ONU : 10 ans d’engagement contre les violences sexuelles, l’évènemment célèbré , Marlène Schiappa représentante pour la France

L’évènement au siège de l’ONU à New-York, 10 ans d’engagement

Pour l’anniversaire des 10 années écoulées durant lesquelles l’ONU a affirmé sous engagement pour lutter contre les violences sexuelles comme arme de guerre avec la nommination de Pramelia Patten en 2017, comme Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles en prériode de conflit, les Nations Unies ont convié le 30 octobre pour confirmer la lutte internationale contre les violences sexuelles, les Prix Nobel de la paix : Nadia Murad et Denis Mukwege.
Pramelia Patten, par ailleurs Membre du Comité sur l’élimination de toutes formes de descrimination à l’égard des femmes par un engagement d’actions et de défenses des victimes en érigeant un droit humain fondamental « femmes, paix et sécurité », a rappellé que cette décennie a été la première cassant le déni de la société en oeuvrant pour la reconnaissance des survivantes et pour que soit les actes concrets de réparations qui leur sont dûs.
L’ONU rappelle également les points mis en place pour lutter contre ce fléau des violences faites aux femmes.
En premier, il est la force du témoignage des victimes, qui brise le silence, ces survivantes qui dépassent l’intense souffrance, la peur, pour dénoncer ces crimes.
Car les violences sexuelles sont des crimes et c’est de dire les mots justes, de les reconnaitre, qui est le sens de départ pour comprendre la gravité, la brutalité de tels actes sur le corps humain.
Pour donner un accueil à la parole libérée, l’ONU a mis en place la « liste de la honte ». Celle-ci permet de dénoncer et faire honte à ceux qui n’ont même pas honte d’avoir fait subir une atroce violence à une femme.
L’Onu précise que les personnes mentionnées sur cette liste sont identifiées comme des prédateurs « spouçonnés de manière crédible d’avoir commis des abus ».
La force du témoignagne est une priorité et autour s’articule une responsabilité des États à faire que ceux-ci soient entendus et défendus par un système judiciaire apte à juger les criminels et répondant à la volonté de l’ONU d’apporter aux victimes un soutien par des avocats, par la reconnaissance des traumatismes, par une aide forte pour accompagner les survivantes dans la résilience.
Est également des compétences structurées pour pouvoir alerter et effectuer une prévention rapide.
Pour ce faire, une action a été de former les « soldats de la paix » qui peuvent « détecter, décourager et dissuader la violence sexuelle » informe l’ONU.
De plus, ces crimes exigent un prise en compte en urgence pour la néssécité de préserver la vie des victimes et ne pas les abandonner. Ce qui équivaudrait à perpétuer la cruauté du criminel.
Un accompagnement médical, une assistance judiciaire par des collectifs d’avocats mettant en place les poursuites contre les prédateurs, lançant des procédures pour que le droit des victimes existe et que les violences sexuelles ne soient plus « le plus grand silence de l’histoire, le moins dénoncé, le moins condamné » comme le dit Amina J.Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations-Unies.
Malgré une prise de conscience internationale, les violences sexuelles faites aux femmes , qu’elles soient perpétrées dans un conflit où dans un pays en paix, restent une violence de guerre contre le corps humain d’une femme, un crime qui continue et dont la prise en compte demeure infime comme le rappelle Pramelia Patten, « la réaction continue d’être douloureusement lente. L’impunité reste la règle et la justice l’exception rare. »

Marlène Schiappa, présente à cet évènement organisé par l’ONU, a peut-être pensé à toutes les femmes, en France, pourtant pays en paix, mais dont ces crimes qui sont l’antithèse de la paix, se perpétuent et nous pensons aussi aux féménicides 126 en ce début novembre, et cette douloureuse non reconnaissance par la justice des survivantes, les victimes oubliées et le prédateur règnant dans une justice fondée par le patriarcat et répondant à celui-ci, ces codes et règles et non à la priorité de l’être humain qu’est une femme.

« Femmes, paix et sécurité »


Une femme, un être humain, cette priorité, cet essentiel , ce terrible de devoir le dire tant la société l’oubli, et les survivantes qui ont un besoin crucial de reconnaissance, de réparartions pour qu’elles puissent être en résilience dans la paix et la liberté.
Les réparations sont pour construire le présent et l’avenir des survivants. Ce droit humain de vivre libre, non de survivre ou de mourir car le viol tue.

Cette arme de guerre qui est aussi à effet à retardement. Il se perpétue en un inlassable présent dans la mémoire gravement bléssée des victimes et par l’intelligence du corps qui exprime la souffrance intense qu’il a vécu.
Un prédateur brise l’humanité, c’est chacun de nous qui portons cette humanité et l’ONU veut y répondre et créer pour ces 10 ans de lutte contre les violences sexuelles, un nouveau Fond global pour les survivants.
L’ONU qui par sa représentante déclare « les réparations sont ce que les survivants veulent le plus et reçoivent le moins » et réaffirme son engagement : « mettre en évidence, prévenir et demander justice pour ce crime ».

Et, la France ?
Ce que demande les victimes de violences sexuelles en France. Et, de bénéficier également d’un soutien respectant la dignité des victimes et non ce qui est, des victimes traumatisées, dont le traumatisme sera souvent amplifié par la machine judiciare de culture patriarcale, éprouvante, longue, et trop souvent laissant les prédateurs dans l’impunité.


Une société peut-elle concevoir qu’un homme puisse martyriser une femme, la tuer ?


La sociéte et à sa droite la justice sont profondément à refonder. À faire naître en créant un nouveau code de lois pour une nouvelle civilisation dont toute l’humanité est partie prenante, homme et femme, côte à côte, ensemble pour la paix, le respect du corps humain de la femme et de l’homme, par cette volonté, cette force qui prend sa source dans les témoignages des victimes et qui est la question de Amina J. Mohammed,  » Comment se fait-il que la violence sexuelle continue d’être perpétrée en toute impunité ? »

Marlène Schiappa peut trouver une résonnance dans les violences conjugales qui anéantissent la victime car très souvent ces violences sont sexuelles, physiques, psychologiques et financières avec des survivantes plongées dans la précarité, la pauvreté avec ne l’oubliant pas, des enfants tout aussi oubliés.

La résilience, pour aider toutes les femmes à vivre après avoir subi un tel crime, c’est de la responsabilité des gouvernements

Les victimes survivent et subissent la souffrance de non-réparations, de la non reconnaissance des traumastismes, à devoir être en résilience seule dans une société violente par l’argent, le jeu qu’elle fait des prédateurs qui en deviennent la norme et de l’impunité du ceux-ci qui en découle en résultat.
Il y a la violence, cette guerre permanente contre les femmes, commise par des hommes qui se sont faits ennemis de l’être humain.
L’ ONU s’inscrit dans cette volonté de reconnaitre les traumatismes, d’aider à la résilience et d’apporter les justes et essentielles réparations.
Notre monde a un long chemin à faire et la France doit établir un regard franc sur ses failles, la culture du viol et une auto-critique en priorité pour ne plus faire de mal aux victimes de violences sexuelles, de violences conjugales et ne plus compter sans avoir honte, un féménicide de plus.

L’ appel de l’ONU : la lutte contre les violences sexuelles

Un appel que lance Amina J. Mohammed pour que continue la lutte contre les violences sexuelles, cette brutalité qui reste incompréhensible et la Vice-Secrétaire se pose la question « qu’est-ce qui pousse un individu à une telle brutalité ? »
La violence génère la violence, la haine génère la haine et il y demeure aucune once d’amour. Puis-je émettre cette idée, que l’amour au coeur de la société pour concevoir la paix et la liberté , n’est-il pas plus vrai pour lutter contre ce qui détruit notre humanité puisque le verbe aimer batît toute définition de liberté, de respect de la vie .
Une utopie répondront certains mais l’espérance est à ceux qui la conçoivent pour la réaliser, et citant Mandela, Amina J. Mohammed donne un élément de réponse fondateur:
« Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse » Nelson Mandela.

©Fédora Hélène

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