LA POLICE SCIENTIFIQUE EN GRÈVE MANIFESTE

La police scientifique manifeste cette après-midi à Paris après trois semaines de grève.
Elle manifestait également à Lyon le 11 janvier, en manifestation scénique en combinaison blanche, revendiquant par l’Intersyndicale SNIPAT, SNPS, ALLIANCE-SNAPATSI les problématiques pratiquement identiques à la grève et manifestation du 3 novembre 2015.
Des revendications pour :

  • un départ à la retraite à 57 ans
  • des compensations financières
  • la reconnaissance de la pénibilité de leur travail
  • un statut adapté à la réalité de leur métier
  • plus de protection

Actuellement, il est un statut inadapté à leurs conditions de travail comme l’explique à la presse Thomas Russier, délégué syndical SNIPAT, « Nous sommes considérés comme des fonctionnaires administratifs alors que notre quotidien s’apparente à celui de la police avec la même pénibilité. »
Une police scientifique qui compte le même nombre d’agents depuis 2015, 2 500 personnes travaillant à travers toute la France sur des homicides, des accidents de la route, des attentats et intervenant également à la suite de braquage.
Une technologie, des progrès scientifiques qui les placent au premier rang des enquêtes criminelles. Leur travail est essentiel et les enquêteurs s’appuient sur leurs conclusions précises et d’un grand sérieux pour le respect des victimes.

Le personnel de la police scientifique assume la pénébilité, le choc de certaines scènes de crimes ou lors des attentats.
Ils dépassent leurs émotions et le souvenir parfois douloureux de ce qu’ils ont pu voir, découvrir au cours de leurs investigations.
Un travail rigoureux d’autre part qui engage leur responsabilité.
Des personnels scientifiques qui dénoncent des burn out malgré le soutien d’un ou d’une psychologue. Une prise en considération insuffisante est des difficultés, fatigues importantes qu’ils et elles subissent.
Des personnels qui évoquent des heures intensives de travail qui peuvent être de jour comme de nuit.
De plus, ils font part d’un manque de protection lorsqu’ils se rendent sur le terrain. Seul un gilet par-balles les protège déclarent-ils même si le contexte est jugé dangereux.

Des témoignages des professionnels de la police scientifique qui ont toute légitimité pour pouvoir bénéficier de la retraite anticipée. Leur colère et leurs revendications sont légitimes.
Des fonctionnaires de la police scientifique sur le terrain comme nous le voyons dans des séries précisent-ils et non des personnels statiques dits « administratifs ».
Des professionnels qui oeuvrent dans la confidantialité, la discrétion, ce qui ne doit pas avoir pour effet que le gouvernement les oublie alors qu’ils sont des acteurs majeurs des enquêtes criminelles.
Et des êtres humains qui assument des épreuves difficiles au cours de leur carrière en devant travailler sur des faits de mort violente.

©LiberTerra

Copyright©LiberTerra 2020, Tous droits réservés

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s