7 décembre : la guerre des bâtons

7 décembre 2018


Des jeunes marquent notre pays par leur volonté de liberté.

Ce vent de fraîcheur qui surgit, ravive les cœurs, sans doute, sans besoin d’être expliqué, il se vit, c’est tout.
Sans eux, que serions-nous ?
Rien, ce rien que les politiques tiennent entre leurs dents lorsqu’ils parlent des Riens.
Ces Riens, c’est tout notre espoir. Ceux qui nous disent « demain existe ! Reste fidèle à la barre ! »
Je tiens le coup car ils sont là !
Une jeunesse qui a la vision juste des luttes.

Qui sait avec clarté les maux de cette humanité car ils les ont lu dans les yeux de leur mère, de leur père, des adultes les entourant et dans le regard de ceux qui les méprisent et les insultent.
Ces jeunes qui sont les milles voix de silence, la bonté de notre avenir, la générosité de notre Terre et qui sont si souvent critiqués par ceux qui détruisent, cassent, abandonnent la vie.
Une vie que l’on donne est une vie que l’on ne reprend pas.
Être né avant, est d’avoir cette responsabilité.
Nous sommes nés avant pour les accueillir et leur donner le bonheur de la liberté, l’amour de la vie et son témoin notre amour pour nos enfants.
Il n’est pas uniquement d’être parent, il est aussi d’être le parrain, la marraine de chacun d’entre eux.
De les protéger des maltraitances qu’ils vivent et qui sont dénoncées dans tant de rapports, qu’ils soient du Défenseur des droits où des représentants des droits de l’enfant.

Et, ces jeunes humiliés à Mantes-la-Jolie, par la violence, ont été victimes de cette société sans ciel, sans soleil, sans Terre, sans océan à leur offrir dans leur inoccence.

Cette violence est celle de ceux qui ont soutenu ce système cruel qui humilie, détruit notre environnement, et qui de ce fait ne peut prétendre de l’autre côté être le représentant de la Convention internationale des droits de l’enfant. Un enfant n’est pas mis à genoux les mains sur la tête par des adultes qui n’ont pas été capables de protéger l’avenir pour qu’ils puissent y vivre en liberté. Des enfants qui ont connu la violence d’une société de maltraitances, de l’argent, des larmes de leur mère, de villes brutales, de politiques corrompues, d’injustices divisant  le vivant en pauvreté et richesse. Dans ce système aberrant, stupide, aveugle de l’immensité de la vie, ces jeunes ont eu le courage d’un cri, le courage de prouver le déséquilibre qui est le point de non retour.

Plusieurs mois après, des adultes regrettent publiquement que des balles réelles ne soient pas tirées contre des jeunes manifestants . Nous sommes à cette décadence, à cette barbarie de la pensée qui annoncent ou plus exactement déclarent la guerre des bâtons. Alors, au courage de jeunes criant en silence le genou à Terre, comme la Terre est humiliée par les puissants coups des rois mercantiles que les adultes ont élu.

Le guerre nucléaire est aux puissants, l’homme lui ne combat qu’avec un bâton.
Les arcs des étudiants de Hong Kong, les bâtons tenant les banderoles des jeunes en France et en face la puissance de gouvernements, de leurs soutiens, des haines et des milliards d’argent en clé de leur pouvoir.
Pourtant, ils ne sont que des hommes et non des demi-dieux.
Pourtant ils ne sont que des hommes et sont devenus des prédateurs.

À une jeunesse qui tient en son cœur et entre ses mains, l’avenir du vivant.

© Fédora Hélène

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