LiberTerra : EXCLUSIF – POUR UNE ÉCOLE INCLUSIVE ET ÉQUITABLE DE QUALITÉ DES AESH SE MOBILISENT

Les AESH lien crucial entre l’enfant vulnérable et le monde de l’école.


Les AESH assure l’équilibre de l’enfant vivant en différence dans sa scolarité pour lui permettre d’accéder au droit fondamental de pouvoir aller à l’école. Les AESH sont les accompagnants-es des élèves en situation d’handicap.
Un personnel qui est au coeur de son parcours et fait coeur entre l’enfant et sa relation avec l’environnement scolaire mais ausssi pour permettre à l’enfant de vivre ses apprentissages le plus sereinement possible.
Les AESH s’inscrivent tout à fait dans les objectifs de la Convention des droits de l’enfant pour lui assurer, sans discrimination, l’accès à l’école. Et lui donner ainsi son droit à une indépendance à l’âge adulte.
Une priorité, l’éducation inclusive est un des fondamental de notre démocratie, de son sens de solidarité, d’être pour tous.
Grâce à la solidarité, à l’acceptation des différences, de belles réussites peuvent se réaliser pour l’enfant et lui donner le droit de concevoir son avenir en toute liberté.
Ces magnifiques réussites comme celle de Colette, jeune trisomique qui dirige aujourd’hui sa patisserie « Colettey’s cookies » et qui donne à son tour leur chance à des personnes en difficultés.

Ce que l’on ne peut faire seule, on le fait ensemble et c’est un des buts des AESH.

Ce principe vertueux est pourtant en souffrance actuellement dans notre pays et des accompagnants-es des élèves en situations d’handicap réagissent pour dénoncer des conditions de travail ne respectant pas selon eux les personnels et les élèves dont ils ou elles ont la charge.
Les accompagnants-es alertent de façon répétée notamment concernat les PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés), sur les disfonctionnements, l’organisation préjudiciable aux élèves, à leur bien-être et à celui des intervenants-es et ils disent qu’à ce sujet plusieurs démissions ont déjà eu lieu.
Ils demandent également une légitime reconnaissance de leur travail et veulent bénéficier d’une stabilité, sécurité professionnelle et non vivre la précarité que leur impose leur statut , accusant par ailleurs de bas salaires, non équitables, ne permettant pas le respect des personnes s’investissant dans une profession où l’humain est la priorité.
Il est de leur permettre d’excercer leur métier dans les meilleurs conditions possibles, favorisant dès lors les enfants dont les acompagnants-es ont la charge.
Faute dêtre entendus les personnels d’accompagnement ont décidé de mener des actions pour confirmer la nécessicité que des réponses et solutions leur soient apportées de la part des responsables, les institututions publiques et par cette voix, le gouvernement.

Le collectif AESH 14 et Sud éducation se mobilisent

Faisant face à une impossibilité d’obtenir des solutions pérennes pour leurs conditions de travail, le collectif AESH 14 avec le soutien de Sud éducation, a entrepris vendredi 20 novembre, une manifestation devant la préfecture de Caen où ils ont été reçus en fin d’après-midi en présence de la secrétaire générale de la Direction académique, M. Turban ainsi que d’un membre de la préfecture.

La fracture entre les promesses de la mise en place des PIAL et la réalité sur le terrain

Les manifestants-es présents devant la préfecture confient à LiberTerra leur volonté de travailler au mieux pour les enfants qui leur sont confiés . Ils expriment également vouloir une amélioration urgente de leurs conditions de travail pour pouvoir excercer leur métier en toute confiance et toute sérénité. Les moyens donnés pour y aboutir, doivent être assurés par le gouvernement pour que celui-ci puisse prétendre favoriser le bon développement des élèves en situation d’handicap et leur sécurité . La france doit avoir la volonté de porter une école inclusive et équitable de qualité.

Des conditions de travail éprouvantes

Nathalie exprime auprès de LiberTerra, le fait qu’après 11 ans d’ancienneté, elle ne peut aujourd’hui excercer son métier dans des conditions optimum pour les enfants.  » Aujourd’hui, je fais 30 heures /semaine pour 923 euros par mois après 11 ans d’expérience auprès d’enfants handicapés. Un métier qui me tient à coeur. Mais, je dois me loger, me nourir, payer mes factures et j’élève mes enfants. » Puis, Nathalie précise que « la plupart de mes collègues font 24 heures, elles gagnent environ 750 euros par mois. »

Comment tenir ? De plus, les conditions de travail s’aggravent avec les PIAL

Une accompagnante d’enfants en situation d’handicap, nous dit « On peut me demander, arrivé à la demi-journée, de m’occuper d’un autre élèvre dans un autre établissement situé dans un rayon de 20 km alors que le matin même j’accompagnais un élève qui de ce fait n’aura personne avec lui pour l’accompagner l’après-midi ! » « Et, à moi d’assurer le déplacement et les frais qu’il occasionne !« 
En sachant que lorsque cette problématique se passe en campagne, elle contraint le personnel à avoir une voiture.
D’autres accompagnantes nous font part de leurs inquiétudes :
« Je peux avoir à m’occuper de plusieurs enfants différents, sans connaître leurs difficultés, sans consertation avec les parents et l’équipe enseignante. »
« Nous intervenons auprès d’enfants vulnérables qui peuvent présenter plusieurs handicaps et ça peut être difficile à gérer sans avoir directement des répères pour pouvoir s’occuper au mieux de ces enfants. »
« Beaucoup d’accompagnantes démissionnent à cause des conditions de travail et d’un salaire très bas alors que nous avons une responsabilité importante vis à vis des enfants que l’on aide. C’est beaucoup d’investissements de notre part. »

Comment peut-on dire que les institutions publiques préservent le bien-être des accompagnats-es et des enfants à l’évoquation de ces simples faits ?

Un quotidien précaire, une souffrance et des enfants fragiles à accompagner, un personnel accompagnant qui demande à être compris par le gouvernement et explique la réalité du métier :

  • 6 à 9 ans de CCD avant de pouvoir obtenir un CDI sans évolution de salaire
  • un salaire entre 680 euros et 760 euros par mois pour 24 heures par semaine
  • Temps partiel imposé
  • 60 heures de formation la première année

QUID : PIAL

PIAL derrière ses initiales se définissent les pôles inclusifs d’accompagnement localisés et correspondent à une organisation de l’école inclusive.
Pour le gouvernement qui lance cette initiative pour la rentrée2019, par l’intermédiaire de son ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, il est de mieux répondre aux besoins des enfants en situation d’handicap, de mieux les prendre en charge.


Les points principaux développés par le gouvernement sont :

  • Un accompagnement devant répondre à l’intérêt de l’enfant et de le rendre accessible à tous les enfants vivant un handicap. En sachant que la France répond à un devoir pour lequel elle s’est engagée par la Convention internationale des droits de l’enfant.
    L’ONU s’inscrit pour demander une école de qualité, « inclusive et équitable » et un de ses fondements est la non-descrimination, l’école pour que les enfants puissent mieux construire leur avenir, leur autonomie, réaliser leurs droits de concevoir leur liberté possible, assurée, en confiance et non mise en doute.
    C’est le droit de vivre, de se développer en toute sécurité et les enfants vulnérables doivent recevoir la plus grande attention.
    La France s’inscrit elle aussi dans cette volonté pourtant il semble être incontestable que des problèmes imposent une autre réalité comme le souligne également le dernier rapport du défenseur des droits conncernant la maltraitance que subissent les enfants directement ou indirectement par nos institutions publiques. Puis c’est avec des adultes bien formés à l’accompagnement des enfants handicapés, pouvant eux-mêmes vivrent sereinement que nous pouvons engager une réalité de la bientraitance.
    L’école ainsi définit par la Convention internationale des droits de l’enfant est le vecteur principal pour lutter contre la pauvreté et permettre une vie milleure à des millions d’enfants, à partir de ce fait comment pouvons-nous envisager que les accompagnants-es auprès des enfants soient en situation de difficultés financières car percevant un salaire insuffisant
  • Le deuxième point développé par le projet PIAL est la « flexibilité dans l’organisation de l’accompagnement humain » ainsi défini par le ministère , permettant selon lui « plus de réactivité » ce que conteste les AESH au contact de la réalité de la mise en place de ce dispositif, déjà par le manque de personel pour pouvoir le mettre en oeuvre pour répondre au plus près des intérêts des enfants concernés.
    Les démissions en outre font écho à un autre point mis en avant par le gouvernement en déterminant le contraire de l’objectif du ministère de l’Éducation nationale qui dit vouloir par le PIAL établir «  une professionnalisation des accompagnants et une amélioration de leurs conditions de travail » .

Le revers de la médaille : Un personnel accompagnant qui sur le terrain constate des dégradations de leurs conditions de travail

Les professionnels, AESH, disent ne pas vivre cette amélioration pourtant souhaitée par le gouvernement et ils revendiquent des conditions de travail plus favorables, qu’ils soient syndiqués-es ou non-syndiqués-es, leur but est le même et soutenu par Sud éducation.
Ils souhaitent bénéficier d’un statut stable par titularisation avec une progression de salaire évaluée à 1 700 euros nets à l’entrée dans le métier.

Un métier qu’ils veulent définir par un nom adapté,  » Éducateur scolaire spécialisé » et bénéficiant d’une formation initiale d’un an en étant rémunérée et dispensée par l’ ESPE. De plus, les accompagnants-es souhaitent bénéficier d’une formation continue sur la base du volontariat.


Par ailleurs, les AESH peuvent actuellement travailler en ayant la responsabilité de plusieurs élèves en accompagnement indivualisé et sur des établissements scolaires différents, sachant qu’ils peuvent intervenir du cycle de la maternelle jusqu’au lycée.
Ils demandent qu’à l’avenir, ils ne puissent être affectés que sur deux établissements au maximum et n’avoir que deux élèves en accompagnement individuel. De plus, pour que l’enfant soit en confiance et puisse avoir des repères facilités, les personnels accompagnants souhaitent que pour chaque enfant soit attribué qu’un seul accompagnant et non une aide fractionnée entre plusieurs intervenants.

Des AESH nous disent leurs inquiétudes pour les enfants car si les accompagants-es ne savent où ils font intervenir ni auprès de quel enfant , les enfants ne savent pas non plus comment va se dérouler leur journée et ils n’auront pas toujours le temps de créer un lien de confiance pour progresser dans leur scolarité.
« C’est destabilisant pour l’enfant qui ne peut avoir le temps de me connaitre pour établir un lien de confiance pour pouvoir l’assister au mieux tout en gérant un équilibre pour favoriser son autonomie. » nous confie une AESH.
Pourtant grâce au travail des AESH, des enfants en confiance vont pouvoir obtenir leur baccalauréat et poursuivre des études par la suite.
Les accompagnants-es sont un pilier de première importante sur lequel l’enfant va pouvoir se reposer en toute confiance, se décharger des angoisses et progresser en toute sérénité.

Les AESH du collectif 14 portent leurs revendications en préfecture

Les représentants des manifestants ont été reçus en préfecture et ont pu rencontrer M.Babel ( chef de service interministériel représentant de Monsieur le préfet du Cavaldos) et Madame Lay ( secrétaire générale de la DSDEN)
Les représentants des AESH ont demandé en priorité la titularisation des accompagnants-es des élèves en situation d’handicap ainsi qu’une augmentation de salaire pour un temps plein de 24 heures en rappelant l’urgence qu’un changement soit pour remédier à des situations de précarité des AESH.
Ils ont souligné le manque de reconnaissance de leur profession et la nécessicité d’explorer les difficultés observées par la mise en place des PIAL et permettre leur résolution.
Ils ont exprimé également le manque de visibilité et de compréhension de certains contrats. Ainsi que la mutualisation et ses conséquences sur la qualité de leur travail.
Affaire à suivre donc concernant les réponses et solutions qui leur seront apportées par le gouvernement.

Priorité à la bientraitance

L’école est pour lutter contre la pauvreté non pour maintenir des personnes en pauvreté. Dans le fondement de sa pensée, l’école conçoit l’anéantissement de la pauvreté puisque chacun a le droit d’aller à l’école. De ce fait, le bien être de son personnel et de tous les élèves, doit être primordial pour l’Éducation nationale.

©Fédora Hélène

©LiberTerra2019

©LiberTerra photo 2019

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s