«Demandez et vous recevrez » ou l’empire de l’argent

« Demandez et vous recevrez », une belle parole car elle implique le verbe aimer dans toute sa plénitude et innocence.

Ce qui est normal, donner à son prochain, car nous vivons en société et que c’est le lien vers l’autre.
Un métier est de donner à l’autre en dehors du concept de l’argent, du pouvoir politique qui a ordonné la pensée bien autrement.
« Demandez et vous recevrez », est surtout « soyez dans l’argent et vous recevrez. »
Une réalité qui est à regarder en face pour être juste et prendre la parole de bonté pour la rendre à sa justice.

Un monde qui a inventé la pauvreté

Un monde où la pauvreté grandit, un monde où des enfants nés dans la misère le resteront à vie par cet ordre faux du riche et du pauvre.
Ses enfants dans leur pureté et inoccence demandent et ne recevront pas.
Pas si loin de nous, en France.
Tous ces enfants subissant la violence politique et économique qui ne leur donnera jamais leur droit à la liberté et donc à sa paix.
Demander est prisonnier dans un cercle bourgeois, de normes, de titres, d’études qui possède l’argent et qui au lieu de rassembler, divise.
Cette espérance de recevoir comme l’homme reçoit chaque jour de la nature pour simplement se nourrir, n’existe pas dans un système qui ne conçoit pas l’espérance et qui va jusqu’à la détruire.
Un système qui achète la paix sociale en donnant des aides non pour que la personne soit libre, mais pour l’enfermer dans une culpabilité, tristesse et pauvreté.
Elle demande et reçoit le minimum pour que le système politique soit en paix pas la personne pauvre, pas la personne vivant une épreuve, une douleur de vivre.
Elle demande reconnaissance et réparations et elle ne reçoit pas.

Elle est comme toutes les survivantes de violences conjugales, sexuelles dont le traumatisme n’est jamais reconnu, dont l’aide à la résilience est inexistante en France contrairement aux volontés d’engagements de l’Onu depuis 10 ans.

Ces 10 ans en anniversaire le 30 octobre dernier.
Un anniversaire qui aurait été un bonheur de ne pas être car cela aurait voulu dire que la violence contre les femmes et les enfants aurait été anéantie.
Cela voudrait dire aussi que le racisme a été combattu car haïr l’un, c’est haïr l’autre vulnérable.

Rendre fragile et accabler ceux vulnérables

C’est l’ enfant dans la paille qui disait « Demandez et vous recevrez », cet enfant qui dénonçait les riches, l’injustice, le pouvoir politique et religieux, devenu au fil des dominants et seigneurs, détourné de son sens pour servir un pouvoir religieux.

Il s’éloigne l’enfant pauvre demandant de l’amour.

Cette parole si simple et si difficile à être, à exister qu’elle en devient une légende puis elle est oubliée.
« Demander, vous recevrez » devient à sa négation
Ce « demander » pour que tous reçoivent , c’est la convergence des luttes, car il n’y en a qu’une, celle pour notre humanité.
Mais ce que le peuple a compris en lien les uns avec les autres dans le monde et les révoltes qui y grondent, dans ce naturel de se retrouver tous ensemble , à se comprendre, à s’entraider, à partager par cette immense fraternité que les puissants politiques ont toujours cherché à anéantir, se comprendre est là face à nous, faisant surface.
Nous donnant nos armes, celles puissantes de la solidarité internationale et de sa dignité pacifique.
Au Chili, les chants de la résistance reprennent leur droit dans la rue.
La rue est au peuple, à tous ceux aimant la liberté et luttant pour elle car elle est source de vie, possibilité pour que le vivant résiste et demeure.
La survie qui est actuellement, le risque majeur pour notre humanité, cette conscience qui nous appelle et qui a permis que les peuples se lèvent et n’aient plus peur.
Ces peuples qui se heurtent à un système de manipulation qui engendre des prédateurs, les utilise, s’en nourrit.
Chacun s’étonne de leur impunité, de l’incompétence de la justice, de cette incompréhension d’un système politique qui maintient le chaos.
Un chaos nécessaire à l’enrichissement des plus riches pendant que le peuple est accablé.

Épuisé, le peuple pensera à lutter et la violence sera.

Ce prévisible car la colère, la violence politique suscitera la violence populaire.
Le peuple victime devient le coupable.
Les politiques qui iront chaque semaine de leurs petites phrases acides, de leurs réformes cupides pour relancer la colère chaque samedi.
Et, seront les blessés graves qui ne recevront aucune justice alors qu’ils la demandent.
Le pouvoir leur démontre la puissance politique et que leur volonté et leur soif de justice se fracassent contre le mur.
Une insensibilité des politiques, un mental psychopathe qui utilise les émotions humaines pour les diriger, les traumatiser et les mettre en vote dans une urne, les amenant là où il le voulait pour élire ceux qui volent au peuple leur vie, leurs rêves, leurs espoirs, l’avenir de leurs propres enfants.
Pour élire ceux qui les font culpabiliser, les accusent et les plient sous l’autorité des hauts fonctionnaires.
Des millions d’euros y sont déployés, ce n’est pas pour les perdre mais pour en gagner plus.

Le numérique sera l’arme redoutable contre laquelle le peuple ne peut pas actuellement lutter.

Le peuple ne fera pas grève contre le numérique, n’abandonnera pas sa 4 G et souhaitera même la 5 G.

Lui suivi à la trace par les systèmes GPS et qui aura bientôt le système de reconnaissance faciale baptisé « Alicem » et qui sera sur une durée test d’environ six mois en France .
Une connexion aux services publics par reconnaissance faciale.
L’autoritaire administration, les hauts fonctionnaires qui laissent jouer l’autoritarisme politique, leur monde se croisant aux chemins du pouvoir.
Les uns étant issus des autres, des titres et s’auto attribuant leur domination par des diplômes qui n’ont de sens que par leur interprétation doctrinaire et arbitraire de la société.

Puisée depuis plus d’un siècle dans une perpétuelle dominante bourgeoise.

Les politiques et hauts fonctionnaires issus de la classe ouvrière en deviennent très souvent les dociles serviteurs à vie.
Ils s’habillent d’une république bourgeoise, comme s’ils se vêtissaient d’un titre de noblesse acheté.
La nouvelle noblesse est bourgeoise, crie « République » à tous les coins de ces manipulations en n’ayant de cesse de l’étouffer cette République pour que le peuple qu’elle doit servir ne le soit pas.
Un peuple qui dans les années 70 ne s’est pas soucié de la pollution, de fonder une société de l’argent pour l’argent, sourd aux appels des ouvriers qui alertaient aux premières usines qui commençaient à fermer et qui étaient pour nombre cédées à la force capitaliste des États-Unis.
Les ouvriers communistes de 36 et ceux résistants quittaient le monde du travail pour une retraite méritée.

La porte était ouverte pour que le capitalisme s’y glisse.

Ce peuple qui a construit le savoir faire d’excellence de notre industrie, le bien être solidaire par le respect de l’être humain en fondant les acquis tel que la sécurité sociale, ce peuple de courage, ayant traversé souvent la dureté de deux guerres mondiales, la misère, leurs parents mourant d’épuisement avec des 70 heures de travail à la chaîne pour être très pauvres en salaire, ceux vivant les mines, tous leurs combats oubliés.

La droite bourgeoise commande

La droite bourgeoise commande, invincible, la société de loisirs par l’argent se met en place, le racisme colonialiste est dominant, la puissance nucléaire s’installe, le mensonge socialiste prendra la relève, la pauvreté pointe son nez et les riches socialistes s’enrichissent comme ceux de droite, la corruption bat son plein, le fascisme sort de sa tannière, nous voilà dans les années 80.
Tout pour l’argent et Nicolas Sarkozy s’entraîne sur les planches du cinéma de Neuilly devant un public de vieilles dames riches qui viennent l’applaudir.
Pasqua est à la tribune au Théâtre de Neuilly et les riches misent sur Sarkozy, il devient leur produit.

Les idées, c’est fini place à l’argent.

La politique sécuritaire est redoutable. Elle invente un leurre divisant, faisant perdre la confiance entre les uns et les autres et instaurant la violence au sein du peuple.

Elle enrichit des sociétés privées de surveillance, instaure le terrifiant et destructeur système de l’homme surveillant l’homme.

Un des premiers à mettre en place des caméras de surveillance, puis une police municipale, sera Patrick Balkany.

Les anciens résistants voient, comprennent et alertent en vain.

Tout est dans le brillant, le superficiel de l’argent, les bobos parisiens qui seront, qui se pressent dans les mondanités, se gavent aux buffets, et ceux d’aujourd’hui qui ne sont que leur pale copie finissante.
Sans respect ni dignité d’eux-mêmes, cupides , fardés de leur ridicule, ils veulent dominer le monde pour combler leur ennui .
Tout le trottoir leur appartient à la sortie de leur bars où tous consomment jusqu’à l’ivresse, jusqu’aux deniers sous.
Les prédateurs et prédatrices y sont en vedette, parlant fort, haut et beau, les rois et reines du bal morbide sont à leurs obscénités.
Le ton est donné, en cadence, le bruit permanent prend place et les ministres eux-mêmes iront à la vodka s’exhibant si orgueilleux si fiers de leur pouvoir.

Pendant ce temps là, les pauvres comptent pour manger.

Ils verront le ciel bleu de leur yeux dans le regard des enfants. Leur sourire à la vie, leur joie, leurs forces pour donner à leurs enfants, famille ou amis, à la nature et leur peine pour le monde qu’ils leur laissent .

L’alcool sera pour tenir car l’alcoolisme est une souffrance sorti des bourgeois luxueux quand leur vernis tombent, leurs mensonges les affrontent le temps d’une seconde de conscience seuls face à eux-mêmes.

Leur lâcheté se soûle pour moins se voir et se noyer dans les dénis artificiels.

Les manipalateurs s’ennivrent et trinquent à leurs puissances.

Vicieux et menteurs, ils leur faut bien les délires des drogues dures et alcools pour continuer à propulser leur haine.

Pendant ce temps là, les poètes parfois s’épuisent à leurs vers en verre, aussi fragiles qu’un fin cristal dans les mains de la toute puissance des mentors bourgeois et de leur cour de prédateurs.

Pendant ce temps, le commerce bat son plein.

Macron est en Chine dans l’empire capitaliste qui est le premier pays émetteur de gaz à effet de serre.
Les magnifiques et terribles photos du célèbre photographe Lu Guang dont sa femme n’a plus aucune nouvelle, oubliées.
Les minorités musulmanes en Chine et leurs témoignages des drames et souffrances, des persécutions dont ils sont victimes, oubliés.
Le capitalisme signe des accords, on vante l’IGP, les milliards d’euros à venir et on sourit pour la photo, pour les dépêches AFP, pour les rédactions de presse qui mettront « exclusif » sur une information que tous ont et qui est dans les salons mondains du parisianisme avant d’être « exclusive ».
Les pauvres ce matin se réveilleront à leurs espérances, à leurs rêves, à leur lutte.
Le peuple sera à sa misère, dans ses embouteillages du désespoir à courir après l’argent pour payer des crédits et des comptes en banque que leurs enfants n’hériteront jamais.
Assommés par les charges, des loyers aux prix déments, des radars tourelles où l’argent n’a pas manqué pour les installer, les escroqueries des manipulateurs politiques à des décennies d’expériences et de puissances, les banquiers assis au buffet.
Les lobbies ne cesseront pas.
La pollution continue son œuvre et depuis longtemps l’eau des rivières est sacrifiée.
Noël est au mercantile, brillant dans les magasins à la Toussaint.
Au delà de la religion, son esprit de paix, de fraternité est lui-même devenu un banquet.
Si Noël ne s’achetait pas ?

On donne aux enfants de l’amour, des jouets de bonheur, cette liberté d’imaginer.

Peut être alors nous avons une chance de ne pas faire de nos vies un vide puissant.

Nos vies cédées, volées par l’empire de l’argent.

Demain, peut être que plus personne n’ira dans les bureaux devant les algorithmes détruire un peu plus chaque jour.
Demain, peut être que le peuple laissera tomber le capitalisme.

Observera une désobéissance légitime car elle sera pour la vie.

Demain, peut être que les bourgeois penseront à leurs enfants en dehors de les voir en héritiers d’argent.

Demain, peut être que le peuple voudra plus que tout être libre. Plus que tout se battre pacifiquement pour lui-même en concevant que ce Nous, tous ensemble est maintenant.

Que l’instable est aujourd’hui et que le projetter dans les générations futures c’est une lâcheté.

Le bouleversement climatologique est planétaire.

Le capitalisme ne donne aucun espoir pour protéger la vie.

Il n’est plus, de choix de pouvoir sauver, il est déjà de penser à ne pas tuer la nature plus radicalement.

Demander la liberté pour lutter contre le chaos qui a commencé, et recevoir un droit et une dignité de vivre.

Vivre ce n’est pas être riche, cela est détruire.

Vivre c’est plus certainement savoir être humain et reconnaître son humanité et non se perdre dans une science aux milliards d’argents abondants pour que l’homme s’invente être Dieu.

Sa haine de ne pas comprendre son existence, sa limite dans la mort, sa violence arrogante, sa folie consciente qu’est la méchanceté, les puissants détruisent pour dominer ce qui ne peuvent pas maîtriser, leur propre existence.

Face à eux, face à cet irrémédiable, le peuple ne possède qu’une chose pour lutter et vivre, sa liberté.

«Demandez et vous recevrez»

L’ Unicef, l’ ONU, de vertueux engagements sont, une Terre Mère magnifique pour les accueillir, alors pourquoi le capitalisme ?

Pourquoi tous ces beaux combats pour la vie seront-ils devant l’inexorable effondrement ?

Pourquoi toute cette obéissance à un capitalisme qui détruit ce qui est véritable, ce qui est vivant ?

©Fédora Hélène

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s