PRÉDATEUR : D’ENTRE LES MURS – 126 FÉMINICIDES – QUAND UN PRÉDATEUR PEUT COMMETTRE LE PIRE

126 féminicides début novembre 2019 en France

Violences conjugales, témoignage

Il était une fois une femme qui voulait se fondre dans le mur.
Une femme voulant devenir ce mur, celui qui n’est pas attaqué.
Une femme, il a choisi sa proie, jeune, si jeune et déjà le monde lui a fait connaitre ses blessures.
Une femme qui a su les oublier pour aimer la vie.
Petite vie qui coule les jours heureux.
Il était une fois, une jeune femme, elle révait et croyait tenir dans sa main l’amour immense, qu’il s’envolait comme cette fleur des champs sur laquelle on souffle, va le vent. Comme cette rose qui laisse ses pétales aux mains qui les recueillent. Comme des mots tissant les pages à l’encre qui s’efface, comme ce moment de vie qui s’écrit, il était une fois, une femme.
Puis vient le temps des larmes, le temps des chocs , le temps qui vole la vie, sa petite vie, la petite vie.
Je te compte comme ces une à une, ces mémoires de femmes, à travers le monde, à travers les siècles , ces soldates qui crient et luttent pour toi, vie, la petite vie.
« Je me suis endormie au coin du bois, il était une fois, donne moi ta main, elle était douce et soudain, un homme fut le vertige, cette brutalité qui frappe.
Ce matin, il faisait jour, puis tu es rentré, homme au visage de haine, et la nuit prit ces airs de toujours, quand la mémoire traumatisée s’éteint dans le coin noir du bois, où souffle les légendes qui se font réalité quand un homme tue, ce tuer en silence, à secret entre les murs.
Il faut parler à celui qui a commis ses violences, il faut s’adresser à lui, il est le mur fidèle qui n’entend pas l’humain.
Il faut écrire sur « la liste de la honte », cet homme, ses actes, les mots dits dans un commissariat et qui furent enterrés au coin du bois noir.
Il faut s’adresser à ceux qui ont oublié, à ceux qui n’ont pas protégé, il ne faut pas que le rideau tombe, tombe sur la vie. »

La Force du témoignage

Une jeune femme vient de devenir maman pour la première fois; la vie forte et joyeuse libre au bonheur, libre de vivre.
Un homme, une après-midi, une question, la haine se déchaîne.
Un couloir étroit d’un appartement, une après -midi, un soleil, une question simple dite d’un ton simple et la réponse fut une déferlante de violences .
Il hurle, insulte cette jeune maman.
il hurle, des hurlements si forts, elle tremble.
Une simple question, sa réponse.
Un bébé tout jeune nourrisson est dans son berceau dans la chambre.
Tout va très vite.
Il rentre dans la chambre, dévaste les affaires de l’enfant, jette, brise.
Tout va très vite, pas le temps d’une respiration.
Le bébé est dans son berceau à quelques centimètres de lui.
Il lui tourne le dos, il est en train de saccager la table à langer. Cet homme n’est plus qu’une masse de violences, son visage imprime une haine froide.
La jeune maman saisit son enfant, l’homme qui est le père se retourne, une fraction de seconde, il s’empare du berceau et le projette de toutes ses forces à travers la pièce.
Il se retourne vers la jeune maman et la voit serrant son enfant contre elle, immobile, en état de choc.
En rage, il s’avance vers elle, la pousse avec le bébé dans les bras, hurle, insulte et ordonne.
Il hurle  » chienne, chienne, rentre dans la chambre ! »
Elle ne peut plus bouger. Elle ne dit qu’inlassablemment non.
Il hurle son ordre et la pousse dans la chambre dévastée.
Il ferme la porte de la chambre derrière elle et quittera l’appartement pour revenir quelques heures plus tard en faisant comme si de rien n’était.
Combien de temps cette maman est-elle restée immobile serrant son enfant contre elle dans cette chambre détruite ?
La vie contre elle.
Elle reprit son souffle, sa mémoire traumatisée pour des années et un jour de 2015 cet homme menace de mort l’école de ces enfants.
Il fut arrêté et présenté en comparution immédiate.
Témoin, la jeune femme, divorcée de cet homme au moment des faits, témoigna de longues heures et raconta les violences atroces que cet homme avaient déjà commises.
Une parole qui s’est libérée face à ce nouvel état de choc suite aux menaces proférées contre l’école de ses enfants.
Elle croyait suite à son témoignage que la justice allait la protéger elle et ses enfants, que cette fois, la justice le ferait.
Que cette fois, c’était fini, qu’il ne ferait plus de mal.
Aucun mot de son long témoignage ne fut remis en question.
Elle ne fut pas protégée ni elle ni ses enfants .
Elle pensait que la justice poursuivrait cet homme pour des faits grâves de violences et menaces de mort avec arme, mais rien ne fut.
Pour avoir menacé l’école, il sera condamné à une simple amende.
L’article de presse disait qu’un psychiatre avait émis un possible « burn out » et qu’au bénéfice du doute, il n’y eut rien de plus.

Le courage surhumain de témoigner. Cette femme retournera dans ce même commissariat pour déposer plainte pour viol contre ce même prédateur.

Sans l’écouter, en cinq minutes, le policier qui la reçoit lui répond  » C’est trop ancien pour pouvoir enquêter ». La plainte ne sera pas prise. Les faits avaient 5 ans.

Puis, il est une résilience que les victimes portent seule dans une société de violence, une société de l’argent où les prédateurs en deviennent la norme, une société où le racisme persiste, signe, une loi contre les femmes car elles portent un voile, mais quelle justice pour les femmes ?

75 ans de paix en France, les femmes excluent de la paix pleine et entière, des femmes en survie, les survivantes.

Reconnaissance et réparation pour les victimes

La force du témoignage dont l’ONU le 30 octobre dernier rendait hommage, faisant des survivantes, sa priorité depuis une décennie, réaffirmait son engagement, qui semblait ici anéanti. (voir article LiberTerrra : ONU, 10 ans d’engagement contre les violences sexuelles)
La force du témoignage, la justice en France lui reconnait-elle sa dignité humaine ?
Il est aujourd’hui dêtre dans les pas de l’ONU, que la France s’engage en actes concrets pour donner reconnaissance et réparations aux survivants.
Reconnaitre les traumatismes, aider à la résilience, la priorité doit être aux victimes.
Les violences sexuelles et conjugales, maltraitances faites aux femmes et aux enfants doivent être condamnées.
C’est notre lutte, notre dignité humaine pour la Paix, le droit de vivre des victimes
« La liste de la honte » civile , une necessité pour dénocer les hommes ayant commis des abus. Il faut accueillir la force du témoignage, sa vérité, pour libérer la parole des victimes et ne plus jamais lui tourner le dos.
Aujourd’hui, que cet homme fasse face à ses actes et que les victimes aient le droit d’être reconnues.
Une plainte a été déposée contre cet homme notamment pour des faits de viols.
Un prédateur impuni qui le demeure à ce jour.
Est-ce qu’une société peut concevoir qu’un homme puisse martyriser une femme, un être humain, et au coeur de sa vulnérabilité quand la victime est enceinte ?
Une sociéte peut-elle concevoir qu’un homme brise l’humanité d’une femme enceinte ?

Des manifestants arrêtés en urgence, pendant ce temps des prédateurs qui depuis des années ne sont pas inquiètés.

LiberTerra pour les survivants , pour que les victimes ne soient pas oubliées, pour que ce rare des victimes reconnues devienne un passé, pour que les femmes soient en sécurité et en paix.
Que la lutte prenne son véritable essor à travers le monde car elle est pour la liberté, la vie.
« Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse.« 
Nelson Mandela

LiberTerra porte les témoignages et respecte votre anonymat.
Il est d’affirmer « Je ne cèderai jamais ».

©LiberTerra2019

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