Convention internationale des droits de l’enfant – Un toit pour tous les enfants

En France, il est aujourd’hui une violence, celle de la pauvreté, celle d’enfants à la rue.

Celle aussi d’enfants menacés de perdre leur maison car leurs parents n’ont plus les moyens de payer.

Les institutions publiques, les politiques jugent la pauvreté.

La misère est accusée. Elle est jetée au cachot de la rue, de l’hiver et en premier elle est l’oubliée du cœur de notre système.

Celui défaillant que soulignait le récent rapport du Défenseur des droits, (article LiberTerra : France : maltraitance des enfants victimes de nos institutions publiques), un système qui persite à faire vivre la brutalité, la douleur, à des enfants qui n’en finissent pas de connaître la pauvreté.

Cette pauvreté combattue par le Conseil national de la résistance et qui revient depuis plusieurs années battrent le pavé de nos rues.

Les politiques et technocrates manipulent, renvoient à peut-être, à demain et en vérité à jamais.

Emmanuel Macron disait « s’est de loger tout le monde dignement« , s’est donc de n’oublier aucun enfant.

Dans ce tout le monde, il y n’ a pas semble t-il, les pauvres, ceux qu’on laisse à la rue, ceux qu’on abandonne à la souffrance de la pauvreté, ceux qui ont peur de perdre un toit faute d’argent, ceux qui ont peur de perdre leur vie dans cette misère redoutable qui les frappe.

La pauvreté n’est pas belle, elle n’orne pas les sapins et pendant que les villes organisent les marchés de Noël, il y a ceux qui représentent la fraternité universelle de Noël, les enfants, que le pouvoir laisse en souffrance à la rue, à la pauvreté, à s’émerveiller devant des vitrines, et à ne pouvoir posséder un foyer serein, digne, pérenne.

Si les politiques pouvaient s’imaginer dehors, en plein froid, s’ils pouvaient ressentir le glacial, leur peau se couvrir de cette glace en miroir des cœurs qui se ferment, alors peut être qu’ils souhaiteraient ne plus voir un enfant vivre dehors.

Si demain, je vivais la rue.

Si demain, je tombais.

Ce si ne doit plus exister, et pourtant il persiste car on ne voit pas un enfant, on voit un rang social, une hiérarchie, une nationalité et non une fraternité. On voit des portes fermées et des bâtiments publiques vident. On voit la douleur s’éterniser dans l’esprit politique incapable d’entrevoir une humanité hors hiérarchie sociale, de la voir libre et de la reconnaître, sans en avoir peur.

La peur, ils ont peur.

Les politiques ne se revêtent que d’autorités, de surdité pour notre humanité en souffrance, comme l’est notre Terre, pour protéger leurs peurs, cette peur de concevoir la vie dans toute sa plénitude et son incontrôlable.

Notre société impose l’ère de la sécurité, de la surveillance de l’homme par l’homme, elle est dans ces impossibilités et peurs, dans le refus de la liberté.

Elle intimide les pauvres, nous tous miséreux face à cette hydre capitaliste qui ne peut respecter la Convention internationale des droits de l’enfant.

Un toit pour tous les enfants sans discrimination.

Un logement digne, serein, pérenne pour tous car il doit être un droit humain et ne plus correspondre à une valeur d’argent.

Les quartiers bourgeois, les quartiers populaires ne sont certainement que folie politique.

Il ne devrait y avoir que des quartiers équitables pour le bien être et le respect de tous.

En France, en 2018, 13 mineurs dont 6 enfants de moins de 5 ans sont morts à la rue.

La cruauté est là, un enfant dort à la rue.

©Fédora Hélène

©LiberTerra 2019

Appel du collectif des occupants-es de la Bourse

[LA Mairie De Saint-Etienne DIT QU’ELLE BRÛLE POUR EVITER D’AIDER DES ENFANTS !]

« Dans le parc du Musée de la Mine à Saint-Etienne vivent depuis plusieurs mois 7 familles d’origine roumaine, dont environ 25 enfants. Elles s’abritent tant bien que mal sous le pont de la voie ferrée et ont installées là un campement de fortune fait de tentes et de palettes.
Le Département, la Mairie, la Préfecture de la Loire, le 115 et tous les services sociaux de la Ville sont parfaitement au courant de cette situation. Et malgré de nombreuses sollicitations, aucune de ces structures n’a été capable d’aider ces personnes, ne serait-ce qu’à rendre un peu plus salubre et décent leur lieu de vie, par exemple en y installant des sanitaires ou des bacs à poubelle.

Mais les violentes chutes de neige de jeudi passé ont finalement décidé les institutions à octroyer quelques nuits de répit à ces familles, dans différents lieux d’hébergement d’urgence. Elles se sont donc malgré tout retrouvées à nouveau à la rue mardi matin, et c’est pourquoi nous avons décidé ensemble d’aller s’installer dans le hall de la Mairie pour demander à ce que des solutions soient trouvées, puisque les températures sont dans le négatif toutes les nuits désormais.

Après de nombreux échanges, la Mairie nous a expliqué qu’elle faisait tout son possible pour faire passer le mot à la Préfecture, puisque c’est de cette dernière que dépend la prise en charge de ces familles, et qu’elle ne souhaitait pas s’engager plus, par exemple en ouvrant un de ses bâtiments vides, car elle ne faisait pas de politique ! Elle a simplement proposé de nous accompagner si la Préfecture acceptait de nous prendre en rendez-vous, ce dont nous doutions fort puisque cela fait 7 mois maintenant que le Collectif des Occupant.e.s de la Bourse demande une entrevue sans obtenir une seule réponse.

Entretemps, nous apprenions que le campement du Musée de la Mine avait été saccagé et les affaires des familles dispersées par on-ne-sait-qui, ce qui laissait les familles sans aucune solution pour dormir, ce dont nous avons informé la Mairie.

Mais finalement, et comprenant que nous resterions dans son hall tant qu’une réponse ne serait pas donnée par la Préfecture, la Mairie a préféré oeuvrer de la façon la plus lâche qui soit. Alors que nous attendions toujours des nouvelles, et que tout autour de nous jouaient les enfants, peu troublés par la présence de quelques policiers municipaux, l’alarme incendie de la Mairie se déclencha inopinément, provoquant chez les responsables et autres employés du lieu de grands gestes et des airs sérieux nous intimant de quitter les lieux, puisque « c’est la procédure incendie normale, et qu’il y a peut-être vraiment un feu ».
Pourtant, à travers les portes se refermant derrière nous, et depuis l’extérieur glacial de ce mois de novembre, nous avons pu voir les secrétaires et les policiers rester bien sagement dans ce bâtiment supposément livré aux flammes, souriant même.

Alors, deux choix subsistaient : les employés de la Mairie de Saint-Etienne seraient-ils ignifugés ? Ou se moquerait-on de nous ?

CES SEPT FAMILLES RESTENT DONC SANS AUCUNE SOLUTION, LES INSTITUTIONS PREFERANT RECOURIR A DES PRATIQUES HONTEUSES ET RIDICULES POUR EVITER DE PRENDRE LEURS RESPONSABILITES, ET ALORS MEME QUE LA VILLE DE SAINT-ETIENNE FÊTE AUJOURD’HUI ET EN GRANDES POMPES LES 30 ANS DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT.
POUR TOUT CELA, SOYONS NOMBREU.X.SES DEMAIN 20 NOVEMBRE À 16H30 PLACE DU PEUPLE POUR UNE GRANDE MANIFESTATION POUR LES DROITS DE TOUS LES ENFANTS !
LE COLLECTIF A BESOIN DE SOUTIEN, D’AIDE HUMAINE, ET FINANCIERE, MERCI DE FAIRE TOURNER CET APPEL ET DE NOUS CONTACTER ! »

sainte-logement-citoyen@riseup.net – facebook.com/collectifdesoccupantesdelabourse

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