.
Le devoir de policier de protéger ceux vulnérables semble être blessé dans ce panache des donneurs d’ordres.

Nos sociétés en funambule sur un fil, la colère dans la voix, l’incertitude grandissante pour notre avenir, les politiques qui ont fait de la pensée une boîte de com’ et de pubs .
Ce sont ces politiques accaparant tout, comptant taxes, recettes fiscales, domination des uns sur les autres, faisant les lois, dirigeant au sommet sans connaissance du monde qu’ils veulent gouverner car celle-ci dans son absolu est impossible, qui ont une grande part de responsabilité depuis tant d’années .
Les politiques sont des êtres humains et ils ont la même connaissance de la vie que tous sauf une instruction et intelligence du pouvoir qu’ils ont forgé durant des décennies de gouvernance politique.
Une transmission de l’expérience, des réseaux, la possibilité de donner l’ordre, se grandiose de commander des millions d’êtres humains, l’obéissance administrative, toute cette vertualité de l’esprit, ce pouvoir inventé qui en réalité n’existe pas et qui a toujours conduit aux guerres.


Un jour lointain, on s’endormira au coin d’un jardin.

Il ne sera pas au paradis mais sur Terre car on aura décidé de vivre en osmose avec la nature.
Reconcilié avec notre humanité qui par ce coin de spirualité sera toujours le fondement d’un mystère.

©Fédora Hélène

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