Des avocats occupent le tribunal contre la réforme des retraites. Au-delà, la justice en peine !

Quand les avocats font la grève des audiences, la scène du théâtre s’invite dans le hall du tribunal

Elle serait si incroyable à contempler cette juste colère contre la réforme des retraites si cette colère était si forte pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Si la colère était contre les violences policières et politiques.
Si la colère était contre la justice elle-même de faire perdurer l’injustice, d’être entre ses murs, celle aussi qui accable les victimes. 

Celle qui refuse de se remettre en question. Celle qui n’a jamais vécu l’indépendance des pouvoirs. Celle au langage fermé du droit alors qu’il devrait être accessible à tous  pour être l’écho de la liberté.


Cette justice qui enferme au lieu de libérer, de se libérer elle-même de milliers de textes qui ne se comprennent plus.

Elle qui se fait notable, bourgeoise, de pouvoir, politique et dominante, la vie d’êtres humains entre ses mains.

La justice n’est que politique, ses lois contre le peuple.

On ne peut pas défendre la vérité quand on ne la porte pas soi-même.

La juste colère, sa légitimité ne peut être que dans l’amplitude de lutter contre l’injustice.

L’injustice, elle est la pauvreté, elle est les manifestants mutilés, elle est les femmes violées.
Elle est les féminicides et ce nom n’est toujours pas dans la loi française.
Elle est les violences conjugales depuis des siècles oubliées.

Elle est des jeunes de cités plus condamnés que ne le seront jamais des délinquants bourgeois. 

Elle est l’impunité de prédateurs sexuels frappant par leur criminalité des femmes et des enfants qui restent sans droit à la reconnaissance et à la résilience.

Elle est celle qui fait peur, celle qui traumatise, celle que pointe du doigt le Conseil de l’Europe. Celle qui fait peser ses dysfonctionnements sur les épaules des victimes. 

Celle qui parle carrière,  notabilité, qui dîne aux tables bourgeoises et qui ne vient jamais à celle des pauvres.

Celle qui se veut aux perchoirs alors qu’elle devrait vouloir s’agenouiller pour être au plus petit.

Pour une victime défendue combien sont abandonnées ?

Quand l’injustice impose la préventive qui n’est que d’accepter de condamner des innocents, d’enfermer sans jugement, comment peut-elle cette justice se revendiquer de la liberté ?

Quand en ses murs, elle détruit et laisse des êtres cassés sans plus s’en préoccuper, comment peut-elle prononcer le mot liberté ?

Car l’injustice ne le dit pas, car elle ne veut renaitre de siècles politiques qui l’ont construite pour n’être qu’à un monde celui du pouvoir. Car l’injustice ne peut pas se parer de justice . 

Car elle demande à des coupables de prendre conscience quand elle oublie sa propre conscience. 

Elle applique des lois conçues par des politiques manipulatrices, et voudrait ne pas être aux mensonges ?

L’hypocrisie, ne pas voir la richesse de l’être humain au delà de ses frontières font qu’elle emplie toujours plus les prisons, manque constamment de places, de moyens d’années en années sans jamais trouver la solution.

Elle ne manque que d’une chose comme toute notre société en manque, elle manque de liberté car celle-ci se construit avec le verbe aimer.

© Fédora Hélène

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